Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Vers un monde plus juste

Le nouvel ordre du pétrole: La vérité des faits sur les nouvelles réserves massives... (Paul Michael WIHBEY )

 

Académie et Finances,   Genève,   2010, 20 euros

   Ressource stratégique suprême, le pétrole le restera encore très longtemps, car, contrairement aux analyses simplistes sur la fin du pétrole, la planète regorge de réserves massives économiquement exploitables. Mais ces réserves d'un type nouveau se trouvent sur d'autres continents. De nouvelles puissances pétrolières émergent grâce à des technologies révolutionnaires.

    Le marché du pétrole est en transition. La volatilité extrême des prix en est un symptôme. L'explosion des prix en 2007-2008 était totalement indépendante de l'offre et de la demande, notamment de la fameuse demande chinoise. Elle s'explique essentiellement par la non-transparence des réserves des principaux producteurs et par l'incapacité de l'OPEP à réguler le marché. La stabilisation des prix nécessite un consensus entre consommateurs et producteurs et l'application de nouvelles règles : transparence et certification des réserves ; soutenabilité environnementale. De ce point de vue, la province canadienne de l'Alberta sera une superpuissance énergétique modèle.

    Les intérêts stratégiques et économiques liés à l'émergence du nouvel ordre du pétrole sont immenses. L'objectif de ce livre est de permettre aux citoyens, aux investisseurs et aux dirigeants d'entreprises, de penser par eux-mêmes et de ne pas se laisser influencer par des croyances irrationnelles et des explications simplistes. Le site www.newoilorder.com permet de poursuivre la réflexion.


Danger: gaz à effet de serre!

 

                   Par Hervé Le Treut, climatologue, membre de l’Académie des sciences

    La décision de l’Agence de Protection de l’Environnement Américaine (EPA) de déclarer les gaz à effet de serre « dangereux » est très intéressante car elle ne confond pas, comme choisissent souvent de le faire les politiques de qualité de l’air, la notion de dangerosité et celle de toxicité. Protéger la qualité de l’air dans les villes, c’est souvent avant tout réduire les émanations des particules les plus fines, des gaz chimiquement actifs. Ces produits ne restent que quelques jours dans l’atmosphère, mais sont directement à l’origine de maladies respiratoires, sur des lieux proches de leur émission.

    Les gaz à effet de serre modifiés par les activités humaines tirent au contraire leur effet principal d’une lente accumulation dans l’atmosphère, à l’échelle de quelques années, voire de quelques décennies, une accumulation qui modifie de manière très difficilement réversible leur action sur le rayonnement infrarouge émis par la terre. Des gaz qui restent aussi longtemps dans l’atmosphère sont complètement mélangés par la circulation atmosphérique. Le danger qu’ils créent, c’est bien sûr celui du réchauffement climatique, avec tout l’ensemble des conséquences connues, dont celle de modifier les pics de pollutions toxiques, lors de vagues de chaleurs telles que celle de 2003.

    Mais le danger des gaz à effet de serre émis aux Etats-Unis est un danger qui s’exerce partout, donc principalement au dehors des Etats-Unis, et avec un délai qui peut être grand. La notion de danger ainsi définie est donc résolument internationaliste, ce qui est une évolution très favorable par rapport à l’approche souvent très locale des problèmes de pollution


L'esprit de Philadelphie: La justice sociale face au marché total (Alain SUPIOT )

 

Seuil,   2010,   13 euros

    Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation économique pour un fait de nature, s'imposant sans discussion possible à l'humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu'au souvenir des leçons sociales qui avaient été tirées de l'expérience des deux guerres mondiales.

    La foi dans l'infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l'échelle du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l'exclusion ou la violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial.

     La faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l'oeuvre normative de la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s'est employée à faire disparaître. Ce livre invite à renouer avec l'esprit de la Déclaration de Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les voies nouvelles de la Justice sociale.


La paupérisation des Français (Denis CLERC )

 

Armand Colin,   2010,   12,90 euros

    Chômage, donc baisse de revenus, emplois précaires, endettement, perte de confiance en l'avenir... sont-ils les signes d'une véritable paupérisation des Français ? Et si oui, qui menace-t-elle ? Alors que se forme un groupe de « travailleurs pauvres », les remparts traditionnels des classes moyennes contre la pauvreté – niveau d'études, emploi – suffisent-ils encore à garantir leur niveau de vie ? A les protéger d'une dégringolade sociale dont les médias se font l'écho ?

 


Les enjeux du XXIe siècle (Eric HOBSBWAM )

    Futuribles                                  199 p.  12 €
    L'historien de renom Éric Hobsbawm, à la suite de son ouvrage tardivement paru en France L'âge des extrêmes, s'efforce au cours de cet entretien de dégager les grandes tendances du siècle qui s'ouvre. Conscient que le passé exerce un poids sur l'avenir, mais sans pourtant prétendre le prédire, il s'interroge sur les continuités probables qui se dégageront entre le siècle qui s'achève (un siècle de conflits) et celui qui commence, et anticipe l'évolution des questions majeures qui ont marqué la fin du XXe siècle.

    Le point fixe qui engage selon lui résolument l'avenir (en tout cas l'avenir géopolitique), c'est l'effondrement du régime soviétique, donc la fin de la guerre froide, à la fois événement historique et objet d'analyse. L'historien affirme notamment que cette rupture a fait disparaître la ligne de démarcation entre conflits intérieurs et conflits internationaux, mais aussi entre état de guerre et état de paix, brouillant pour longtemps les formes de conflits " traditionnelles " ; la guerre dans les Balkans en serait une illustration.

    Concernant la situation de l'État en tant qu'institution, Éric Hobsbawm estime que " le Court Siècle (1914 /1991) se referme sur une situation inédite qui ne nous permet plus de tenir pour acquise la disposition des gens à accepter une autorité supérieure " (p. 48), même s'il serait absurde d'envisager la politique sans les États. Au reste, suite à la disparition du bipolarisme comme élément stabilisateur, il semble que le XXIe siècle ne saurait être un siècle exclusivement " américain " tant le monde est devenu complexe.
    Revenant d'ailleurs sur la " mondialisation ", l'auteur montre à quel point le phénomène n'existe pas au niveau des structures politiques de manière comparable à ce qui se passe, à la faveur de la diffusion de l'information technologique, dans la sphère économique. Se pose donc, dans le contexte de la mondialisation économique, la question du rôle des États-nations ou, le cas échéant, d'une autorité mondiale régulatrice. Éric Hobsbawm prétend que ce hiatus présidera précisément aux questions du futur : " L'existence d'une autorité internationale [destinée à contrôler les marchés financiers] dépend d'une action politique et non de la logique du développement économique ou technologique. Cette problématique dominera le XXIe siècle " (p. 90).

    Parmi les nombreux autres sujets abordés - l'avenir de la gauche, la place de la France dans l'Europe, l'avenir de la science, etc. - retenons spécialement la grande circonspection avec laquelle Hobsbawm appréhende à juste titre les prévisions démographiques à long terme, et son inquiétude à l'égard de la dégradation environnementale qui est appelée à prendre une ampleur inédite.

