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Vers un monde plus juste

Les stratégies absurdes : Comment faire pire en croyant faire mieux Maya BEAUVALLET )

 

 

     Un club de football met à l'amende un de ses joueurs au motif qu'il rend trop souvent la balle à l'adversaire. Résultat : il ne la passe plus à personne. Un patron décide d'organiser une compétition permanente entre ses salariés. Résultat : une partie d'entre eux commencent à saboter le travail de leurs collègues. Constatant que certains patients victimes de graves complications cardiaques décèdent régulièrement au bloc opératoire, une clinique fixe un quota maximal de "pertes" à ses chirurgiens. Résultat : lorsqu'ils approchent du chiffre fatidique, les chirurgiens refusent d'opérer. Une école décide de sanctionner financièrement les parents dont les enfants arrivent en retard le matin. Résultat : le nombre des retardataires se multiplie... Le point de départ de ces histoires est presque toujours le même : la nouvelle idéologie managériale et ses méthodes, ses indicateurs de performance, ses dispositifs d'incitation et de sanction. Maya Beauvallet en propose ici à la fois le bêtisier le plus insolite et l'analyse la plus sérieuse.

                            Biographie de l'auteur
     Maya Beauvallet est économiste, maître de conférences à TELECOM ParisTech. Elle a notamment publié Le Rôle de l'Etat (Bréal, 2006). Elle mène depuis plusieurs années des recherches sur les indicateurs de performance.


Vers une nouvelle définition des produits non-OGM

Dans un avis présenté mardi, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) préconise que ne puissent être considérés "sans OGM", que les produits alimentaires contenant moins de 0,1% d'ADN transgénique. Le gouvernement a alors annoncé qu'il allait préparer sur la base de cet avis, un décret définissant un nouvel étiquetage.

Mis en place en avril dernier, le HCB a été saisi par le gouvernement en juin afin qu'il fasse des propositions pour la définition de produits "sans OGM". Dans son avis publié mardi, il fait la distinction entre les filières végétales et animales et propose que pour les végétaux, la mention "sans OGM" soit réservée aux produits contenant moins de 0,1% d'ADN transgénique, "seuil le plus bas techniquement réalisable garantissant à la fois le respect du consommateur et la fiabilité des transactions".Pour les produits issus d'animaux tels que le lait, la viande ou le fromage, le HCB recommande que la mention "nourri sans aliments OGM" ou "issu d'animaux nourris sans aliments OGM" soit réservée aux produits provenant d'animaux nourris avec des aliments contenant également moins de 0,1% d'ADN transgénique.Concernant enfin les produits issus de l'apiculture, le comité estime que la mention sans OGM devrait être fondée sur une distance minimale entre le rucher et les cultures d'OGM.Le HCB a été créé par la loi sur les OGM de juin 2008 relative à "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM". Cette loi précise que la définition des produits "sans OGM" se comprend par référence à la définition communautaire. Mais en attendant cette définition européenne, le seuil doit être défini par voie réglementaire.Dans un communiqué, les ministères de l'Écologie, de l'Économie, de la Recherche et de l'Agriculture ont déclaré que "le gouvernement préparera un projet de décret définissant l'étiquetage des produits provenant des filières sans OGM afin de permettre au consommateur et au producteur d'exercer leur libre choix".

 


Journalistes verts poursuivis.

     
        Reporters sans frontières au rapport (vert)
    L’ONG publie aujourd’hui un rapport sur les journalistes poursuivis parce qu’ils ont dénoncé des crimes environnementaux.

Il n’y a pas que sous les balles et dans le sillon des chars qu’on risque sa peau. Reporters sans frontières publie aujourd’hui un rapport et conte l’histoire de quelques journalistes menacés, condamnés ou blessés parce qu’ils avaient dénoncés des crimes environnementaux.

    “Lai Baldé, journaliste guinéen, vit sous la menace. Tamer Mabrouk, blogueur égyptien, fait l’objet d’une procédure judiciaire. Le journaliste russe Grigory Pasko a passé quatre années en prison. Son confrère ouzbek, Solidzhon Abdurakhmanov, vient d’être condamné à dix ans de prison”. Le rapport publié aujourd’hui par Reporters sans frontières (RSF) commence par une longue litanie de victimes. Leur point commun ? “Ils enquêtent ou ont enquêté sur des sujets liés à l’environnement dans des pays où il est dangereux de le faire. ”

    Comme la corruption ou les bavures militaires, les entorses à l’environnement embarrassent aujourd’hui les gouvernements aux quatre coins du monde. “Ces questions sont devenues des enjeux stratégiques notamment pour les nations qui dépendent énormément de leurs ressources en matières premières. D’autant que du bon respect de l’environnement dépend aussi l’aide des pays riches, décrypte Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF. Alors aujourd’hui dans ces pays, on risque sa peau pour en parler. ”

    La révélation ne date pas d’hier mais les cas se multiplient depuis quelques années. “On en voit au Brésil, au Cambodge, au Congo. Mais de loin, les cas les plus fréquents sont en Russie“, souligne M. Julliard. Ainsi de l’histoire de Grigory Pasko, emprisonné quatre ans pour avoir dénoncé le versement de déchets nucléaires dans la mer du Japon (voir témoignage). Ailleurs, d’autres ont pris dix ans pour avoir rapporté l’assèchement d’une mer, des coups pour un projet d’autoroute traversant une forêt ou ont été kidnappé pour s’être attaqué à la déforestation. Des menaces d’autant plus graves qu’elles attaquent des journalistes en devoir d’information, souligne le rapport. “Pour préserver la nature, il faut en premier lieu établir un diagnostic précis de l’état des ressources et de la façon dont elles sont employées. Grâce à ce travail d’analyse – auquel la presse participe largement – les décideurs politiques peuvent ensuite fixer les normes qui s’imposeront aux acteurs économiques et aux populations.”

