Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Vers un monde plus juste

Calculatrice à eau " C1513BL "

 Nouvelle technologie à la pointe de l'action écologique .

-Ni pile,

-Ni énergie solaire

  Découvrez la dernière invention  dans le domaine de l'énergie renouvelable, non polluante :


l'ENERGIE  HYDRIQUE

  Cette tehnologie brevetée utilise 2 électrodes en alliages spéciaux dont l'une est positive et l'autre négative. Lorsque les 2 électrodes sont immergées , la réaction qui se produit , génère de l'énergie électrique. Lorsque l'affichage de l'écran faiblit , il faut remettre de l'eau pure , non calcaire, environ tous les 2 mois.

-Pas de rejet de pile dans la nature

-Uniquement l'eau pour énergie

   En vente dans les magasins    CALIPAGE


APE :LE REVEIL A SONNE .

   En décembre 2 007, les Accords de partenariat économique (APE ) auraient dû remplacer les accords de Cotonou .Parce qu'ils craignaient les conséquences sur leur économie, 41 des 76 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP ) les ont refusés. Retour sur une crise avec le Dr. Cheikh T. Dieye, Coordinateur du programme commerce à Enda Tiers Monde . (1)  

 Pourquoi la Commission européenne a-t-elle négocié individuellement avec les pays , alors qu'elle promeut officiellement l'intégration régionale ?

   Cheikh T. Dieye : A l'origine , l'Europe avait fait le choix de diviser les pays ACP en régions et de négocier avec leurs représentants. Mais  dans la pratique, elle s'est heurtée à leur résistance . Le 5 octobre 2 007, à Abidjan, la CEDEAO (2) refuse de signer l'accord et demande du temps pour évaluer globalement les impacts , définir les produits sensibles et obtenir un calendrier clair pour faire de l'APE régional "un réel instrument de croissance et de développement" . L'Union européenne a alors changé de tactique et a négocié vec les pays individuellement (3). Or les pays qui n'appartiennent pas aux pays les moins avancés (Pays "non PMA" ) ne disposaient d'aucune proposition de la part de la CEDEAO pour les aider à supporter les coûts liés à la perte de l'accès au marché européen. Le Ghana et la Côte d'Ivoire ont adopté la démarche la plus sage individuellement

   Concrètement, comment cela s'est-il passé pour ces pays ?

   C.T.D.: La situation qui s'est présentée a été aussi inédite qu'inattendue pour les 3 pays "non PMA" de la région - Nigéria, Ghana et Côte d'Ivoire. En 2 007 la Commission européenne avait rejeté toutes les alternatives proposées .  Les 3 pays se sont donc retrouvés devant le choix de signer des accords dommageables pour leur développement ou d'engendrer une crise économique à court terme, menaçant des milliers d'emplois. Le 17 décembre à Ouagadougou, les pays  de la CEDEAO ont d'ailleurs dénoncé " les pressions exercées par la Commission européenne sur les pays de la région, de nature à diviser la région et à compromettre le processus d'intégration régionale " .

  Quelles sont les conséquences sur les autres pays de la région ?

   C.T.D.  : En 2 002 l'Europe avait donné 5 ans à la CEDEAO pour faire aboutir un processus d'intégration régionale, qu'elle-même a mis des décennies à construire. (.......) Heureusement, cette situation a fait prendr conscience à ces pays que le marché européen n'est pas une fin en soi : ils n'exportent que des matières premières vers l'Europe, alors que la région absorbe leurs produits manufacturés.

  Comment ressortir par le haut de l'impasse dans laquelle la région se trouve actuellement?

   C.T.D. :La CEDEAO s'est réunie à deux reprises pour trouver une sortie de crise. Elle doit poursuivre 2 objectifs à la fois : encadrer la Côte d'Ivoire et le Ghana pour dissoudre leurs APE intérimaires dans un accord régional et convaincre le Sénégal, qui s'est opposé  publiquement à la signature, que l'accord en négociation peut être porteur de développement, si les conditions préalables sont réunies . Si les négociations avec L'U.E. ont eu un effet positif , c'est celui de réveiller le processus  d'intégration et de faire prendre conscience  de sa nécessité . Cependant, le délai de 15 mois accordé par la Commission est bien trop court. Une intégration régionle bâclée risquerait d'accroître la vulnérabilité de la région .

 (1) Enda Tiers Monde est membre d'African trade Network (ATN) . Créé en 1 998 , ATNregroupe 25 organistions dans 15 pays africains. IIl joue un rôle essentiel dans le renforcement des capacités de la société civile africaine sur les questions de commerce et d'investissement. ATN est un acteur clé des négociations des APE en Afrique. Plus d'information  : 

 www.twnafrica.org  et www.enda.sn

(2)  CEDEAO  : Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest

(3) Oxfam International a lancé le rapport: "Partenariat ou jeu de pouvoir ", qui fait une analyse exhaustive des accords intérimaires. plus d'informations : www.oxfam.org/fr

  Propos recueillis par Jean- Denis CROLA  et publiés dans  ALTERMONDE  N° 14 (juin-août 2 008 )  p. 31


Reporters d'espoirs .

   L'AGENCE D'INFORMATIONS  Reporters d'Espoirs  propose un genre journalistiue nouveau: le journalisme de solutions. Reporters d'Espoirs  identifie les initiatives apportant de vraies réponses aux enjeux de notre époque . Elle propose cette information aux médias et à l'ensemble des acteurs de notre société ( associations , entreprises , collectivités...). L'objectif de cette action médiatique: promouvoir une information qui favorise une envie d'agir collective. Le 18 juin 2 008 a eu lieu la 3eme édition du prix Reporters d'Espoirs . Ce prix récompense des journalistes de la presse francophone et télévision française qui mettent en avant des initiatives porteuses de solutions. Les articles lauréats sont présentés dans un magazine édité en partenariat avec Courrier International . On peut se procurer le magazine sur le site .

   Plus d'informations:     www.reportersdespoirs.org

Paru dans  ALTERMONDES   n° 14   (juin-août 2 008 )


le bout du tunnel, après un an de crise

Avis de recherche : le bout du tunnel, après un an de crise

La crise financière déclenchée aux États-Unis à la suite d'une politique du crédit aussi absurde que dangereuse n'en finit pas de s'étendre et de produire ses dégâts. Pourtant, ce ne sont pas les avis rassurants qui ont manqué, ni les tentatives désespérées des banquiers centraux pour voler au secours des banquiers ordinaires au bord du gouffre. Ainsi se vérifient trois axiomes de la finance mondiale : 1) la liberté de circuler du capital a un prix, celui de la baisse du « coût du travail », de la dégradation de l'emploi et de l'amputation des droits sociaux ; 2) les banques centrales abreuvent de liquidités un système financier spéculatif, pendant la montée d'une bulle et aussi après l'éclatement de celle-ci pour éviter les faillites en cascade ; 3) les gains sont pour les actionnaires, les pertes pour la collectivité.