    En définitive, cet ouvrage présente, sous l'aspect agréable de la conversation informelle, une réflexion lucide et non systématique sur les enjeux du futur ; incidemment, il constitue par exemple une heureuse alternative aux travaux fort prisés d'un Francis Fukuyama. Si ce livre souffre des défauts de sa présentation - une progression un peu confuse, une diversité des matières qui nuit à la profondeur d'analyse - il témoigne d'une disposition d'esprit pénétrante à l'égard du futur. S'avisant que " le problème des révolutionnaires, ce n'est pas de vouloir un monde meilleur, mais de croire dans l'utopie d'un monde parfait " (p. 194), Hobsbawm nous invite à construire notre avenir sans verser dans l'optimisme béat. --Benjamin Delannoy--


Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ? (Patrick d'HUMIERES )

 

Maxima, 2010, 19,80 euros

   La crise récente sonne le glas de la « world company », cette organisation mondiale caricaturale et tant caricaturée - insensible aux particularismes locaux, aux considérations sociales et aux problèmes du monde.

    Désormais, les chefs d'entreprise ne peuvent plus considérer les aspirations collectives et la sphère publique comme secondaires ou extérieures à leurs intérêts. « Ils ne doivent pas être les derniers à comprendre les changements du monde ! » Cette mutation passe par la prise en compte des « parties prenantes » (citoyens, salariés, clients, épargnants) afin d'intégrer les « coûts sociétaux » dans la définition et le prix des produits, de susciter une co-régulation constructive des marchés et de préserver les intérêts et les aspirations à long terme des collectivités humaines.

    L'éco-capitalisme naissant ainsi décrit par Patrick d'Humières est la matrice du modèle économique futur. Prenant le contre-pied de la dénonciation défaitiste de « l'horreur
économique », ce modèle durable l'emportera inéluctablement sur le modèle ancien parce que, lentement, la société civile « prend la main » sur la dynamique des marchés.

    Patrick d'Humiéres est l'un des meilleurs experts français du développement durable. Avant exercé des responsabilités de direction en entreprises et au sein d'organisations professionnelles, il a participé a la construction du mouvement en faveur de la Responsabilité Sociale des Entreprises en France. Auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le développement durable, il est conseil stratégique dans ce domaine.


Inde: pollution pharmaceutique

     Le fleuve indien de l’Andhara contient une quantité d’antibiotiques telle qu’elle pourrait servir à traiter 90 000 personnes, selon le quotidien Times of India. Des scientifiques ont en effet découvert 21 composants pharmaceutiques actifs différents dans ces eaux ! Les 90 usines pharmaceutiques qui se partagent l’unique station d’épuration de la ville sont les responsables de cette catastrophe écologique et sanitaire.

Aide humanitaire militaire?

           Communiqué de presse Oxfam France /
           Care France
           le 27 janvier 2010

    Afghanistan : les ONG dénoncent la militarisation de l'aide

    Alors que les ministres des Affaires étrangères se réunissent à Londres pour une grande conférence sur l'Afghanistan, plusieurs ONG préviennent que l'utilisation de l'aide par les forces militaires internationales comme une arme de guerre "non-létale" met en danger la population afghane.

    Un manuel de l'armée américaine à l'intention des commandants en Afghanistan et en Irak définit l'aide comme une arme non létale destinée à "gagner les cœurs et les esprits de la population indigène pour faciliter la victoire contre les insurgés". Selon le gouvernement afghan, les forces internationales ont déjà dépensé 1,7 milliard de dollars "d'aide" en Afghanistan. L'armée américaine a, à elle seule, déjà prévu un milliard de dollars supplémentaire pour son budget de l'année à venir – soit plus que les budgets du gouvernement afghan pour l'agriculture, la santé et l'éducation réunis.

    Les huit ONG craignent que la militarisation de l'aide ne mette la population afghane en première ligne du conflit. Les Afghans expliquent que l'armée les met en danger en construisant des écoles et des dispensaires qui deviennent ensuite des cibles pour les groupes armés d'opposition.

    Les ONG soulignent que les projets à "impact rapide" ne fournissent qu'une solution de dépannage au détriment d'un développement plus durable. Les actions humanitaires et de développement gérées par les militaires sont motivées par les intérêts politiques des bailleurs de fonds ainsi que par des objectifs de sécurité à court terme. Elles sont souvent inefficaces, constituent un gaspillage et sont potentiellement dangereuses pour les Afghans.

    Les directives internationales reconnues par la force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) et les Nations unies précisent que "les militaires sont avant tout responsables de la sécurité, et, si nécessaire, des infrastructures de base et de la reconstruction d'urgence, en se bornant à combler des lacunes jusqu'à ce que les organisations civiles soient en mesure de prendre le relais".

    Les ONG indiquent que les forces internationales vont bien au-delà de leur attribution. Ashley Jackson, d'Oxfam International en Afghanistan, explique : "Il n'ya pas de 'solutions miracles' en Afghanistan et personne ne devrait rogner sur les coûts - les gens d'ici méritent mieux. Depuis des décennies, les Afghans affrontent la pauvreté, les conflits et le désordre. Ils ont besoin de véritables solutions à long terme".

    Les ONG appellent les 70 pays participant demain à la Conférence de Londres à repenser l'approche militarisée de l'aide et à élaborer une stratégie d'aide à long terme basée sur la satisfaction des besoins réels des Afghans. Pour les ONG, la distribution de l'aide est fortement biaisée en faveur des zones où la présence de troupes est la plus importante, au lieu d'être répartie selon les besoins. Les besoins des habitants de régions plus sûres et des populations vulnérables, particulièrement les Afghans déplacés par le conflit et d'autres facteurs, ainsi que les rapatriés, sont négligés.

    "Ici, le développement est incroyablement complexe. Vous n'obtiendrez pas de développement, encore moins de sécurité, en creusant simplement un puits ou en construisant une école. Vous ne pouvez pas remettre sur pied le pays en 18 mois seulement en injectant plus d'argent", explique G.B. Adhikari, directeur d'ActionAid sur place.

    Les ONG rappellent qu'au cours des huit dernières années, des progrès significatifs ont été accomplis en matière de santé, d'éducation et d'infrastructures rurales dans de nombreuses régions. Mais toujours orientés par les besoins des Afghans, minutieusement préparés par des experts en développement et mis en œuvre en partenariat avec les communautés et les gouvernements locaux.

    L'influence excessive des objectifs militaires à court terme sur la politique d'aide fait partie d'un défaut plus important dans la stratégie conduite par les Etats-Unis. "Les pays contributeurs de troupes donnent trop d'importance aux questions militaires et mettent de côté le défi essentiel consistant à promouvoir un véritable développement et une bonne gouvernance", déclare Farhana Faruqi-Stocker, directeur général d'Afghanaid. "L'impact de ce déséquilibre est fondamental, non seulement en raison du coût humain qui en résulte, mais aussi parce que la pauvreté associée à un gouvernement faible et corrompu sont les principales causes des conflits. Ils doivent être combattus efficacement si on veut véritablement une paix et un développement durables

      Note
    Un document intitulé
"Impact rapide, effondrement rapide : le danger de l'aide militarisée en Afghanistan" co-signé par Action Aid, AfghanAid, Care, Christian Aid, Concern Worldwide, Norwegian Refugee Council, Oxfam International et Trocaire est disponible en français en PDF.