    Or, ces journalistes sont souvent peu soutenus par les populations locales, effrayées à l’idée de perdre leur emploi dans des entreprises trop polluantes. Ils sont donc souvent peu ou pas défendus, leurs histoires peu médiatisées. RSF s’est promis d’y remédier “Quand les journalistes s’attaquent à des problèmes économiques ou politiques, on peut se dire qu’ils cherchent le scoop, concède Jean-François Julliard. Mais là ils traitent des questions d’intérêt général. Ils oeuvrent pour le bien de l’humanité ! ”

    A lire aussi dans Terra eco :
   - 4 ans de prison pour avoir enquêté sur les déchets nucléaires

 


Vol au-dessus d'un nid d'écologistes (LEDUC, CABELLIC) texte

avril 2009     40 p.     9,50 €

      Bande dessinée pleine d'humour!


A marche forcée, les oubliés de la croissance chinoise ( Samuel BOLLENDORF )

 

120 pages Editeur : Textuel (22 mai 2008)
 
    Le monde célèbre aujourd'hui le miracle de la Chine engouffrée dans l'économie de marché. Derrière la vitrine officielle, trois quarts des paysans vivent en dessous du seuil de pauvreté et sont contraints de migrer clandestinement à l'intérieur de leur propre pays. Exploités à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux, dans les mines de charbon meurtrières ou dans les ateliers du monde, ces migrants fuient des campagnes millénaires dévastées par les pollutions industrielles où les populations se meurent en silence sous les pressions de gouvernements locaux corrompus. Samuel Bollendorff enquête sur une Chine à marche forcée, miroir d'une économie mondiale qui s'emballe. 
 (Suite)

Matériaux écologiques d'intérieur (Jean-Claude MENGONI, Manu MENGONI)

février 2009     158 p.     21 €
      Vous souhaitez refaire votre intérieur de fond en comble, restaurer la salle de bain ou repeindre la chambre de bébé... Quels matériaux choisir pour préserver votre santé et celle de la planète ? Cloisons, doublages, revêtements de sols, de murs, enduits, peintures, lasures... Les auteurs ont enquêté pour vous proposer une sélection de produits écologiques. Ils ont privilégié les produits fabriqués en France ou en Europe, fabriqués avec peu d'énergie et bien sûr composés de matériaux sains, inoffensifs pour la santé. Faites votre choix, à partir des nombreux tableaux comparatifs, des conseils de mise en œuvre, de votre budget, de vos goûts...

                                           Biographie des auteurs
     Jean-Claude Mengoni a créé et géré pendant cinq ans Quint'essence, un magasin de vente et de pose de matériaux écologiques. Aujourd'hui, avec sa compagne Françoise, il gère des chambres d'hôtes écologiques dans la Drôme, et se consacre à l'écriture et à la formation en techniques de construction écologique.
    Manu Mengoni, agronome de formation, est conseiller en écologie et développement durable en Belgique. Après plusieurs missions de consultance environnementale en France et en Belgique, il se consacre à la problématique du bilan carbone dans une PME basée à Bruxelles.

La situation en Guinée examinée par le Procureur de la CPI

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a confirmé jeudi qu'il procédait à un examen préliminaire de la situation en Guinée sur la base d'informations selon lesquelles des crimes relevant de la compétence de la Cour auraient été commis lors d'événements récents.

 

La Guinée est un État Partie au Statut de Rome depuis le 14 Juillet 2003. En conséquence, la CPI a compétence à l'égard des crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou du crime de génocide pouvant être commis sur le territoire de la Guinée ou par ses ressortissants, y compris les meurtres de civils et des violences sexuelles.

 

Le Bureau du Procureur a pris connaissance d'allégations graves concernant les événements du 28 Septembre 2009 à Conakry et a reçu des informations relatives à ces événements conformément à l´Article 15 du Statut de Rome. Un examen préliminaire de la situation a été immédiatement engagé afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la CPI ont été perpétrés.

 

« Des informations que nous avons reçues, des images que j'ai vues, il apparaît que des femmes ont été violées ou en tout cas brutalisées sur la pelouse du stade de Conakry, apparemment par des hommes en uniforme qui ont même utilisé leur arme », a déclaré Fatou Bensouda, Procureure adjointe de la CPI. « Tout ceci est révoltant, insoutenable. Cela ne doit plus jamais se reproduire et les responsables devront rendre des comptes ».

 

Les situations en Afghanistan, en Colombie, en Côte d'Ivoire, en Géorgie, au Kenya et en Palestine font également l'objet, parmi d'autres, d'un examen préliminaire de la part du Bureau.

 

Le Bureau du Procureur mène en ce moment des enquêtes à propos de quatre situations : la République démocratique du Congo, le Nord de l'Ouganda, la région du Darfour au Soudan et la République centrafricaine. Tous ces pays restent, à des degrés divers, engagés dans des conflits dont les victimes ont un besoin urgent de protection.