Il n'y aura pas de bout du tunnel tant que les dogmes néolibéraux n'auront pas été abandonnés. La loi du profit maximal, la concurrence débridée et le marché sans entraves conduisent inexorablement aux crises financières répétées, au délabrement social, à la crise alimentaire pour une fraction importante de l'humanité, à l'impuissance face à la crise écologique planétaire et finalement à des politiques sécuritaires et agressives pour pallier les contradictions d'un système délirant.

Attac le répète depuis sa création, il y a dix ans : il est urgent de désarmer les marchés financiers, d'imposer des restrictions drastiques à la circulation des capitaux, de taxer toutes les transactions financières, de mettre le système bancaire sous contrôle démocratique, de placer les institutions internationales sous l'égide d'une ONU démocratisée, de supprimer les paradis fiscaux, d'annuler la dette des pays pauvres, d'assurer à tous les humains l'accès aux biens communs et de sortir enfin l'Europe du carcan libéral. Tant que cela ne sera pas fait, le tunnel n'aura pas de fin car les richesses continueront de se concentrer dans quelques mains, la pauvreté et la faim s'aggraveront, et la démocratie ne sera qu'un vain mot. Telles sont les vraies leçons à tirer d'une crise née des subprimes américains mais, au-delà, de la nature même du capitalisme néolibéral.

Attac en appelle à la conscience citoyenne de tous pour préparer des mobilisations fortes à la rentrée qui, seules, pourront mettre au pas les acteurs financiers. Attac a donné rendez-vous à tous ses adhérents et sympathisants pour en débattre lors de son Université citoyenne du 22 au 26 août à Toulouse.


Je choisis une rentrée durable.

   -Vive le naturel. Pour éviter les matières toxiques, je choisis des feutres de colorants naturels lavables, des colles sans solvant, des correcteurs à base d'eau ou d'alcool et la gomme en caoutchouc naturel.

  -Vive le bois . Les règles en plastique cassent, je la choisis en bois et, comme les crayons, certifiée FSC, c'est à dire que le bois utilisé provient de forêts gérées durablement.

   -Vive le recyclage . Mon papier et mes cahiers sont à base de papier recyclé et non blanchi, voire labellisés NF environnement. Et d'une année sur l'autre je récupère les protège-cahiers et les classeurs encore en bon état, le contenu de la trousse, et je recycle les pages des vieux cahiers pour faire du brouillon. Un peu de lavage , et mon cartable repart pour une année !

   -Vive le solaire . pour ma calculatrice, le modèle "énergie solaire" est économique et supprime les piles dangereuses pour l'environnement.

Développement durable    N° 9  (juillet-août 2 008

  Il existe aussi des calculatrices à eau !!!!


100 réflexes air pur (Isabelle PACCHIONI).

   

éd. Leduc    128 p.   4,90€

        Offrez à votre maison un air sans pollution ! produits ménagers, acariens, moquette, solvants, mauvaise ventilation...
        L'air intérieur est aussi pollué que l'air extérieur, et même plus. or, nous passons 85 % de notre temps enfermés, au bureau, chez nous ou dans la voiture... de quoi manquer d'air. respirer un air plus pur, ça s'apprend ! grâce à nos 100 réflexes : parfumez et purifiez l'air naturellement : découvrez les huiles essentielles antimicrobes, antiacariens, antimoisissures, antiallergie. protégez-vous des allergènes et des polluants.
      Adoptez les meilleures plantes vertes dépolluantes. ménage, bricolage et loisirs créatifs : choisissez les bons produits. air au bureau repérez les ennemis

 (Suite)

Bourses mondiales : un été chaud

Bourses mondiales : un été chaud

En juillet 2008, le gouvernement américain a annoncé un plan de sauvetage des deux principales sociétés américaines de refinancement immobilier. Il était temps. Fannie Mae et Freddie Mac ont chuté de plus de 85 % en Bourse depuis le début de la crise des subprimes. Ces derniers jours la glissade est devenue chute libre car des doutes sérieux sont apparus sur leur capacité à faire face aux défauts de paiement qui touchent de nombreux ménages. Or ces deux sociétés détiennent plus de 40% du crédit immobilier américain, ce qui représente 5 300 milliards de dollars de créances, plus d’un tiers du PIB américain. Leur effondrement aurait donc un impact gigantesque


Le fait radicalement nouveau est que Fannie Mae et Freddie Mac sont des sociétés quasi-publiques. Ces « Government-Sponsored Entities » ont un statut privé mais elles bénéficient de fait du soutien et de la garantie de l’Etat. Elles ont d’ailleurs été créées par lui. C’est Roosevelt qui constitue Fannie Mae en 1938 pour racheter les prêts consentis aux ménages américains et éviter une défaillance général du crédit immobilier dans le sillage de la crise de 1929.

La première conséquence est politique. Fannie Mae et Freddie Mac ont été mises en place et soutenues par l’Etat car elles jouent un rôle clé dans la légitimation du système. Ce sont les outils censés conduire à la « Nation de propriétaires », représentation officielle des Etats-Unis par elles-mêmes. Elles sont aux Etats-Unis ce que l’école publique est à la France, un élément de l’identité nationale. Sur le site internet de Fannie Mae, on lit ceci : « Notre business, c’est le Rêve américain. Parce qu’avoir un endroit sûr que l’on peut appeler son chez-soi renforce les familles, les communautés et notre nation comme un tout. » C’est le mythe fondateur selon lequel, pour peu qu’il se donne du mal, chaque américain peut accéder à l’intégration sociale par la propriété, devenant dès lors un citoyen à part entière et un chef de famille protégeant les siens des aléas de la vie (le logement constituant aussi une assurance contre le chômage ou la maladie). La crise de telles institutions prend donc une dimension immédiatement politique.

