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Vers un monde plus juste

Sites de Pierre Rabhi.

   Peut-être ne connaissez-vous pas encore ces sites de Pierre Rabhi agroécologiste et philosophe, penseur humaniste de notre temps:

www.colibris-lemouvement.org

   -agenda des conférences et autres manifestations, réflexions sur le monde actuel, propositions d'actions,........

www.actu-environnement.org

  -très importante bibliographie destinée à des professionnels , au grand public, aux enfants .... ( c'est le moment de choisir les cadeaux de Noël !! )

 www.terre-humanisme.org

  -sur ce site vous connaîtrez le travail de Pierre Rabhi dans divers pays du monde et en France.

www.mouvement-th.org

www.pierrerabhi.org

  -Blog qu'il a fondé.


La globalisation par Jean ZIEGLER .

   La réalisation de la loi des coûts comparatifs de production et de distribution, formulée par le spéculateur boursier et professeur d'économie David RICARDO au début du XIXe siècle, se généralise. Tout bien, tout service sera produit là où ses coûts seront les plus bas. La planète entière devient ainsi un gigantesque marché où entrent en compétition les peuples, les classes sociales, les pays. Dans un marché globalisé, les pays européens- avec leurs coûteux systèmes de sécurité sociale,leur liberté syndicale, leurs salaires relativement élevés- sont rapidement perdants. L'angoisse du lendemain, le chômage, puis la misère s'installent. Mais dans un marché globalisé, ce que perdent les uns - la stabilité de l'emploi, le niveau salarial, la sécurité sociale, le pouvoir d'achat - n'est pas automatiquement gagné par les autres. La mère de famille de Pusan, en Corée du Sud, qui exerce un travail sous-payé, le prolétaire indonésien qui, pour un salaire de misère, s'épuise dans la halle de montage d'une zone franche de Djakarta n'améliorent que médiocrement leur situation, alors que l'ouvrier mécanicien de Lille ou le travailleur textile de Saint-Gall verse dans le chômage permanent.

   L'intégration progressive, dans un marché planétaire, unique,de toutes les économies autrefois nationales, singulières, gouvernées par des mentalités, un héritage culturel, des modes de faire et d'imaginer particuliers, est un processus complexe.

   Des économistes allemands ont forgé un concept explicite: Killerkapitalismus (" capitalisme de tueurs" ). Voici comment fonctionne concrètement le Killerkapitalismus:

   1) Les Etats du tiers monde se battent entrent eux pour attirer des investissements productifs effectués par des industries et entreprises de services étrangères. Pour gagner cette bataille, ils n'hésitent pas à réduire encore les déjà faibles protections sociales, les libertés syndicales, le pouvoir de négociation des salariés autochtones.

   2) En Europe, en particulier, les entreprises industrielles, de gestion, etc., procèdent de plus en plus à la délocalisation de leurs installations de production et - depuis quelques années - également de leurs laboratoires et centres de recherche. Par un effet de retour singulièrement pervers, la simple menace d'une délocalisation induit l'Etat à céder de plus en plus aux exigences du capital, à consentir une réduction de la protection sociale ( licenciements, dérèglementation, ets..), bref, à précariser, à "fluidifier" le marché autochtone du travail.

  3) Les travailleurs de tous les pays entrent soudain en compétition les uns avec les autres. Il s'agit pour chacun et chacune de s'assurer un emploi, un revenu pour sa famille. Cette situation provoque la désolidarisation entre les catégories de travailleurs, la démobolisation de l'esprit de lutte, la mort du syndicalisme - bref, le consentement honteux, souvent désespéré du travailleur à la destruction de sa propre dignité.

   4) A l'intérieur des démocraties européennes, une béance s'ouvre: ceux qui ont du travail tentent par tous les moyens de le conserver et se battent contre ceux qui n'en ont plus et qui probablement n'en auront plus jamais. La solidarité salariale est rompue. Autre phénomène: entre la fonction publique et le secteur privé, une antinomie s'installe. Dernier phénomène, le plus grave de tous: le travailleur autochtone, fréquemment , se met à haïr l'ouvrier immigré. Le serpent raciste dresse sa tête  hideuse.

Jean SIEGLER   "Les seigneurs du crime"  éd. du Seuil (Essais Points )   p. 29-30.  (1 998 !)

Les livres de J. ZIEGLER sont extrèmement faciles à lire et certains publiés en livre de poche.


Pensons-nous comme des bancs de poissons ?

   Ainsi, en quelques semaines, on aura vu le discours politico-médiatique dominant virer carrément de bord. Hier confits en dévotion à l'égard du marché, voilà les commentateurs qui brûlent ce qu'ils avaient adoré. On a la berlue. (.......)

   L'univers de la communication fonctionne dans la "culture du flux", par opposition à la "culture du stock", qui est celle de l'école, du livre et de la tradition. Les croyances qui habitent nos sociétés sont devenues changeantes, immédiates, amnésiques, insaisissables. Elles sont faites de sincérités successives, d'opinions effaçables, de points de vue approximatifs et révisables. (.....) Un physicien, Etienne Klein, parle d"engouement", pour désigner cette croyance dégradée. La définition correspond assez bien à ces convictions à la fois sincères et sans cohérence ni durée, qui additionnées, finissent par constituer la rumeur démocratique, impérieuse voire dogmatique mais dont la consistance est médiocre.

   Ces engouements changeants allient donc la force d'expresion et la fragilité des contenus, le parler gros et le penser petit. Ils sont bien plus proches, en cela, de la crédulité que de la conviction. Les croyances produites par la communication contemporaine sont par hypothèse ptovisoires. (.....) L'opinion majoritaire - cette "rumeur" - évolue comme le font, en mer, ces bancs de poissons qu'un signal infime suffit à faire subitement changer de direction, d'un bloc. (......)

   L'univers digital dans lequel nous sommes entrés depuis une trentaine d'années est celui des engouements successifs, et aussitôt satisfaits. Or cette impermanence du croire est nécessaire à la légèreté requise de l'individu consommateur, dont le marché pourra d'autant mieux capter - et manipuler - les préférences qu'elles seront sans vraies attaches.

    L'absolue variabilité de ces "engouements" correspond bien à la mobilité consumériste - sans remords, sans fidélité ni responsabilité - sur laquelle table la "société liquide" contemporaine, pour parler comme Zygmunt Bauman. Ajoutons que la boucle est bouclée puisque cette logique instable gouverne le fonctionnement des marchés eux-mêmes. D'où les paniques  financières qui en sont le sous-produit direct, logique et dévastateur .

Jean-Claude GUILLEBAUD  ( Télé- Obs   N° 2 293  du 18 au 24 octobre 2 008)


l'économie casino

Le temps est venu de sortir de l'économie casino ! Désarmons les marchés ! 
 
Face à la crise, les Attac d’'Europe lancent une campagne et leurs propositions.