La part de l'étranger(e) (Hélène Yvonne MEYNAUD )

 

Le bord de l'eau,  2010,  20 euros

    La construction de l'autre - l'étranger, la femme - comme essentiellement différent par sa « couleur », ses potentialités, son comportement, est une des manières de maintenir la puissance de référence : l'homme, occidental, riche, père de famille, en bonne santé. Les décideurs peuvent alors, en toute respectabilité, subordonner, sous-payer, retenir, exclure.
    Avec la mondialisation, les tâches non délocalisables : chantiers, restauration, nettoyage et assistance à la personne, etc., sont offertes à une main-d'oeuvre « importée », taillable et corvéable par sa précarité. Les industries et services, quant à eux, s'exportent le plus souvent vers les pays à la main-d'oeuvre bon marché.
    L'origine étrangère, réelle ou supposée, rend l'emploi en CDI exceptionnel. La discrimination raciale et sexuelle au travail, démontrée par de nombreuses études statistiques, commence à peine à être dénoncée par des plaintes devant les tribunaux. Le comptage ethno-racial souvent proposé comme solution se heurte à des obstacles éthiques et techniques. Il justifie l'idée de la matérialité des clivages « raciaux ». La « race » serait ainsi recréée comme mode explicatif des inégalités.
    Tout se passe comme si les politiques de diversité étaient mobilisées pour (re)dorer l'image des entreprises et des gouvernements, saupoudrant par-ci, noircissant par-là, remplaçant l'exigence de promotion des femmes par celle des « divers ». Pourtant nous pouvons agir contre cette situation. Une fois les discriminations prouvées, des mesures de rétablissement des droits sont possibles. Notre modèle républicain, mis à mal, peut être restauré, et une juste place trouvée pour l'étranger.e, celle de partenaire dans la démocratie.


Organisation Mondiale de l'Environnement

        Par Arnaud Gossement, Maître de conférences à Sciences Po Paris, avocat, docteur en droit et Responsable climat de France Nature Environnement.

    « Je vais me battre à mort pour une organisation mondiale de l’environnement ». Tel est l’engagement pris par Nicolas Sarkozy devant les représentants de 9 associations de défense de l’environnement, ce jeudi 10 décembre 2009. L’idée n’est pas neuve. Elle a déjà été portée par de très nombreux écologistes comme Dominique Voynet, des associations de protection de l’environnement (Agir pour l’environnement) ou altermondialistes. L’idée avait été même reprise par Jacques Chirac, alors Président de la République. L’idée n’est donc pas neuve mais elle est toujours lettre morte. Plus que jamais, ce projet d’une OME est radicalement urgent, non seulement pour que l’accord de Copenhague ne soit pas qu’un accord de papier mais surtout pour en assurer, le plus vite possible, l’amélioration continue. Alors souhaitons que la reprise de cet engagement par l’actuel Président de la République ne relève pas de l’effet de manches mais soit suivi d’effets. Pour cela la mobilisation citoyenne doit s’organiser.

    Un droit mondial de l’environnement. Le droit international de l’environnement ressemble à une constellation de déclarations et de conventions internationales sur bien des sujets : biodiversité, zones humides, mer etc…. Plusieurs de ces conventions sont dotées d’administrations propres, généralement un secrétariat à l’instar de celui mis en place pour la Convention cadre sur les changements climatiques de 1992, qui pilote aujourd’hui la 15ème conférence des parties à Copenhague. Il existe donc un problème d’unité du droit international de l’environnement. Plus grave, il existe un problème d’effectivité de ces normes. Ainsi, le régime d’observance mis en place à la suite du protocole de Kyoto n’a jamais permis de prévenir le dérapage des émissions de gaz à effet de serre. Structurer et intégrer le droit international de l’environnement est donc un impératif et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) n’y suffit pas, en raison de moyens et de compétences limités. Reste que le projet d‘une OME ne suppose pas nécessairement la disparition du PNUE mais peut au contraire postuler son renforcement. Divers modèles sont envisageables sans qu’il soit toujours nécessaire de remettre en cause le modèle ONU.

 (Suite)

La France veut sauver le thon rouge tout en ménageant les pêcheurs

    La France s'est prononcée en faveur d'une interdiction du commerce international du thon rouge, menacé par la surpêche, sous condition d'un sursis de 18 mois permettant de garantir un soutien européen aux pêcheurs.


   © AFP | Un pêcheur japonais charge des thons rouges sur un bateau au large des côtes croates, le 21 février 2007

   AFP | 04.02.2010 | 07:18

   Ce délai doit permettre la publication de nouvelles études scientifiques fondant la décision et surtout de négocier à Bruxelles des dérogations pour la pêche artisanale (180 bateaux pour 10% des prises) et des subventions pour la vingtaine de thoniers industriels de Méditerranée .

   Présentant la position française mercredi au côté de son homologue de l'Agriculture Bruno Le Maire, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a évoqué une "décision lourde" mais "nécessaire, puisque la majorité des scientifiques pensent que la ressource est en danger". L'annonce a aussitôt déclenché la colère des pêcheurs malgré les compensations promises.

   "On va vers une grosse crise", a prévenu le président du Syndicat des thoniers méditerranéens, Mourad Kahoul, en réclamant "une réunion d'urgence" avec le président de la République.

   "La position de la France est claire: nous soutenons Monaco dans le cadre européen", a indiqué M. Borloo devant la presse. La principauté a réclamé cet automne l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la CITES, la Convention de l'ONU sur le commerce des espèces menacées, lors de sa réunion le mois prochain à Doha, qui proscrit de facto le commerce international.

   La Commission européenne, favorable à cette interdiction, attendait la position française pour la reproposer aux Etats-Membres avec des chances de l'emporter, par le jeu des votes octroyés à chaque pays.

   A ce jour, 80% des prises mondiales sont achetées par le Japon, qui a d'ores et déjà entamé une campagne internationale de lobbying pour contrer une telle mesure.

   MM. Borloo et Le Maire, dont les premiers échanges mercredi matin avec les professionnels ont été houleux, expliquent que, techniquement, ils s'en remettront à l'avis scientifique de la CITES, dont le comité scientifique puis le comité permanent se réuniront en 2011 et décideront de maintenir ou non le commerce international.

   Dans l'intervalle, la Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA/ICCAT), chargée de la gestion des stocks en Atlantique Est et Méditerranée (90% du stock mondial) aura également rendu ses analyses.

   La campagne 2010, pour laquelle la France dispose d'un quota de 2.200 tonnes, est donc garantie de même que celle de 2011, avec une incertitude sur la possibilité d'écouler les prises sur le marché international.

   "On nous dit en substance: sauvons l'espèce, mais pas tout de suite!", a regretté François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace, en reprochant au gouvernement de "plier devant les pêcheurs tout en voulant sauver les apparences".

   Mais l'urgence, pour M. Le Maire, c'est de mettre à profit ce délai pour sauver la pêche côtière artisanale, "qui ne menace pas la ressource mais représente la majorité des emplois et des activités", a-t-il souligné.

