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Vers un monde plus juste

Discours du chef SEATTLE .

      Nous voyons bien que l'homme Blanc ne comprend pas nos vies, pour lui un lopin de terre en vaut un autre, puisqu'il est pareil à l'étranger qui se glisse dans la nuit pour voler à la terre ce qu'il désire. La terre n'est pas sa mère mais son ennemie, et dès qu'il l'a asservie, il va plus loin. Il laisse derrière lui la tombe de son Père et n'en a cure, il vole la terre à ses enfants et s'en moque. Les tombeaux de ses aïeux, comme le patrimoine de ses enfants , sont oubliés. Il traite sa mère la terre et son frère le ciel comme choses pillables, corvéables et vendables, au même titre qu'un mouton ou de la verroterie. Son appétit dévorera le monde ne laissant dans son sillage qu'un désert.

     Je ne sais pas, nos vies diffèrent par trop des vôtres, le spectacle des villes blesse les yeux de l'homme Rouge. Peut-être parce que l'homme Rouge est un sauvage et ne comprend pas? Dans les villes de l'homme Blanc, il n'y a pas de coin tranquille. Nulle part on ne peut écouter bruire les feuillages du printemps ou le froissement d'ailes des insectes. Mais peut-être est-ce seulement que je suis un sauvage et ne comprends pas. Et qu'y a-t-il dans la vie d'un homme qui ne peut écouter le cri d'un engoulevent ou les discussions des grenouilles autour d'un étang la nuit?

    Je suis un homme Rouge et ne comprends pas, l'Indien préfère le bruit subtil du vent qui ride la surface d'un étang, et l'odeur du vent purifié par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

   L'air est précieux à l'homme Rouge parce q'il sait que toutes choses partagent le même souffle, la bête, l'arbre et l'homme. Ils partagent tous le même souffle. L'homme Blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire; comme chez un homme agonisant depuis de longs jours, son odorat semble engourdi par sa propre puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre , vous devriez savoir que l'air nous est précieux et qu'il partage son âme entre toutes les vies qu'il porte .Le vent qui a donné son premier souffle à notre grand-père a recueilli aussi son dernier soupir, et il doit donner l'esprit de la vie à nos enfants.


Un exemple d'écologie depuis toujours :l'île de Tikopia .

   L'île de Tikopia, perdue dans le Pacifique, abrite depuis 3 000 ans une population de 1 200 habitants sur une surface de.... 5km2 . Comment ses habitants ont-ils réussi à préserver ses ressources ? Sans doute par une conscience aiguë des limites de l'île. D'où la mise en place d'une vraie politique de régulation des naissances , passant par le mariage tardif, l'utilisation de plantes contraceptives, abortives, voire par l'infanticide. La surpêche fut évitée en limitant la consommation de poissons. Des porcs furent introduits dans l'île vers 1 200, puis, jugés trop coûteux en ressources, volontairement éradiqués. Par ailleurs , la forêt de Tikopia est constituée presque exclusivement d'arbres productifs sélectionnés ou favorisés par la population. Enfin, les écarts sociaux sont très réduits, les chefs coutumiers n'étant pas héréditaires et partageant pour l'essentiel le sort commun .

Hors série  SCIENCE  et  VIE  N° 243   (Construire un  MONDE DURABLE )  p. 64


Rendre la création monétaire à la société civile .

 

   Les solutions préconisées pour résoudre misère, épuisement des ressources, pollutions, chômage, violence, etc. se heurtent invariablement à la quantité d'argent que l'on y consacre. Le
capitalisme néo-libéral n'a qu'une réponse : la "croissance" ! Or, elle aggrave les problèmes et conduit à l'impasse... Existe-t-il donc une
alternative crédible ? Philippe Derudder explore une piste méconnue : la réappropriation du pouvoir de création monétaire pour que l'argent, au lieu de limiter les hommes devienne l'allié de leur réalisation. Le langage simple et vivant de ce texte rend le sujet accessible à tous. La démonstration
s'articule en trois points : d'abord comprendre des notions de base. Exemple : l'émission de monnaies porteuses d'intérêts par des banques privées etc. s'appuyer ensuite sur des expérimentations historiques rassemblées ici et mises en perspective : monnaies fondantes en Europe, les SELs, l'Argentine, l'Ithaca Hours, les BARTERs,... enfin, une expérience originale, pour aider la société et l'entreprise à s'ouvrir à une dynamique plus respectueuse de l'individu, de l'intérêt collectif et de l'écologie planétaire sans pour autant bouleverser
leur équilibre. Se réapproprier notre pouvoir de création monétaire apparaît comme une solution efficace à une planète vivable pour les générations à
venir.

                              Biographie de l'auteur
   Ancien chef d'entreprise (grande taille), Philippe Derudder l'a quittée volontairement pour mettre sa vie en cohérence avec ses valeurs. Il est consultant et anime des séminaires sur l'économie alternative.
Auteur de "Les aventuriers de l'abondance" aux Éditions Yves Michel.


La consommation écologique .