 

La Cour pénale internationale est une juridiction indépendante et permanente qui mèn


Vingt-sept questions d'économie contemporaine - (Philippe Askenazy et Daniel Cohen)

août 2009     90 p.   10,50 €

     L'économie, matière vivante s'il en est, serait-elle réservée aux spécialistes et condamnée à l'hermétisme ? " Non " répondent les économistes parmi les plus éminents, réunis autour de Philippe Askenazy et Daniel Cohen. Ils le montrent et le démontrent dans ce livre singulier qui procède tout autant d'un dictionnaire du quotidien, d'un traité pratique que d'un manuel intelligent d'économie. Des limites du système de retraites français aux liens entre guerre et commerce dans les relations internationales en passant par la rente nucléaire, les faiblesses de la grande distribution ou les crises financières, les auteurs analysent les fils qui relient la vie économique à l'ensemble de la société. Les thèmes abordés dans cette somme plongent le lecteur dans un univers enfin plus intelligible, loin des débats d'initiés.

                                             Biographie des auteurs
    Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'Ecole d'économie de Paris et directeur adjoint du CEPREMAP. Il est l'auteur de Les Désordres du travail. Enquête sur le nouveau productivisme (Seuil, 2004).

     Daniel Cohen est professeur à l'Ecole normale supérieure, vice-président de l'Ecole d'économie de Paris et directeur du CEPREMAP. Il est l'auteur, dans la collection " Pluriel ", de La Mondialisation et ses ennemis.


La science est le défi du XXIe siècle (Claude ALLEGRE)

octobre 2009     348 p.    20,90 €

      Que nous réserve l'avenir ? A une époque où la peur des catastrophes écologiques se répand, où l'on subit très concrètement une crise financière et économique que l'on n'a pas connue depuis 1929, chacun s'interroge. Serons-nous capable de transmettre à nos enfants un monde où l'harmonie entre les hommes mais aussi entre l'homme et la nature sera rétablie ? Ou, à l'inverse, allons-nous engendrer un monde de famines, de conflits de civilisations, de crises économiques permanentes ? Pourquoi ne pas examiner ces questions à la lueur des sciences et des techniques qui sont les moteurs essentiels de l'Histoire ? Essayer de deviner ce que seront les progrès scientifiques du XXIe siècle et les conséquences qu'ils auront sur cette société désormais mondiale et multipolaire ? Claude Allègre se livre à l'exercice sans tomber dans la science-fiction, en évoquant les progrès scientifiques et technologiques énormes qui verront le jour, les questions très difficiles, immenses et parfois effrayantes qui émergent petit à petit. Jusqu'où peut-on modifier le vivant ? Pouvons-nous intervenir sur l'évolution de la planète ? Le virtuel ne risque-t-il pas de se substituer au réel ? Se refusant à être optimiste ou pessimiste, il montre que le génie créatif de l'homme et son dynamisme conquérant sont potentiellement capables de répondre aux défis. Bref, que l'avenir dépend de nous.

                                          Biographie de l'auteur
    Claude Allègre est professeur émérite à l'Institut universitaire de France, à l'université Denis-Diderot et à l'Institut de physique du globe de Paris. Il est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie des sciences des Etats-Unis et de l'Inde et de la Royal Society. Il est, entre autres livres, l'auteur d'un Dictionnaire amoureux de la science et de Ma vérité sur la planète.


L'Empire et ses ennemis.La question impériale dans l'histoire (Henri LAURENS)

                                                       janvier 2009      244 p.     18 €

     Peut-on parler d'un " empire américain "? La France et la Grande-Bretagne doivent-elles se repentir de leur passé colonial ? Les Palestiniens des territoires occupés vivent-ils sous le joug d'un " néo-colonialisme" ? La question impériale ne cesse de travailler la conscience politique occidentale. Mais elle reste l'une des moins bien comprises de l'historiographie moderne. Ses formulations théoriques les plus abouties sont venues des adversaires de l'impérialisme. Or leurs critiques ont souvent manqué leur cible. Une étrange histoire parallèle des puissances impériales et de leurs dénonciations depuis le XIXe siècle montre une constante inadéquation entre les faits et les idées. Explorant ce long héritage de conquêtes et de dominations, de contestations et d'indépendances, Henry Laurens entreprend d'élucider cette histoire double - celle de l'empire et celle de ses ennemis - qui a largement façonné le monde dans lequel nous vivons.

                 Biographie de l'auteur
    Henry Laurens est historien, professeur au Collège de France. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Question de Palestine (3 volumes, Fayard, 1999, 2002 et 2007).

  


Le solaire chez soi (Vincent ALBOUY, J. P. BLUGEON)

septembre 2009     192 p.     20,00 €

         On se pose beaucoup de questions sur le solaire aujourd'hui, à juste titre. Ecrit par deux précurseurs et spécialistes pour celles et ceux qui pensent qu'il est une solution individuelle d'avenir, ce livre élucide le fonctionnement et fournit toutes les explications nécessaires pour passer facilement à la pratique. Quatre grandes thématiques de cette ressource naturelle sont traitées : le chauffage de l'eau, l'électricité indépendante du réseau, la cuisson, le séchage (pour les conserves). Pour chacune de ces approches, trois bricolages d'une difficulté progressive sont proposés sous la forme de « pas à pas » illustrés et clairement décrits. Cet ouvrage n'a pas vocation à être exhaustif quant à toutes les possibilités de l'énergie solaire, mais il vise à présenter des applications utiles et éprouvées (avec photos, dessins et croquis explicatifs à l'appui), faciles à mettre en oeuvre chez soi, et soi-même, à moindre coût. Il est indispensable que cet aspect du développement durable soit exploité bien davantage qu'il ne l'est actuellement ; ce livre est donc une initiation utile, efficace et nécessaire ! 