   Il lui faut pour cela obtenir une modification du règlement européen qui interdit le commerce des espèces protégées sur le marché communautaire, notamment la création d'une zone économique exclusive (ZEE) française en Méditerranée.

   Le ministre de l'Agriculture réclame également des financements européens au profit des thoniers senneurs qui seraient empêchés de pêcher. Ceux-ci, qui s'étaient développés dans les années 80-90 à grands coups de subventions communautaires, font déjà l'objet d'un plan de sortie de flotte qui les conduira à réduire cette année de 28 à 22 leur nombre de bateaux.


1 milliard de personnes souffrent de la faim

    1 milliard de personnes souffrent de faim chronique, si vous trouvez cela intolérable, cliquez sur ce lien afin de signer la pétition de la FAO.

    Demandez à votre famille, amis ou  collègues de la signer aussi. Lorsque la réduction de la faim dans le monde devient la priorité absolue de l’humanité, les changements suivront.

   Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour un monde libéré de la faim

http://www.1billionhungry.org/fr


Jeux en ligne et menaces criminelles (Alain BAUER )

 

La documentation française, 2009, 7 euros

   Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a confié, en février 2008, au criminologue Alain Bauer, une mission d'étude préparatoire à l'ouverture maîtrisée du marché des jeux sur Internet. L'objectif de cette mission portait sur une évaluation des menaces criminelles qui pourraient résulter de cette ouverture et sur la formulation de recommandations.

    Selon les estimations d'un rapport du CERT-LEXSI, l'activité illégale des jeux en ligne représentait en France, en 2005, entre 300 et 400 millions d'euros annuels de produit brut des jeux, alors que l'activité légale de la Française des jeux et du Pari mutuel urbain sur Internet ne représentait que 110 millions d'euros. Cela signifie qu'environ 75 % de l'activité des jeux à distance en France est actuellement illégale.

    Alors que le rapport Durieux avait fixé les contours d'une ouverture maîtrisée, il était nécessaire de s'interroger sur la criminalisation du jeu en général, et sur Internet en particulier, notamment au regard des enjeux financiers et légaux soulevés. Après audition de différents acteurs professionnels et de policiers européens, il revenait à la mission présidée par Alain Bauer, de proposer dans son rapport les voies et les moyens d'y remédier.

    Cette étude a été réalisée avec le concours du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (DRMCC) de l'Institut de criminologie de Paris. Y ont participé : Laurence Utah, criminologue spécialisée sur les menaces Internet, Noël Pons, conseiller au service central de prévention de la corruption, Stéphane Quéré, criminologue, et Xavier Rainer directeur des recherches au DRMCC.


Le pire dictateur est en France

Il ne faut pas le dire trop fort, mais l'un des pires dictateurs du monde est actuellement en visite à Paris. Dans la plus grande discrétion. Au menu, un déjeuner avec Nicolas Sarkozy, une rencontre avec Bernard Kouchner puis Gérard Larcher... Et quelques petites entreprises françaises clôtureront la sauterie. Une visite qui sent le gaz...

Sarkozy Turkmenistan

Lundi midi, moins d'une semaine après son discours de Davos, emprunt d'une éthique et d'une humanité sans pareilles, Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Gourbangouly Mialikgoulyïevitch Berdymoukhammedov. L'homme est le président (démocratiquement élu à 89%) du Turkménistan, un havre de paix couvert de statues gigantesques de son prédécesseur, Saparmourat Ataïevitch Niazov, dont le charmant visage orne des billets de banque jusqu'aux bouteilles de Vodka. Un écrivain hors-pair, aussi, autoproclamé "guide spirituel de la nation" et prophète des temps nouveaux. Wikipedia lui attribue cette citation : "Celui qui par trois fois lira le Ruhnama [son oeuvre, d'une valeur spirituelle identique au Coran ou à la Bible, selon lui] trouvera une richesse spirituelle, deviendra plus intelligent, reconnaîtra l'existence divine et ira directement au paradis". Et dire que ce charmant jeune homme est mort en décembre 2006, quelques mois seulement avant l'avènement de notre prophète national...

Bizness is bizness

Bref, le Turkménistan est aujourd'hui l'un des pays les plus répressifs et les plus fermés, au niveau de la Birmanie et de la Corée du Nord. Largement devant l'Irak de Saddam et le Cuba de Fidel. Et le nouveau président semble respecter la tradition, faisant placarder des photos géantes de son joli minois sur les murs du pays. Mais cet État de 4,8 millions d'âmes est riche en hydrocarbures. Et pas qu'un peu. Il possède la cinquième plus importante réserve gazière du monde. Depuis que Poutine joue à la roulette russe avec ses livraisons de gaz à l'Ukraine et à l'Europe, l'UE cherche de nouveaux fournisseurs. Ce sera chose faite d'ici peu. Un accord de partenariat et de coopération entre l'Europe et le Turkménistan est en cours de ratification. Il ne devrait plus tarder à grimper à l'ordre du jour du Parlement européen.

Bouygues à l'affut

Une fois le projet entériné, il faudra construire, et construire encore. L’extraction, le traitement et le transport de ce carburant si précieux génèrera des milliards d'euros de contrats. De quoi justifier cette réception en grande pompe : le président de la république, le ministre des affaires étrangères et le président du Sénat, excusez du peu ! Si peu d'éléments concrets filtrent des discussions, gageons que Nicolas Sarkozy ne multiplie pas ces rencontres pour le simple plaisir d'accrocher une nouvelle effigie de dictateur à son tableau de "meilleurs amis du monde".

Notre guide avait promis d'aller chercher la croissance avec les dents... Il a trouvé à qui parler, en la personne de Berdymoukhammedov, ancien dentiste de profession. Ce qui n'est pas pour déplaire à son témoin de mariage, Martin Bouygues. Le bétonneur en chef apprécie particulièrement cette dictature, qui lui a offert pour plus d'un milliard de dollars de contrats ces dernières années... Au risque de fâcher notre président qui déclarait en 2007 que "le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature a travers le monde".

Nul doute que le prochain voyage officiel de Nicolas Sarkozy au Turkmenistan (décidé mais non encore planifié) sera retransmis en direct par TF1 (filiale du groupe Bouygues et spécialiste des interviews fantasques de dictateurs turkmènes)...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 


Les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire ( Alain BAUER, François-Bernard HUYGUE )

 

  2009,     368 p.     29 euros

     Que se passe-t-il dans la tête d'un terroriste qui se dit révolutionnaire ? Quelles idées tuent qui ? Quels écrits annoncent ou justifient l'attentat ? Comment dans des démocraties européennes des années 70/80, social-démocrates ou libérales, finit-on par abattre des civils, au nom de masses qui rechignent à se révolter ? Quelles vagues ont précédé, quelles vagues suivront ? Avant de juger ou d'anticiper, il faut commencer par savoir comment, à partir des notions très contestées de terrorisme et de révolution, s'élabore un corpus idéologique, comment il est interprété. Et comment les circonstances transforment parfois des intellectuels d'encre en intellectuels de poudre ou des tueurs en théoriciens. C'est désormais possible avec cette anthologie – sources, confessions, justifications, doctrines, communiqués – dont se nourrit l'action armée et qui éclaire les mécanismes du passage à l'acte, ses constantes et ses répétitions. Hier, un lecteur attentif aurait sans doute pu prévoir quelles idées déboucheraient sur quelles violences. Regretterons-nous demain de ne pas l'avoir fait maintenant ?

