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Vers un monde plus juste

Terre et patrie par Khalil GIBRAN.

  "Epargne-moi les dédales de la politique et les chroniques du pouvoir,

car la Terre entière est ma patrie

et tous les humains sont mes compatriotes."

Khalil Gibran (1 883- 1 931)  "Larme et sourire" 1 914.


Il faut éduquer les enfants.....

    Il faut éduquer les enfants sans la compétitivité qui les angoisse mais sur la solidarité qui les renforce, les apaise , les reconnecte concrètement à la nature, de telle sorte qu'ils puissent s'ouvrir à sa beauté infinie, à sa générosité, à son mystère . Exalter leurs capacités créatives, qu'elles soient abstraites ou concrètes, en particulier le pouvoir et l'habileté des mains, organes par excellence de notre évolution . Développer en eux le sens de la liberté et de l'autonomie.

 Pierre RABHI  La part du colibri (poche essai )  p.26

 


Hold-up sur la santé ( Dr François CHAUFFAT).

éd. Jouvence  248 p.   21,50 €

    " La crise du financement de la médecine met à dure épreuve les habitants du monde entier. Quel que soit le niveau économique du pays où l'on vit, il faut débourser toujours plus pour accéder aux services de la médecine. " Sommes-nous bien soignés pour autant ? Une question parmi d'autres qui nous invite à explorer les coulisses de ce que François Choffat appelle "le théâtre de la médecine". Sans complaisance, avec brio et rigueur, ses réflexions démontrent que tout est orchestré pour satisfaire une économie où la Bourse l'emporte trop souvent sur la Vie.
   Si seul un renversement des valeurs avec une remise en cause profonde du fonctionnement de la société peut éviter une trajectoire suicidaire, les comportements individuels ont aussi leur importance dans cette démarche. C'est ce qui fait l'originalité de cet ouvrage : il ne se contente pas de mettre le doigt sur ce qui ne va pas, il énumère toute une série de mesures à prendre et met en évidence la place prépondérante dédiée aux médecines complémentaires qui, justement, ne font pas le jeu de la Bourse pour se consacrer à la Vie. 

       François Choffat s'appuie sur une vaste documentation pour étayer ses propos. Il le fait avec humour et beaucoup d'humanité. Un ouvrage qui concerne chacun, médecin, thérapeute, malade ou citoyen. 

                          Biographie de l'auteur
   Le docteur Choffat est médecin homéopathe en Suisse et responsable d'un centre de santé holistique réputé. Riche d'une pratique de plus de 35 ans en médecine généraliste et en homéopathie, il a su apporter les fruits de son expérience au grand public. Il est également auteur de Vaccinations, le droit de choisir et co-auteur de La méthode Kousmine, un ouvrage qui fait référence.


Nations et mondialisation (Dani RODRIK).

Editions La Découverte, 2008, 19 euros

   Près de vingt ans après la mise en œuvre du " consensus de Washington " (1990). quel bilan peut-on tirer de la " bonne gouvernance " que les grandes institutions économiques internationales ont tenté d'imposer aux pays du Sud ? Et quels enseignements sur la mondialisation se dégagent des trajectoires contrastées qu'affichent les continents en développement ? Contre toute attente, les pays qui ont le plus bénéficié de la globalisation sont ceux qui, comme la Chine, l'Inde ou le Vietnam. ont le moins respecté ses règles. En comparaison, I' Amérique latine. qui s'était conformée aux principes de I'orthodoxie économique, n'a enregistré que de mauvais résultats. Ce n'est donc pas la libéralisation en soi qui permet le succès économique. mais les stratégies pragmatiques adoptées par les gouvernements, tenant compte des mutations indispensables niais aussi des caractéristiques nationales. En rapprochant les évolutions réelles des théories dominantes sur la croissance et le développement, Dani Rodrik insiste sur la nécessité de faire rapidement évoluer les paradigmes de la mondialisation. Selon lui. il ne s'agit plus de libéraliser davantage, mais de créer dans chaque pays l'espace politique permettant de traiter les problèmes que pose l'ouverture. Ce premier ouvrage traduit en français de cet économiste à la renommée internationale réunit quatre essais (dont deux études de cas, Inde et Amérique latine), indispensables pour comprendre l'articulation entre développement et mondialisation

           Biographie de l'auteur
   Dani Rodrik, professeur d'économie politique internationale à l'université d'Harvard. est l'auteur de nombreux livres. Ses travaux sont centrés sur la recherche d'une bonne économie politique " pour les pays émergents.

 (Suite)

Le droit à l'alimentation (Jean ZIEGLER).

Le droit à l'alimentation

Jean  ZIEGLER

éd. Mille et une nuits   2 003

    Chaque jour, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses conséquences immédiates et 826 millions d'êtres sont gravement sous-alimentés de façon chronique. Or, la planète regorge de richesses, les ressources agricoles pourraient normalement nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit deux fois la population mondiale.
   L'actuel ordre du monde n'est donc pas seulement meurtrier, il est aussi absurde : l'abandon à grande échelle des cultures vivrières, la mainmise des multinationales de l'agroalimentaire sur les semences et la production, les échanges commerciaux au bénéfice des pays du Nord en surproduction, entraînent inexorablement la destruction et la faim de millions de personnes... Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de privatisation à l'extrême, pratiquée par les maîtres du monde et leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations unies a décidé de créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation. " Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie psychique et physique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne. " Déjà, quelques pays du tiers-monde (Brésil, Afrique du Sud) s'en emparent et tentent de remédier au plus vite aux souffrances de leurs populations.