                                Biographie des auteurs
      Vincent Albouy est l'auteur de plusieurs titres parus dans la collection "Le choix durable" : Les insectes, amis de nos jardins, Jardinez avec la nature et Le biopotager autosuffisant.

   Conseiller en habitat écologique, Jean-Paul Blugeon milite depuis plus de 10 ans pour des logements de qualité, économes en ressources et respectueux de leurs occupants et de l'environnement. Il a déjà publié dans la même collection Economisez l'eau et l'énergie chez soi.


   


Faut-il croire les journalistes ? ( Edwy Plenel, Jean-François Kahn, et Serge July)

juin 2009    166 p.    13,50 €

     La grave crise économique qu'affronte notre presse se double d'un déficit d'image inquiétant. Les Français font de moins en moins confiance aux journalistes. Pourtant, jamais les médias ne semblent avoir été aussi libres, et jamais le public n'a été aussi avide d'informations. Les journalistes ont-ils démérité ?

    Qu'en pensent Jean-François Kahn, Serge July, Edwy Plenel ? Qui peut, mieux que ces trois grandes figures du journalisme français, répondre, à coeur ouvert, aux interrogations du public sur la fiabilité de la presse et son avenir, sur le métier de journaliste et les nouveaux défis de l'ère numérique ?


Les bobards économiques

 

 

       La crise vient des Etats-Unis... Et si c'était faux? A y regarder de plus près, la France est, elle aussi, coupable. Depuis plus de dix ans, une série de décisions politiques - de droite comme de gauche - ont précipité le pays dans une spirale infernale. Travailler plus pour gagner plus? Les chiffres des heures supplémentaires, la mesure phare de Nicolas Sarkozy, sont faux. Les milliards d'euros de baisses d'impôts engagés depuis Lionel Jospin? Ils n'ont servi à rien. La France gagnante dans la mondialisation? Un déni d'experts. Des biocarburants dans toutes les pompes? C'était une imposture. Des stock-options pour encourager les patrons? Un scandale dénoncé par la Cour des comptes. Etc. Ce livre raconte pour la première fois l'histoire réelle de douze bobards économiques, de leur conception jusqu'à leur fiasco, en dévoilant le dessous des cartes.

          Biographie des auteurs
     Hervé Nathan est rédacteur en chef du service "Economie-social" à Marianne. Il a travaillé auparavant à Libération et à la Tribune.

   Nicolas Prissette est chef-adjoint du service "Economie" au Journal du dimanche, après avoir été à la Tribune et au Revenu.


A Freetown, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone met fin à sa mission

     Au coeur d'une capitale mise à mal par onze années de guerre civile (1991-2002), les magistrats du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) s'apprêtent à boucler leurs valises. 

     Le 25 octobre, les juges ont rendu leur dernier jugement à Freetown contre trois chefs du Front révolutionnaire uni (RUF), "l'un des groupes rebelles les plus brutaux des temps modernes", affirme Joseph Kamara, le procureur. En plus de sept ans, le tribunal spécial, établi par l'ONU à la demande du gouvernement, a jugé huit hauts responsables de la guerre civile.

    Condamnés en appel à des peines de 25 à 52 ans de prison, les chefs du RUF, Issa Sesay, Morris Kallon et Augustine Gbao, ont été reconnus coupables de "crimes contre l'humanité" pour avoir transformé des gamins en soldats, massacré ou amputé des civils, pillé les mines de diamant, et forcé des filles à épouser des rebelles. Enlevées à leurs parents, souvent massacrés, elles étaient promises aux chefs de guerre en "cadeau" pour leur zèle au combat.

     Un témoin, protégé par le pseudonyme TF1-314, avait à peine 10 ans lorsqu'elle fut capturée et violée par plusieurs hommes. Enrôlée dans une "small girls unit", elle a été mariée à Scorpion, un petit chef rebelle. "J'étais dans sa maison et je devais tout faire pour lui. Je devais faire la cuisine, laver ses vêtements. Et lorsque la nuit tombait, je devais avoir des relations sexuelles", avait-elle raconté aux trois juges - un Sierra-Léonais et deux magistrats internationaux à la cour. Les tâches ménagères accomplies, elle était entraînée au maniement des armes.

 (Suite)

André Gorz : Un penseur pour le XXIe siècle de Christophe (Fourel et Collectif )

février 2009      239 p.      18 €

     Philosophe autodidacte d'origine autrichienne né à Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Satire, André Gorz est l'un des grands penseurs de la critique sociale du XXe siècle. Il a choisi de nous quitter à l'automne 2007 en compagnie de sa femme Dorine. L'acuité de sa pensée et la perspicacité de ses analyses prennent un nouveau relief aujourd'hui, tandis que l'économie mondiale est confrontée à l'une des crises les plus importantes de son histoire. Mais, pour André Gorz, l'enjeu n'est pas tant la sortie de cette crise, que la sortie du capitalisme lui-même. Sa pensée a influencé la gauche dans toute l'Europe. En France, bien sûr, sa terre d'adoption depuis 1949, où sa critique du capitalisme a longtemps accompagné le mouvement syndical, mais également en Allemagne et dans les pays scandinaves, où elle a souvent servi de socle théorique à l'action des mouvements écologistes. La clôture de son œuvre autorise désormais l'exercice de l'interprétation et sa situation, plus générale, dans l'histoire de la pensée.