      Alain Bauer, professeur de criminologie au CNAM, à New York et Beijing. Consultant sur le terrorisme des Polices de New York ou Los Angeles, auteur de nombreux ouvrages sur la police, les questions criminelles ou le terrorisme.
     François-Bernard Huyghe, docteur d'État en sciences politiques, chercheur à l'IRIS (institut de recherches internationales et stratégiques), blogger influent, est l'auteur d'ouvrages sur les rapports entre idéologies, information et violence, comme

      -L'ennemi à l'ère numérique (PUF) ou

      -Maîtres du faire croire, de la propagande à l'influence.


Rôle des prairies dans la lutte contre le changement climatique

 

 

Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts, selon un nouveau rapport de la FAO.

Couvrant quelque 30 pour cent de la surface de la terre non couverte par la glace et représentant 70 pour cent des terres agricoles, les quelque 3,4 milliards d'hectares de prairies peuvent jouer un rôle important en ce qui a trait à l'adaptation et à la réduction de la vulnérabilité au changement climatique de plus d'un milliard de personnes qui dépendent de l'élevage.

Selon le rapport Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change, publié le mois dernier, la réalisation de ce potentiel devrait être une des principales priorités de l'après-Kyoto.


"Le monde devra utiliser toutes les options pour limiter le réchauffement mondial moyen à 2 degrés Celsius. L'agriculture et l'exploitation des sols ont le potentiel pour minimiser les émissions nettes de gaz à effet de serre grâce à des pratiques particulières, en renforçant plus particulièrement le carbone du sol et de la biomasse. Dans le même temps, ces pratiques peuvent augmenter la productivité et la résilience de l'agriculture, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté", selon M. Alexander Müller, sous-Directeur général de la FAO.

La dégradation des terres


Les pâturages stockent 30 pour cent du carbone du sol dans le monde en plus de la quantité importante de carbone du sous-sol retenue par les arbres, les buissons, les arbustes et les graminées. Mais ils sont particulièrement sensibles à la dégradation des sols. Celle-ci affecte quelque 70 pour cent des pâturages à cause du surpâturage, de la salinisation, de l'acidification et d'autres processus. La pression sur les terres s'accroît également pour satisfaire la demande croissante en viande et produits laitiers.

Des pratiques de gestion améliorées susceptibles de restaurer la matière organique des sols des prairies, de réduire l'érosion et de diminuer les pertes provenant des incendies et du surpâturage peuvent donc contribuer à séquestrer de grandes quantités de carbone - jusqu'à 1 milliard de tonnes par an, selon certaines estimations. Mais cela nécessiterait un effort mondial vigoureux et coordonné ainsi que des financements appropriés.

Un objectif plus réalisable dans l'immédiat serait de faire en sorte que 5 à 10 pour cent des terres de parcours soient gérées de manière à séquestrer le carbone d'ici à 2020. Cela permettrait de stocker 184 millions de tonnes de carbone par an.

Il faudra aussi surmonter les obstacles socio-politiques et économiques, notamment les questions de propriété foncière et de privatisation, la concurrence des cultures et le manque d'éducation et de services de santé pour les pasteurs mobiles ou nomades.

Défense contre la sécheresse


L'augmentation des quantités de carbone séquestrées dans les prairies peut aider les populations pastorales à s'adapter au changement climatique parce que le carbone supplémentaire ainsi stocké améliore la capacité des sols à retenir l'eau et donc leur capacité à résister à la sécheresse.

Une autre considération est la préservation de la biodiversité. Selon certaines estimations, le potentiel de biodiversité des prairies est seulement légèrement inférieur à celui des forêts. Mais il est également prouvé que le nombre d'espèces animales et végétales et les microorganismes du sol se trouvant dans les terres de pâturage baissent de façon alarmante à cause de la mauvaise gestion, du changement d'affectation des terres et, plus récemment, du changement climatique.

Le rapport suggère que les mesures destinées à promouvoir une gestion améliorée des prairies devraient inclure le paiement des services environnementaux, qui comprennent à la fois des avantages financiers et des incitations non financières, notamment la formation et le partage des connaissances.

Un meilleur accès aux mécanismes de développement et de financement, comme le Fonds pour l'environnement mondial, consoliderait les efforts contribuant à une utilisation durable des prairies et à la restauration de leur potentiel de stockage du carbone.

Outre l'atténuation du changement climatique, ces efforts pourraient également contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'amélioration des moyens de subsistance des populations pastorales et agropastorales.

 


Contre-pouvoirs: De la société d'autorité à la démocratie d'influence

 

Ellipses, 2009, 14,50 euros

Cet ouvrage est consacré à la démocratie d'influence révélée a contrario par les stratégies des groupes contestataires et des contre-pouvoirs face aux institutions. Les auteurs analysent le glissement d'une société d'autorité vers un système où il faut d'abord convaincre et séduire, mais aussi formater les mentalités pour agir sur les hommes et préparer ainsi l'avenir collectif. Ce livre décrypte une nouvelle dimension de la politique : les interactions entre les organisations vouées à l'influence à travers médias et réseaux, les stratégies du faire-croire et du faire-voir.


La prairie sur le toit : Techniques de végétalisation des toitures en pente -(Thierry Houdart , Marie-France Houdart)

2004   131 p.   16 €

    Des herbes hautes qui ondoient au gré des vents, des fleurs qui viennent éclore au fil des saisons, le vert des près qui touche le bleu du ciel : c'est un toit. Mettre une prairie sur sa maison ne relève ni du conte ni du rêve, mais répond aujourd'hui au besoin urgent de protéger l'homme et sa planète : elle isole du froid et du chaud, économise l'énergie, stocke le carbone, purifie l'air absorbe la pollution, réduit les risques d'inondation, protège du bruit...

    Après nous avoir fait découvrir la tradition et le renouveau des toitures-prairies en Europe, Thierry et Marie-F Houdart, qui font pousser l'herbe sur les toits depuis de nombreuses années, nous expliquent leurs techniques. Sur les constructions rurales et urbaines, traditionnelles ou contemporaines, anciennes ou nouvelles, la prairie va pouvoir recouvrir nos toits, même les plus pentus. Notre environnement sera alors plus beau et plus sain.


Haïti: le relèvement passe, en premier lieu, par l’agriculture

     Alors que la phase de secours d'urgence est en cours en Haïti, les efforts locaux et de la communauté internationale doivent porter simultanément sur l'appui urgent à la production agricole, au relèvement de l'agriculture et à la reconstruction, a déclaré aujourd'hui M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.

    Il convient d'apporter une aide immédiate aux agriculteurs haïtiens avant la saison des semis de printemps qui commence en mars, a souligné M. Diouf. La consommation de céréales de Haïti est estimée à environ 1 million de tonnes dont quelque 63 pour cent sont importées.