                                    Biographie de l'auteur
    Jean Ziegler est Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers-monde, il a notamment publié La Suisse, l'or et les morts (Le Seuil, 1997), Les Seigneurs du crime (Le Seuil, 1999) et Les Nouveaux Maîtres du monde (Fayard, 2002).


Le guide de l'énergie solaire thermique et photovoltaïque (Michel TISSOT).

éd. EYROLLES      172  p.   18 €  

  Cet ouvrage vous offre une information complète et fiable sur le fonctionnement des panneaux solaires et de l'énergie photovoltaïque.

  Comment installer son chauffe-eau solaire ? Pour quelle rentabilité ? Quels sont les coûts et les aides de chaque région en France ? Tout est passé au crible pour vous donner une idée claire et précise de vos besoins et de vos possibilités.

  Autant de réponses qui vous permettront d'économiser votre chauffage, votre consommation électrique en profitant de l'énergie du soleil.

  Grâce à ses nombreux encadrés et schémas, ce guide vous explique pas à pas le fonctionnement des panneaux solaires et de l'énergie photovoltaïque, notamment comment choisir et installer un chauffe-eau solaire ou un système photovoltaïque et en calculer le coût. Un carnet d'adresses vous indique les aides financières par région, que vous pouvez obtenir.


L'Europe et la crise.

 

Tribune : Cette Europe-là est irréparable, par Frédéric Lordon
1er décembre 2008

    Les gardiens du temple bruxellois de la « concurrence libre et non faussée » n'y peuvent mais. Leur dévotion à l'orthodoxie, largement égratignée par les dernières mesures prises pour sauver la fonction bancaire et éviter une disparition du crédit, s'avère plus forte que le souci du réel. Au coeur de cette crise gravissime, ils menacent en effet d'interdire les mesures de soutien aux banques pour cause de distorsion de la concurrence, ou de les contrebalancer par des mesures visant à... réduire les crédits octroyés par ces banques. Cette Europe des commissaires, devenue une caricature des idéaux de ses fondateurs, qui n'a d'autre priorité que d'être la gardienne zélée des tables de la loi du Consensus de Washington, au moment même où son échec est compris et reconnu par tous, est-elle donc irréformable ? Frédéric Lordon mène la charge sabre au clair.

   Par Frédéric Lordon, Blog du Monde Diplomatique, 30 novembre 2008

   Dans une sorte d'apothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de l'à-propos historique, la Commission européenne, en l'occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d'intervenir dans le grand débat de la crise financière.

   Pour dire que les injections d'un total de 10,5 milliards d'euros décidées par l'Etat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée [1].

   Le Traité européen piétiné par ses partisans mêmes

   Il faut bien lui accorder que, sur le papier et d'un point de vue tout à fait formel, elle n'a pas complètement tort. Il y a bien en effet dans l'adorable Traité de Lisbonne un article 107 qui interdit les aides d'Etat [2]. À la vérité il - l'article 107 - n'est pas le seul à connaître les derniers outrages en cette époque de sauve-qui-peut-tout-va-s'écrouler.

   À cet égard, on pourra voir le symptôme d'une certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de l'Union européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent l'Europe à son meilleur. Le fait est qu'en un mois à peine les impérieuses nécessités du bord du gouffre n'ont pas laissé aux gouvernements européens d'autre choix que de cesser de finasser et de faire tout ce que devaient sauf à aller au grand effondrement - entre autres piétiner allègrement une bonne poignée d'articles jusqu'ici réputés intouchables du Traité européen.

   Mieux valait donc ne pas trop s'étendre sur ces irrégularités et rester discret à propos de ces intempestifs piétinements en espérant que, le gros de la crise passé, et quelques effets d'amnésie aidant, tout rentrerait dans l'ordre de la légalité européenne un instant suspendue, d'ailleurs c'est déjà oublié.

    Il va falloir pourtant rester vraiment discret pour que tout ceci ne se voie pas car pour quelques unes de ses dispositions d'ordre économique les plus fondamentales, le Traité, mine de rien, est à l'état de courageuse pelouse municipale un dimanche de rugby un peu pluvieux.

    L'article 130 qui interprète le principe d'indépendance de la banque centrale comme l'obligation d'une absence complète de rapport avec les gouvernements, n'en a pas moins vu Jean-Claude Trichet faire estrade commune avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José-Manuel Barroso et Gordon Brown (hors euro !).

 

 (Suite)

Après nous le déluge ? (Gilles-Eric SERALINI et Jean-Marie PELT).*


2008     194 p.    7 € 

   "Notre existence s'avère essentiellement menacée par nos modes de vie. Si nous n'y prenons pas garde, nous perdrons la richesse et la beauté des conditions exceptionnelles de la vie terrestre… A partir de quels niveaux d'atteinte du milieu naturel, vie humaine comprise, serons-nous dans un processus irréversible de disparition de la vie ?"

   Voici la question cruciale posée par Jean-Marie Pelt, botaniste de renom et Gilles -Eric Seralini, biologiste nucléaire qui invitent à partager leurs inquiétudes sur l'état de la Terre et leurs interrogations sur le rôle de la science tant dans le bilan des atteintes à la biodiversité, dans l’épuisement des ressources naturelles, que dans les voies proposées pour remédier à ces désastres.