  À la fondation d'Attac, en 1998, ce slogan se détachait sur fond de krach financier en Asie du sud-est.
Aujourd'hui, le monde riche est au milieu de la crise la plus grave depuis la Grande Dépression de 1929.
  Cette crise est systémique : c'est la structure et les mécanismes du système lui-même qui sont en cause. La mondialisation libérale et la fiction des marchés autorégulés sont en échec.
Répondre à cette crise ne saurait se limiter à moraliser le capitalisme, ou à désigner des coupables parmi les acteurs des marchés financiers. Une réglementation superficielle et une gestion de la crise à court terme auraient pour seule conséquence de sauver le système et de nous mener à de nouveaux désastres. Répondre à cette crise exige de sortir du néolibéralisme et de mettre fin à l'emprise de la finance sur l'ensemble de la société. C'est l'objet de la déclaration des Attac d'Europe publiée aujourd'hui.
Parer à l'urgence : refuser la socialisation des pertes et la privatisation des profits
Application du principe du spéculateur payeur

  A cause des conséquences de l'effondrement des marchés financiers sur l'emploi et les conditions de vie du plus grande nombre, il n'est pas possible de laisser faire. Toutefois, le coût des interventions nécessaires à la stabilisation des marchés ne devrait pas être supporté par les contribuables, qui paient déjà cette crise par la récession et la hausse du chômage, mais par tous ceux qui sont responsables de cette crise, qui ont amassé des fortunes, souvent abritées dans les paradis fiscaux. C'est pourquoi il faut créer un fonds spécial de crise dans tous les pays. Il sera alimenté par une imposition à taux progressif des revenus financiers, seule manière de mettre un coup d'arrêt à l'aggravation des inégalités, à la dégradation sociale et à la soumission des sociétés à la finance.
  Renforcement d'un secteur bancaire public coopératif


  Les récentes nationalisations effectuées dans le secteur bancaire n’ont pas pour but de le réformer, mais seulement de sauver les grandes banques de la faillite pour les privatiser à nouveau dès que possible. Il faut inverser cette tendance, renforcer les banques publiques qui ne cherchent pas le profit et les soustraire à l'obligation de concurrence. Des banques importantes devraient être publiques pour assurer des finances stables permettant un développement durable et équitable.
Refondation du système monétaire et financier international dans le cadre d’une réforme globale des Nations unies

  Sortir du néolibéralisme nécessite de mettre fin à la mobilité internationale des capitaux. Et donc de redéfinir les buts, les réglementations, la surveillance et les responsabilités du système financier. Cela ne peut être fait sous l'égide du G8 ou du FMI, qui ont prouvé leur incapacité à prendre en charge l'intérêt public du monde et à empêcher l'instabilité financière. Il convient de créer un contexte institutionnel approprié, sous les auspices des Nations unies, afin de réguler et réorienter le système financier.

  Pour briser les reins de la finance, les Attac d’Europe demandent notamment :
- une taxe sur toute forme de transfert financier, y compris les transactions sur les devises, afin de réduire la spéculation, de ralentir la vitesse des marchés et de réduire le court-termisme, tout en stimulant un commerce, une production et une consommation équitables et soutenables ;
- une imposition progressive des revenus du capital, afin de ralentir et stabiliser les marchés financiers, et de réduire les incitations à la recherche de bénéfices excessifs ;
- la fermeture des paradis fiscaux ;
- l'interdiction de tous les instruments insoutenables et déstabilisants de la finance, et notamment les Hedge Funds, les Private Equity Funds  ;
- l'encadrement ferme des procédures de titrisation.

  Cet objectif ne peut être atteint que si, dans le même temps, une nouvelle répartition des revenus est mise en œuvre, les services publics et la protection sociale sont préservés, et des ressources importantes sont consacrées aux investissements écologiques.

  Attac Allemagne, Attac Autriche, Attac Hongrie, Attac Espagne, Attac Finlande, Attac Flandre, Attac France , Attac Italie, Attac Maroc, Attac Norvege, Attac Pays-Bas, Attac Pologne, Attac Suède, Attac Suisse, Attac Togo

Déclaration du Conseil d'administration d'Attac France (12 octobre 2008)

  La crise financière a été au coeur des discussions du Conseil d’administration, tout comme elle l'avait été la veille au sein du Conseil scientifique, et une semaine auparavant lors de la CNCL. Attac s’est construite autour d'un mot d'ordre, désarmer les marchés financiers, dont chacun constate aujourd’hui la pertinence. La fuite en avant du capitalisme financier et la dérégulation des marchés ont en effet abouti à une crise sans précédent depuis 1929.

  À l'heure où les divers gouvernements des pays riches s’efforcent de colmater les brèches, sans remettre un seul instant en cause un système qu'il suffirait paraît-il de démoraliser pour assurer sa viabilité, il convient pour Attac de dénoncer ou de rappeler quelques idées essentielles : ainsi, l'intervention des États est plus que jamais nécessaire, mais il est hors de question de socialiser les pertes par des nationalisations temporaires, puis de privatiser des institutions redevenues rentables grâce à l'argent des citoyens. Les banques doivent être placées et maintenues sous contrôle public et démocratique.

  Le gonflement, puis l'éclatement de la bulle financière sont liés à la modification de la répartition des revenus ces dernières décennies, au détriment des salariés et au profit des plus riches, qui ont trouvé dans la spéculation un moyen supplémentaire d'amplifier leurs bénéfices. Il est indispensable d'inverser cette tendance, d'une part en introduisant une imposition progressive des revenus du capital, voire en fixant un revenu maximum, de l'autre en redistribuant les richesses de façon équitable, ce qui implique, entre autres, des augmentations de salaires et une meilleure protection sociale.

  De plus, alors que des centaines de milliards de dollars ou d'euros sont déversés par les banques centrales ou le FMI pour venir en aide à la finance malade, la dette des pays pauvres apparaît plus que jamais comme une odieuse absurdité : elle doit être immédiatement annulée, et sans contrepartie. De la même façon, les investissements collectifs indispensables pour préparer la reconversion énergétique et la sortie du productivisme sont ignorés. Or, la gravité de la crise écologique est une raison supplémentaire pour enlever au marché le gouvernement de la planète. Seuls les choix politiques démocratiques sont légitimes sur ce point comme sur les autres.

  Ce ne sont là que quelques pistes : en collaboration avec les autres Attac d'Europe, Attac France a entrepris une campagne pour en finir avec les crises financières et faire entendre la voix des citoyens. Les dates du 15 et surtout du 24 octobre ont été fixées comme des moments forts de cette campagne. Des outils et initiatives d’éducation populaire sont prévus : manifestations, tracts, affiches, journées de formation, conférences-débats etc. Dès le 15 octobre, sera publiée une déclaration des Attac d’Europe sur la crise financière et les alternatives démocratiques.