    «La priorité est d'approvisionner les agriculteurs en semences, engrais, aliments du bétail et vaccins pour animaux ainsi qu'en outils agricoles», a précisé M. Diouf.

    Il est d'une importance vitale de renforcer les programmes de production locale de semences de qualité et préparer les engrais adaptés en fonction des différentes cultures et zones de production d'Haïti.

                    Exode vers les zones rurales

    «Il est urgent que nous fassions tout cela compte tenu, d'une part, de l'exode de milliers de personnes fuyant la capitale dévastée, Port-au-Prince, pour gagner les zones rurales et, d'autre part, de la hausse des prix des denrées alimentaires», a fait observer M. Diouf.

    «Ces personnes doivent pouvoir disposer des moyens nécessaires pour assurer leur subsistance et trouver des emplois générateurs de revenus», a-t-il dit.

    Selon les estimations, 53 pour cent de la population d'Haïti vivent dans les zones rurales et 47 pour cent dans les villes.

                     Une saison agricole cruciale

    Les semis de printemps, qui durent jusqu'en mai, représentent 60 pour cent de la production agricole d'Haïti. Les infrastructures agricoles vitales, notamment les installations de stockage et les canaux d'irrigation ayant été endommagés, les agriculteurs auront besoin de toute l'aide qu'ils pourront obtenir pour la prochaine saison.

    Les programmes de la  FAO visant à accroître la production alimentaire en Haïti totalisent en valeur  49 millions de dollars grâce à l'apport de plusieurs bailleurs de fonds dont l'Union européenne, le Fonds international de développement agricole, la Banque mondiale, la France, le Canada, l'Espagne, l'Autriche, le Brésil et la Belgique.

    Ces programmes comprennent notamment la multiplication et la distribution de semences de qualité adaptées et de plants au profit des agriculteurs pauvres. Ces derniers peuvent également compter sur la distribution d'engrais et d'outils agricoles.

    Les programmes du Gouvernement et de la FAO en Haïti avaient permis, en 2009, de stimuler la production agricole nationale de 15 pour cent et de réduire le nombre d'Haïtiens souffrant de malnutrition.

                     La hausse des prix des denrées alimentaires

    Les prix des denrées alimentaires à Port-au-Prince et ailleurs sont en hausse en raison à la fois des pénuries de nourriture et de carburant et des dégâts subis par la filière d'approvisionnement, les entrepôts et le port. Cette hausse menace la survie des pauvres sur l'ensemble du territoire haïtien.

    «Le séisme a frappé l'ouest et le sud d'Haïti, mais la catastrophe est nationale», a déclaré le Directeur général de la FAO.

    «Pour empêcher la catastrophe urbaine d'entraîner une tragédie rurale, il est crucial de sauver la prochaine saison agricole.»

    73 agents de la FAO sont sur le terrain en Haïti et leur nombre augmentera rapidement au cours des prochains jours dans le cadre de l'appui de l'Organisation au Gouvernement et au ministère de l'agriculture qui ont essuyé des pertes en vies humaines et des dégâts considérables.

    La FAO déploie en ce moment des experts chargés d'évaluer l'impact du tremblement de terre sur le secteur agricole et les infrastructures dans les zones touchées par le séisme.


Essai sur le don (Marcel MAUSS )

        

       2007   248 p.   10 €

         Quelle est la règle de droit et d'intérêt qui, dans les sociétés de type arriéré ou archaïque, fait que le présent reçu est obligatoirement rendu ? Quelle force y a-t-il dans la chose qu'on donne qui fait que le donateur la rend ? ". En réalité, à partir de cette étude menée sur la nature des transactions humaines de la Mélanésie à l'Alaska et dans les sociétés indo-européennes anciennes, Marcel Mauss constate que " la morale et l'économie qui agissent dans ces transactions fonctionnent encore dans nos sociétés de façon constante. ".        Pourquoi lire encore de nos jours cet essai, que Mauss lui-même reconnaissait comme imparfait, et de plus comment le comprendre ? Dans une introduction essentielle, Florence Weber analyse le travail de Mauss, la synthèse des travaux ethnographiques antérieurs, les réinterprétations théoriques qui en ont été faites, les multiples recherches empiriques qui s'en sont inspirées. " Le lire aujourd'hui, c'est prendre la mesure des perspectives qu'il a ouvertes et retrouver à leur racine les principes de l'approche ethnographique des prestations sans marché, un continent mieux exploré aujourd'hui. C'est aussi, apprendre à en finir avec le don ".

      Disciple et neveu de Durkheim, Marcel Mauss (1872-1950) doit sa notoriété à ce célèbre essai sur le don, publié en 1925 dans l'Année sociologique. Dès 1901 il participa au comit%E


L'intoxication d'un agriculteur par un herbicide de Monsanto jugée maladie professionnelle

    La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux a confirmé jeudi le jugement rendu le 3 novembre 2008 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Angoulême qui reconnaissait à Paul François, agriculteur à Bernac (Charente), un lien entre les pathologies dont il souffre et une intoxication à l'herbicide Lasso fabriqué Monsanto et retiré du marché en 2007.

    Agé de 44 ans, Paul François avait été intoxiqué le 27 avril 2004 alors qu'il nettoyait une cuve-pulvérisateur ayant contenu l'herbicide incriminé.

    "A l'époque, j'ai eu de nombreux problèmes de céphalées suivis de pertes de connaissance et d'amnésie. J'ai été hospitalisé cinq mois, dont deux à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière", a-t-il déclaré jeudi à l'Associated Press à l'issue de l'audience, disant s'apprêter à se rendre à un rendez-vous chez "un neurologue pour le suivi des troubles dont il souffre encore".

    L'exploitant agricole a par ailleurs dit avoir participé voici quinze jours à Ruffec (Charente) à une réunion "avec des collègues venus d'autres départements ayant utilisé le Lasso et souffrant eux aussi des mêmes problèmes de santé".

    La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux était saisie par l'Assurance accident des exploitants agricoles (AAEXA), intermédiaire entre la profession et la Mutualité sociale agricole (MSA) qui s'opposait au jugement du tribunal d'Angoulême.

    Ce dernier avait jugé que "la rechute déclarée le 29 novembre 2004 par Paul François est directement liée à l'accident du travail dont il a été victime le 27 avril 2004" et "doit être prise en charge au titre de la législation professionnelle". La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux a donc confirmé jeudi la décision du tribunal angoumoisin, estimant à son tour que "la rechute de maladie doit être interprétée au titre de la législation professionnelle".

    Se félicitant de ce jugement, Me François Lafforgue, avocat de l'exploitant agricole, a par ailleurs rappelé qu'une procédure était engagée auprès du tribunal de grande instance de Lyon contre Monsanto pour "non respect des obligations de renseignement sur les précautions à prendre dans l'utilisation de solvants dangereux".

    Me Lafforgue, qui "espère pouvoir plaider sur ce dossier en 2010", rappelle que la décision en appel de Bordeaux est "une première importante pour les autres agriculteurs concernés".