La consommation écologique

Ezzedine El MESTIRI

éd. Jouvence   125 p.   6,90 €

   Et si un certain mode de consommation nous écartait en réalité du bonheur, du rapport à nous-mêmes et à l'autre ? Mais toutes ces interrogations ne figurent pas sur la liste des courses que nous dressons chaque semaine ! Il existe une autre manière de consommer, responsable, assagie et éthique, qui nous permet de concilier le plaisir d'acheter, la participation au bien-être commun, la protection de l'environnement et le respect des générations à venir. C'est la consommation écologique, concept nouveau développé ici par l'auteur. Alors, dans quelle mesure pourrions-nous modifier nos habitudes d'achat ? Existe-t-il une éthique de la consommation ? Comment se pratique-t-elle et quelles sont ses limites ? De nombreuses initiatives émergent dans les domaines de l'alimentation biologique, des médecines douces, des lois sur l'environnement et du renforcement du lien social. Il est urgent de repenser l'acte de consommer pour mieux comprendre le sens de notre destinée. Car le bonheur ne passe pas forcément par la consommation. En voici les clés. À vous de les découvrir !

                        Biographie de l'auteur
   Après des études de droit et sciences politiques, Ezzedine El Mestiri a été directeur de mécénat de solidarité en entreprise de 1994 à 2002, puis fondateur et directeur de la rédaction du magazine Nouveau Consommateur.


Economie et écologie : le covoiturage .

   Depuis que le baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars ( mais en euros y a-t-il eu augmentation étant donné que le dollar baisse  mais que l'euro reste fort ?...) le covoiturage devient populaire . Un moyen efficace  de sauvegarder son pouvoir d'achat et de moins polluer en quelques clics.

   Il existe un site de covoiturage, édité par la société Comuto, professionnel du covoiturage en entreprise, qui met gratuitement en relation conducteurs et passagers. Le covoiturage avait été fortement pratiqué lors des grèves d'octobre-novembre 2 007, et apporte aujourd'hui une solution durable à la hausse du prix de l'essence et préserve notre air.

Ce site propose chaque semaine plusieurs dizaines de milliers de trajets à travers toute la France . De plus , grâce à l'accés au téléphone portable, la mise en relation est immédiate. Simplicité, efficacité et économies motivent.

www.easycovoiturage.com

www.123envoiture.com


Décroissance

 La décroissance pour tous

Nicolas RIDOUX   préface de  Jean-Claude  BESSON-GIRARD

éd. Parangon   160 p.   8€

 

 

   Si ce livre vous permet de découvrir " tout ce que vous voulez savoir sur la décroissance sans jamais avoir osé le demander ", vous n'en ressortirez pas indemne d'une profonde transformation de votre vision du monde. Et s'il ne vous apprend que peu par rapport à ce que vous savez déjà, il vous sera d'une grande utilité pédagogique pour convaincre votre entourage, vos amis et les cercles militants que vous fréquentez. Que demander de plus à un petit ouvrage " simple et accessible ", comme nous l'a modestement présenté son auteur? Mérite pédagogique, disions-nous, qui balaie méthodiquement, et avec l'air de ne pas y toucher, tous les champs de connaissances et de pratiques : matérielles, psychologiques, sociales, économiques, techniques, poétiques et politiques, en allant du pourquoi au comment, de l'état des lieux, des causes de cet état à l'exploration de pistes concrètes pour en sortir et pour s'en sortir. Sortir et s'en sortir de quoi? Vous le saurez après avoir refermé ce livre.

   Nicolas Ridoux est ingénieur et travaille depuis une dizaine d'années dans le domaine médical.


Les porteurs d'espérance .*

       En novembre 1 989, au lendemain de la chute  du Mur de Berlin, qui annonçait celle du communisme à l'Est , un ami de l'écrivain Claude Roy eut cette exclamation au téléphone: " C'est une bonne nouvelle , mais qui va faire peur aux riches maintenant ?" Rétrospectivement, cette exclamation semble prémonitoire. Jamais les riches et les cyniques n'ont éré aussi tranquilles que depuis 15 ans. C'est un fait .

     Contrairement à ce que nous serine l'appareil médiatique du matin au soir , nous ne vivons pas dans un monde pacifié ou rendu moins dur par le triomphe de la modernité; C'est même tout le contraire.

     Nos sociétés se sont durcies , les inégalités se sont creusées davantage, la logique de l'argent n'a jamais autant triomphé, l'égoïsme des "riches" n'a jamais été aussi arrogant. Pire encore , c'est justement parce qu'elles sont moins faciles à identifier où même à évaluer, dans une société devenue plus complexe, que les injustices ont pu devenir plus injustes encore. Un peu tourneboulés par le changement, désorientés par l'accélération des révolutions technologiques, anesthésiés par le ronron des grands médias, trop d'intellectuels et trop de journalistes se sont progressivement accoutumés à ces formes nouvelles d'iniquité. Ils ont "déserté" d'une certaine façonle terrain ainsi abandonné aux nouveaux "maîtres du monde ". On enrage de voir impunément parader, du matin au soir, ces nouveaux puissants  dont la grande presse célèbre les "exploits" et les "coups de Bourse". On aimerat qu'on nous parle davantage de tous ceux qu'on a laissé au bord de la route et dont on a confisqué - ou ringardisé - la parole .