    Cet ouvrage, hommage à un philosophe d'exception, rassemble les contributions d'auteurs qui ont tous connu André Gorz et côtoyé de près sa production intellectuelle. Il montre l'ampleur et la pertinence de l'œuvre, présentant et discutant les nombreuses thématiques qu'elle a abordées : l'écologie politique, la place du travail et du temps choisi, la critique du capitalisme, le revenu d'existence, etc. Invitant un large public à le découvrir, ou à le redécouvrir, l'ouvrage laisse enfin la parole à Gorz lui-même, à travers trois textes inédits.

                  Biographie de l'auteur
    Christophe Fourel, directeur général de l'Agence nouvelle des solidarités actives, président de l'association des lecteurs d'Alternatives économiques.


Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus ( Omar BA )

avril 2009     256 p.     18 €

     Nous tenons à remercier ici tous ceux et celles qui, ayant lu Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus, nous manifestent un soutien chaleureux.
     Je veux faire comprendre aux jeunes d'Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.

    Omar Ba en a rêvé pendant vingt ans : l'Europe, c'est pour des millions de jeunes Africains un eldorado fantasmatique. Qu'il faut atteindre à tout prix. En s'arrachant aux siens.

    Après un périple de trois ans, au péril de sa vie, il a fini par atteindre la France. Toutes ses illusions s'effondrent. Il ne trouvera rien des fausses images d'abondance qui circulent en Afrique.

                                Biographie de l'auteur

     A 29 ans, l'auteur, étudiant en sociologie et travaillant dans une ONG, conseille aux jeunes de son continent d'origine : « Si vous croyez que l'Europe est la solution à vos problèmes, ne venez pas ! Rêvez plutôt d'Afrique ! »


La crise de trop - Reconstruction d'un monde failli (Frédéric LORDON)

 
 
 
 
 
      Alors même qu'elle n'a pas encore épuisé ses développements propres, la crise financière s'est déjà dépassée elle-même. Elle s'est dépassée économiquement en une récession meurtrière. Elle s'est dépassée politiquement car le dérèglement financier finit par apparaître pour ce qu'il est vraiment : le symptôme d'un dérèglement d'une tout autre nature et d'une tout autre échelle. C'est un modèle d'ensemble qu'une sorte de " catalyse par les points extrêmes " rend d'un coup visible, et surtout odieux. Comment la société a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels niveaux d'inégalités ? Pourquoi a-t-il fallu atteindre le point d'obscénité de l'enrichissement de la finance pour produire enfin une mise en question ? Quelles forces ont oeuvré si longtemps à installer et défendre pareille configuration du capitalisme ? Et aussi, maintenant, quelles sont les voies de sortie, à quelles transformations radicales faut-il procéder ? Le livre fait des propositions. De la refonte totale des structures bancaires en un " système socialisé du crédit " jusqu'au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat - celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage -, il s'agit de saisir l'opportunité historique d'une nouvelle donne ", seule à même de dénouer une crise sociale extrême.

                        Biographie de l'auteur
     Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS ; ses travaux portent sur le capitalisme financiarisé. Il développe également un programme de recherche spinoziste en sciences sociales. Derniers ouvrages publiés : Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme (dir), Presses de Sciences Po, 2008 ; Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d'agir, 2008.

Avant qu'il ne soit trop tard (Pr Dominique BELPOMME)

                                                    février 2007      302 p.     19 €

    " Qu'on scrute le ciel, qu'on regarde la Terre, qu'on analyse les problèmes de santé, tous les clignotants scientifiques sont au rouge..." Tel est le constat du Pr Dominique Belpomme et du millier de personnalités scientifiques ayant signé l'Appel de Paris, une déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique. Cancers, malformations congénitales, stérilités, allergies, maladies dégénératives du système nerveux sont en très grande partie liés à la pollution de notre environnement, alors que l'apparition de nombreuses épidémies infectieuses telles que le sida, la maladie de chikungunya ou la grippe aviaire sont la conséquence directe ou indirecte des activités humaines. L'humanité pourra-t-elle se dégager du piège dans lequel elle s'est progressivement enfermée ?

    Aujourd'hui, l'enfance et même l'espèce humaine sont en danger si nous continuons à polluer l'environnement et à détruire la planète Terre comme nous le faisons. Malheureusement, ce message n'est pas entendu, alors même que des solutions existent. Ce livre propose un programme d'union nationale axé sur la préservation de notre santé et de l'environnement, et s'achève sur une lettre ouverte à l'adresse des femmes et des hommes politiques pour les exhorter à agir, avant qu'il ne soit trop tard.

                   Biographie de l'auteur
    Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à l'université Paris-V, exerce à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, préside l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC) et la Société européenne de santé environnementale. Il a déjà publié Ces maladies créées par l'homme (Albin Michel, 2004) et Guérir du cancer ou s'en protéger (Fayard, 2005).