 (Suite)

Ecologie, le grand défi : compléments documentaires 8

 

Revues

- La Jaune et la Rouge
Revue animée par le groupement X-Environnement, un groupe thématique de l’Amicale des anciens élèves de l’Ecole Polytechnique. Un numéro par an.
www.x-environnement.org/Jaune_Rouge/

- Le Courrier de la Planète
Créé en 1991 sous l’égide de l’association Solagral par un groupe de chercheurs qui estimaient qu’un « débat de fond devait être engagé sur les questions internationales » et qu’il fallait « comprendre le monde pour tenter de le changer », ce magazine a été repris en 2004 par l’association Aïda après deux ans d’interruption. Trimestriel.
www.courrierdelaplanete.org

- L’Etat de la planète
Réalisé en collaboration avec le WorldWatch Institute, ce magazine en ligne a pour but de faire partager les travaux de chercheurs chevronnés sur le long chemin à parcourir vers des sociétés pourvues d’économies durables. Bimestriel.
www.delaplanete.org

- Sciences au Sud
Le journal de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui étudie l’interaction entre l’homme et son environnement dans les régions tropicales, présente les principaux programmes de l’établissement et les travaux de ses chercheurs. Bimestriel.
www.ird.fr/fr/actualites/journal/

- The Environment Times
Ce journal publié par l’UNEP propose une approche pluridisciplinaire originale : pauvreté et environnement, environnement et sécurité, environnement et santé publique…Semestriel.
www.environmenttimes.net/

- L’Ecologiste
L’édition française de la revue fondée en 1969 par Teddy Goldsmith, figure historique de l’écologie politique. Trimestriel.
www.ecologiste.org

- Silence
Face aux problèmes qui affectent la planète, la revue écologiste prône « la décroissance et la simplicité volontaire ». Mensuel.
www.revuesilence.net

- Défis Sud
Le magazine de SOS Faim/Action pour le développement a pour but d’informer les publics européens des réalités économiques, sociales et environnementales des pays du tiers-monde.
www.defis-sud.info


Alerte aux vivants: pour une renaissance agraire (Pierre GEVAERT).

éd. Ellébore - Sang de la Terre    2 007

   « Le monde ne va pas bien mais il va et, s’il va, il ira encore demain. » C’est probablement humain de penser ainsi mais un peu étonnant lorsque l’on sait qu’en moins d’un siècle de prédations infligées à la planète, les humains en sont arrivés à détériorer ses fondements vitaux : l’air, l’eau, les sols, les forêts, le climat, etc. Comment ne pas s’en inquiéter, alors même que ceux qui avaient la charge de l’environnement naturel sont presque tous partis avec leur savoir-faire ? Qui va prendre la place de ces courageux paysans, artisans et autres gardiens de la terre ? Est-il possible de transformer ce malheur en bonheur?

   Oui, répond l’auteur de ce livre que Pierre Rabhi décrit dans sa préface comme une « de ces personnalités trop rares auxquelles le qualificatif d’homme d’expérience s’applique parfaitement ».

   Notre civilisation moderne, essentiellement technologique, ne pourrait continuer à fonctionner qu’avec un pétrole abondant et bon marché. Or chacun sait aujourd’hui que ce temps est révolu à brève échéance. Alors, Alerte aux vivants ! Ce cri d’alarme est lancé par cet ouvrage pour exhorter tous ceux qui veulent rester vivants à remettre les pieds sur terre. Il ne s’agit plus de « déclarer la guerre » au cancer, à la faim dans le monde, au terrorisme, au chômage etc., autant d’incantations stériles qui ont prouvé leur inutilité alors même que c’est l’ensemble du système sociétal moderne qui est vicié et responsable de tous ces maux. Il est grand temps de déclarer la paix à la Création.

   C’est un véritable programme pour la survie, notamment alimentaire, que dresse l’auteur, homme de terrain et de conviction, qui propose à tous ceux qui le désirent de retrouver un lieu de vie à la campagne, non pas seulement pour y « goûter » le calme, l’herbe verte et le chant des oiseaux, mais surtout pour se remettre à soigner la nature, à panser ses blessures, à nourrir les générations présentes et futures, et à y retrouver la convivialité et l’entraide qui naissent aussitôt que la vie reprend du sens.


Agricultures et paysanneries des tiers-mondes (Marc DUFUMIER).

   Contrairement à une idée trop souvent répandue, les systèmes de culture et d'élevage mis en œuvre aujourd'hui par les paysanneries du " Sud " ne sont ni " archaïques ", ni condamnés à l'immobilisme. Cet ouvrage vise précisément à présenter et expliquer la diversité des conditions et modalités de transformation de l'agriculture dans les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Il s'attache à montrer comment les différentes agricultures pratiquées de nos jours sont chacune le produit d'une longue histoire, au cours de laquelle les paysans ont fait montre d'une grande capacité de création et d'innovation, dans des environnements écologiques et socio-économiques relativement hostiles.

    De génération en génération, les paysanneries du " Sud " ont continuellement modifié leurs systèmes de production agricole de façon à pouvoir mettre durablement à profit les caractéristiques propres de leurs environnements respectifs. Il en a presque toujours résulté des techniques et des savoir-faire adaptés à la diversité des écosystèmes. Loin d'être sans fondement, des pratiques tels que l'association simultanée de plusieurs cultures dans un même champ ; le nomadisme pastoral et le repiquage de plantules en rizières, apparaissent finalement bien rationnelles. Et l'erreur serait de croire que le développement de l'agriculture dans les divers Tiers mondes devrait désormais suivre inévitablement la voie tracée jusqu'alors par les exploitants des pays du " Nord " : celle d'une chimisation et d'une moto-mécanisation sans cesse accrues.