La seconde conséquence de ces défaillances est à la fois économique et politique. Si les titres de Fannie Mae et Freddie Mac ont dévissé malgré l’existence d’un soutien public, c’est que les investisseurs en sont venus à douter que le gouvernement américain continuerait à les cautionner. Non pas qu’ils croient que l’Etat américain lui-même soit en faillite : la panique aurait pris dans ce cas des proportions bien plus considérables. Ils croient plutôt que l’Etat américain risque d’être obligé, pour s’en sortir le mieux possible, d’accepter une sorte de faillite partielle, circonscrite à certains secteurs et établissements. Leur inquiétude s’appuie sur des indices très sérieux. Les dispositifs existants d’intervention publique sont sur le point d’atteindre leurs limites. La politique de soutien à la liquidité des marchés menée par la Réserve fédérale a un effet pervers très coûteux en termes d’inflation. Pour la première fois la Fed hésite à la poursuivre. Autre indication, la faillite vendredi dernier de la banque IndyMac. C’est la plus grosse faillite bancaire de l’histoire américaine depuis 24 ans. Elle devrait officiellement coûter à l’office public de soutien aux banques 15% de ses réserves. Autrement dit, chacun sait dorénavant qu’un tel rythme de succession de faillites est désormais insoutenable. Si elles se poursuivent, si Fannie Mae et Freddie Mac entrent en turbulence à leur tour avec leurs milliards de dollars, et si l’Etat voulait une fois de plus voler à leur secours, il lui faudrait des ressources nouvelles. Il serait alors obligé, vu les déficits budgétaire et commercial records, à augmenter nettement les impôts. Or le gouvernement américain actuel s’y refuse. L’opposition démocrate cède à la pensée unique en la matière. Barack Obama et Hillary Clinton ont rivalisé de modération fiscale lors de leur débat télévisé d’avril dernier. Clinton a promis de « ne pas augmenter un seul impôt touchant les Américains des classes moyennes dont le revenu annuel est inférieur à 250 000 dollars ». Obama s’est également engagé à ne pas revenir sur les baisses d’impôts des contribuables qui gagnent moins de 200 000 dollars par an. Or il faut savoir que seuls 7 % des ménages américains disposent d’un revenu annuel supérieur à 150 000 dollars…

Les investisseurs ont donc raison de penser que l’Etat américain ne peut plus continuer comme aujourd’hui à soutenir le secteur bancaire en faillite tout en accumulant les déficits et en réduisant les impôts. Le modèle à la fois économique et politique sur lequel s’est construite la première économie du monde ces dernières années, et du coup l’ordre mondial dans son ensemble, est condamné. On comprend que cela rende nerveux la planète financière.


Ca chauffe pour la terre .

   Ca chauffe pour la terre

Bruno  GOLDMAN

 éd.Hatier      collection "Voir la terre "

 

                 Le réchauffement de notre planète et les questions climatiques ont pris une importance toute particulière ces derniers temps dans l'actualité. Pourquoi la Terre se réchauffe-t-elle ? Quelles en sont les conséquences dans notre vie de tous les jours ? Et que pouvons-nous faire pour limiter les dégâts ? Ce livre éclaire un thème " brûlant " de manière simple et constructive. Il permet notamment de saisir des notions essentielles, comme le développement durable, la biodiversité, l'effet de serre...

                              Biographie de l'auteur
    Bruno Goldman est enseignant dans l'éducation prioritaire et responsable de projets scientifiques. Il a aussi fondé " Paris d'Enfants ", une association de découverte du patrimoine parisien pour les scolaires et les familles.


Quand l'énergie de la danse génère de l'électricité....

   A Rotterdam, une discothèque 100% verte utilise les mouvements des pieds des danseurs pour générer de l'électricité . Le maître des lieux qui défend la philosophie du " nigth-club durable " a imaginé un lieu où l'électricité provient du sol, où les toilettes utilisent l'eau de pluie et où les murs changent de couleur selon l'énergie dégagée par les pieds des danseurs . Les trépidations de la piste de danse captée par un générateur pneumatique , sont converties en électricité . La recette connaît déjà un gros succés au Pays-Bas et pourrait prochainement essaimer dans le reste de l'Europe, vers d'autres rendez-vous de la nuit .

    Paru dans Quelle Santé  N° 25    mars 2 008


G8

Les sommets du G8 sont l'expression d'un pouvoir illégitime et d'une mondialisation impopulaire

Depuis 1975, les principales puissantes de la planète se réunissent à huis clos pour échanger et proposer des réponses aux problèmes mondiaux. Lors de ses premières réunions, il s’agissait pour le G8 – Allemagne, Etats-Unis, France, Japon, Royaume Uni, rejoints en 1976 par le Canada et l’Italie, puis en 1999 par la Russie – de trouver des solutions à la fin du système monétaire international adopté en 1944 lors des accords de Bretton Woods (qui avait pour principe la convertibilité du dollar en or) et au premier choc pétrolier de 1973. D’emblée, ces Sommets annuels ont manifesté leur caractère oligarchique : les principales puissances mondiales se réunissent entre elles pour décider de ce qui est bon pour l’ensemble des peuples !

Rapidement, les réunions du G8 ont couvert l’ensemble de l’actualité mondiale ; et sont devenues le lieu du pouvoir mondial. Le G8 a en effet toujours émis des recommandations (le G8 ne prend aucune décision mais émet « seulement » des recommandations) permettant de mettre en place l’ordre néolibéral que l’on connaît aujourd’hui, grâce aux institutions financières internationales (Fonds monétaire international - FMI - et Banque mondiale - BM) où les Etats membres du G8 détiennent la majorité des voix.

Véritable directoire mondial, le G8 est illégitime : aucun des chefs d’Etat ou de gouvernement présents lors des Sommets des Huit ne dispose du moindre mandat démocratique pour gérer les affaires concernant l’ensemble de la planète. Le G8 ne saurait trop rappeler des époques passées lorsque les grandes puissances se partageaient le monde lors de discussions fermées...

Toutefois aujourd’hui le pouvoir du G8 est affaibli par celui de puissances émergentes. Mais ce ne sont pas les propositions de son élargissement aux membres du G5 (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud) qui pourront lui retirer son caractère illégitime !
> Il est au contraire nécessaire de réformer et de renforcer une institution telle l’Organisation des Nations unies (ONU) afin qu’un véritable espace démocratique puisse voir le jour pour aborder les sujets concernant l’ensemble des peuples.

Mais peut-être sont-ce justement les peuples que les gouvernements voudraient ne pas voir...
> A l’instar de la construction européenne où les chefs d’Etat ou de gouvernement n’hésitent pas à remettre en cause les suffrages populaires exprimés, le G8 cherche à faire taire la contestation et les propositions d’alternatives au néolibéralisme.

Ainsi, avant même le début du contre-sommet organisé par les ONG et mouvements altermondialistes, les entrées sur le territoire japonais ont été sévèrement restreintes. De nombreuses personnes (universitaires, journalistes, syndicalistes) connues pour leur expertise scientifique et pour leur rôle de contre-pouvoir ont été longuement interrogées ; certaines d’entres elles restant plus d’une douzaine d’heures dans les locaux de la police des frontières.