  La gravité de la crise financière amène Attac France à lui consacrer une campagne prioritaire à laquelle tous les comités locaux sont appelés à participer pleinement. Toutefois, celle-ci ne doit pas faire oublier les autres campagnes d'Attac France, qui sont d'ailleurs toutes liées aux diverses facettes du capitalisme néolibéral. Plusieurs mobilisations unitaires sont prévues pendant la présidence française de l'Union européenne. En lien avec de multiples forces du mouvement altermondialiste, Attac a participé en septembre à Annecy à un rassemblement pour une autre politique agricole commune (PAC), qui a réuni plus de 3 000 personnes. Elle participera les 17 et 18 octobre à Paris à l'initiative "Des ponts, pas des murs", sur la question des migrations et du développement. Le 29 novembre à Paris, une rencontre portera sur le changement climatique. Enfin, le 6 décembre à Paris, juste avant le dernier Conseil européen de la présidence française, sera l'occasion d'un moment fort de convergences des organisations, réseaux et citoyens pour une autre Europe.

  La question de l'Europe renvoie également à une autre mobilisation unitaire : celle contre la privatisation de la Poste. Attac y participe, et peut notamment y apporter ses capacités d'analyse et de mise en lien avec l'Europe néolibérale : tant il est vrai que la crise n'a rien changé à la doctrine européenne de libéralisations et de privatisations, réaffirmée il y a quelques jours par les ministres de l'économie et des finances de l'Union.

  Enfin, Attac France n'oublie pas que la crise mondiale n'est pas seulement financière, mais aussi alimentaire, sociale et écologique. L'aspect écologique pose, entre autres, le problème des sources d'énergie. Le Conseil d'administration a décidé d'ouvrir au sein de l'association la discussion sur un sujet jusque là trop peu abordé, le nucléaire. Cette discussion sera notamment développée
lors des Assises d'Attac France les 22 et 23 novembre à Dijon.

Economiser l'eau et l'énergie chez soi .

Economiser l'eau et l'énergie chez soi

Jean-Paul BLUGEON

éd.Edisud,  Aix 2 007,  192 p.     19€

   Ce guide présente un éventail de solutions pratiques pour économiser eau et énergie à la maison. A l'ombre des discours sur le développement durable, il propose un usage sobre et efficace de ces deux précieux fluides, en limitant les gaspillages au minimum ; en améliorant l'efficacité des équipements sanitaires, du chauffage et de l'eau chaude, de l'éclairage et des appareils électriques. Il est en effet facile de réduire de plus de la moitié nos besoins en eau et en énergie, tout en améliorant notre confort. Très pédagogique et abondamment illustré, cet ouvrage est une invitation à passer à l'acte au quotidien, dans la bonne humeur. Au bénéfice de la planète et... du portefeuille !

                                                  Biographie de l'auteur
   Conseiller indépendant en habitat écologique et en énergies renouvelables, Jean-Paul Blugeon milite depuis plus de dix ans pour un habitat de qualité, économe en ressources et respectueux de ses occupants et de l'environnement. Il a conçu et construit une maison bioclimatique, La Maison du Soleil ; régulièrement visitée, elle sert de " vitrine pédagogique ". Avec son expérience pragmatique en maîtrise des flux, il est enfin un fervent défenseur de la démarche négaWatt " pour un avenir énergétique sobre, efficace et renouvelable ".


José Bové est relaxé et Monsanto est exaspéré.


Le Jeudi 18 Septembre 2008, 29 faucheurs d'OGM, dont José Bové poursuivis pour avoir envahi un site du semencier Monsanto il y a deux ans, ont été relaxés par le tribunal de Carcassonne. L'entreprise a exprimé son « exaspération » face à la décision retenue.

 Le 13 avril 2006, plus de 150 militants anti-OGM avaient effectué une « inspection citoyenne » sur le site Monsanto de Tarbes (Aude).

Les militants comptaient vérifier si des semences OGM y étaient stockées. D'après Greenpeace, aucune dégradation n'avait été commise lors de cette opération mais Monsanto avait porté plainte pour « entrave à l'exercice de la liberté du travail d'une manière concertée et à l'aide de voies de fait. » Au départ, seuls 5 militants, dont José Bové, étaient poursuivis mais une vingtaine d'autres se sont présentés devant le juge comme « comparants volontaires » et avaient finalement obtenus d'être jugés.

Compostons !

Compostons !

Jean-Paul COLLAERT

éd. de Terran,  Aspet 2 007     96 p.   16 €

   Le point sur le compostage : son histoire, ses principes, ses usages, les différents systèmes. Compostons !

   La nature ne nous a pas attendus pour inventer le recyclage. Tout ce qui est organique peut redonner de la vie grâce aux bactéries et aux champignons. Le compostage sous toutes ses formes est le meilleur moyen d'apprivoiser cette merveilleuse alchimie naturelle.

   Très pratique, abondamment illustré, ce manuel vous aidera à composter dans les règles de l'art, sans vous compliquer inutilement la vie, mais avec l'assurance de récolter au bout de quelques mois un véritable levain.

   Pour un jardin plus beau, sain et gourmand.


Il est urgent de rompre avec l'emprise de la finance.

http://www.france.attac.org/spip.php?article8883

Point de vue publié dans /Le Monde du 16 septembre 2008

par Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon,

   Depuis que la crise immobilière des subprimes a éclaté aux Etats-Unis il y a plus d’un an, pour atteindre les principales banques et autres fonds de placement, beaucoup se sont demandé comment la contenir. Aujourd’hui,  les nouvelles faillites de Lehman Brothers et de Merril Lynch montrent, s’il était besoin, que cette question est doublement dépassée.

  Deux digues, en effet, ont été rompues. D’abord, en raison de la globalisation du capital, ce ne sont pas seulement les institutions financières américaines qui ont été touchées, mais une bonne partie de celles du monde entier, tellement la circulation des titres hypothécaires avait été grande. Ensuite, déjouant les pronostics de nombreux experts qui se voulaient rassurants, la crise bancaire et financière a franchi la barrière de l’économie réelle puisque l’économie américaine et celle de l’Europe sont au bord de la récession (- 0,3 % pour le PIB français au deuxième trimestre, - 0,5 % en Allemagne et - 0,2 % dans la zone euro) et que, au niveau mondial, le ralentissement de la croissance est désormais certain.

  La raréfaction du crédit consécutive à la fragilisation de nombreuses banques a conduit les banques centrales, notamment la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE), à injecter des centaines de milliards de dollars et d’euros et, pour la première à réduire son taux directeur, mais cela n’a suffi ni à sauver la mise de certaines institutions financières ni surtout à éviter que l’économie productive soit gangrenée.

  Deux questions méritent d’être posées. Pourquoi la crise s’est-elle globalisée, au point qu’aux dires des voix les plus officielles, nous sommes en présence de la crise la plus importante depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est-à-dire depuis 1929 ? Comment empêcher le retour des crises, et non pas comment contenir une crise qui a déjà répandu ses méfaits ?

  La généralisation de la crise financière, ses répercussions sur la pratique spéculative des fonds qui ont réorienté leurs placements vers de nouvelles valeurs refuges comme les matières premières et les céréales, faisant exploser les prix de ces dernières, et la fragilisation du système productif sont imputables au capitalisme néolibéral qui a imposé sa logique implacable et ses normes à toutes les sphères de la société.