La crise globale : On achève bien les classes moyennes, et on n'en finit pas d'enrichir les élites (J. M. QUATREPOINT)

 

 

      La crise des subprimes ? C'est la faute des banques. La bulle Internet ? C'est la faute de la spéculation. Les fermetures d'usines et les délocalisations ? C'est la loi de l'économie. Le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre ? Ils n'ont bien sûr rien à voir avec le développement exponentiel des transports et le mouvement brownien des marchandises aux quatre coins de la planète. Les hausses vertigineuses des matières premières ? C'est la faute des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Bref, d'une demande qui explose.

      À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement  à posteriori. Mais jamais, au grand jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas... globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu'il s'agit bien d'une crise globale. Elle est la conséquence des dérives d'un processus entamé, voilà près de trente ans, lorsque le capitalisme anglo-saxon a décidé de revenir aux sources du libéralisme et de s'imposer aux quatre coins du monde.

      Dans les années quatre-vingt-dix, l'alliance sinoaméricaine, Internet et la financiarisation de l'économie ont fait croire au triomphe définitif de la mondialisation. Trop rapide, trop forte, trop brutale, elle a débouché, après le 11 septembre 2001, sur une sorte de spirale infernale, une fuite en avant des pays occidentaux dans une économie de la dette. Les Anglo-Saxons ont joué les apprentis sorciers. Jean-Michel Quatrepoint écrit le roman de cette globalisation qui se voulait heureuse et qui tourne au fiasco pour les Occidentaux.

                   Biographie de l'auteur
     Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de L'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Économiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans.


Trois leçons sur la société post-industrielle ( Daniel Cohen )

septembre 2006    90 p.   10,50 €

    La société industrielle liait un mode de production et un mode de protection. Elle scellait ainsi l'unité de la question économique et de la question sociale. La " société post-industrielle ", elle, consacre leur séparation et marque l'aube d'une ère nouvelle. Daniel Cohen analyse ici les ruptures qui ont conduit le capitalisme du XXIe siècle à la destruction méthodique de cet héritage : innovations technologiques, révolution financière, transformations des modes d'organisation du travail, mondialisation des échanges... En examinant les logiques à l'œuvre dans ces bouleversements, ces " trois leçons " aident à comprendre les défis du monde à venir.

                                         Biographie de l'auteur
    Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et directeur du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP). Il est également membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre et éditorialiste associé au journal Le Monde.


Manuel de survie par temps de crise ( Yves Couprie)

mars 2009    358 p.    7 €

     Ce guide pratique est le reflet d'une nouvelle attitude face à la surconsommation et la baisse du pouvoir d'achat. Passerelle entre les bonnes vieilles traditions et les nouvelles technologies, il remet à l'honneur les recettes de nos grand-mères et s'adresse à tous les lecteurs soucieux d'environnement. De nos jours, dépenser moins est un signe de débrouillardise contre la vie chère, pour vivre mieux en achetant mieux. Citoyen consommateur, camarade contribuable, ménagère fauchée et étudiant dans le besoin, voici un nouveau modèle économique! A portée de toutes les bourses.

                                 Biographie de l'auteur
     Ecrivain et journaliste, Yves Couprie a collaboré pendant quinze ans au Guide du routard. Désormais chroniqueur, consultant, producteur, critique gastronomique et grand reporter, il est l'auteur de nombreux guides pratiques, d'un roman policier (Cabale équatoriale, Hachette, 2000) et de plusieurs best-sellers, dont un Guide de l'Internet.


Le capitalisme d'héritiers (Thomas PHILIPPON)

2007      109 p.    10,50

     Contrairement à certaines idées reçues, les Français accordent plutôt plus d'importance au travail que les autres Européens, et les rigidités du droit et de la fiscalité ne peuvent expliquer, à elles seules, ni l'apparition ni la persistance du chômage de masse.
    La crise française est d'abord le fruit de relations sociales marquées par l'insatisfaction et la méfiance. Souvent associée à un syndicalisme de contestation, cette situation est aussi le résultat d'un "capitalisme d'héritiers" aux pratiques managériales conservatrices et frustrantes pour les salariés. Le capitalisme français peine en effet à promouvoir les plus créatifs et les plus compétents, et tend à privilégier l'héritage et la reproduction sociale dans le recrutement de ses élites. Issu d'une histoire longue et complexe, il a aujourd'hui un coût économique très lourd et largement sous-estimé. 

                             Biographie de l'auteur
    Thomas Philippon est économiste. Il enseigne l'économie financière à la Stern School of Business (New York University - États-Unis). Ses recherches portent sur la macro-économie, le marché de l'emploi, la finance et l'organisation des entreprises.


Le marché noir de la bombe : Enquête sur la prolifération nucléaire ( Bruno Tertrais )

                                                         septembre 2009     260 p.     18 €

     Pendant longtemps, l'arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsqu' Israël, puis l'Inde, se sont également dotés de l'arme atomique. Le Pakistan s'est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l'un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe. Il a offert ses services à l'Iran, à la Corée du Nord, mais aussi à l'Irak, à la Libye et sans doute à d'autres. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien suscite, au Moyen-Orient, à la fois l'envie et la crainte. Qui sera le prochain domino du grand jeu nucléaire ? L'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie et la Turquie sont des candidats potentiels. Mais alors que le Pakistan s'enfonce dans la crise, Ben Laden s'intéresse également à l'atome...