L’entrée au Japon a été refusée à 23 personnes, dont notamment celles des deux délégations coréennes de la Fédération des syndicats démocrates et des agriculteurs. D’autres personnes du Bangladesh, des Philippines, du Népal, etc. ont vu leur visa refusé bien qu’elles aient été invitées officiellement par des organisations reconnues pour leur participation aux forums. Quelques autres ont été autorisées à séjourner au Japon mais pour une durée significativement réduite, les empêchant d’intervenir lors des conférences publiques pour lesquelles elles avaient été invitées.

Comme lors du G8 en Allemagne l’an passé, ce sont des mesures d’exception qui sont appliquées à l’encontre des militants altermondialistes, assimilant la contestation pacifiste du système néolibéral à une opération terroriste en puissance.

Les arguments contradictoires à ceux portés par les gouvernements membres du G8 doivent pouvoir être exprimés librement au sein des forums et des manifestations. Toute entrave à la liberté d’expression est une atteinte aux libertés fondamentales reconnues dans les Etats démocratiques modernes.

Nous dénonçons les mesures policières déployées par les gouvernements à l’occasion des Sommets du G8 ; nous demandons la fin des arrestations des journalistes et des militants témoignant sur place de l’impopularité mondiale du G8 et de ses « recommandations » nous exigeons la suppression du G8 et la mise en place d’un organisme mondial démocratique soumis à la Déclaration des droits de l’Homme et auquel les autres institutions internationales (dont notamment l’Organisation mondiale du commerce - OMC) seraient subordonnées.

Attac France, Montreuil, le 9 juillet 2008

 


Polluants en voyage .

   Il a beau vivre dans une île tranquille au sud de l'Australie, le diable de Tasmanie n'échappe pas aux pollutions chimiques. Une étude récente a révélé des niveaux "élevés " d'hexabromobiphényl et de décabromobiphényl dans le tissu gras des marsupiaux . Rappelons que ces produits chimiques sont utilisés comme retardateurs de flamme et qu'ils sont soupçonnés d'être cancérigènes , de perturber les systèmes immunitaire, reproducteur et nerveux et de provoquer des maladies de la thyroïde .

   Mais au-delà du sort du diable, ces données inquiètent les spécialistes de l'environnement, en raison de ce qu'elles impliquent pour l'homme . La Tasmanie est une île relativement protégée et peu industrialisée . Il est  donc très étonnant d'y trouver de tels niveaux de contamination . Cela montre à quel point ces composés peuvent voyager loin dans l'atmosphère . Invoquant le principe de précaution , de nombreuses associations écologiques militent pour que ces retardateurs de flamme soient ajoutés à la liste  des 12 POP (polluants organiques persistants ) dont la convention de Stockholm tente d'empêcher la production, l'utilisation et le commerce .

   Paru dans  Quelle santé  N° 25 ( mars 2 008 ) p. 10


Voyage en terre durable.

Voyage en terre DURABLE

Lionel ASTRUC  

éd. Glénat      2 007     144p.     25€

   Une poignée de multinationales récupèrent habilement la notion de développement durable, qui devient parfois un simple support publicitaire sans contenu. Ce maquillage vert, qui occupe l'espace médiatique, élude trop souvent les idées modestes mais efficaces, qui conduisent à un usage écologique et équitable des ressources naturelles. Dans cet ouvrage, l'auteur expose des solutions glanées dans le monde entier, à même de protéger la nature autant que les hommes, sans jamais oublier d'en montrer les limites. Quatre grands thèmes - la forêt, la terre, les océans et l'homme - structurent ce "Voyage en terre durable". Des textes illustrés d'images fortes posent les enjeux de notre planète à travers des situations concrètes et des exemples vécus. Une dimension pratique toujours présente vient également répondre à la question essentielle : comment agir ? Gestes quotidiens, conseils d'achats et autres descriptions de labels alimentent un véritable guide pratique de l'écocitoyen. Un propos destiné au grand public, un texte agrémenté d'une très belle iconographie et complété de toutes les informations utiles aux écocitoyens. "Voyage en terre durable" est le premier ouvrage d'une collection qui s'intéresse à notre planète.

                          Biographie de l'auteur
   Profitant d'une halte dans un village perdu pour sauter du bus qui le conduit à travers les steppes tibétaines, au cours de l'été 1995, Lionel Astruc ne bouleverse pas seulement le programme d'un voyage de plusieurs mois. Il franchit le pas du journalisme, de la photographie, et ramène le premier d'une longue série de reportages. Son diplôme de l'Institut de sciences politiques en poche, il se spécialise bientôt dans le domaine du développement durable, avec pour thèmes de prédilection le tourisme responsable, la pêche et l'aquaculture biologique, le commerce équitable et la mode éthique. Depuis, ses articles et photographies ont été publiés dans L'Express, Libération, La Vie, Trek, Régal, Grands Reportages, Marie France, Santé et d'autres magazines nationaux et internationaux. Lionel a écrit plusieurs guides aux éditions Lonely Planet et un ouvrage consacré à la consommation responsable du poisson et à la protection des océans, aux éditions du Rouergue. L'agence Bios, spécialiste des photographies de nature, distribue ses clichés. Pour introduire un peu d'équité dans sa propre activité, Lionel a exposé la plupart de ses reportages lointains aux détenus de prisons françaises lors de conférences. "Une manière comme une autre de s'évader" selon l'un d'entre eux. 


Le BRF, vous connaissez ?

Le BRF, vous connaissez ?

Jacky DUPETY

éd. de Terran (31 160 Aspet )   2 007    128 p.   15€

 

   À l'heure où l'agriculture conventionnelle est dans une impasse, nombreux sont ceux qui recherchent des techniques alternatives durables…
   Des techniques qui produisent en même temps de l'énergie et de la nourriture… Des techniques qui, tout en nourissant la plante, reconstituent les stocks de nutriments du sol… Technique innovante mise au point au Québec, le bois raméal fragmenté, est arrivé en Europe il y a moins de 10 ans… La technique réussit les deux défis énoncés ci-dessus. Après 3 années d'expérimentation sur le causse du Lot, Jacky Dupéty est devenu un ambassadeur enthousiaste du BRF… Il fait, dans cet ouvrage pratique, le point de ses expériences et partage sans retenue, ses acquis, mais aussi ses doutes. Un premier pas vers ce qui paraît être aujourd'hui une vraie révolution verte…


Guide pratique de la biodynamie (Pierre MASSON).