Penser le développement durable ( Jean-Philippe PIERRON )

 

Ellipses,  2009,  18 euros

     Notre culture fait retour sur sa situation historique, avec une rare intensité. Elle y découvre une répartition très inégale des richesses à l'échelle planétaire intrinsèquement liée à une dégradation de la biosphère. L'intensité des débats qui animent les enjeux du développement durable le manifeste.
     En effet, il ambitionne de répliquer à la globalisation technicienne et à la mondialisation économique. Il promeut une humanisation sociale et politique des biens communs mondiaux, permettant aux hommes, conscients d'être solidaires de tous les vivants, d'habiter la terre durablement.
    Au-delà d'un ton apocalyptique relatif à la catastrophe écologique et sociale présente, le développement durable promeut les linéaments d'une civilisation mondiale, reprenant à nouveaux frais la « fabrique de l'homme ». Sous cet angle il apparaît comme le creuset au sein duquel les grandes catégories de l'Occident
- nature/culture, personne/chose, rationalité instrumentale/raison pratique, le concept de Nature ou de Terre - sont reconfigurées.
     Plus qu'un nouveau moralisme - la pureté écologiste, l'ascétisme de la frugalité, la culpabilisation morbide -, ou qu'un opportunisme, le développement durable ne travaille-t-il pas à expliciter une métaphysique attentive à définir la place de l'homme parmi tous les êtres (plantes et animaux) dans un contexte sécularisé ? Ne propose-t-il pas une nouvelle alliance de l'homme avec la nature (écologie), les autres (économie et société) et lui-même (éthique, métaphysique et spiritualité) ?

    Jean-Philippe Pierron, philosophe, enseigne à l'université Jean Moulin-Lyon III. Il est responsable pédagogique du Master « Éthique et Développement durable » au sein de cette faculté. Ses travaux développent une réflexion éthique et politique sur les sociétés contemporaines, dans la ligne de l'herméneutique philosophique, qu'il travaille à articuler avec la poétique bachelardienne, en explicitant les liens de l'imagination et de l'action. C'est à partir du questionnement éthique qu'il envisage les enjeux du développement durable, à la croisée entre éthique de l'environnement, éthique des technologies et droits de l'homme. Il a publié d'autres ouvrages aux éditions du Seuil et du Cerf.


Initiative sur la flambée des prix des aliments

 

    Les cours internationaux des produits alimentaires sont descendus des pics de 2008 mais ils n’ont pas retrouvé leurs niveaux de 2006 et ils resteront probablement volatiles. Dans un grand nombre de pays en développement, le coût des denrées alimentaires de base reste obstinément élevé alors que la crise financière limite la capacité des pauvres de faire face à la hausse.

    S’il a été vital d’alléger l'incidence de la flambée des prix des denrées alimentaires dès le début de la crise, il ne faut cependant pas en rester là. Les efforts doivent maintenant porter sur le renforcement de la capacité de résistance des agriculteurs face à de futures crises et l'amélioration de la sécurité alimentaire à long terme.

 (Suite)

Bonnes nouvelles des cyberactions

     
    journal des bonnes nouvelles du 14/01/2010

  Bonne nouvelle pour la démocratie et pour les idées écologistes et humanistes :

   le prix nobel alternatif Nicanor Perlas rentre dans la course à la présidence philippine

   Nicanor Perlas, prix nobel alternatif 2003, a été réintégré dans la liste officielle des 10 candidats à la présidentielle des Philippines.

   La campagne internationale de protestation a certainement joué un rôle : 2060 citoyens d'une cinquantaine de pays avaient signé une pétition et interpellé la commission philippine. Parmi eux, on pouvait voir des personnalités comme Chico Whitaker co-fondateur du forum social  mondial, prix nobel alternatif,
2 autres prix nobel alternatif, et  José Bové. Bob Brown leader des verts australiens et " les Verts" ( France) avait publiés des communiqués. Cyberacteurs avait aussi relayé l'information et la campagne à laquelle 3324 d'entre vous ont participé

    Nous invitons chacun à s'intéresser aux idées défendues par Nicanor Perlas : c'est vraiment une vision d'avenir mobilisatrice s'appuyant non-seulement par des actions politiques mais aussi par des actions et des coopérations dans les champs de la culture ( éducation, société civile) et de l'économie. Bien sûr les questions écologiques, de lutte contre la  pauvreté et contre la  corruption sont centrales dans une plateforme politique impressionnante pour un vrai développement humain et  durable authentique. Les concepts de coopération tri-sectoriels et de tri-articulation sociale y sont présentés et y montrent leur potentiel
    Les philippins auront ainsi un vrai choix pour prendre en main leur destin, en harmonie avec le reste de la planète. Des idées véritablement dignes du 21 iéme siécle vont grandir et elles concernent le monde entier.

    Frédéric Vanpoulle, pour le groupe francophone de soutien à Nicanor Perlas ( a people for Perlas)

  ps : merci à tout ceux qui ont participé à cette campagne, merci à tout ceux qui relaieront ces informations.
http://apeopleforperlas.ning.com

   la plateforme politique du parti de Nicanor Perlas ( en anglais):
political platform <http://www.nicanor-perlas.com/Nicanor/complete-platform2.html>

Le jardin bio ( Marie-Louise Kreuter, Manuel Boghossian )

juin 2009      354 p.     24,90 €

     Le respect de l'environnement est aujourd'hui un impératif pour le futur de notre planète et la santé de nos enfants. Et le premier pas commence chez nous, dans nos maisons et nos jardins. Pour vous initier au jardinage bio, profitez des conseils de ce guide, qui fait autorité depuis plus de 20 ans dans le domaine de la culture des fleurs, des fruits et des légumes par des méthodes naturelles. Vous y apprendrez tout ce qu'il faut savoir pour entreprendre et cultiver un jardin bio : apprendre à préparer la terre et savoir que planter ; protéger vos plantations des insectes et autres nuisibles par des moyens naturels ; choisir les essences adaptées à la terre et à la taille de votre jardin et les tailler ; connaître les légumes qui font bon ménage et choisir les fleurs qui s'adapteront le mieux à votre projet ; préparer vous-même composts et purins végétaux...   

   Vous y trouverez également un calendrier qui vous aidera à prévoir vos travaux de jardinage, mois après mois, afin de travailler en synergie avec la nature pour profiter au maximum de votre jardin en y investissant un minimum d'efforts. Un ouvrage absolument indispensable à tout ceux qui veulent créer un jardin biologique dans le respect de la nature et retrouver la vraie saveur des fruits et des légumes !


Derrière le mythe du microcrédit


    Des mini-prêts pour aider les plus démunis à sortir de la pauvreté: ce système d’aide, popularisé par le prix Nobel de la paix Mohammed Yunus, a aussi ses limites. Notamment pour les droits des femmes.

    Depuis que Mohammed Yunus, ingénieux fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, a reçu le prix Nobel de la Paix en 2005, l’efficacité du microcrédit comme dispositif de lutte contre pauvreté a rarement été remis en cause. Ce personnage très charismatique est devenu, notamment grâce à la bienveillance des médias, un héros des temps modernes, dont la vison est peu contestée.

     Nul ne mentionne, par exemple, que le professeur d’économie n’est pas tout à fait l’inventeur du microcrédit, puisque des systèmes de côtisations informels et autogérés, basés sur la confiance mutuelle et fonctionnant sans intérêt existaient dans de nombreuses sociétés.