     Bruno Tertrais travaille depuis plus de dix ans sur ce dossier. II a eu accès aux documents les plus sensibles et à des témoignages essentiels. Avec Le Marché noir de la Bombe, il lève le voile sur les secrets de la prolifération nucléaire. Dans ce livre où la réalité dépasse parfois la fiction, il explique comment la CIA a réussi à pénétrer le " réseau Khan " après avoir longtemps fermé les yeux sur ses trafics. Il décrit les ramifications du complexe atomique ; pakistanais et analyse avec lucidité le risque de terrorisme nucléaire.

                          Biographie de l'auteur
    Bruno Tertrais est spécialiste des questions internationales. Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, il a été membre, en 2007-2008, de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la Commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne. Il est notamment l'auteur de La Guerre sans fin (Éd. du Seuil, 2004), du Dictionnaire des enjeux internationaux (Éd. Autrement, 2006), de L'Anne nucléaire (Presses universitaires de France, 2007) et il a dirigé l'Atlas militaire et stratégique (Éd. Autrement, 2008).


Nauru, l'île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde (Luc FOLLIET )

 

juin 2009    148 p.    12 €

       Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un Etat en ruine, une île littéralement dévastée. C'est le récit de cet incroyable effondrement qu'a entrepris Luc Folliet.

    Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce " cadeau de Dieu ", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel Etat et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s'épuise.

    Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des Etats les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y " exporter " ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.

              Biographie de l'auteur

   Luc Folliet est journaliste indépendant et documentariste.


Taxe TOBIN: du nouveau?

    

       Déjà quatre jours, et toujours aucune réaction à la hauteur d’ATTAC et de la gauche altermondialiste !

    Vendredi, on a appris que douze Etats ont donné leur accord pour instaurer une taxe de type Tobin sur les transactions financières.

    Soit un prélèvement de 0,0005 %, équivalent mathématiquement, selon Les Echos de vendredi 23 et samedi 24 octobre 2009, à un apport de 30 milliards d’euros par ans qui pourrait être destiné à l’aide au développement ou contre le changement climatique.

    (Rappelons ici notre position particulière : Une mauvaise taxe Tobin peut récolter des fonds publics, un peu comme les taxes sur les casinos ou les rejets polluants, mais une bonne Taxe Tobin devrait dans l’idéal ne rien rapporter du tout, puisqu’elle instaurerait de l’anticapitalisme radical en acte, dissuadant effectivement et éradiquant complètement un certain type de flux hyper-spéculatifs devenus ainsi non rentables. Ceci à condition évidemment de hausser nettement le seuil dérisoire de 0,0005 % et d’accompagner cette offensive revendicatrice par d’autres mesures telles que le blocus bancaire des paradis fiscaux, la création d’une monnaie mondiale de référence non spéculative, d’une Cour internationale permanente réprimant les « crimes économiques et écologiques contre l’Humanité », d’un traité international conduisant progressivement à un smic universel contre le dumping chinois, à une sécurité sociale transnationale qui serait financée par des ajustements douaniers redistributeurs, d’un dispositif de transparence électronique contre la corruption, toutes mesures proposées depuis quinze ans par le « Mouvement des possibles » de « Nantes Est Une Fête ».)

    Les membres de ce tout nouveau « club Tobin » sont donc, depuis vendredi dernier : France, Allemagne, Royaume-Uni, Japon, Espagne, Italie, Belgique, Brésil, Sénégal, Autriche, Chili, Norvège. Bref, les premières puissances du monde capitaliste sauf, pour l’instant, les Etats-Unis.

    La faisabilité de la taxe Tobin aurait été validée par une étude de la Banque mondiale et de HSBC, douze années après le premier Réveillon du 1er mai devant la Bourse de Paris en 1997, pour la Taxe Tobin et contre les paradis fiscaux, et onze ans après la création d’ATTAC l’année suivante.

 (Suite)

La dernière bulle (Jean-Michel QUATREPOINT)

 septembre 2009     245 p.     16,90 €

    Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers fait faillite. La bombe des subprimes éclate au grand jour. Le krach financier se propage à l'ensemble de l'économie, plongeant le monde dans une crise globale, encore plus grave que celle de 1929. Largement responsables des dérives du capitalisme, banquiers et financiers ont réclamé sans vergogne l'aide des contribuables et des États pour sauver le système. Des trillions de dollars sont généreusement distribués par la Fed et les banques centrales. Moins d'un an après le krach, Wall Street et les financiers se sont refaits, ils s'octroient de faramineux bonus et cherchent par tous les moyens à relancer la machine à spéculer. On a nationalisé leurs pertes pour qu'ils puissent reprivatiser leurs profits.

    Ils sont pour une bonne part à l'origine de l'explosion des dettes publiques et de la formation d'une nouvelle, d'une dernière bulle dont ils s'emploient à tirer le maximum de profits. Jean-Michel Quatrepoint, qui annonçait dès l'été 2008 la crise globale, raconte comment le lobby financier c'est-à-dire Wall Street, les grandes banques et la Réserve fédérale américaine ont lié les mains de Barack Obama, afin d'éviter toute réforme en profondeur du système. Il décrypte le jeu dangereux de ce lobby des lobbies qui ne pense qu'à ses intérêts et nous a fabriqué une fausse reprise.

                  Biographie de l'auteur
    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Economiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans. Son livre La Crise globale (Mille et une nuits, 2008) a reçu le Prix de l'Excellence Économique 2009.