 

(71 250 Donzy-le -national)

Paris 2 007     180 p.   20€

   Comment appliquer les méthodes bio-dynamiques en agriculture? Comment choisir ses semences? Quels engrais verts utiliser? Quels produits naturels présentent une réelle efficacité?
   Ce manuel illustré de nombreux dessins et photographies explicatifs apporte des réponses à la plupart des questions concernant la mise en pratique de la bio-dynamie.
Après une description précise de l'usage des préparations bio-dynamiques et de la fabrication de différents composts dynamisés, cet ouvrage aborde en détail les procédés de régulation des problèmes phytosanitaires et les différents traitements utilisables en agriculture bio-dynamique.
   L'auteur s'attache tout particulièrement à la polyculture-élevage tout en décrivant aussi largement les cultures spécialisées, telles que l'arboriculture et la viticulture.
Le côté technique de ce guide n'empêche nullement l'auteur de rappeler les fondements de l'agriculture bio-dynamique et de souligner l'état d'esprit nécessaire à la réussite dans cette voie.
   Cet ouvrage sera un outil de référence pour tout agriculteur pratiquant ou voulant s'initier à la bio-dynamie.
  Les jardiniers y trouverons également de précieux conseils.

  A toujours garder à portée de main !

                   Sur l'auteur :
   Après 22 ans de pratique de l'agriculture bio-dynamique sur une ferme de polyculture-élevage en Bourgogne, Pierre Masson a choisi de transmettre son savoir en devenant conseiller et formateur en agriculture bio-dynamique. Son expérience de terrain et ses rencontres sur les nombreux domaines agricoles qu'il visite depuis plus de 35 années, lui ont donné une vision globale et concrète de cette agriculture.

 (Suite)

Un régime pour la planète .

Un régime pour la planète

Elisabeth LAVILLE    et  Marie BALMAIN

éd. Village Mondial-Pearson          Paris 2 007      246 p.   15€

 

Une partie de la planète mange trop et l’autre meurt de faim… L’obésité est désormais considérée comme une épidémie qui tue aux États-Unis autant que le tabac. En Europe, un quart de la nourriture produite est jetée sans être consommée. Et la plupart des aliments que nous consommons parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette… tandis que nos agriculteurs locaux sont parfois payés pour détruire une part de leur production !

Autant dire que nous avons fort à faire pour rendre notre alimentation, à nouveau compatible avec les principes du développement durable. Et c’est pourtant vital car si l’alimentation est notre première médecine elle est aussi décisive pour la santé de notre planète. Conçu comme un guide de régime alimentaire Un Régime pour la planète propose 30 actions simples à mettre en oeuvre, au rythme d’une par jour, pour changer notre approche de l’alimentation et alléger l’impact de nos choix alimentaires sur l’environnement. Le message d’Élisabeth Laville et Marie Balmain est clair : nos achats quotidiens ont un pouvoir : chaque jour, avec notre caddie nous votons pour le monde que nous voulons, aujourd’hui et demain. Alors devenons consom’acteurs !

Biographie de l'auteur
Elisabeth Laville est la fondatrice d'Utopies, un cabinet de conseil considéré comme " l'agence pionnière dans le conseil en développement durable " (Enjeux-Les Echos) et conseille les entreprises les plus en pointe dans le domaine. Avec Marie Balmain, elle a fondé Graines de changement, une agence d'information qui s'est donné pour mission de partir en quête des " entrepreneurs du meilleur ". Elles sont également les auteurs d'un Métier pour la planète... et surtout pour moi ! paru chez Village Mondial. Alain Passard est chef propriétaire de l'Arpège, à Paris.

 

 


Le livre noir de l'environnement .

Le livre noir de l'environnement

Henry AUGIER

éd. Alphée, Monaco 2 008   604 pages  24,90€

Cet ouvrage met à la portée de tous les connaissances essentielles sur la pollution et la dégradation de notre environnement en apportant un grand nombre d’informations qu’on ne trouve habituellement que sous forme dispersée.

Tous les aspects de l’impact des nuisances sur l’homme, la flore, la faune et les milieux naturels (air, sol, terre, eaux douces et salées) sont traités : pollution microbiologique, pétrolière, radioactive, sonore, thermique, génétique, chimique (métaux et métalloïdes, pesticides, détergents, solvants, dioxines, PCB, amiante, engrais, nitrates, matières plastiques, peintures...), ainsi que bien d’autres nuisances telles que déchets, eutrophisation, artificialisation, bétonnage et saccage des milieux naturels.

Nous souhaitons que ce « pavé » contribue à arrêter les polémiques stériles et renforce l’engagement du plus grand nombre dans la défense de la planète. Il est grand temps de résoudre les problèmes cruciaux qui se posent à l’humanité pour la sauvegarde et le rétablissement d’un environnement de qualité et pour tenter de léguer aux générations futures un monde tolérable.

 


Les plantes au service des eaux usées .

Fosse septique, roseaux, bambous ? Comment traîter ses eaux usées .

Sandrine CABRIT-LECLERC

éd. Terre vivante

 En France, encore plus de 600 000 Français déversent leurs effluents directement dans la nature sans aucun traitement préalable. En France, 5 millions de foyers dispose d’un dispositif d’assainissement autonome. En France, 50 à 75 % de nos masses d’eau sont dégradées. Pourquoi ?

Bien sûr les pollutions agricoles et industrielles sont en cause, mais nos rejets omestiques sont aussi largement fautifs. 2008 est l’année internationale de l’assainissement. La France déjà sévèrement condamnée par l’Europe pour le retard pris dans l’application de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines et pour l’insuffisance de délimitation es zones sensibles, doit impérativement rattraper son retard en la matière.

Ce livre s’intéresse aux habitats autonomes. Il explique pourquoi il est important d’assainir nos eaux usées et comment les assainir. Il présente notamment les limites des systèmes conventionnels et propose des techniques d’assinissement efficaces, respectueuses de l’environnement et économiques.

Enfin, cet ouvrage n’oublie pas de présenter toutes les démarches administratives à réaliser dans le cadre de la mise en place d’un assainissement individuel.

Illustré de nombreux exemples très parlants, cet ouvrage sera d’une aide précieuse pour les propriétaires d’une maison individuelle non raccordée au réseau, pour les gestionnaires de gîtes, camping et exploitations agricoles ou pour les petits regroupements d’habitations. Il sera aussi très utile aux élus et gestionnaires de l’eau. Un vrai bon outil pour faire avancer les pratiques vers plus d’écologie !