          "Microendettement"

    Ces précisions sont d’autant plus nécessaires qu’aujourd’hui, le microcrédit est perçu comme une solution à développer face à la crise. Ce système pourrait même, nous dit-on, sortir le continent africain du marasme économique, en faisant des femmes des "super agents de développement".

    A savoir des entrepreneures, mères et voisines altruistes, clientes responsables qui remboursent (presque) toujours leurs crédits… C’est sur leurs frêles épaules que repose désormais l’espoir de mettre une fin à la pauvreté.

   Voilà pourquoi il devient urgent de se pencher sur les failles du microcrédit. En invoquant tout d'abord l'argument le plus connu: avec des taux d’intérêt la plupart du temps au-dessus de 20%, le microcrédit n’entraine souvent que du "micro endettement".

    Je voudrais ici expliquer une autre limite de ce système, qui concerne les rapports sociaux entre hommes et femmes: la question de l’influence du microcrédit sur le statut des femmes dans les familles et communautés, sur leurs rôles, tâches et responsabilités, sur les relations avec leurs époux, fils, frères, pères et plus généralement des hommes de leur société.

    Sur ces questions liées au genre, le bilan de l’impact du microcrédit est mitigé et plusieurs signaux alarmants le prouvent. Sur le sous-continent indien et pour des programmes proposant du crédit exclusivement à des femmes, les évaluations montrent qu’un pourcentage significatif de femmes souscrit un microcrédit sur demande de leur mari qui est le seul à contrôler l’utilisation et les éventuels bénéfices de ce crédit.

     En Afrique par exemple, des évaluations montrent qu’une hausse des revenus de la femme risque d’entraîner une diminution quasi-proportionnelle des dépenses familiales de la part de l’époux. La répartition des tâches, charges et responsabilités évolue aussi fréquemment en défaveur des femmes qui avaient déjà auparavant une journée de travail plus longue que les hommes.

                   Hausse des violences domestiques

    Enfin, beaucoup des bénéficiaires du microcrédit, notamment celles dont les entreprises fleurissent, témoignent d’une hausse de la violence domestique et d’une crise dans leur couple, les époux se voyant remis en question dans leurs rôles traditionnels, sans avoir beaucoup d’ouvertures pour évoluer vers d’autres.

    La liste est loin d’être exhaustive, mais nous aide à comprendre que le microcrédit à lui seul ne peut pas être une solution viable pour les luttes contre la pauvreté et les inégalités dont pâtissent les femmes.

    Il ne peut porter ses fruits que s’il est accompagné de formations de qualité, de services sociaux efficaces pour soulager les femmes dans leur responsabilités envers la famille, des appuis à leurs organisations, un meilleur accès à des postes politiques pour faire valoir leurs besoins et intérêts et – last but not least – des hommes qui changent aussi.

     C’est peut-être un appui à l’évolution des hommes vers une masculinité plus responsable, moins violente et plus ouverte au partage (du pouvoir, des droits, des richesses), mais aussi vers des relations humaines d’égal à égal. Des étapes qui permettront, c’est sûr, d’avancer vers un développement humain durable. Voilà un macro chantier!


3000 sites pollués en Antarctique

     L'association Robin des Bois a fait des recherches pendant un an avant de faire un inventaire des sites arctiques pollués par des déchets métalliques, chimiques et domestiques, les déchets radioactifs ayant été écartés de l'étude. Au total, on recense 2750 sites pollués, répartis entre l'Alaska (509 sites), le Canada (662), le Groenland (468), la Suède (418), la Norvège (524) et la Finlande (169). Seules les autorités russes ont refusé de répondre aux sollicitations de l'association. L'Arctique a longtemps été perçu comme le lieu de confinement optimal des déchets de tous horizons. Poubelle des pays riverains depuis une trentaine d'années, l'Arctique voit -elle- aujourd'hui ses rivières, lacs et eaux souterraines imprégnés par de multiples polluants, dont les PCB (polychlorobiphényles). Cette contamination est la résultante des variations de température et des niveaux des eaux, de la fonte des neiges, de la pluie et des inondations, interdisant au gel de jouer son rôle de cocon pour les polluants.  

     Plus d'infos sur Robindesbois.org

L'eau, bien commun de l'humanité

Si vous estimez que l'eau est un bien commun de l'humanité, signez l'appel ci-dessous:

http://www.france-libertes.org/ 

 

La question environnementale et la crise écologique sont aujourd’hui un défi majeur. Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience que nos modes de vie actuels et la conception dominante du développement économique menacent gravement l’équilibre de la vie sur Terre.

Tous les citoyens sont appelés à s’engager pour la sauvegarde de l’eau, ressource nécessaire à la survie de la planète, bien commun de l’humanité.
Le mouvement des Porteurs d’eau, initié au Canada, est aujourd’hui présent dans plusieurs pays. Il répond au besoin de favoriser l’engagement et la prise de conscience des citoyens sur la question de l’eau, grâce à des actions de sensibilisation et à des activités pédagogiques. La Fondation France Libertés est le relais en France du mouvement des Porteurs d’eau.


La nouvelle dictature médico-scientifique : L'emprise des lobbies sur notre santé ( Sylvie Simon )

2006      256 p.     16 €

       Loin d'être un réquisitoire contre la science ou la médecine, ce livre pointe du doigt l'inquiétante corruption de ces milieux, cause de scandales et de mensonges institutionnalisés : médicaments dangereux (voire mortels), résultats falsifiés, sang contaminé, pollutions diverses, mensonges sur le cancer, le sida, la grippe aviaire, les hormones, les vaccinations... Sylvie Simon indique clairement à qui profite cette désinformation. 
    Sylvie Simon est écrivain et journaliste. Depuis quelques années, elle combat les idées reçues en explorant divers domaines de la science, et consacre la plus grande partie de son activité à militer contre la désinformation en matière de santé et d'écologie, sujets de brûlante actualité. Elle a déjà publié plusieurs essais sur des scandales (sang contaminé, vaches folles, amiante, hormones de croissance, vaccins etc.), générés par la corruption de certains milieux et d'experts dits " scientifiques ".


Les "Converse" de l'Afrique

      Les vieux pneus d'Ethiopie sont réutilisés. Depuis plusieurs dizaines d'années, la population en fait des sandales, à la fois solides et bon marché. La fabrication rencontre un improbable succès international. En ajoutant un dessus en coton ou en cuir à des semelles faites de pneus recyclés, la marque de chaussures a déjà vendu plusieurs milliers de paires de tongs, chaussures de voile et baskets à des clients étrangers.
    Cinq ans après ses débuts, l'entreprise certifiée "commerce équitable" compte 45 employés à temps plein capables de fabriquer jusqu'à 500 paires de chaussures par jour. Les chaussures de la gamme (d'une valeur allant de 23 à 45 euros) seront mises en vente au Royaume-Uni et au Japon.

    La firme s'est fixée un objectif impressionnant: la vente de 335 000 euros de chaussures en 2010. Encouragée par son succès, elle a même lancé la construction d'une usine alimentée à l'énergie solaire.

Plus d'infos sur Courrier-international.