  Ils tiennent nos sociétés debout

     Il existe des hommes et des femmes qui , en matière d'information, de commentaires ou d'engagements quotidiens, obéissent à d'autres critères que ceux du marché ou du fric. C'est ceux-là qui nous  apparaissent comme des porteurs d'espérance . Ils sont nombreux. Les médias n'en parlent guère. Ce sont eux qui, en vérité, tiennent nos sociétés encore debout. La plupart d'entre eux font tout cela , sans céder à la nostalgie ni à l'amertume. Surtout pas à la nostalgie ! Ce n'est pas de restaurations archaîques que nous avons besoin - même à propos de la lutte des classes -mais d'invention, de mise à jour , de lucidité neuve. Dans la protestation comme dans la colère,  il s'agit d'être " résolument moderne", comme disait Rimbaud. Ce n'est pas derrière mais devant nous que se trouve l'espérance.

     Et puis, qu'on cesse de confondre la colère avec je ne sais quel sérieux compassé et tristounet. Le pire serait d'abandonnerla gaieté , l'humour et la dérision à ces mille et un cynismes " branchés" qui colonisent abusivement l'espace public.

   Jean-Claude GUILLEBAUD,    essayiste et éditeur.                  Paru dans  Résistances  (17 octobre 2 006)

                                                                                                                                     Journal gratuit édité par ATD quart Monde


L'empire de la honte de Jean Ziegler

 

    Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l'œuvre : la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre.

 (Suite)

La nature nous sauvera (François COUPLAN).

                                        Albin MICHEL       293 p.   19,50 €  

    Depuis sa plus tendre enfance, François Couplan sait que la nature sauvage est un immense garde-manger, et non un mélange de mauvaises herbes et de plantes vénéneuses, comme on nous l’a toujours fait croire. Sa vision du monde en est imprégnée. Il nous apprend que, pendant 500 000 ans, voire davantage, nos ancêtres préhistoriques ont fort bien vécu. La famine, la guerre, la pollution, l’anéantissement de la biodiversité ? L’auteur nous explique que tous ces malheurs remontent, très paradoxalement, à la révolution néolithique et à l’invention de l’agriculture, il y a à peine plus de 10 000 ans !

    Devenu docteur ès-sciences et premier spécialiste mondial des plantes sauvages comestibles, François Couplan prouve que l’on peut vivre en s’en nourrissant. En contact avec les cultures les plus anciennes, il développe une solution choc pour sortir de la crise écologique : un art de vivre "paléolithique". Il ne s’agit pas de retourner dans les cavernes, mais de saisir l’intérêt que nous aurions à aimer la nature spontanée. Parmi les premiers à l’avoir compris, certains grands cuisiniers, tel Marc Veyrat, sont devenus les amis de l’étonnant voyageur et n’hésitent pas à introduire des plantes sauvages dans leurs créations culinaires. Devenez à votre tour un sauvage postmoderne et portez-vous mieux en suivant les conseils quotidiens d’un grand amoureux de la Terre !

 (Suite)

Une agriculture du vivant .

Une agriculture du vivant . L'héritage de l'école de Beaujeu .

Ouvrage collectif

éd. du Fraysse et Cerea     312 p     20€

 

Cet ouvrage est écrit pour rendre hommage à tous : fondateurs, enseignants, étudiants, animateurs, secrétaires. Ces textes sont publiés pour dire ce que fut cette expérience de vie exceptionnelle. Pour différentes raisons, tous les enseignants n'ont pu laisser un message écrit, mais la quasi-totalité de ceux qui co-signent ce livre ont enseigné à l'École. Les thèmes traités reflètent fidèlement l'équilibre de l'enseignement donné à l'École de Beaujeu : une part de culture générale sur l'Homme, la Société, la Nature; le rapport avec l'animal, le rôle fondamental des bactéries représentent un élément clé de l'enseignement donné ; les textes sur les sols, la plante et la culture insistent sur le rôle essentiel du règne végétal dans les rapports Homme-Nature et enfin une large part de l'ouvrage est consacrée aux rapports entre santé et alimentation. Ce livre est aussi un atelier d'outillage, notre base d'enseignement, où chacun pioche matière à alimenter sa propre réflexion, dans sa vie de tous les jours et dans son besoin d'élévation personnelle. Il redonne un sens aux mots récupérés, sinon dévoyés, tels que "Bio", "Bio-dynamie" ou "Agro-biodynamie" par exemple et en particulier.

Certains chapitres, certaines notions méritent sûrement un développement et amènent à se poser des questions. Des phénomènes apparaissent sur notre planète, parfois dans des proportions dramatiques, et se surajoutent à ceux que nous avons déjà abordés pour tenter d'améliorer notre qualité de vie. Autant d'éléments qui nous engagent à continuer notre travail de recherche et d'enseignement et à ouvrir notre cercle de réflexion.

 


Quand le développement crée la pauvreté

Quand le développement crée la pauvreté
d'Helena Norberg-Hodge, Fayard, 2002
 

 
L'Auteur Helena Norberg-Hodge, linguiste, écrivain et militante, est la fondatrice et directrice du Projet Ladakh. Elle a également co-produit un film tiré de ce livre, et tous deux ont été traduits en plus de 30 langues. Livre Depuis plus de 1 000 ans, le Ladakh abrite une culture florissante, vivant au rtyhme des activités agricoles et des rites bouddhistes. Mais ces dernières années est apparu le « développement », et la pénétration de l'Occident dans le pays s'est traduite par la pollution, l'inflation, le chômage, la montée de l'intolérance et de la cupidité. Cet ouvrage abondamment illustré d'anecdotes vécues soulève d'importantes questions, dont celle concernant la notion même de progrès et de développement. Il explore aussi les causes premières du malaise qui touche les sociétés industrielles, montrant qu'il est possible aujourd'hui de réinscrire nos vies dans le local, l'humain et le naturel. 