Libéralisme et liberté des petites entreprises .

   Plus il est facile à une entreprise de déplacer librement , entre différentes localités , les capitaux , les biens, les technologies et les personnels pour en tirer avantage, plus les localités sont en concurrence et subissent des pressions pour qu'elles subventionnent les investisseurs en absorbant leurs coûts sociaux, environnementaux et autres dépenses de production. Plus les marchés sont larges et plus ils sont ouverts , plus nombreuses sont les opportunités de réaliser des  profits pour les entreprises suffisamment grandes et souples pour être en mesure de tirer parti de ces différences- et plus ces entreprises sont avantagées en termes de compétitivité par rapport aux firmes locales qui ont gardé un enracinement dans leur propre communauté et continuent à en respecter les règles .

David C. KORTEN    Quand les multinationales gouvernent le monde .


Le soleil au service du développement .

   Grâce à la mise en place de cuiseurs solaires , l'association nantaise Bolivia Inti-Sud Soleil mène un double combat : réduire le réchauffement climatique  et lutter contre la pauvreté , ici et là-bas.

   Cela fait maintenant plus de 8 ans que la structure se bat pour améliorer les conditions de vie des populations andines au Pérou , en Bolivie ou au Chili. Dans le monde 3 milliards de personnes  ne disposent d'aucune installation énergétique. Elles utilisent des conbustibles dangereux pour la santé et moteurs de la déforestation. Sensible à la qualité du rayonnement solaire et à l'importance qu'accordent les populations locales aux éléments du cosmos, l'association a d'emblée choisi de mettre le soleil au service du développement . A sa disposition , un outil simple et efficace: le cuiseur solaire. Composée d'un à 4 réflecteurs d'appoint, cette sorte de caisse en bois permet d'atteindre en 30 mn une température de 170°C.

   L'efficacité du projet tient au respect des cultures locales et à un souci de cohérence avec les réalités du terrain: " Nous travaillons uniquement avec des partenaires  locaux qui ont une bonne connaissance du contexte , explique ROzenn PARIS, directrice adjointe de Bolivia Inti. En zone rurale , nous intervenons auprès de paysans qui ne sont pas tous allés à l'école , dans un univers où le machisme est prfois très présent. On doit  en tenir  compte dans notre manière d'appréhender la situation."

   L'appropriation du four solaire par les populations est en grande partie due à un accompagnement qui s'étale sur plusieurs mois. " Si ces conditions ne sont pas  réunies , le projet peut difficilement aboutir, considère R. Paris. Notre rôle est d'aider les habitants à changer d'habitude. " Pour faciliter l'apprentissage, des équipes locales proposent des stages . Pendant 4 jours, les participants du village découvrent les matériaux que l'on peut trouver sur place et à moindre coût, apprennent le montage , le fonctionnement et les diverses utilisations du cuiseur solaire. Ensuite , ils participent à des réunions mensuelles.


Fraîcheur sans clim' : Le guide des alternatives écologiques (Thierry SALOMON, Claude AUBERT)

160 p.         19,50 €
    Les climatologues nous promettent des canicules à répétition. Alors, vive la clim', unique solution pour survivre ? Mais la clim' est un mode de rafraîchissement polluant, gaspilleur d'énergie et peu accessible aux foyers modestes, qui sont aussi les plus exposés à la canicule. Productrice de gaz à effet de serre, elle contribue même au réchauffement du climat ! Rafraîchir sans clim', c'est possible, comme nous le prouvent des réalisations de plus en plus nombreuses, inspirées de techniques traditionnelles ou faisant appel aux technologies les plus modernes. Depuis les trucs et astuces simples jusqu'à la conception du logement - pour ceux qui envisagent de construire - en passant par des équipements faciles à installer et à utiliser, ce livre fourmille d'informations pratiques. Que nous soyons locataires ou propriétaires, citadins et ruraux, en appartement ou en maison individuelle, chacun de nous y trouvera matière à éviter la clim', ou au moins à en limiter l'usage. Même les automobilistes y trouveront leur compte. Un livre pratique pour mieux vivre sans polluer et sans se ruiner.

                         Biographie des auteurs
       Thierry Salomon est un des meilleurs spécialistes des économies d'énergie et des solutions écologiques en matière de chauffage et de rafraîchissement. Il est aussi l'auteur de La maison des [néga] watts, paru aux éditions terre vivante.
     Claude Aubert, ingénieur agronome de formation, s'est passionné pour l'habitat écologique et les techniques de rafraîchissement naturel.

Christian Vélot, chercheur et lanceur d'alerte .

   Enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l'université Paris-Sud, Ch. Vélotdirige, depuis 2 002, une équipe de recherche à l'Institut de Génétique et Microbiologie (institut mixte CNRS-Université ). Soucieux d'informer, il anime, sur son temps pesonnel, des conférences sur les OGM . Mais , accusé de " salir la recherche " et mis à l'index, il réclame le statut de lanceur d'alerte .

   "On me reproche de  prendre des positions publiques sur les OGM . Je donne , en effet  , à titre personnel des conférences  sur la réalité des OGM afin d'informer les citoyens. Il me semble que le rôle du chercheur est aussi d'apporter  à chacun  les outils nécessaires  pour participer à ce grand débat de société et pouvoir faire des choix argumentés........

   Les crédits nécessaires pour finir mon contrat  de recherche , en cours jusqu'en 2 009, me sont confisqués; on me somme de quitter mon laboratoire dès ce mois-ci ( mars, avril 2 008 ) alors que ce programme n'est pas terminé - c'est du gaspillage  de deniers publics; en outre la poursuite de mes recherches est compromise car je suis remercié en fin de contrat. Je ne sais pas comment vont évoluer les choses . Faute de crédits , je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête

   Si j'ai médiatisé cette affaire, c'est pour dénoncer les pressions subies par les chercheurs . Nombreux sont ceux qui ont été mis au placard pour s'être permis  de  prendre position , tandis que d'autres n'osent pas s'exprimer de peur de pénaliser leur carrière. Ce sont des choix personnels . Défendre  la liberté d'expression des chercheurs est l'un des combats centraux de la Fondation Sciences Citoyennes dont je suis membre du conseil d'administration .

   Nous réclamons un statut pour les lanceurs d'alerte et pour une science  plus citoyenne, plus démocratique ,  plus transparente . Tous les  grands problèmes sanitaires et environnementaux  qui ont été mis au jour -l'amiante, la dioxine, etc.- l'ont été par des lanceurs d' alerte et cela leur a coûté très cher.