  La libre circulation des capitaux, les procédures de titrisation, le développement des marchés à terme portant sur les produits dérivés, les politiques de dérégulation menées par les Etats sur leur territoire national ou bien dans un cadre communautaire comme en Europe et les facilités de crédit accordées au système financier pour participer aux restructurations gigantesques de l’appareil productif mondial, notamment par la technique du leveraged buy out (LBO, effet de levier), ont multiplié les secousses financières. Crises mexicaine (1995), asiatique (1997), russe (1998), argentine (2001), crise de la nouvelle économie (2000), crise des subprimes (2007) se sont succédé, une bulle chassant l’autre.

  Comment pouvait-il en être autrement puisque la promesse d’enrichissement perpétuel des détenteurs de patrimoine financier était fondée en dernière analyse sur la détérioration de la condition salariale : chômage, précarité, déconnexion des salaires par rapport à la productivité du travail, augmentation de la durée du travail, laminage de l’assurance-maladie et des retraites vouées à être confiées à la Bourse.

  La pérennisation d’un rapport salarial injuste n’est sans doute pas étrangère à la frénésie financière et à l’incapacité du capitalisme néolibéral de se construire une trajectoire stable : 100 000 personnes seulement, selon Merill Lynch, disposent d’avoirs financiers équivalents au quart du PIB mondial, soit près de 15 000 milliards de dollars (10601 milliards d’euros).

  L’instabilité chronique est renforcée par la stérilisation des instruments traditionnels de régulation. Les banques centrales alimentent les bulles financières en période de surchauffe et, plus tard, volent au secours des institutions ayant pris trop de risques : Northern Rock au Royaume-Uni, Bear Stearns, Fannie Mae et Freddie Mac aux Etats-Unis. En Europe, la BCE augmente son taux directeur, contribuant ainsi à la surévaluation de l’euro par rapport au dollar et aux variations erratiques du prix du pétrole, au risque de l’inflation qu’elle prétend combattre et malgré la récession imminente. L’« échec des négociations » de l’Organisation mondiale du commerce est l’aboutissement de l’incapacité de cette instance, dont le seul critère est la concurrence exacerbée, à réguler sur une base coopérative les rapports entre les Etats. L’aggravation des tensions géopolitiques (Moyen-Orient, Balkans et Caucase) et des politiques sécuritaires doivent être vues comme les conséquences du fait que le monde est livré à une logique mortifère.

  Un nouveau Bretton Woods est donc indispensable. Mais pas n’importe lequel. N’oublions pas que la principale proposition formulée en 1944 fut rejetée : la monnaie mondiale et l’Union de compensation envisagées par Keynes ne virent jamais le jour pour laisser le champ libre au dollar et à l’hégémonie américaine. La taxation des transactions financières et des revenus financiers est devenue une nécessité impérieuse, non seulement pour rétablir un contrôle des mouvements de capitaux, mais aussi pour financer les biens publics mondiaux.

  En outre, une nouvelle architecture monétaire et financière internationale n’aurait aucune chance d’améliorer la situation si, dans le même temps, les « réformes structurelles » des marchés du travail étaient poursuivies, Au contraire, elles auraient pour conséquence de renforcer la financiarisation des économies française et européenne puisqu’elles signifieraient une reprise de la détérioration de la part salariale dans la valeur ajoutée, aujourd’hui ramenée à un niveau très bas, comme le reconnaissent bien tardivement l’UE et le Fonds monétaire international (FMI).

  Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa « /pureté/ » théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps.

  *Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon sont économistes, membres du conseil scientifique d’Attac.

Qu'est-ce que la confédération paysanne ?

Qu'est-ce que la confédération paysanne ?

éd. de l'Archipel   (Paris )   2 005     144 p.    8,50€

Aujourd'hui comme hier, l'agriculture est la première activité humaine dans le monde. Au cœur des usages industriels et productivistes imposés par les multinationales, la Confédération paysanne entend promouvoir des pratiques paysannes respectueuses des hommes et de leur environnement. Loin d'une cogestion trompeuse, elle lutte pour sortir la profession agricole d'un corporatisme étroit et redonner aux travailleurs de la terre, par une solidarité retrouvée, la dignité de leur métier. Être auprès des paysans dans leurs difficultés quotidiennes et infléchir un ordre social mondialisé injuste envers les plus démunis : tel est le sens fondamental de son action, tant locale que globale. Parce qu'un autre monde est encore possible.

Biographie de l'auteur
La Confédération paysanne, née en 1987 du rapprochement de différentes structures du syndicalisme progressiste agricole, représente en France près d'un paysan sur trois. Son objectif est le maintien de paysans nombreux pour un milieu rural vivant et des productions de qualité. Elle participe activement au mouvement social et est membre de la Coordination paysanne européenne ainsi que du collectif mondial Via Campesina. Son action s'inscrit résolument dans une critique du modèle libéral.


L'idéologie néo-libérale . J. ZIEGLER .

    La globalisation des marchés produit sa propre idéologie : l'idéologie néo-libérale. Le mouvement qui la met au monde étant potentiellement tout-puissant, cette idéologie se donne à voir comme une pensée unique, comme l'idéologie de la "fin de l'Histoire". Elle légitime la globalisation et l'autonomisation des capitaux. Elle poursuit sa voie triomphante de bradage du bien public sous le couvert de quelques slogans tels que "privatisation", "dérégulation", "flexibilité", "épuration des structures ".

   Idéologie noble ! Elle opère en se servant du mot "liberté". Foin des barrières, des séparations entre les peuples, les pays et les hommes ! Liberté totale pour tous, égalité des chances et perspectives de bonheur pour chacun. Qui n'y adhérerait? qui ne serait séduit par d'aussi heureuses perspectives ?

   Or, l'idéologie néo-libérale est l'ennemie jurée de l'Etat et de la règle commune. Elle diffame la loi et glorifie la liberté sans entraves. Liberté meurtrière quand il s'agit des relations entre les peuples dominateurs du nord et les peuples prolétaires du sud de la planète. Liberté génératrice d'injustices, d'inégalités et de nouvelles pauvretés à l'intérieur même des sociétés industrielles du Nord. Dramatique augmentation de l'inégalité dans le Sud .

   La justice sociale, la fraternité, la liberté, la complémentarité des êtres ? Le lien universel entre les peuples, le bien public, l'ordre librement accepté, la loi qui libère , les volontés impures transfigurées par la règle commune? Des vieilles lunes ! D'archaïques balbutiements qui font sourire avec condescendance les jeunes et efficaces managers  des banques multinationales et entreprises globalisées et les spécialistes en dérivés en tout genre !

   Le despotisme le plus féroce est celui qui remet au jeu du libre marché le souci de régler les rapports entre les hommes et entre les peuples .