L'écologiste


L'Ecologiste n°26 (Eté 2008) est disponible en kiosque ou sur commande. Dossier : quelle Europe choisir ?  

Abonnez-vous dès maintenant !

 Pensez à offrir un abonnement, des livres ou une collection complète de 25 numéros !

 

Déjà 60 000 signatures ! L'Ecologiste vous propose de signer une pétition demandant clairement l'interdiction des OGM sur : www.ogm-jedisnon.org . En effet, une première loi sur les OGM a été adoptée le jeudi 22 mai. Mais cette loi ne reflète pas la volonté générale et doit donc être remplacée.

 

Défaire le développement (UNESCO)

Défaire le développement et refaire le monde
Unesco, ad.Paragon,1983, 410 pages, 20 euros


                           Quatrième de couverture
    L'ère du développement fait suite à celle de la colonisation, tout comme l'ère de la mondialisation prend le relais de celle du développement. L'occidentalisation du monde et l'uniformisation planétaire se renforcent avec l'accumulation sans limite du capital sous la domination toujours accrue des firmes transnationales. La guerre économique et les inégalités ne se déploient plus seulement entre les peuples mais aussi au sein des espaces nationaux. La destruction de l'environnement est universelle.

    Il n'y a d'avenir écologique, culturel et politique soutenable et souhaitable qu'au-delà d'une nécessaire décolonisation de l'imaginaire. Il faut sortir non seulement de la mondialisation, mais encore du développement, en secouant le joug de la dictature de l'économie.

    Les questions soulevées dans ce livre sont nombreuses et essentielles : Quels sont les « habits neufs » du développement ? L'économie criminelle est-elle l'avenir ou la vérité du développement ? Ne sommes-nous pas dans un processus de développement suicidaire ? Pourquoi ne pas laisser les pauvres tranquilles ? Comment répondre à l'oppression politique du développement ? Comment survivre au développement ? Y a-t-il des alternatives au développement ?...

 

Le pari de la décroissance

 Le pari de la décroissance

de Serge Latouche, ed. Fayard

 

 

Le terme " décroissance " sonne comme un défi ou une provocation, même si nous savons bien qu'une croissance infinie est incompatible avec une planète finie. L'objet de cet ouvrage est de montrer que si un changement radical est une nécessité absolue, le choix volontaire d'une société de décroissance est un pari qui vaut la peine d'être tenté pour éviter un recul brutal et dramatique. Il s'agit donc d'une proposition nécessaire pour rouvrir l'espace de l'inventivité et de la créativité de l'imaginaire bloqué par le totalitarisme économiciste, développementiste et progressiste. Bien évidemment, elle ne vise pas au renversement caricatural qui consisterait à prôner la décroissance pour la décroissance. Celle-ci n'est envisageable que dans une " société de décroissance ", c'est-à-dire dans le cadre d'un système reposant sur une autre logique. Reste le plus difficile : comment construire une société soutenable, y compris au Sud ? Il faut en expliciter les diverses étapes : changer de valeurs et de concepts, changer de structures, relocaliser l'économie et la vie, revoir nos modes d'usage des produits, répondre au défi spécifique des pays du Sud. Enfin, il faut assurer la transition de notre société de croissance à la société de décroissance par les mesures appropriées. La décroissance est un enjeu politique, et il est d'ores et déjà certain qu'elle ne sera pas absente du débat électoral de 2007.


Biographie de l'auteur

Serge Latouche est diplômé en sciences politiques, philosophie et sciences économiques. Professeur émérite de l'université Paris-Sud (Orsay), il est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Parmi ses principaux ouvrages publiés : L'Autre Afrique : entre don et marché (Alain Michel, 1998), La Déraison de la raison économique (Alain Michel, 2001), Justice sans limites (Fayard, 2003), Décoloniser l'imaginaire (Parangon, 2003), Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004), L'invention de l'économie (Alain Michel, 2005).

La Guerre de l'eau : Privation, pollution et profit

La Guerre de l'eau : Privation, pollution et profit
par Vandana Shiva,   ed. Paragon,    2003,  163 pages,   13 euros


 

Quatrième de couverture
Dans La Guerre de l'eau, Vandana Shiva analyse l'érosion historique du droit communautaire sur l'eau, au crible de ses connaissances scientifiques et sociales. Elle examine le marché international de l'eau, la construction de barrages, et décrit la destruction de la terre et l'asservissement des pauvres qui sont privés de leurs droits sur ce précieux bien commun.
Elle fait apparaître qu'un certain nombre des plus importants conflits de notre temps - le conflit israélo-palestinien par exemple - sont le plus souvent déguisés en guerres ethniques ou religieuses. Le véritable objet de ces conflits est le contrôle de ressources naturelles vitales.
La Guerre de l'eau célèbre le rôle spirituel et traditionnel de l'eau dans les communautés à travers l'histoire et nous alerte sur le fait que la privatisation de l'eau menace les cultures et les moyens de subsistance partout dans le monde.
 