      Mais le drame est que dans le contexte actuel de la mondialisation croissante des échanges, les paysans du " Sud " dont l'outillage reste encore manuel ne peuvent aujourd'hui résister à la concurrence des exploitants agricoles des pays du " Nord " dont les systèmes de production sont hautement motorisés et tributaires de l'emploi d'engrais chimiques. Les paysans les moins compétitifs ne peuvent donc plus guère disposer de revenus suffisants pour nourrir correctement leurs familles, équiper davantage leurs exploitations et développer de nouveaux systèmes de culture et d'élevage, tout en renouvelant durablement les potentialités productives de leurs environnements. Nombreux sont alors les paysans condamnés à l'exode rural ou aux départs clandestins vers l'étranger, sans que des emplois ne puissent néanmoins leur être préalablement assurés.

                                  Biographie de l'auteur
    Professeur d'agriculture comparée et développement agricole à l'Institut National Agronomique Paris-Grignon (INA-PG), Marc Dufumier est membre du conseil d'administration de l'Institut de Recherches et d'Applications des Méthodes de développement (IRAM). Il réalise chaque année des missions d'expert en appui à la conception, la formulation, la gestion, le suivi et l'évaluation, de politiques, programmes et projets de développement agricole et rural, dans diverses régions du " Sud " : Asie du Sud-Est, Amérique latine, Afrique subsaharienne, etc. Il est l'auteur de l'ouvrage Projets de développement agricole. Manuel d'expertise (réédition 2004).


Les mines antipersonnel .

    Production : 13 pays sont considérés comme producteurs* de mines antipersonnel en 2 006: Chine, Corée du nord, Corée du sud , Cuba, Etats-Unis, Inde, Iran, Myanmar ( Birmanie ), Népal, Pakistan, Russie, Singapour, Vietnam .

    Commerce  : Aucun cas attesté de transfert de mines antipersonnel d'Etat à Etat n'a été recensé en 2 005-2 006.

    Utilisation : 3 états ont fait usage de mines antipersonnel en 2 005-2 006 : Myanmar (Birmanie ), Népal, Russie. Utilisation par des groupes armés  non étatiques dans au moins 10 pays .

    Stockage : On estime à 178 millions le nombre de mines antipersonnel encore stockées dans les arsenaux de 50 pays, dont 160 millions sont détenus par les Etats non signataires  du Traité d'interdiction  des mines : Chine (110 millions), Russie (26,5 millions ), Etats-Unis (10,4 millions ) .....

   * Ils sont considérés comme producteurs car, soit ils en produisent actuellement, soit ils se réservent le droit d'en produire, soit ils n'ont jamais annoncé officiellement l'arrêt de la production et n'adhèrent pas au

Traité d'interdiction.    (Source: Rapport 2 006 de l'Observatoire des Mines ) . 

  Qu'est-ce que c'est ?

   Tout d'abord destinés à protéger les champs de mines antichars, elles ont été progressivement détournées pour canaliser et provoquer des mouvements de population. A partir des années 70, elles sont devenues des armes offensives pour terroriser les populations.

   Les mines antipersonnel frappent sans distinction militaires et civils, adultes et enfants. Posées ou enfouies dans le sol, elles sont déclenchées par l'action involontaire de la victime. Tant qu'elles n'ont pas été enlevées ou neutralisées , elles conservent leur capacité de tuer et de mutiler, des dizaines d'années après avoir été posées. Chaque année, entre 15 000 et 20 000 personnes sont victimes des mines antipersonnel, soit une victime toutes les 30 minutes .

   Aujourd'hui, 89 pays et territoires sont affectés par la présence de mines antipersonnel et de munitions non explosées. Dans les pays les plus pollués , aujourd'hui en paix pour la plupart, la présence de ces armes rend inexploitables de vastes étendues de terres agricoles. Elle paralyse l'accès aux points vitaux et perturbe les échanges  indispensables à l'économie de survie .


L'agonie de l'idéologie néolibérale (Maurice SZAFRAN).

    Pendant trois décennies -c'est long, c'est étouffant, trois décennies-, ils ont imposé, avec une morgue sans pareille, leurs règles d'airain : le marché déifié, l'argent adulé, l'Etat démonisé. Edifié sur ce triptyque, l'ascendant idéologique de ces néolibéraux a exercé une hégémonie sans faille, totale, absolue. Quiconque osait contester  la parole magique -nous étions de ceux-là-, quiconque se permettait de rappeler que le libéralisme  n'avait, en réalité, rien de commun avec cette sauvagerie-là-, nous étions de ceux-là encore-, quiconque avait l'audace de souligner que le règne absolu de l'argent, seule valeur universelle, était en soi une violence -nous en étions toujours-,ceux-là étaient aussitôt voués aux  poubelles de l'histoire. Avec tant d'autres, nous avons résisté, parlé, écrit, argumenté. Mais nous le savions, notre parole était de peu de poids. Leur modernité, leur pseudo-modernité triomphait. Et le terrorisme intellectuel régnait en maître.

   Les néolibéraux, souvent d'ex-marxistes dogmatiques qui s'étaient contentés de passer d'un trottoir à l'autre, n'avaient pas le triomphe modeste. Il ne leur suffisait pas de nous ringardiser; ils entendaient nous rayer du champ intellectuel. A les entendre, s'opposer au néolibéralisme, c'était, par définition, haïr l'Amérique. Haïr l'Amérique valait exécration maladive de l'argent. Ce rapport à l'argent était la marque indubitable de .... l'antisémitisme. Voilà, l'affaire était réglée. Comment survivre à pareil procès en sorcellerie ? Aujourd'hui encore, au coeur de la tempête économique, financière, politique, sociale, morale qui broie le monde occidental, l'éditorialiste du Figaro affirme, sans susciter la moindre émotion, la moindre réplique, que l'Etat, en France, se permet à nouveau d'intervenir sur le marché, signe de "la déstructuration morale du pays". Ces gens-là ont perdu la boussole.