   Jean-Jacques ROUSSEAU, dans Du contrat social, résume mon propos: "Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui libère ". Dans nos sociétés d'Occident, une conviction avait surgi avec la Révolution française: la libre décision de la volonté  collective est en mesure de résoudre toutes les questions existentielles se posant aux hommes. Un seul héros: le peuple. Un seul sujet de l'Histoire: l'homme devenu propriétaire de sa libre raison. Une seule légitimité : celle qui découle du contrat social.  ( ....... )

   Qui ne sourit aujourd'hui en relisant cette proclamation de foi en la capacité de l'homme à façonner son propre destin ?

 Jean ZIEGLER   Les seigneurs du crime   p. 37-38  ed. du Seuil (Points Essais )  (publié en 1 998 ! )


L'écologie de la bible à nos jours .

L'ECOLOGIE,  DE LA BIBLE A NOS JOURS

Patrice de PLUNKETT

éd. de l'oeuvre   2 008    328 p.   20€

   L'écologie est aujourd'hui sur toutes les lèvres. Elle modèle idées et comportements, jusqu'à remettre en cause la société occidentale. Selon les libéraux, elle est utopique et catastrophiste ; selon les décideurs économiques, ses analyses sont infondées et ses projets peu viables. Son voisinage avec la résistance altermondialiste et tiers-mondiste la fait aussi passer pour un avatar du gauchisme, et l'éloigne de la gauche modérée. Et pourtant l'écologie gagne du terrain, par-delà les idéologies et les clivages partisans. Partant des origines véritables de l'écologie, de ses sources scientifiques, de ses raisons d'être, de ses urgences et de ses tendances, Patrice de Plunkett éclaire nos préoccupations d'aujourd'hui. De façon inédite et salutaire, il met aussi en lumière les rapports entre l'écologie et le christianisme, fondateur de notre civilisation : la Bible est-elle coupable de tout, comme l'affirment certains, elle qui par la bouche de Dieu appelle l'homme à " dominer " voire à " soumettre " le reste de la biosphère ? A l'heure de la mondialisation de tous les enjeux, cette enquête de fond jette sur l'écologie un regard à la fois clair, neuf et décomplexé.

                                                                          Biographie de l'auteur
   Spécialiste des enquêtes de société et des nouveaux courants d'idées, Patrice de Plunkett travaille depuis longtemps sur les questions d'écologie et d'économie sociale et solidaire. Il a également publié plusieurs ouvrages sur les phénomènes religieux, dont Benoît XVI et le plan de Dieu (2005).


Petit traité de décroissance sereine .

Petit traité de la décroissance sereine

Serge LATOUCHE

Mille et Une nuits     160 p.      3,50€

   Traité qui propose de poursuivre l'analyse amorcée dans«Survivre au développement»puis dans«Le pari de la décroissance»et de préciser le projet d'une société de décroissance que l'auteur définit comme a-croissance. Il décrit la transition qu'il convient d'engager dans les sociétés productivistes pour éviter une catastrophe écologique et humaine.

   «La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d'"a-croissance", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit.

   S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance".»

 


Généalogie altermondialiste .

Généalogie des mouvements altermondialistes en Europe

Collectif ;   Karthala;    2008   293 p.

 

   Depuis le sommet de Seattle contre l'OMC en 1999, le mouvement altermondialiste s'est durablement inscrit dans notre actualité. La presse internationale donne la parole à ses dirigeants et relaie ses initiatives. Mais que sait-on vraiment de ce courant ? S'agit-il, comme le proclament les acteurs de cette nébuleuse, d'un mouvement nouveau, homogène et transnational car se développant au-delà des frontières nationales ? D'un mouvement unifié par une lutte globale ? Les études publiées dans ce livre interrogent ces évidences. Elles sont le résultat d'une coopération entre chercheurs européens et proposent ainsi une histoire comparée des mouvements anti-globalisation. Contre le mythe d'une société civile transnationale, les auteurs montrent que la mondialisation reste profondément ancrée dans des contextes nationaux et qu'il n'existe pas de " génération spontanée " d'un mouvement altermondialiste transnational. Pourtant, en dépit de ses différences, le mouvement engagé contre la mondialisation a su présenter un visage uni et parfois unifié. En utilisant avec habileté certaines techniques de communication et en s'appropriant des manifestations institutionnelles internationales, il s'est construit comme un pôle d'opinion incontournable. C'est à la naissance de ce mouvement social que ce livre vous invite.


Points de rupture .

POINTS DE RUPTURE

Fred PEARCE

Calman-Lévy   2 008     388 p.  19€

Que deviendra l'homme lorsque la nature lui fera payer ses frasques ? Dans cette enquête précise, fouillée et très documentée, Fred Pearce nous alerte sur le fait que, en ce moment même, des modifications de l'écosystème dues à l'activité humaine (incendies de forêt monstrueux, déforestation, fonte des glaces, fonte du permafrost) sont en cours et peuvent déclencher à tout moment, par un effet de bascule, des scénarios de fin du monde qui se joueraient non pas sur des millénaires ni des siècles, mais sur des années. Se décrivant lui-même comme un "écologiste sceptique", il ne joue pas les catastrophistes : il reste dans un effort constant d'objectivité et de confrontation des différentes thèses scientifiques. La nature a en effet mis en place de fragiles équilibres. Pourtant, depuis des décennies - et notamment la révolution industrielle -, nous menons contre notre écosystème une véritable guerre, une guerre que l'on ne pourra pas gagner. Nous pensons que la nature peut s'adapter - à notre mode de vie de consommateurs effrénés, à notre fringale d'énergie, etc. -, ce qu'elle a fait jusqu'à aujourd'hui. Mais Fred Pearce nous rappelle que sa capacité d'absorption n'est pas infinie. Toutes les conditions de rupture de l'équilibre naturel et terrestre sont actuellement réunies, et la bête s'apprête à mordre.

Biographie de l'auteur
Fred Pearce, journaliste scientifique, a rédigé au cours de ses nombreux voyages des rapports sur l'environnement pour les Nations unies, l'Unesco et la Banque mondiale. Il est le lauréat de nombreux prix, dont, en 1991 en Angleterre, celui du meilleur journaliste pour les questions d'environnement. Il travaille depuis près de vingt ans sur le thème du réchauffement climatique. En 2006, il a déjà publié chez Calmann-Lévy Quand meurent les grands fleuves, enquête sur la crise mondiale de l'eau.


L'ami de la nature .

L'ami de la nature

Richard WALKER

éd. Gründ   Paris 2 008    72 p.    6,50€


Ce guide tout autant dédié au monde animal que végétal propose plusieurs entrées pour découvrir la nature et pouvoir observer, identifier, nommer et expérimenter. Les acteurs intervenant en milieu naturel comme les écologues, les botanistes, les zoologues, ainsi que les lieux de vie, le matériel d’observation, les règles à respecter, l’explication de phénomènes naturels sont recensés dans cet ouvrage où s’intègrent également une trentaine d’expériences et de bricolages à réaliser soi-même.
Commentaire : Le format poche de ce manuel spécial nature facilite son utilisation sur le terrain. Il fourmille tellement de données que l’utilisateur a tout intérêt à l’avoir consulté préalablement pour savoir où trouver le renseignement adéquat. Cet outil dense est complété par une centaine de vignettes de plantes et d’animaux qui facilitent l’identification. Quant aux nombreuses photos, elles donnent un côté vivant au texte documentaire et explicatif. Plusieurs pistes sont également proposées pour organiser les trouvailles de l’explorateur, certaines assez classiques comme l’herbier, d’autres plus novatrices comme la photographie numérique et l’archivage informatique.