Comment ne plus être progressiste... sans devenir réactionnaire*

 Comment ne plus être progressiste... sans devenir réactionnaire

par Jean-Paul Besset,     ed. Fayard    333 p.        20 €

 

 

Le progrès a fait des merveilles. Avec, en un siècle, trois fois plus d'habitants sur la planète, vingt fois plus de richesses produites, trente fois plus d'énergie consommée... Jusqu'à l'irréparable ? Car l'exploit a un revers. Les ressources naturelles s'épuisent, les équilibres qui garantissent la vie chancellent, la crise du vivant précipite la faillite de l'humain : notre espèce elle-même est menacée. Nous ne savons pas remplacer la nature. Mais, éblouis par la mystique progressiste nous faisons comme si nous pouvions nous en passer. Or, en dépit de ce que nous ont enseigné la plupart des penseurs de ce temps, libéraux ou marxistes, l'homme n'est pas étranger à la nature. La croissance infinie des biens et des services Qui fonde le développement de nos sociétés est impossible. Ou, si l'on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l'essentiel de la population mondiale. Elle ne saurait donc tenir lieu de projet de civilisation. L'Humanité atteint le bout ultime de la voie progressiste qu'elle a empruntée au début de la modernité. Un autre âge peut s'ouvrir qui permette d'échapper à la logique du " si tu n'es pas progressiste, tu es donc réactionnaire " : des alternatives existent. Il est urgent de les penser et de les mettre en œuvre, malgré le verrou politique que la droite et la gauche, ensemble, continuent de tirer. Une approche neuve et très documentée, où l'auteur part de son propre parcours depuis l'extrême gauche pour évoquer le déchirement que provoque la réelle remise en cause de l'imaginaire du " progrès ".


Biographie de l'auteur

Rédacteur en chef au Monde pendant dix ans, Jean-Paul Besset est journaliste. Il est aussi l'auteur d'Amnesty Internationale, la conspiration de l'espoir (Éditions du Félin, 1991) et de René Dumont, une vie saisie par l'écologie (Stock, 1SS2).

La fabrication de l'information et la démocratie .

La fabrication de l'information

 Florence AUBENAS    et    Miguel  BENASAYAG

 La Découverte  2007


La critique des médias est à la mode: tribunes libres, pamphlets, émissions parodiques dénoncent - à juste titre - les journalistes aux ordres, les manipulations de l'information, l'emprise de la "pensée unique "... Et pourtant, rien ne change: nombre de lecteurs et de téléspectateurs partagent ces indignations, sans modifier pour autant leurs habitudes de "consommation" des médias. Et ces derniers, loin d'être ébranlés par ces critiques, semblent même en être confortés.
C'est ce paradoxe surprenant qu'explore cet essai original, fruit de la collaboration entre une journaliste et un philosophe. À partir de nombreux exemples puisés dans l'actualité - du fonctionnement des "Guignols de l'info" au traitement du conflit algérien ou de la guerre au Kosovo -, Florence Aubenas et Miguel Benasayag livrent une analyse décapante des mécanismes de fabrication de l'information et de leurs effets. En montrant la façon dont l'idéologie de la communication façonne le travail quotidien des journalistes, ils mettent à jour les illusions qu'elle véhicule: l'obsession de la recherche des "faits vrais", l'idéal de transparence, loin de mieux rendre compte du réel, contribuent à le rendre inintelligible. Et la "révélation" des scandales, loin d'entraîner des révoltes citoyennes, contribue à fabriquer une société de l'impuissance.
Pour sortir de ces impasses, pour sortir aussi du confort illusoire du radicalisme "antimédias", les auteurs explorent les voies de ce que pourrait être un autre journalisme, un autre rapport des citoyens à l'information.

Biographie de l'auteur
Florence Aubenas est grand reporter au Nouvel Observateur. Elle a notamment publié, avec Miguel Benasayag, Résister, c'est créer (La Découverte, 2002).
Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, anime le collectif "Malgré tout". Il a notamment publié Le Mythe de l'individu (La Découverte, 1998, 2004). 


14e pyramide de chaussures .

Interdiction des bombes à sous-munitions: la France doit montrer l'exemple!

    Après 4 ans de mobilisation générale  de la société civile et des Etats, 111 pays se sont accordés, fin mai 2 008, sur le futur Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions, ouvert à la signature le 3 décembre prochain à Oslo.

   Dix ans après l'interdiction des mines antipersonnel, pour que ce traité soit une nouvelle victoire contre la barbarie et l'irresponsabilité humaine, le plus grand nombre possible d'Etats doit le signer.

    La France, quand elle, doit confirmer qu'elle a surmonté ses ambiguïtés initiales, et mobiliser sa diplomatie pour renforcer la dynamique du processus vers l'interdiction.

    Le samedi 27 septembre, dans 37 villes en France, Handicap International invite les citoyens à construire la 14e Pyramide de chaussures. Pour appeler la France à signer le Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions le 3 décembre et à mettre tout en ouvre pour convaincre les autres Etats, notamment européens, de le signer.

   Le samedi 27 septembre, chacun est invité à :

   -Témoigner sa solidarité avec les victimes, en déposant le plus grand nombre possible de paires de chaussures, afin d'ériger une Pyramide de protestation et signer la pétition.

   -S'informer sur les ravages causés par les mines et les bombes à sous-munitions et connaître les actions de Handicap International, grâce à des stands d'information, des animations pédagogiques... 

   -Se retrouver autour d'animations festives.

