Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Vers un monde plus juste

Pensée

 

   "Je ne pense pas que l'investisseur doive être responsable de l'éthique, de la pollution, ou de quoi que ce soit que produise la compagnie dans laquelle il investit. Ce n'est pas son boulot. Son boulot est d'investir et de gagner de l'argent pour ses clients..."

Mark Mobius, président de Templeton Emerging Markets 

(extrait du film "Let's make money" d'Erwin Wagenhofer) 


Les jardins de riz de Madagascar (suite).

 

  par Denise Williams, Viviane  Ratsimbarison  (01-09-1993)

                                                                Madagascar
           Les jardins de riz de Madagascar

    (SYFIA-Madagascar) Multiplier les rendements des rizières par quatre voire par six, sans utiliser d'engrais : c'est possible, affirme un jésuite agronome, père et propagateur du Système de Riziculture Intensive à Madagascar.

   Soldat de Jésus et ingénieur agronome, le Père Henri de Laulanié, mène croisade depuis quelques années pour son Système de Riziculture Intensive (SRI). Régulièrement, l'hebdomadaire catholique "Lakroa" d'Antananarivo publie de longues séries d'articles sur "le SRI, une chance pour une révolution culturelle dans le monde rural malgache". Chaque année, depuis 1990, le Père et son association, "Tafy Saina" organisent un séminaire pour faire le point et sensibiliser médias et décideurs politiques à leur système. Le dernier, tenu fin juin à Soanavela Mahitsy, à 22 km à l'ouest de la capitale malgache, a même eu les honneurs d'une visite du ministre malgache de l'Agriculture.Cette nouvelle façon de planter le riz est née en 1983 d'une observation fortuite : les plants repiqués jeunes développaient davantage de talles, c'est-à-dire de tiges secondaires, que ceux qui l'étaient plus tardivement. Quatre ans plus tard, le SRI trouvait sa base théorique dans les travaux d'un chercheur japonais, Katayama, auteur, dans les années trente, d'un modèle de tallage du riz. Henri de Laulanié, un Français qui vit depuis trente ans à Madagascar, n'a cessé d'améliorer son système. Sur ses conseils, des paysans ont réussi à obtenir sur de petites parcelles des rendements extraordinaires. Le record est actuellement détenu par un agriculteur de Fianarantsoa, sur les Hauts-Plateaux. Celui-ci a récolté 1237 kg de paddy (riz brut issu du battage) sur ses 700 m2 de rizière soit un rendement à l'hectare de 17,2 t, six fois plus que la moyenne malgache, très médiocre, estimée à 2,6 t/ha. Le Père Laulanié, hostile à l'emploi d'engrais, précise toutefois que le SRI n'a pas à lui seul le mérite de cette belle récolte puisque ce paysan avait fertilisé son champ pour ses cultures de contre-saison. Il n'empêche que les résultats pour la campagne 92-93, publiés en août dernier par "Lakroa", sont tous supérieurs à 10 t/ha sur le plateau. Ailleurs, la production est moindre. Même l'armée malgache s'est essayée au SRI. Exercice réussi : 8 à 9 t/ha sur deux parcelles et 15 sur une autre.

                                                
 (Suite)

Manger moins de viande pour lutter contre le réchauffement climatique

    Les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique, a déclaré l'Indien Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), cité dimanche 7 septembre par le journal britannique l'Observer.

     "Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation," conseille ce végétarien. Le changement de nourriture serait un pas important dans le combat contre le changement climatique car l'élevage de bétail contribue à produire l'effet de serre. "Ce que je veux souligner, c'est qu'on doit faire des réductions de notre consommation dans chaque secteur de l'économie", a-t-il ajouté.

                             LA VIANDE PLUS NOCIVE QUE L'AUTOMOBILE

    Rajendra Pachauri a obtenu avec l'ancien vice-président américain Al Gore le Prix Nobel de la Paix en 2007 et se consacre depuis des décennies à la préservation de l'environnement. Il avait déjà tenu de tels propos dans un entretien accordé en juillet au Monde.

    Selon des estimations de la FAO - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture -, l'élevage représente à lui seul près d'un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit une contribution au réchauffement climatique plus élevée que celle des transports. Or la consommation de viande devrait, selon les dernières projections, doubler d'ici  2050.


Le riz à Madagascar (suite).

 

                              Jean-Pierre Randriamampandry

                                 Madagascar
Madagascar : le riz à haut rendement a du mal à s'enraciner

    (Syfia Madagascar) Simple et très productif, le Système rizicole intensif fait des adeptes jusqu'en Asie. Pourtant, à Madagascar où il est né, il se heurte à la résistance des paysans et, ailleurs, à l'incompréhension des chercheurs.