   Pas d'erreur, c'est en s'appuyant sur un triomphe idéologique sans équivalent depuis la domination du marxisme, que des banquiers astucieux mais véreux, des traders ingénieux mais pourris, des financiers imaginatifs mais corrompus, ont construits une économie casino, un système en carton-pâte animé d'un seul et unique objectif : leur enrichissement personnel. Ces banquiers véreux, ces traders pourris, ces  financiers corrompus savaient pertinemment que , tôt ou tad, un jour ou l'autre, le système néolibéral, cette construction dépourvue de toute base solide, s'effondrerait. Ils s'en fichaient éperdument puisqu'ils étaient immensément riches, riches à en crever.

   Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que ce système, leur chef-d'oeuvre, s'effondrerait en quelques mois, qu'il se révèlerait à tel point vermoulu que l'administration Bush elle-même renierait sans vergogne tous ses principes. Elle n'avait pas le choix. Elle a senti pointer la révolte du peuple américain soudain conscient que ces banquiers-là, ces traders-là, ces financiers-là, s'étaient joué de lui, de sa crédulité, de ses économies. Cruelle leçon d'un réalisme retrouvé.

     Publié dans   Marianne.


Joyeux Noël à tous!

 


Vivre simplement....GANDHI.

   Vivre simplement, pour que, simplement, d'autres puissent vivre.

GANDHI

 


Le choix du feu. Aux origines de la crise climatique (Alain GRAS).

éd. Fayard   281p.   19€

   Comment a-t-on pu négliger à ce point l'énergie de l'eau, du vent ou de la terre ? Des quatre éléments, notre civilisation n'en a retenu qu'un pour produire son énergie : le feu. Le pétrole, le charbon ou les grandes chaudières que sont les centrales nucléaires fournissent ainsi aujourd'hui l'essentiel de notre énergie. Alain Gras, après avoir décrit l'omniprésence au pouvoir de la chaleur dans la vie quotidienne, remonte aux mythes et aux représentations collectives du feu et réinterprète l'histoire de façon entièrement nouvelle, en particulier celle de la révolution industrielle. Il montre comment le choix du feu s'est effectué et de quelle manière il a entraîné une coupure radicale avec le monde des énergies renouvelables, qui nous empêche encore aujourd'hui de penser à une voie alternative qui nous permettrait de sortir de la crise climatique. L'auteur suggère d'autres trajectoires et propose de faire appel à nos capacités créatrices en décolonisant notre imaginaire. Car ce n'est pas le progrès technologique qui nous sauvera du malheur engendré par lui-même, c'est en reconnaissant que le règne du feu n'est qu'une contingence historique que l'on pourra se libérer de tout déterminisme fataliste. II est urgent d'échapper à la chaleur technicienne et au moteur thermique, qu'aucun biocarburant ne rendra jamais propre, et de s'orienter vers d'autres technologies, synonymes de nouveaux modes de vie et rapports sociaux. Un ouvrage riche de nombreux exemples, original, stimulant et optimiste. 

                                       Biographie de l'auteur
   Alain Gras est l'un des principaux penseurs de la technique en France. II est professeur de socio-anthropologie des techniques à Paris-I où il dirige le Centre d'étude des techniques, des connaissances et des pratiques (CETCOPRA). II a publié une douzaine d'ouvrages dont La Fragilité de la puissance (Fayard, 2003), un " Que sais-je ? " sur Les Macro-Systèmes techniques (PUF, 1997), et Grandeurs et dépendances (PUF, 1995).


Un sage...... W. BLAKE .

Un sage ne voit pas le même arbre qu'un fou .

William    BLAKE


Changement climatique - comprendre et agir (Sabine RABOURDIN).

éd. Delachaux et Niestlé     réédition 2 008

éd. Delachaux et Niestlé     réédition 2 008

    Face aux enjeux du changement climatique, nombre de gens souhaitent agir, mais ne savent que faire concrètement. Pour vous aider, cet ouvrage propose :

    -les données nécessaires à la compréhension de l'influence de nos activités sur le climat de l'environnement ;

    - un guide complet de solutions simples et économiques aussi bien pour le particulier que pour les collectivités, à mettre en œuvre chez soi, à l'école, dans l'entreprise... ;

     - des perspectives d'avenir autour des outils économiques ou politiques, des progrès scientifiques et techniques à venir, des nécessaires changements de mentalité...

    Tous , nous pouvons désormais agir pour limiter les effets désastreux du changement climatique ! 
 

             Biographie de l'auteur
   Ingénieur, journaliste et écrivain scientifique, Sabine Rabourdin a travaillé sur les liens entre les changements climatiques et l'énergie, la biodiversité ou l'éducation.


Les Amis de la Terre .

Les Amis de la Terre , le premier réseau écologiste mondial .

    Parce qu'en réseau , nous sommes plus efficaces ! Les Amis de la Terre ont pour objectif de promouvoir une société écologiquement viable et socialement équitable. Pour y parvenir, depuis près de 40 ans, les Amis de la Terre ont constitué le premier réseau écologique mondial, riche de  plus d'un million et demi de membres dans 72 pays.

    Aujourd'hui, nous faisons pression sur les décideurs ( gouvernement, entreprises et collectivités ) et nous sensibilisons la société pour atteindre nos objectifs dans différents domaines :

   =Promouvoir des modes d'agricultures viables.

  =Obtenir une gestion énergétique intégrant l'efficacité et la sobriété. Exiger des modes  de production et de consommation énergétiques pérennes au Nord comme au Sud .

   =Protéger les forêts tropicales dont la destruction menace 350 millions de personnes, crée une érosion des sols et un appauvrissement irréversible de la biodiversité.