Deviens un expert de la nature grâce à ce guide de la vie sauvage et à ses activités drôles et faciles à réaliser. Découvre et explore un monde incroyable !


Aliments irradiés, atome, malbouffe et mondialisation .

Aliments irradiés, atome, malbouffe et mondialisation

Ouvrage collectif

éd. Golias  Villeurbanne 2 008      272 p.  17€


 

L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques).

C’est cependant - et surtout - une technologie multi usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique.

Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments…

Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l'irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains États malgré des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques non négligeables.

Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité).

Si nos institutions – mondiales, européennes et nationales – taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s’informer et d’agir…

  • Ouvrage coordonné par : le Collectif français contre l’irradiation des aliments
Avec les contributions de : Geneviève Azam, Jean-Pierre Berlan, Roland Desbordes, François Dufour, Yann Fiévet, Thierry Folliard, Véronique Gallais, Wenonah Hauter, Christian Jacquiau, Guy Kastler, Paul Lannoye, Lylian Le Goff, Catherine Le Rohellec, Olivier Louchard, Gilles Maréchal, Yveline Nicolas, Christian Rémésy, Aurélie Trouvé, François Veillerette.

 


Aide aux banques .

    Ne vaudrait-il pas mieux que le gouvernement américain verse les 700 milliards de dollars de son "plan de sauvetage" directement aux 2 millions de ménages américains victimes de prêts qu'ils ne peuvent rembourser, et jetés à la rue ? (....) Ainsi, les ménages surendettés pourraient rembourser leurs banques qui recevraient indirectement cet argent, au lieu de le recevoir directement . Cela permettrait de faire d'une pierre deux coups : sauver les petits ménages et sauver les banques.... Mais je rêve : qui s'intéresse au sort des petits ménages améticains ?......

Henri COUSI   ,  courrier des lecteurs  : le nouvel Observateur  N°  2 292  (du 9 au 15 octobre 2 008)


Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes .

Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes

Jeff LOWENFELS  et  Wayne LEWIS

éd. du Rouergue    208 p.   21,50€

 

 

Les bons jardiniers savent que le sol est tout sauf une substance inerte. Un sol en pleine santé fourmille de vie - pas seulement de vers et d'insectes, mais d'une quantité stupéfiante de bactéries, de champignons et d'autres micro-organismes. Lorsque nous utilisons des engrais chimiques, nous portons atteinte à la vie microbienne qui normalement suffit à satisfaire les besoins des plantes. Dans le même temps, nous nous rendons de plus en plus dépendants de tout un arsenal de substances artificielles, dont beaucoup sont toxiques pour les humains comme pour les autres formes de vie. Mais il existe une alternative : jardiner d'une façon qui renforce, au lieu de le détruire, le sol et son réseau alimentaire, ce réseau fragile et complexe d'organismes vivants dont les interactions créent un environnement favorable aux plantes. Dans cet ouvrage clair qui évite le jargon et les termes trop techniques, vous ferez mieux connaissance avec les différents organismes qui composent le réseau alimentaire du sol. Vous apprendrez ensuite comment l'entretenir et le régénérer afin d'optimiser la qualité de ce sol grâce à l'emploi de compost, de jus de compost et de paillis, et quelles solutions favoriser en fonction de la composition de votre jardin (pelouse, potager, arbres et arbustes, vivaces et annuelles...). Bref, si vous voulez faire pousser des plantes vigoureuses et en bonne santé tout en cultivant votre jardin sans recourir aux produits chimiques, ce livre est fait pour vous.

Biographie de l'auteur
Jeff Lowenfels est un journaliste spécialisé dans la nature. Il rédige depuis plus de vingt ans une colonne hebdomadaire dans l'Anchorage Daily News et anime toutes les semaines une émission de radio. Wayne Lewis est jardinier. Il a depuis vingt ans travaillé avec Jeff Lowenfels sur de multiples projets, parmi lesquels le programme " Un rang pour ceux qui ont faim " (Plant a Row for the Hungry), qui encourage les jardiniers à céder une partie de leurs récoltes à des organisations caritatives.


Le mur végétal, de la nature à la ville .

Le mur végétal, de la nature à la ville .

Patrick BLANC

éd. Michel LAFON       192 p.  39,90€


 

Patrick Blanc parcourt les forêts de la planète. Personne ne connaît mieux que lui les secrets des plantes qui vivent de presque rien, dans les milieux les plus improbables, qu'elles tapissent les sous-bois dans la pénombre ou qu'elles s'accrochent aux rochers des falaises. Chercheur au CNRS, Patrick Blanc est également un artiste, invente le Mur végétal et donne à la ville d'incroyables respirations. Créateur de bien-être, il change notre regard sur la ville, orchestre et insuffle l'art au cœur de la cité. Il imagine des espaces architecturaux nouveaux, et métamorphose les murs en béton, devenus ainsi des refuges de biodiversité.

Biographie de l'auteur
Patrick Blanc est célèbre dans le monde entier. De Paris à Bangkok, de New York à Tokyo ou de Madrid à Sao Paulo, il invite la nature à vivre sur les murs de sites aussi variés et exceptionnels que des musées, des écoles, des bureaux, des parkings, des centres commerciaux, des cours d'immeubles, et bientôt des tours gigantesques.


Protéger la nature .

Protéger la nature

Catherine LEVESQUE

éd. Fleurus   80 p.  15,50€    (un livre et un DVD )

 

L'équilibre naturel est fragile et menacé. Les animaux et les végétaux se développent dans des lieux de vie soumis aux aléas de facteurs climatiques, historiques ou économiques. Ce tour d'horizon permet d'appréhender des espèces plus ou moins connues présentes autour du littoral, dans les forêts méditerranéennes, dans les Pyrénées ou dans les prairies.
Commentaire : Ce documentaire, recueil de très nombreuses données et explications détaillées concernant l'écologie, est harmonieusement complété par de magnifiques photos et par un film DVD. Les images sont saisissantes et parlent d'elles mêmes. La démarche de l'ensemble est scientifique. Une fois le problème soulevé, des hypothèses sont élaborées et le lecteur prend conscience de l’impact de tel ou tel comportement au niveau de l’équilibre et de la préservation des ressources. Quant au vocabulaire parfois complexe, il ne manque pas d’être expliqué dans un lexique figurant en fin d'ouvrage.