   Nul n'est prophète en son pays. Le Système rizicole intensif (SRI), mis au point dans les années 80, à Madagascar, par le père jésuite français Henri de Laulanié, s'exporte dans le monde entier mais peine à convaincre les paysans malgaches, malgré ses bonnes performances. Ce mode de culture se caractérise par un repiquage précoce et soigneux des jeunes plants après quinze jours au lieu de deux mois habituellement (cf. encadré). Combiné à un désherbage mécanique et à l'utilisation de compost, il peut assurer des rendements largement supérieurs à 10 tonnes à l'hectare au lieu des 2 généralement obtenus dans la Grande île. Ces bonnes performances ont valu à l'Ong malgache Tefy Saina (littéralement "qui forme la matière grise) du Père Laulanié, décédé en 1995, une médaille de Slow Food décernée à Naples (Italie) à la fin de l'année 2003. Slow Food est un mouvement international qui milite pour la biodiversité agroalimentaire". Tefy Saina a été récompensée notamment pour ses efforts pour protéger les variétés autochtones de riz.

                                                 Les Chinois intéressés

    Vingt ans après la découverte du Père agronome, le SRI est vulgarisé ou en phase d'expérimentation dans une vingtaine de pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. L'Inde et la Chine s'y intéressent, révèle Justin Léonard Rabenandrasana, secrétaire général de Tefy Saina. L'intérêt des Chinois tient au fait que le riz cultivé en SRI demande moins d'eau que celui cultivé en irrigué classique. En Chine, six sites Internet sont consacrés à la vulgarisation de cette méthode. Mais à Madagascar, les paysans traînent les pieds. Ils reprochent au SRI de demander beaucoup plus de temps que la riziculture traditionnelle, en irrigué ou en pluviale, ce qui entraîne des coûts de main d'œuvre supplémentaires. "La manipulation des jeunes plants de riz est délicate ce qui augmente encore le temps consacré au repiquage", explique un paysan de la région Betsileo. Le Père Laulanié avait prophétisé "qu'en 2030, Madagascar deviendrait le premier pays du Sri". Mais son vœu ne semble pas pour le moment en voie de réaliser. Aujourd'hui, on estime que seulement 100 à 200 000 Malgaches cultivent le riz en intensif. C'est peu par rapport aux 12 millions de paysans, qui à 91 % cultivent du riz. "Souhaitons que le SRI ne soit pas comme le christianisme qui grandit partout ailleurs sauf dans son pays d'origine. Les Malgaches en ont le plus grand besoin", commente Norman Uphoff, directeur du Cornell International Institute for Food and Development, rattaché à l'université Cornell aux États-Unis, et qui oeuvre à la diffusion du SRI à travers le monde. Les résistances des paysans à cette nouvelle méthode ne sont pas seulement d'ordre technique. Elles seraient d'abord psychologiques. "Les Malgaches connaissent le riz depuis 1000 ans et ils savent que le riz peut pousser n'importe où sans entretien. Madagascar en a exporté jusqu'aux années 70, puis la dégradation du sol s'est conjuguée avec celle des rendements", estime Rabenasandratra. Les paysans s'accrochent au système traditionnel car "on ne change pas une civilisation de 1000 ans en un jour". L'innovation en général a du mal à se frayer un chemin dans une société rurale où celui qui se singularise est mal vu.


                                    
 (Suite)

Atlas du monde global (Pascal BONIFACE et Hubert VEDRINE).

 

    Le monde global, si complexe, est fait de risques mais aussi d'opportunités. Pascal Boniface et Hubert Védrine le décryptent pour nous. Ils alertent sans alarmer, avec le souci constant d'informer, d'expliquer, d'éclairer. Sans surcharger, saturer ou embrouiller, ils montrent les multiples visions du monde des divers pays et peuples : ce sont autant de regards croisés sur l'histoire et sur notre monde riche de contradictions, d'antagonismes et d'espérances.

                          Biographie de l'auteur
   Pascal Boniface est directeur de l'Institut de Relations internationales et stratégiques / IRIS. Spécialiste de géopolitique, il enseigne à l'Institut d'Etudes européennes de l'université Paris 8.
Hubert Védrine a été à la présidence de la République de 1981 à 1995 successivement conseiller diplomatique, porte-parole puis Secrétaire général, et ministre des Affaires Etrangères de 1997 à 2002.


Permaculture (Bill MOLLISON, David HOLMGREN).

Actuellement indisponible; à consulter en bibliothèque (2 tomes).