   Les U.S.A. et la Grande-Bretagne ont adopté  le statut de lanceur d'alerte mais ce statut ne contient pas  le traitement  des alertes , c'est à dire que l'alerte peut être ignorée.

  Vous affirmez que les risques sont avérés en terme de santé et d'environnement ?

  Je dis qu'il y a une carence d'évaluation ; celles-ci sont insuffisantes  pour dénoncer l'innocuité tout comme la dangerosité .  Nous demandons à ce que ces études soient faites  par des laboratoires indépendants, avec  transparence totale. Aujourd'hui, ces études sont réalisées par des laboratoires choisis  par les semenciers . L'opacité est totale . Chaque fois que l'on veut  avoir accès aux résultats des études sanitaires réalisées sur des animaux, c'est  au prix de batailles juridiques et administratives  monstrueuses  pour surmonter le secret industriel. Quelques études ont pu être soumises à des contre-études faites en parallèle par des laboratoires publics. Celles-ci montrent systématiquement des effets sur le foie et  les reins des animaux nourris avec des OGM . "

  Propos recueillis par  Chistine RIVRY-FOURNIER  dans  EchoBio  n° 10  (mars avril 2 008 )


L'arme alimentaire, arme absolue ( Pierre RABHI) .*

   Un membre du Congrès américain aurait, dans les années 50, suggéré qu'un effort résolu soit fait par son pays pour l'acquisition de l'arme alimentaire comme arme absolue. Son voeu est près d'être exaucé au-delà de toute attente. Aujourd'hui , la configuration mondiale de l'alimentation suggère un plan statégique, comme une tactique militaire, dans le cadre d'une géopolitique nouvellement déterminée après la fin de la guerre froide: le club des pays perfusionnés ne cesse de s'accroître, la mainmise sur la production alimentaire par les trusts de l'agrochimie, le monopole sur quelques semences au détriment d'un patrimoine semencier extraordinairement varié et adapté à tous les  biotopes qui disparaît chaque jour, les manipulations de gènes à des fins de brevetage et de contrôle absolu de l'usage et de la reproductibilité du vivant, l'érosion et la destruction des sols par des substances chimiques et une mécanisation outrancière, la pollution des eaux souterraines par des infiltrations toxiques, la disparition des petites structures agricoles au profit  d'exploitations industrielles, le transit et transfert de nourriture sur des distances déterminées par la seule loi de l'offre et de la demande, l'élimination progressive des petits paysans..... 

    La liste serait trop longue des dispositions faisant des citoyens des otages du marché concentrationnaire, et donc dans une dépendance obligée . Toutes ces considérations ne soulèvent guère de  protestation   ni ne modifient suffisamment vite le comportement du consommateur, seul en l'occurence à détenir les pleins pouvoirs sur le marché.

Ce consommateur est conforté  dans la condition du chasseur-cueilleur déambulant dans les couloirs des  supermarchés.

   La loi du marché, au-delà de toute frontière , n'est rien d'autre que la sélection par les prix les plus bas, et donc la mutuelle destruction des producteurs entre eux . Cette perversion a atteint des niveaux de perfectionnement qui l'ont rendue indécelable dans le grand scénario de l'affairisme mondial. Une " Internationale paysanne " serait bien plus judicieuse que la compétitivité paysanne , mais comment faire comprendre cela ?

D'après  " Nouvelles  des amis de Pierre RABHI " (septembre-octobre  1999 )


L'Océan en voie d'épuisement ( Charles CLOVER )*

    La pêche moderne a conduit, en cinquante ans, à la disparition de 90% de la biomasse des grands prédateurs océaniques (thons, baleines, requins...).
    Dans son ouvrage, Charles Clover révèle la tragédie silencieuse qui se déroule dans tous les océans du globe. Il questionne également les scientifiques sur les effets dévastateurs de la surpêche, l'ampleur et l'urgence de ce problème.
    Face à la menace d'extinction qui pèse sur le thon rouge et le cabillaud, Charles Clover appelle pêcheurs, politiques, citoyens et consommateurs à se mobiliser sans attendre. Bien choisir le poisson que l'on consomme, demander des comptes sur son origine et la façon dont il a été pêché constituent le premier pas. Créer des réserves marines permettant aux espèces de se régénérer et enfin moderniser les législations nationales, européennes et internationales assureraient une gestion durable des océans.

           Biographie de l'auteur
    Charles Clover, spécialiste des questions d'environnement, est journaliste et rédacteur en chef au Daily Telegraph. Il a écrit avec le Prince Charles un livre sur une propriété de ce dernier, devenue un modèle de gestion environnementale, « Highgrove : Portrait of an Estate ».
 (Suite)

Le colibri fait sa part .....*

   "Un jour, dit la légende , il y eut un immense incendie de forêt. Tous  les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre . Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour  les jeter sur le feu" .

   Au bout d'un moment , le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

   " Colibri ! tu n'es pas fou ! Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu? "

   Le colibri lui répondit alors : " Je le sais, mais je fais ma part ".

   Telle est notre responsabilité à l'égard du monde , car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien .

    " Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde ".   GANDHI .

 Texte extrait de www.mouvement-th.org  , le site de Terre et Humanisme, animé par Pierre RABHI  .


L'eau dans le monde n° 1

Quelques éléments :

  - Plus d'un milliard d'êtres humains n'ont pas accés à l'eau potable .

  -Une famille du Névada (USA) peut consommer jusqu'à 300 l. /jour/personne . Leur piscine de 95 000l., elle, pourrait répondre aux besoins en eau d'une personne pendant 12 ans .

  -Une famille de Kaboul (Afghanistan ) peut stocker 10 l./jour/personne :la capitale de 3,4 millions d'habitants ne dispose que d'un circuit de distribution d'eau et ne peut donc ravitailler que 18% de la population .

  -Au Népal, des capteurs récupèrent l'eau du brouillard, alimentant le village en eau saine et potable .

  -A Bombay (Inde ) dans les bidonvilles, on survit grâce aux fuites d'eau des pipelines qui alimentent les quartiers riches .

  -Au Soudan, on boit avec des pailles distribuées par la fondation Carter qui filtrent les larves, faisant ainsi reculer la maladie du ver de Guinée de 70% .

  -Au Mozambique, Maria se lève  bien avant l'aube pour aller tirer les 20 litres quotidiens nécessaires à la survie de sa famille au puits le plus proche , soit 5h. de marche aller-retour .

  -Il faut 3 000 litres d'eau pour produire 1kg de boeuf .

  -La pollution galopante a déjà contaminé la moitié des lacs et des fleuves du monde .