 D'après un tract de Handicap International     sousmunitions.fr

  (( En fin de journée, les chaussures récupérées sont confiées à des associations partenaires qui les redistribuent à des personnes défavorisées .))


Quand meurent les grands fleuves .

Quand meurent les grands fleuves .

Fred    PEARCE

éd.  Calmann-Lévy

Nous n'échapperons pas à la crise mondiale de l'eau, une crise à côté de laquelle les chocs pétroliers de 1973 et 1979 paraîtront anecdotiques. Nous consommons actuellement plus d'eau douce que la planète n'en fabrique. Pour compenser ce déficit croissant et subvenir aux besoins exponentiels des populations, de l'agriculture et de l'industrie, nous vidons des nappes phréatiques vieilles de plusieurs millions d'années, nous détournons le cours de fleuves majeurs, nous érigeons des barrages gigantesques. Et que récoltons-nous? Une désertification galopante, des inondations à répétition, une pollution qui menace la biodiversité, des dérèglements climatiques en chaîne... Mais aussi des inégalités criantes entre le Nord et le Sud: alors que un milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable, l'Occident dilapide ses ressources en eau comme si elles étaient inépuisables. Des steppes d'Asie centrale au Pakistan et à la Chine, en passant par les Etats-Unis, l'Espagne et la France, Fred Pearce dresse un tableau saisissant, parfois effrayant mais toujours précis et documenté, de la situation de l'eau à travers le monde. Il nous invite à méditer la leçon de frugalité de nos ancêtres, qui géraient l'eau comme un bien précieux, et plaide pour une prise de conscience mondiale débouchant sur un changement radical des modes de consommation de l'eau, ce bien commun précieux entre tous.

Biographie de l'auteur
Fred Pearce est journaliste scientifique. Ses nombreux voyages l'ont amené à rédiger des rapports sur l'environnement pour les Nations unies, l'Unesco et la Banque mondiale. Il est le lauréat de nombreux prix, dont, en 1991 en Angleterre, celui du meilleur journaliste pour les questions d'environnement. 

 


Manuel de l'antitourisme ( Rodolphe CHRISTIN ).

                                                Yago   126 p.    15,00€

    Le touriste n’échappe pas au mépris de ses contemporains : comme le constatait déjà Jean-Didier Urbain (L’idiot du voyage), il n’est pas tous les jours facile de voyager pour son plaisir – et de l’assumer -, à coups de billets d’avion discount et de séjours (de treks) en promo.
    L’évasion est un secteur marchand comme un autre, et Rodolphe Christin, l’auteur de ce Manuel de l’antitourisme semble ici le découvrir, après bien d’autres (J.-D. Urbain, notamment).
La voie est toute tracée pour fustiger la « planète bocalisée » et le « productivisme des vacances », cette vacance du temps devenue obligation.
    L’auteur évoque pourtant un versant de la question qui eût mérité plus ample traitement : la motivation touristique comme diversion d’une vie de labeur et d’ennui. L’évasion (« là-bas ») de la réalité quotidienne, jugée ici aliénante et vécue comme telle par beaucoup, pose en effet la question du sens de la vie, « ici ».
   Dommage que ce « Manuel » au titre un tantinet prétentieux n’y apporte pas plus de réponses.
 


la crise s'aggrave

 

 Que la crise s'aggrave!

 

 

« Quand on est à Rome et que l'on doit se rendre par le train à Turin, si on s'est embarqué par erreur dans la direction de Naples, il ne suffit pas de ralentir la locomotive, de freiner ou même de stopper, il faut descendre et prendre un autre train dans la direction opposée. Pour sauver la planète et assurer un futur acceptable à nos enfants, il ne faut pas seulement modérer les tendances actuelles, il faut carrément sortir du développement et de l'économicisme comme il faut sortir de l'agriculture productiviste qui en est partie intégrante pour en finir avec les vaches folles et les aberrations transgéniques. » - S.L.

L'auteur vu par l'éditeur
François Partant (1926-1987), après avoir été le haut responsable de diverses institutions financières, s'est consacré à l'analyse critique des politiques de développement. A ce titre, il a été l'un des pionniers de ce qui est devenu le mouvement anti-mondialisation.


Titanic

Le scénario Titanic, et autres métaphores écologiques .

Hugues  GOSSET-ROUX

éd. Jouvence    157 p.   8,90€

 

 

Expliquer et faire comprendre le changement climatique, l'épuisement des ressources naturelles et la suite prévisible - mais pas inévitable - de l'aventure humaine, tel est le défi titanesque de ce petit livre. En onze métaphores éclairantes et fortes, l'auteur met à notre portée ces phénomènes qui nous dépassent tant à l'échelle du temps qu'à celle de l'espace et nous les rend ainsi tangibles. Alors, plus jamais vous ne prendrez l'avion ou le bateau, ne regarderez une forêt, ne prendrez une douche ou ne ferez une balade la pluie venant... sans penser au Scénario Titanic et au défi face auquel il nous place. Mais les défis ne demandent qu'à être relevés ! Ce livre s'offre aussi comme une belle manière de faire passer le " message écologique " à nos enfants, eux qui sont plus que tout autre ouverts au langage de la métaphore.