   =Obtenir une réforme des institutions financières internationales , qui souvent financent des entreprises aux pratiques contestables.

  =Intégrer la prévention des déchets à la source ( conception écologique des produits, promotion d'éco-labels... )

  =Sensibiliser l'opinion publique à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.

  Pour plus d'informations :  www.amisdelaterre.org

ou:  Les Amis de la Terre France

28 rue Jules Ferry      93 100 Montreuil            tèl:  01 48 51 32 22


Proverbe Inuit .

Surveille ce que tu ne vois pas .

Proverbe inuit

 


Paix et désarmement culturel. (Raimon Panikkar).

Paix et désarmement culturel

Raimon PANIKAR

Actes Sud    190p.  22€

     A la poursuite de la paix dans le monde, nous dit Raimon Panikkar, l'homme devrait commencer par se remettre en quête de sa propre humanité : Toute attitude qui suppose un rapport de forces, comme l'idée de vaincre ou de convaincre l'autre, est intrinsèquement contraire à la paix. Et de fait, même victorieuse, dit le Mahâhharata, ce type d'attitude porte en elle la défaite, la défaite de la paix car elle prépare la revanche, et nourrit le cycle sans fin de la violence. Nous devons procéder à un désarmement culturel. Sous couvert d'universalisme des droits de l'homme et de la démocratie, une certaine culture dominante dans ce que nous appelons le "premier monde" veut l'hégémonie mondiale : elle est pétrie d'arrogance technologique, de soif de pouvoir, d'intérêts économiques et de complexes de supériorité. Pour que règne la paix sur la terre, nous devons accomplir une révolution intérieure, vaincre notre inertie et accepter de regarder la réalité à partir du point de vue de l'autre,

                                             Biographie de l'auteur
    Raimon Panikkar (né à Barcelone en 1918), titulaire de trois doctorats en chimie, philosophie et théologie, penseur de renommée mondiale, est professeur dans les plus prestigieuses universités d'Europe, d'Inde et d'Amérique. Il a écrit plus de quarante livres en de nombreuses langues, parmi lesquels L'Expérience de Dieu (Albin Michel, 2002), La Trinité, une expérience humaine primordiale (Le Cerf, 2003) et. chez Actes Sud : Une christophanie pour notre temps (2001), Initiation aux Veda (2003), Le Silence du Bouddha (2006), La Plénitude de l'homme (2007). Raimon Panikkar vit maintenant retiré dans les montagnes de Catalogne, où il continue de mener une vie à la fois active et contemplative.


Ecologie, le grand défi : compléments documentaires 7

 

Désastres

    -Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles
La conférence organisée par l’ONU à Kobe (Japon) en janvier 2005 avait pour but de réfléchir sur les systèmes permettant de réduire le nombre de victimes des catastrophes naturelles. Elle n’a débouché sur aucun accord précis.
www.un.org/french/ha/natural_disaster/

   -Environment Times
La revue du Centre d’information GRID-Arendal a publié un numéro spécial sur les désastres à l’occasion de la Conférence de Kobe.
www.environmenttimes.net/edition.cf...

   - Catastrophes naturelles et prévention des risques
Après le raz de marée qui a ravagé l’Asie du Sud en décembre 2004, ce dossier fait le point sur les mesures mises en œuvre en France et dans le monde pour protéger les populations contre les désastres naturels.
www.ladocumentationfrancaise.fr/dos...

   - Natural Disaster Reference Database
Banque de données en ligne d’images satellites des catastrophes naturelles, développée par la NASA.
http://ndrd.gsfc.nasa.gov

    -Campagne internationale pour la justice à Bhopal (ICJB)
Le site de la campagne de soutien aux victimes de la plus grande catastrophe industrielle de tous les temps (près de 20 00 morts selon des sources officieuses), survenue le 3 décembre 1984 à Bhopal, en Inde, dans l’usine de pesticides de la multinationale américaine Union Carbide (aujourd’hui Dow Chemicals).
www.bhopal.net


Les bushmen et la mine de diamants.

 

      L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement.

 Le gouvernement botswanais a accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.

   Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.
 

Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur territoire.

   Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine, les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à son probable impact.

   Les experts d’un cabinet-conseil se sont rendus chez les Bushmen au début de l’année, pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Le chef de projet de cette compagnie est entré au conseil d'administration de Gem Diamonds peu après la fin de cette enquête, remettant sérieusement en cause l’impartialité du processus de consultation. 

Pour plus d’informations
Sophie Baillon  00 33 (0)1 42 41 44 10
sb@survivalfrance.org
 

  
 (Suite)

Copain de la nature .

éd. Milan     22 €

   Si tu aimes la nature, les plantes et les animaux, ce guide est fait pour toi. Grâce à lui, tu vas pouvoir devenir un vrai naturaliste. Tu sauras comment faire pour voir les animaux sauvages, détecter les indices de leur présence, et les observer sans les déranger. Tu apprendras à connaître la faune et la flore caractéristiques de tous les milieux où tu iras te balader. Si tu habites en ville et que la nature te paraît lointaine, rassure-toi : la vie sauvage est partout, et Copain de la nature va t'aider à la découvrir au plus près de chez toi, même dans ta maison ! S'intéresser à la nature, c'est une chance : elle est d'une richesse inépuisable, et tu ne t'en lasseras jamais. À chaque sortie, tu iras de surprise en émerveillement. Tu comprendras vite que c'est un cadeau inestimable, et ce livre te donnera aussi les clefs pour mieux respecter et protéger cette nature si belle et si fragile que tu aimes tant.


pétition de Survival France

   www.survival france.org

   Convention 169
  • La Convention 169 relative aux droits des peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants a été adoptée en 1989 par l’Organisation Internationale du Travail, une agence des Nations-Unies. Elle reconnaît un ensemble de droits fondamentaux essentiels à la survie des peuples indigènes, notamment leurs droits à la terre et à disposer d’eux-mêmes.