  -Chaque année, 443 millions de jours de scolarité sont perdus à cause d'infections transmises par l'eau .

  -80 millions de personnes ont été déplacées à cause de 45 000 barrages construits dans le monde.... dont l'efficacité est pour beaucoup remise en cause : la seule évaporation sur l'immense barrage d'Assouan, en Egypte, équivaut à la consommation annuelle de  la Grande-Bretagne.

  -En 25 ans , les pays du Golfe ont dépensé 40 milliards de dollars pour construire 550 stations de dessalement: celles-ci fournissent 85% de  de l'eau potable de la région. Les USA, Israël ,  l'Espagne ou l'Australie investissent dans ces gigantesques centrales , dont certaines fonctionnent à l'énergie nucléaire .

  -Chaque jour , ces usines rejettent dans la mer 19 millions de m3 de déchets , notamment une saumure toxique, amplifiant le problème d'acidification des océans .

 d'après  marie claire  n° 672 (août 2 008 ) p.12

Consommation d'eau :

 Sahel : 10l /personne / jour

France: 100l /pers. /jour

Californie : 400 l /pres. / jour

Pour obtenir...                        il faut   (en tonnes d'eau )

1 T. d'antibiotique                  4 000 T.           " 

1 T. de papier                        250 à 500 T.      "  

1 T. de nitrates                      600 T.                "

 (Suite)

Les plantes dépolluantes

Les plantes dépolluantes
 
de Geneviève Chaudet
 
ed. Rustica 
 

 
 
L'air intérieur des bâtiments dans lesquels nous vivons est plus pollué que nous ne le pensons. En effet, les matériaux utilisés dans l'aménagement puis l'entretien de nos lieux d'habitation ou de travail émettent souvent des substances nocives pour notre santé : composés organiques volatils (COV) ou autres composants chimiques tels que xylène, benzène, toluène, formaldéhyde... Or, fondées sur les recherches de la NASA. de nombreuses études ont démontré l'efficacité de certaines plantes à purifier et régénérer l'air. Les amoureux des plantes d'intérieur se réjouiront ainsi d'apprendre que nombre d'entre elles ont des pouvoirs dépolluants. Ce livre propose une sélection de 38 plantes reconnues pour leurs aptitudes à épurer l'air. Pour chaque pièce de la maison, vous trouverez un choix de végétaux adapté pour lutter contre les polluants susceptibles d'y être présents. Vous aurez bientôt à cœur d'adopter certaines de ces plantes, car elles ne contribuent pas seulement à agrémenter notre cadre de vie mais elles ont des effets bénéfiques sur notre santé en assainissant l'air ambiant.

Biographie de l'auteur
Paysagiste d'intérieur, Geneviève Chaudet est à l'origine de l'association Plant'airpur, dont l'objectif est de promouvoir l'utilisation des plantes dans la purification de l'air intérieur de nos bâtiments. Ariane Boixière est journaliste, passionnée par la nature.


La non-violence expliquée à mes filles.

La non-violence expliquée à mes filles .

Jacques  SEMELIN

ed. du Seuil

Il en résulte un texte très clair et très pédagogique. Son principal mérite - outre la compétence de l'auteur - est de s'appuyer constamment sur des exemples tirés de la vie quotidienne. (En cela, il procède comme le faisait Tahar Ben Jelloun au sujet du racisme). Pour un enfant, en effet, les questions que posent désormais la violence et la non-violence sont immédiates. Elles sont aussi spécifiques. Pourquoi ? Parce que, dans une large mesure, le monde scolaire est devenu un monde violent. C'est une évidence. La violence, le racket, la guerre des bandes, le chahut poussé à ses limites, tout cela constitue désormais l'ordinaire d'un lycéen. Il est donc directement sensible à certaines interrogations "politiques", au sens noble du terme. Ce sont ces interrogations très dérangeantes qu'affronte loyalement Sémelin. Et c'est seulement à partir de ces exemples quotidiens qu'il élargit peu à peu son propos à la non-violence historique et philosophique. le public Pour les raisons évoquées plus haut, ce thème devrait susciter beaucoup d'intérêt dans le monde enseignant. Comme on le sait, la violence et la nécessité de la conjurer est l'un des thèmes récurrents des débats scolaires, discussions civiques, exposés, etc.


Le refus de la violence n'est pas l'équivalent de la passivité. Depuis Gandhi ou Martin Luther King, de grandes luttes ont été menées à travers le monde et de grandes causes défendues, par des hommes et des femmes refusant d'entrer dans le cycle de la violence. Un spécialiste de la question, auteur de nombreuses études et analyses sur le sujet, répond aux questions directes de ses propre filles et propose une passionnante synthèse, qui est en même temps un rappel historique et un acte de foi.


Oui à une société avec les jeunes des cités !

Oui à une société avec les jeunes des cités !

Sortir de la spirale sécuritaire

Joëlle  BORDET

ed. de l'Atelier

Confrontés à l'exclusion sociale et aux discriminations, parfois touchés par la délinquance, les jeunes des cités populaires suscitent de plus en plus d'inquiétudes. Au point que l'un des remèdes proposés à leurs maux consiste à les enfermer dans des logiques sécuritaires. Doit-on se résigner à ces expédients qui font de ces jeunes et de leur famille des " cas ", en niant leurs capacités à devenir adultes et citoyens ? La perspective proposée par Joëlle Bordet est tout à fait différente. Riche d'une expérience de psychosociologue qui l'amène à arpenter les quartiers populaires depuis vingt ans, elle invite les acteurs de la société à faire grandir les enfants et les jeunes des cités en construisant des solidarités entre les adultes et les institutions. Insécurités sociales et violences génèrent en effet un risque majeur de rupture entre la société, ses institutions et les familles en grande précarité sociale. Or, comme le montrent les expériences décrites et analysées dans ce livre, les coopérations nouvelles qui s'instaurent entre les habitants, les élus et les professionnels à l'échelle des quartiers et des villes permettent de réinventer et d'approfondir la démocratie. Cet ouvrage montre qu'il est possible d'humaniser la vie des quartiers en s'appuyant sur les ressources des habitants. Ce projet éducatif, expérimenté de façon parcellaire dans certaines villes, suppose une ambition collective mettant en relation les rôles respectifs de la famille, de l'école, de la justice et de la culture. Ainsi pourront se retisser des solidarités qui donneront aux jeunes des quartiers le désir et le pouvoir de devenir citoyen.

Biographie de l'auteur
Joëlle Bordet est psychosociologue et chercheur au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment). Elle est l'auteur de Les jeunes des cités (PUF, 1998).