Présentation de l'éditeur
Avec le réchauffement climatique, l'écologie est devenue un enjeu international. En Europe comme dans le reste du monde, l'équilibre entre les animaux, les végétaux et leurs milieux naturels a bien souvent été rompu. De la taïga à la Méditerranée, du littoral aux Alpes en passant par les villes et les campagnes, cet ouvrage recense l'exceptionnelle biodiversité de notre continent et les actions entreprises pour préserver ses ressources et ses beautés naturelles.
 


LA CHINAFRIQUE

LA CHINAFRIQUE

Pékin à la conquête du continent noir.

Serge MICHEL et Michel BEURET   photos de Paolo WOODS

 

Par centaines de milliers, obéissant au mot d’ordre « Sortez ! » de Hu Jintao, les Chinois se ruent vers l’Afrique. Pour le pire parfois, pour le meilleur aussi. En échange de matières premières dont le continent noir regorge (pétrole, gaz, métaux, uranium, bois, poissons), l’Empire du Milieu développe l’Afrique et l’intègre dans la mondialisation. Pékin séduit de nombreux dictateurs – en ne posant aucune condition – avec des produits bon marché, drogue à forte accoutumance dans les pays pauvres jusque-là dépendants des produits occidentaux. Mais de nouvelles dépendances guettent déjà.

Grâce à Pékin, l’Afrique, jadis victime de l’afro pessimisme, vit un boum économique sans précédent. Pour la première fois, l’Afrique a le choix. Les Occidentaux, qui l’avaient laissé tomber, veulent y revenir. Seulement voilà, la place est souvent prise et des conflits se préparent… Qui sont ces aventuriers Chinois ? Dans quels pays vont-ils ? Pour y faire quoi ? Quel est le secret de leur succès ? Comment se passe la rencontre de ces deux mondes si différents ? Et avec quelles conséquences sur les droits de l’homme et l’environnement ? Et quelle place pour les Européens, les Français en particuliers ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont parcouru quinze pays, sillonnant tout le continent à la rencontre de cette « Chinafrique », des forêts ratiboisées du Congo aux rivages venimeux du Nigeria, des sables militairement mouvants du Niger aux pipelines du Soudan, des souvenirs d’Egypte made in China aux restaurants gastronomiques de Douala, des campagnes misérables de la Chine à ce continent mystérieux qu’est l’Afrique pour les nouveaux aventuriers.

Les Auteurs :
Serge Michel, 39 ans, est correspondant en Afrique de l’Ouest pour Le Monde, prix Albert Londres en 2001 pour ses reportages en Iran. Il est l’auteur de Bondy Blog (Le Seuil, 2006). Michel Beuret, 38 ans, est chef du service étranger du magazine suisse L’Hebdo. Paolo Woods, 37 ans, est photographe. A reçu un World Presse Photo Award en 2004 pour ses reportages en Irak. Ils ont publié ensemble Un monde brut (Le Seuil, 2003), American Chaos (Le Seuil 2004).

 


Terres d'avenir pour un mode de vie durable .

TERRES D' AVENIR  pour un mode de vie durable .

P. DESBROSSES,  E. BAILLY  et T. NGHIEM

 

" Le grand mérite de Terres d'avenir est non seulement de mieux nous informer sur les ravages de l'agriculture comme de l'élevage industriels, et sur les avantages de l'agriculture biologique. Il est encore de nous montrer que ce problème nous ouvre d'autres problèmes en chaîne " souligne Edgar Morin dans sa préface intitulée Des Terriens au service des terrestres.
Voilà bien un ouvrage " au service des terrestres ", un exemple d'intelligence collective. Les trois auteurs d'origines et de cultures très différentes ont associé leurs connaissances, leurs expériences et leurs espérances respectives pour aboutir aux mêmes conclusions : L'homme ne parle que de liberté et pourtant il ne prend jamais la liberté de penser par lui-même. Il est enfermé dans des schémas mentaux qui l'instrumentalisent. Ce livre est subversif, car il aide à s'affranchir des fausses rationalités, des impostures scientifiques, des hypocrisies moralistes, des aberrations de la pensée unique en matière d'agriculture, d'alimentation, de santé et d'environnement.
En s'appuyant sur les richesses du passé aussi bien que sur les avancées de la technologie moderne, les auteurs avancent leur vision révolutionnaire, une vision d'avant-garde destinée à reconstituer durablement le système immunitaire des régions d'Europe. Leur credo pour le salut de la planète : arrêter la folie de " l'appropriation ". Brevets sur le vivant, brevets sur le patrimoine commun, brevets sur la connaissance, brevets partout, brevets sur tout...

Biographie de l'auteur
Philippe Desbrosses est agriculteur, docteur en sciences de l'environnement, expert auprès de l'Union européenne, auteur de nombreux ouvrages.
Emmanuel Bailly est ingénieur ENSIL en Eau et Environnement. Après avoir été éleveur agrobiologiste, il est maintenant expert en aménagement de territoire et stratégie " Facteur 4 ".
Thanh Nghiem est ingénieur des Mines de Paris. Précédemment dirigeante d'entreprise, elle a fondé et préside l'Institut Angenius, incubateur de projets dans le champ du " libre et durable ".


Le dumping social légalisé .

   Ceux qui douteraient encore de la nécessité d'un grand débat sur l'Europe doivent lire 2 jugements récents de la Cour de justice européenne. Le premier (affaire Viking ) reconnaît le droit à une entreprise  de déménager son siège dans un autre pays , à la seule fin de remplacer entièrement du personnel bien payé (finlandais) par un autre (estonien). Le second  (affaire Laval ) permet à une entreprise de Lettonie d'envoyer ses ouvriers sur un chantier de Stockholm en piétinant la convention collective, qui a force de loi en Suède. La cour de Strasbourg légalise ainsi le dumping social le plus sauvage à l'intérieur de l'Union Européenne. Pour lot de consolation, les juges reconnaissent le droit pour les syndicats de s'y opposer.... à condition d'employer des moyens "proportionnés" . L'Europe sociale a fait un pas de géant en ...arrière.

Hervé NATHAN     dans MARIANNE  N° 557-558 (du 22 décembre 2 007 au 4 janvier 2 008 )

 L'Europe est-elle autre chose que la courroie de transmission de l'OMC en ce qui concerne les lois du marché ?


Les clés de l'actualité junior .

   Vos enfants  (8 à 12 ans ) s'intéressent à l'actualité et vous voulez quelque chose à leur niveau avec une réflexion de fond:

voici un site pour eux :   www.lesclesjunior.com

avec possibilité de s'abonner à un hebdomadaire .


Mexique : vive l'agriculture zapotèque !!!