   C’est à ce jour le seul instrument contraignant de protection des droits des peuples indigènes. En ratifiant cette Convention, les Etats s’engagent à garantir de manière effective l’intégrité physique et spirituelle des peuples autochtones vivant sur leurs territoires et à lutter contre toute discrimination à leur égard.

   Sa ratification par la France représente l’espoir d’un changement du droit et d’une dynamique forte pour la reconnaissance des peuples indigènes d’Outre-mer. De plus, la présence croissante des multinationales et des investissements français sur le territoire de peuples autochtones à l‘étranger rend essentiel le cadre juridique et éthique que fournit la Convention 169.

   Signez la pétition en ligne

    Ecrivez aux autorités françaises en leur demandant de ratifier la Convention 169 de l’OIT

   Télécharger le nouveau numéro des Nouvelles de Survival consacré aux droits des peuples indigènes.

    Télécharger la Convention 169 de l’OIT.


Racisme dans les médias (Survival)

 

   Racisme dans les médias

    Survival lance une nouvelle campagne pour attirer l’attention des médias sur l’usage abusif d’un vocabulaire chargé de stéréotypes et de préjugés dans leur traitement de l’actualité des peuples indigènes. Elle est activement soutenue outre-manche par d‘éminents journalistes.

    Depuis l‘époque coloniale, des termes tels que ‘primitifs’ ou ‘vivant à l‘âge de pierre’ sont couramment utilisés à propos des peuples indigènes. Ils renforcent l’idée que ces peuples n’auraient pas – comme nous – évolué depuis des générations. Cela est faux. Toutes les sociétés s’adaptent et changent, pas seulement les nôtres.

   Les peuples indigènes ne sont pas plus ‘sauvages’ que nous. L’idée que ces peuples sont arriérés mène directement à leur persécution. On affirme par exemple que c’est ‘pour leur bien’ que leur est imposé le développement et que celui-ci les aidera à ‘rattraper’ le monde civilisé. Le résultat est presque toujours catastrophique : misère, alcoolisme, prostitution, maladies et mort.

   Survival demande aux journalistes de s’efforcer d‘éviter un vocabulaire aussi inexact et préjudiciable aux peuples indigènes.

    Cliquez ici pour découvrir la nouvelle campagne de Survival (en anglais).

  www.survivalfrance.org


Citations de Martin Luther King, N° 2.

      " La non-violence est une arme puissante et juste qui tranche sans blesser et ennoblit l'homme qui la manie. C'est une épée qui guérit."

   "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui."

  "L'homme bon ne regarde pas les particularités physiques mais sait discerner ces qualités profondes qui rendent les gens humains, donc frères."

  "J'ai vu trop de haine, c'est pourqoi j'ai décider d'aimer."

 Citations recueillies sur le site unjourmartinlutherking.com


Une vie de cochon .

Une vie de cochon

Jocelyne PORCHER      Christine TRIBONDEAU

éd. La Découverte       93 p.    8€

   "J'aime bien les cochons. J'ai beau être encore une gamine, comme on me le rappelle souvent quand on veut m'empêcher de faire certaines choses que seuls les adultes peuvent faire. Je les aime bien, et j'ai des tas de choses à dire, moi, sur les cochons. " Pour Solenn, la vie est une drôle d'histoire. Moins rose que les cochons qu'elle fréquente en regardant travailler sa mère, Morgane, salariée dans une porcherie industrielle, et plus étrange que ce que semblent en percevoir les adultes. Avec son regard d'enfant, Solenn observe les adultes aux prises avec un travail quotidien éprouvant. Mais, à travers les yeux d'une enfant, les auteures de ce récit en disent aussi beaucoup plus que tous les rapports officiels sur la réalité effrayante et absurde de l'agriculture industrielle et sur l'état de nos relations avec les animaux. " Est-ce qu'on a tous les droits sur les animaux ? ", demande Solenn. " Il y a des fois je me demande si on n'est pas des sauvages ", répond Morgane. Alors, au bout du compte, élever des animaux, manger de la viande, oui, mais pas à n'importe quel prix pour les éleveurs et pour leurs bêtes : " Parce qu'on peut être libres ensemble, ou prisonniers ensemble, c'est à nous de choisir. "

             Biographie de l'auteur
  Jocelyne Porcher est chargée de recherches à l'INRA. Christine Tribondeau a été longtemps salariée en production porcine industrielle.


Le plan climat-énergie de l'union européenne.

 

     Le plan climat-énergie de l'Union européenne :
     une régression déguisée en progrès


                                     http://www.france.attac.org/spip.php?article9355

    La rencontre de l'ONU à Poznan et le Conseil européen de Bruxelles qui viennent de s'achever laissent un goût amer. D'un côté comme de l'autre, les décisions prises sont minimes au regard des urgences et des enjeux climatiques du XXIe siècle.
   - À Poznan, rien n'a été prévu pour grossir le Fonds d'adaptation destiné à aider les pays du Sud  à surmonter le choc du changement de climat, rien non plus pour compenser la dette écologique du Nord à l'égard du Sud et assurer l'équité des efforts à accomplir contre l'effet de serre.
   - À Bruxelles, le plan énergie-climat qui était censé préparer l'Union européenne à s'engager dans le « trois fois 20 % » (de réduction des gaz à effet de serre, d'économies d'énergie et de part des énergies renouvelables dans le total de l'énergie) est ramené bien en deçà des ambitions initiales pourtant insuffisantes. Sous la pression des industriels et de certains pays, de multiples dérogations et arrangements ont été consentis.  Ainsi, la fin de l'attribution gratuite des quotas de CO2 a été repoussée à 2020 pour la production d'électricité à base de charbon. Les sites émetteurs de gaz à effet de serre exposés à la concurrence seront largement exemptés d'obligations. Globalement, la plus grande partie de l'industrie européenne est exemptée d'achat de droits.
 