Guerres d'Aujourd'hui - Pourquoi ces conflits ? Peut on les résoudre ? (sous la direction de Sara DANIEL)

octobre 2008    464 p.   25 €

    Afghanistan, Darfour, Colombie, Géorgie, Israël-Palestine, Irak, Iran, Liban, Tibet... Pourquoi ces guerres ? Qui en sont les acteurs ? A l'heure où Internet nous submerge d'informations contradictoires, les chercheurs les plus prestigieux de Sciences Po, du CNRS, du Collège de France, de New York University, mais aussi des diplomates et des spécialistes internationaux de la résolution de conflits, partent de l'actualité qui fait la " une " des journaux pour nous l'expliquer, simplement. Et surtout, pour la première fois, ils osent nous proposer leurs solutions pour en finir avec ces conflits. Et si ces guerres d'aujourd'hui n'étaient pas inéluctables ?

                                 Biographie de l'auteur
    Sara Daniel est grand reporter au service étranger du Nouvel Observateur.

   de Barnett Rubin (Auteur), Robert Malley (Auteur), Henry Laurens (Auteur), Ghassan Salamé (Auteur), Lakhdar Brahimi (Auteur), Pierre Jean Luizard (Auteur), Bernard Hourcade (Auteur), Hubert Védrine (Préface), Pierre Hassner (Postface), Sara Daniel (Sous la direction de)


Amérak (Adrien JAULMES)

août 2009     140 p.     14 €
   
     Une affiche annonce un séminaire d'aide psychologique destiné à aider les soldats à faire face au stress : " N'abandonne jamais un camarade à terre. Aucun rendez-vous n'est nécessaire, seulement un esprit ouvert ", explique le préambule. " Lundi : gérer sa colère. Mardi : gérer son stress. Mercredi : travailler en équipe. Jeudi : résolution des conflits. Vendredi : technique de relaxation. Et, en nouveauté, prévention du suicide et rééducation post-traumatique. ". Des piles de Stars & Stripes sont en libre-service. La une du journal de l'armée américaine annonce la mise en service d'un nouveau gilet pare-balles, " offrant plus d'ergonomie et une meilleure protection ".

                        Biographie de l'auteur
     La guerre d'Irak est le premier conflit postmoderne. Pour ce voyage dans un univers absurde, Adrien Jaulmes a emporté avec lui un manuel de survie : Alice au pays des Merveilles.
    Né en 1970, Adrien Jaulmes, grand reporter au Figaro, est lauréat du Prix Albert Londres et du Prix Bayeux des Correspondants de guerre.

Cyberaction:les déchets

    
    Cyber @ction 329  L'incinération des déchets réchauffe notre climat

    Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
    http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=447

    Sur-développée dans notre pays, l'incinération est un vrai gaspillage énergétique dont l'impact sur le réchauffement climatique n'est pas pris en compte : nos députés peuvent agir lors de la loi de finances 2010.

    Les 130 usines d'incinération françaises (le plus grand parc européen) rejettent annuellement environ 5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2,3 millions de voitures.1 

    L'énergie issue des incinérateurs, que les industriels présentent comme une « énergie verte » est en réalité en partie d'origine fossile, provenant notamment des plastiques produits à partir de pétrole. Considérer l'incinération comme une source d'énergie renouvelable est contraire aux réalités scientifiques. Ainsi, quelle que soit l'utilisation de cette énergie (électricité et/ou chaleur), les émissions dues à l'incinération contribuent à l'effet de serre, en plus des pollutions chimiques qu'elles génèrent. 

    La loi de finances 2009 a introduit une taxe générale sur les activités polluantes (Tgap) pour les déchets entrant dans un incinérateur, reconnaissant l'impact négatif sur l'environnement de ce mode de traitement. Par contre, cette taxe ne prend pas en compte l'impact de l'incinération sur le changement climatique. 

    Parce que les déchets brûlés sont des émetteurs net de gaz à effet de serre (GES) comme le fuel, le gaz ou le charbon,

    Parce que l'incinération freine le développement d'une gestion alternative des déchets fondée sur la prévention, le recyclage, la méthanisation et le compostage, meilleures options pour réduire les gaz à effet de serre issus des déchets, 

    Dans le cadre du projet de loi de finances 2010, nous demandons aux parlementaires de : 

    Supprimer les aides financières actuelles allouées à l'incinération
Soutenir l'introduction d'une Contribution Climat Energie (CCE) imposée aux usines d'incinération de déchets. 

    Cyberaction proposée par le CNIID et soutenue par le RAC (Réseau action climat)
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

    COMMENT AGIR ?

    Sur le site
    Cette cyber @ction est signable en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=447

Stop aux paradis fiscaux!

     Dans une vidéo, Éva Joly explique pourquoi elle a signé l'appel « Stop paradis fiscaux ».

    Interviewée par l'équipe de la campagne « Stop paradis fiscaux » / le 19 octobre 2009, Éva Joly députée européenne Europe Écologie, explique les raisons de son engagement et pourquoi la mobilisation citoyenne est plus que jamais nécessaire pour lutter contre les paradis fiscaux.
    Voir la vidéo de l'interview d'Éva Joly sur Dailymotion
   
http://www.dailymotion.com/video/xavmf1_eva-joly-signe-lappel-stop-paradis_news.


    Plus d'infos sur le site Stop paradis fiscaux:

    http://www.stopparadisfiscaux.fr.


 (Suite)