   La région d'Alta Mixteca, dans la sierra de Oaxaca (sud de Mexico ), était , il y a 25 ans , un paysage dévasté. Une terre sèche, en érosion accélérée en raison d'une absurdité agronomique héritée des années 1 970: la production intensive du maïs sous engrais et pesticides. A cette époque , un jeune homme de 22 ans, Jesus Leon Santos, ne se résout pas à émigrer aux Etats-Unis et fait le pari de convertir les petits fermiers de la région aux techniques agricoles des indiens zapotèques. Il réhabilite le "téquio" -le travail collectif obligatoire dans l'Amérique centrale précolombienne-, plante des arbres pour retenir l'eau, réintroduit les terrasses et les plantes traditionnelles . Leon vient de recevoir le prix Goldman 2 008 pour son action: son syndicat compte 1 500fermiers, un million d'arbres ont  été plantés et les nappes phréatiques sont reconstituées. Le programme d'agriculture durable appliqué sur 5 000 hectares a permis de passer de 30% de terres arables à plus de 80% avec un gain de productivité de 50%. Des milliers d'habitants ont retrouvé gagne-pain et dignité .

 GEO  N° 353  (juillet 2 008  ) p. 17


GANDHI et le futur.

   "Je me représente très bien l'époque où les riches répugneront à faire fortune au détriment des pauvres et où ces derniers cesseront d'envier les riches. Même dans le meilleur des mondes, nous ne réussirons pas à supprimer toutes les inégalités, mais nous pouvons et nous devons éviter que les hommes se battent et se détestent . "   

GANDHI


2030 : Le krach écologique

2030 : Le krach écologique
de Geneviève Ferone 
ed. Grasset & Fasquelle (6 février 2008) 

   Le krach écologique aura lieu en 2030 ! Le front climatique, le front énergétique, le front de la croissance et le front démographique vont se télescoper exactement à la même date. Le changement climatique est une dérive sans retour. Qui en est le premier responsable ? Notre consommation d'énergies fossiles, dont le pétrole, qui provoque l'émission de gaz à effet de serre. Geneviève Ferone pose dans cet essai clair et tranché une série de questions économiquement incorrectes. Comment nous orienter au plus vite vers des énergies propres et renouvelables ? Aurons-nous le temps de les financer et les développer à une échelle industrielle pour couvrir les besoins en énergie de 7 milliards de personnes en 2030 ? Faut-il généraliser la taxe carbone? Comment faire basculer des géants économiques tels que l'Inde et la Chine, dont les intérêts sont divergents des nôtres, vers une nouvelle gouvernance ? Faut-il attendre une quelconque aide de la décroissance ? La foi dans le progrès technologique nous sauvera-t-elle ? 

                                                           Biographie de l'auteur
   Geneviève Ferone a été la présidente-fondatrice d'ARESE, la première agence française de notation sociale et environnementale des entreprises cotées. Elle est aujourd'hui directrice du développement durable du groupe VEOLIA Environnement.

 

L'eau potable: un cocktail de médicaments !!!

   Le 10 mars 2 008 la presse américaine publiait les résultats d'une enquête de l'agence Associated Press. On avait trouvé dans l'eau potable de 41 millions d'Américains toute une série de médicaments .(Prescription drugs found in drinking water across U.N, CNN . com / health , 11 03 2008 ) .

   Les scientifiques s'inquiètent de plus en plus de la présence de tant de médicaments dans les eaux potables traitées (56 sortes différentes) et dans les bassins hydrographiques ( 63 sortes différentes ) : antibiotiques , antiépileptiques, hormones sexuelles , analgésiques , hypolipémiants , anxiolitiques , antidépresseurs , antihistaminiques , antihypertenseurs....

   Tous ces médicaments sont partiellements absorbés, métabolisés et excrétés hors du corps pour se retrouver dans l'eau qui sera traitée , mais non pour l'élimination des résidus médicamenteux . En fait , tous ces médicaments résistent aux procédés modernes du traitement des eaux potables et des eaux usées . Il n'existe pas encore d système de traitement des eaux d'égout conçu spécifiquement por éliminer les produits pharmaceutiques .

   L'Associated Press affirme que le problème ne se  limite pas aux Etats-Unis  . Plus de 100 différents produits pharmaceutiques ont été détectés  dans les lacs des rivières ,les réservoirs et les rivières du monde entier, en Asie, au Canada, en Europe et " même dans les lacs de Suisse et de Scandinavie ". On a trouvé dans les nappes aquifères situées près des contaminants comme les décharges publiques et les lots d'engraisements des animaux des taux minuscules d'hormones , d'antibiotiques et autres médicaments ; Bien sûr , à cela il faut ajouter les médicaments vétérinaires  dont la vente a augmenté de 8% au cours des 5 dernières années ;

   L'industrie pharmaceutique essaie de dire que cela ne constitue pas un problème pour la santé humaine. Pourtant , on a découvert en laboratoire que de toutes petites quantités de médicaments, sur un base continuelle, affectaient les cellules rénales embryonnaires , les cellules sanguines  et les cellules cancéreuses du sein chez les humains: les cellules cancéreuses se multipliaient trop vite; les cellules rénales se développaient trop lentement; les cellules sanguines avaient une activité biologique liée à l'inflamation. Cela pourrait être à l'origine d'allergies et de lésions nerveuses.

   d'après  Biocontact  n° 181  juin 2 008


Bruxelles, le lobbying et la démocratie.

 

   Ils seraient actuellement entre 15 000 et 18 000 lobbyistes à arpenter les couloirs des institutions . 70% d'entre eux représente les intérêts de l'industrie , 20% les bureaux régionaux, et 10% seulement la société  civile .....

   Les lobbyistes  interviennent à chaque étape du processus décisionnel et opérationnel: de l'élaboration de la proposition de loi à sa mise en  application .

   Les tactiques  utilisées par les lobbyistes du monde des affaires sont nombreuses . Par exemple : la pratique de la" porte à tambour" , très répandue, consiste à engager d'anciens fonctionnaires européens pour bénéficier de leurs connexions et connaissances .Jean-Paul MINGASSON,ancien Directeur général de la Direction générale Entreprise et Industrie a ainsi quitté la Commission européenne en 2 004, pour devenir conseiller général de BusinessEurope, la confédération des industriels européens. Au sein de la Commission, M.MINGASSON était impliqué dans l'élaboration du Règlement sur l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances chimiques (REACH). A peine arrivé à BusinessEurope , il commença à faire pression contre cette même règlementation.

.......

   Les lobbyistes d'entreprises bénéficient souvent, en outre, d'un accés privilégié auprès des décideurs européens, à travers , notamment, les 1 300 groupes d'experts chargés de conseiller la Commission sur les propositions de lois. .....

   La place qu'occupe le lobby des affaires à Bruxelles reste largement inconnue du public. En l'absence de règles de transparence et d'éthique en matière de lobbying, son influence dans les processus de décision pose de sérieuses questions sur l'impartialité des décisions de l'Union européenne et sur son caractère démocratique.

d'après  Kim BIZZARRI ( CORPORATE EUROPE OBSERVATORY *)  Pays Bas

Corporate Europe Observatory est membre du comité de pilotage  de ALTER-EU, l'Alliance pour une règlementation de la transparence et de l'éthique en matière de lobbying . Pour plus d'information :

www.alter-eu.org