Biographie de l'auteur
Ingénieur de formation, acteur de la vie économique et managériale, Hugues Gosset-Roux cherche à s'investir davantage dans la lutte pour la préservation de l'environnement. Apolitique, soucieux de l'avenir de ses enfants, c'est par l'écriture que ses préoccupations en matière d'environnement se sont combinées. 


La dette publique, une affaire rentable ?

La dette publique, une affaire rentable.

A qui profite le système ?

André-Jacques  HOLBECQ    et    Philippe  DERUDDER

éd. Yves Michel  160 p.    12,00€

 

 

 

" II faut réduire la dette! ". On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : " Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ". Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l'instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l'on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ? André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la "chose économique", leur but est de permettre aux citoyens de "savoir ", afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que " vrais-faux " problèmes.

Biographie de l'auteur
André-Jacques Holbecq, " économiste citoyen ", est très impliqué dans le mouvement altermondialiste depuis plusieurs années.
Philippe Derudder, son expérience de chef d'entreprise l'a conduit à s'interroger sur les contradictions du système. Il démissionne alors et partage depuis lors le fruit de ses recherches et expériences dans ses livres, conférences et ateliers.
Étienne Chouard a été un des principaux artisans, par son blog, de la prise de conscience ayant mené au NON au Traité Constitutionnel Européen en 2005. 


DVD Fast Food Nation

DVD Fast Food Nation    un film  de Richard Linklater

 La Fabrique des Films,   113 mn .

 

 

     Un cadre (Greg Kinnear) de Mickey’s, chaîne de restauration rapide, est consterné après la découverte d’un lot de viande contaminée dans le stock de steaks surgelés du hamburger vedette de la firme. Il entreprend de mener une enquête sur le terrain. Parallèlement, un groupe de Mexicains passe la frontière du Texas pour travailler clandestinement dans les abattoirs qui fournissent la même chaîne Mickey’s… Au départ Fast Food Nation était un livre, un best-seller de la contre-culture écrit par Eric Schlosser en 2001, d’après une enquête qui lui avait été suggérée par le magazine Rolling Stone. Devant la caméra de Richard Linklater (Before Sunrise, A Scanner Darkly), il est devenu une fiction, un film puzzle illustré par une mosaïque de personnages liés à la chaîne de fast-food imaginaire Mickey’s, dont la ressemblance avec McDonald’s n’est pas fortuite. Au travers de petites histoires d’immigrés clandestins, éleveurs, industriels, employés de fast-food ou d’étudiants altermondialistes, le film dénonce avec cynisme l’immigration illégale, l’exploitation et les conditions de travail des clandestins, et les causes de contamination de la viande. On peut reprocher à ce pamphlet son petit manque de tension dramatique, mais son efficacité est probante. Les auteurs y font plus que dénoncer la malbouffe et sa toute-puissante industrie. Ils pointent du doigt tout un système qui maltraite les êtres humains et retentit de manière désastreuse sur la culture américaine. 

 (Suite)

Planète terre

 


Médias citoyens , un impossible rêve ?

  A première vue , cela semble une utopie : les grands médias paraissent se soucier  de bien autre chose que de  cultiver l'esprit critique, d'inciter à l'action ou de contribuer au débat public démocratique. Trois ingrédients qui sont pourtant indispensables à l'exercice d'une citoyenneté active .

 Cultiver l'esprit critique

   Les médias sont de plus en plus directement contrôlés  par de grands groupes industriels et financiers. Plus besoin d'avoir recours aux pressions publicitaires pour les influencer : il suffit d'en devenir propriétaire. Comment espérer publier durablement des "unes" qui déplairaient aux marchés financiers ? L'idéologie du "tout marché " et de la consommation est érigée en " pensée unique " . En 30 ans , l'économie a ainsi acquis un statut prédominant dans toutes les sociétés du monde , parvenant même à soumettre  le politique à ses injonctions . C'est un peu comme si on disait  aux citoyens " Votez  blanc, vert ou rouge... De toute façon , les marchés vous diront ce qu'il faut faire! "

   Le " bourrage de crâne  " s'effectue de multiples manières : cela va de la place prise par les cours de la Bourse  (3mn toutes les 1/2h sur France Info! ) aux tribunes offertes aux "élites " sous couvert de leur "expertise", sans parler des sondages dont les questions sont autant de vecteurs déterminés d'avance par leurs commanditaires , sans que jamais l'on demande aux sondés quelles questions eux se poseraient .

   Le mimétisme , enfin, joue aussi un rôle prépondérant : la concurrence incite les médias à se copier les uns les autres. Les journaux suivent le ton donné par la télé, les "news" se plagient les unes les autres , l'information en "continu " impose un nivellement qui finit par déterminer ce qu'elle doit être pour tous . " Le système de la presse ne vit pas dans la pensée unique, mais dans un monde unique où tous s'accordent à trouver un évènement digne d'intérêt, tel autre négligeable " , écrivent  fort justement Florence AUBENAS et Miguel BENASAYAG .

Inciter à l'action

   De façon générale les médias n'aident pas à passer à l'action, mais ont plutôt pour effet de renforcer un sentiment d'impuissance et de résignation. Ils constitueraient même l'un des obstacles à la transformation sociale. Véhiculant la vision d'un monde devenu trop complexe , le recours aux experts patentés et autres consultants n'a d'autre rôle que de nous convaincre  que le citoyen lambda n'a pas son mot à dire sur un sujet donné s'il ne détient pas l'expertise pour le faire . On accorde une place réduite à toutes les initiatives visant à transformer l'ordre existant . Les lecteurs ont, en outre, du mal à trouver les informations pratiques  qui leur faciliteraient le passage à l'action. Quand une initiative exemplaire est présentée, rares sont les médias qui fournissent ce qu'un citoyen à besoin de savoir pour juger s'il est prêt à s'y engager .