    Et, au lieu de l'inciter à réaliser des efforts sur place, la possibilité lui est offerte d'obtenir à moindre coût des équivalents de réduction d'émissions de CO2, jusqu'à hauteur des deux tiers des objectifs, en investissant dans les pays pauvres. Un tel mécanisme dit de « développement propre » risque d'être un mécanisme de spéculation apparemment propre.

    De façon générale, le choix, tant en Europe que dans le monde, est de ne pas contrecarrer les règles de compétitivité et de confier au marché le soin de mieux réguler l'écologie. Alors que la finance internationale vient de montrer son aptitude à plonger le monde dans une crise majeure, les gouvernements créent les conditions pour que le marché prenne en otage l'avenir du climat et de la vie sur la planète.
 
    Des associations du monde entier, dont Attac, regroupées dans le réseau « Climate justice now ! », présentes à Poznan, continueront de se mobiliser pour faire entendre dès maintenant l'urgence de l'action et les exigences de justice sociale et parvenir à stabiliser les changements climatiques, en réduisant d'au moins 50% les émissions dans le monde et de 80% dans les pays riches d'ici 2050. (
www.climatjustice.org).

   Attac France,
   Montreuil, le 15 décembre 2008


Le consensus de Washington.

 

Le nouveau consensus de Washington est arrivé.

                                                               http://www.france.attac.org/spip.php?article9236

    Le résultat de la réunion du G20 à Washington le 15 novembre 2008 est dérisoire et indécent. La déclaration adoptée par les gouvernements est un modèle du genre « réaffirmation des principes du néolibéralisme ». Pas un seul dogme ayant présidé à la financiarisation de l'économie mondiale qui a conduit à la crise n'est absent de cette déclaration finale.
   Alors que la circulation absolue des capitaux, les innovations financières, le débridement des produits dérivés sont unanimement reconnus comme facteurs d'instabilité permanente, le G20 veut encourager  "le développement des échanges de produits et services financiers" et faire en sorte que les institutions financières puissent « traiter des volumes croissants de produits dérivés ».
Se gargarisant de « régulation » à chaque page, le G20 ne prend aucune véritable mesure contre les paradis fiscaux et ne dit pas un mot du secret bancaire, auxquels pourtant beaucoup de chefs d'État ou de gouvernement affirmaient vouloir mettre fin.
    Ne craignant pas la contradiction, le G20 affirme la nécessité d'éviter la récession, tout en appelant à « maintenir un cadre politique conduisant à la soutenabilité budgétaire », c'est-à-dire un cadre de rigueur.
    Faut-il s'étonner que le bilan de trente années de politiques néolibérales ne soit pas tiré ? La montée considérable des inégalités, consécutive d'une part à la forte diminution de la part de richesse produite allant aux travailleurs, et d'autre part à l'application de programmes d'ajustement structurel dans les pays du Sud, est totalement ignorée par le G20. Or le programme dit « de la valeur pour l'actionnaire », corollaire de la dégradation de la condition salariale, est la cause profonde de l'emballement de la finance et de sa crise.
    Dans les années 1980 et 1990, les politiques néolibérales furent canonisées sous l'appellation de « consensus de Washington ». Aujourd'hui, on peut dire qu'un nouveau consensus de Washington vient d'être reformulé pour donner l'apparence de la nouveauté à ce qui n'est qu'une simple copie des préceptes qui ont conduit le monde au bord du désastre. L'effacement des dettes des grandes banques n'a posé aucun problème aux partisans du capitalisme, tandis que celui de la dette des pays du Sud attend encore de devenir une priorité.
    L'Union européenne s'est-elle exprimée d'une voix originale dans ce concert ? Non, à l'unisson des autres grandes puissances, elle s'engage dans la poursuite des réformes structurelles du marché du travail, ainsi que l'a déclaré le Conseil des ministres des finances (Ecofin) du 7 octobre, réformes qui portent en germe l'aggravation de la situation du plus grand nombre, préparant ainsi les conditions d'une nouvelle crise avant même que l'actuelle soit jugulée. La « refondation du capitalisme », chère au président français qui est aussi le président en exercice de l'UE, n'est que l'habillage d'une nouvelle fuite en avant vers le chaos social.
   Après avoir fait la part belle aux banquiers et spéculateurs fauteurs de crise, les principaux gouvernements présents dans le G20 viennent de réaffirmer leur foi aveugle dans les bienfaits du marché roi et dans les vertus de la recherche de la rentabilité à tout prix. Le prix à payer sera celui de l'impossibilité de réduire la pauvreté et les inégalités et celui de l'impossibilité de mettre les sociétés sur une trajectoire de développement respectueux de l'environnement.
   Avec l'ensemble du mouvement altermondialiste, Attac propose de mettre la finance au pas, de désarmer ses acteurs et d'inscrire les citoyens au coeur des procédures de décision. Alors que le G20 s'est fixé un nouveau rendez-vous en avril 2009, Attac s'engagera dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes pour sortir du néolibéralisme, en exigeant notamment la taxation générale des transactions financières, la mise sous contrôle public du secteur bancaire et financier et un nouveau partage de la richesse produite. C'est possible et c'est maintenant indispensable rapidement.