Contribuer au débat public démocratique

  Historiquement, la presse a d'abord eu pour mission de contribuer au débat public démocratique. Aujourd'hui, cette fonction se réduit à la portion congrue . A cause de la pensée unique telle qu'elle est imposée; du fait , aussi , de la nature et de la fonction de ceux à qui l'on donne la parole sur  un sujet donné, le public , par la force des choses , se trouve écarté du débat démocratique .

   Le  citoyen n'a plus de valeur qu'en tant que consommateur d'information, face aux producteurs que sont les médias. Les rôles ainsi définis et cadenassés, les médias  laissent bien peu de chance à un débat digne de ce nom .

  •   D'après l'essai  de Philippe MERLANT   Grain de Sable n° 399 (février 2 003 )

   l'âge de faire n°6     www.lagedefaire.org


Revue de jardinage écologique .

   Vous voulez une revue qui vous  apprenne les bases du jardinage écologique et vous apporte en même temps des informations  sur la maison écologique tout en étant un lieu d'échange d'expériences vécues :

  les 4 saisons du jardin  bio

 Terre vivante   Domaine de Raud    38 710 Mens      tèl. 04 76 34 80 81
 

www.terrevivante.org

 


I have a dream .

I have a dream . Ces discours qui ont changés le monde

choisis et présentés par Dominique JAMET

l'Archipel    310 p.   19,95 €

 

" Il y a des mots qui portent celui qui les prononce et ceux qui les entendent au-dessus et au-delà d'eux-mêmes. Il y a des discours qui changent le cours des événements, le destin d'un pays, l'histoire du monde, l'âme humaine... Les hommes tombent et disparaissent. Leurs paroles survivent et éclairent leur tombeau comme une flamme éternelle. Et ce sont ceux que l'on a fait taire qui nous parlent le plus fort ", écrit Dominique Jamet. Conquérir les foules et, qui sait, modifier le cours de l'Histoire : de Jean Jaurès au 14e dalaï-lama, les grands hommes ont dû recourir au souffle du verbe pour éveiller les consciences, frapper les imaginations, emporter l'adhésion. Quarante ans après l'assassinat de Martin Luther King, Dominique Jamet, journaliste et écrivain, ancien président de la Bibliothèque nationale de France, présente et commente vingt discours qui ont marqué le XXe siècle. Vingt morceaux d'éloquence signés Jaurès, Wilson, Gandhi, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Kennedy, Luther King, Che Guevara, Allende, Sadate, Badinter, Mitterrand, Jean Paul II, Arafat, Mandela, Chirac, Rabin ou encore Tenzin Gyatso, l'actuel dalaï-lama. 


Protégeons la planète .

Protégeons la planète

Nathan     collection "Kididoc"


Des volets à soulever, des roues à tourner et d'autres surprises au fil des pages pour s'amuser et partir à la découverte du monde...


La terre en danger .

La terre en danger

 O. Soury  ,  

Géo Ado    collection " Voir la terre ".


 

La Terre est un véritable réservoir de vie, mais un réservoir qui s'épuise. De nombreuses menaces pèsent sur l'avenir de notre planète, il est donc temps de réagir. Le but de cet ouvrage et du DVD qui l'accompagne est d'expliquer les différentes transformations que l'on peut observer dans le monde et d'apprendre à préserver notre environnement en devenant un "ange gardien" de la planète.

 L'auteur aborde le sujet avec clarté, en n'hésitant pas à s'appuyer sur des exemples concrets pour expliquer les données les plus complexes. Cet ouvrage attractif, illustré d'un grand nombre de photos de qualité, se parcourt avec intérêt, même si le parti pris engagé de l'auteur peut parfois paraître un peu excessif. Ce véritable plaidoyer en faveur de l'écologie a le mérite de nous inciter à nous interroger sur nos propres comportements et à changer nos habitudes néfastes. Ce documentaire s'accompagne d'un dvd montrant les bouleversements climatiques en Arctique, commentés par d'emminents spécialistes, s'exprimant très simplement. Ceci constitue donc un ensemble très complet.

La nature est une ressource essentielle pour l'homme. Il y puise ce dont il a besoin pour se nourrir, se soigner, se loger, se divertir. Mais la Terre s'épuise : la pollution augmente, le climat change, de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent... Cet ouvrage t'entraîne aux quatre coins de la planète pour t'expliquer les causes de ces phénomènes et te montrer comment préserver aujourd'hui notre environnement.

Voir la Terre, c'est une occasion unique d'assister, grâce au DVD, au spectacle permanent de notre planète. Fruit de 300 jours de tournage dans les eaux inaccessibles du Grand Nord, ce DVD de 52 minutes montre les bouleversements climatiques que connaît déjà l'Arctique. Ils s'annoncent d'une grande ampleur et n'épargneront personne. A travers ce reportage, climatologues, glaciologues, astrophysiciens et océanographes font découvrir les mécanismes et les conséquence du réchauffement de la planète.