    Vous trouverez dans ce livre une nouvelle méthode pour produire une grande variété d'aliments et de substances utiles, que vous disposiez d'un jardinet ou d'une véritable exploitation agricole. La perma-culture consiste à exalter progressivement les effets bénéfiques que l'on peut obtenir de judicieuses associations de plantes (diverses et nombreuses) et d'animaux (assez divers et nombreux eux aussi) : elle vous apprend à créer une sorte d'« écologie cultivée », ou de servi-culture (arbres et plantes pérennes sont à l'honneur) parfaitement adaptée aux conditions locales, et qui se révèle stable et sûre à l'usage. Plusieurs centaines d'arbres et de plantes sont présentées dans ce livre, sur la base d'une expérience pratique, pour aider votre choix.
    Il ne s'agit pas d'un retour à la nature, mais d'un pas en avant avec la nature. La démarche des auteurs n'est pas du tout « rétro » : ils vous amèneront à pousser très loin les études et les réflexions préalables, à faire, au départ, une minutieuse planification (la nature n'accepte pas n'importe quoi), basée sur une large information, qu'il faut d'ailleurs constamment renouveler. Après la période d'installation et à condition de continuer à observer, contrôler, expérimenter, vous verrez combien il est avantageux de faire travailler d'abord votre tête, et d'économiser ainsi votre temps, vos efforts physiques et votre argent.
    Ce livre vous propose des outils pour participer à un véritable renouveau agricole. Vous joindrez d'ailleurs l'agréable à l'utile : quand elles sont bien menées, les réalisations de la perma-culture sont toujours plus belles à regarder, et plus faciles à entretenir, à mesure que votre création évolue vers cet équilibre que vous négociez avec la nature.

 (Suite)

Consommer responsable (Pascal CANFIN).

éd. Flammarion      16 €

                        Se nourrir sans risque et sans contribuer à polluer les sols, se chauffer sans aggraver l'effet de serre, acheter des meubles de bois sans participer à la disparition des forêts tropicales... notre consommation peut contribuer à sauvegarder la Planète, dans le respect de ceux qui produisent. De plus, l'enquête menée pour cet ouvrage a prouvé que l'offre équitable, bio et écologique est de plus en plus diversifiée, qualitative, facile d'accès et plébiscitée par les consommateurs. Consommer responsable vous propose : L'information nécessaire pour distinguer un produit bio, équitable ou écologique d'un autre qui en a seulement l'apparence avec l'analyse des garanties offertes par les labels (AB, Max Havelaar...), les marques (Alter Eco, Biocoop...), les organismes et labels de l'écotourisme, les véhicules proposés par les grandes marques... Pour chaque type de produit, un répertoire d'adresses classées par régions : boutiques d'alimentation et de vêtements équitables, chaînes de magasins et boutiques bio, organismes livrant des produits frais (AMAP, Campanier...), bars et restaurants bio et équitables... Les principaux sites Internet spécialisés dans le commerce équitable, les produits bio, les cosmétiques bio, le covoiturage ou l'autopartage... des conseils pour s'orienter vers les produits permettant de rendre son habitat plus écologique ou pour installer une énergie renouvelable, et le point sur les différentes aides et subventions. L'analyse des perspectives et garanties offertes par les principaux produits financiers solidaires, ainsi qu'une sélection d'organismes qui en proposent.

                       Biographie de l'auteur
    Journaliste à Alternatives Economiques, Pascal Canfin est aussi l'auteur de l'Economie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas (2007), c'est pollué près de chez vous : les scandales écologiques en France (2008).

Géopolitique du monde contemporain : Etats, continents, puissances.

Sous la direction de Pierre GENTELLE

    Comment le Brésil voit-il le monde et agit-il sur lui ? Ou l'Inde ? Ou l'Afrique du Sud ? La Russie, la Chine, le Japon, les États-Unis ? Comment fonctionne l'Europe avec ses Etats-nations ? Le Moyen-Orient existe-t-il ? Ce nouvel ouvrage de la collection Nouveaux continents permet de répondre à ces questions et bien d'autres grâce à l'analyse des meilleurs spécialistes. Des chapitres structurés, des cartes simples, des informations précises, un propos clair rendent la lecture de cet ouvrage aisé et en font le meilleur atout pour réussir les concours. Il constitue un complément indispensable au programme de géopolitique des classes préparatoires commerciales scientifiques en proposant une approche à l'échelle planétaire de la géopolitique. Mais il intéresse bien évidemment tous ceux qui cherchent des clés pour mieux comprendre l'actualité.

                            Biographie de l'auteur
   Cet ouvrage a été rédigé par des universitaires et des chercheurs spécialistes des régions et des sujets dont ils parlent. Ils ont eu pour ambition d'allier la rigueur scientifique à l'accessibilité de leur propos.

Les Bushmen et les diamants.

   

  112 licences d'exploitation minière accordées sur le territoire des Bushmen

    Depuis que les Bushmen ont été expulsés de leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari central, en 2002, le gouvernement du Botswana a accordé 112 licences d'exploitation pour explorer dans la Réserve. 16 d'entre elles ont été attribuées pour l'exploration d'uranium et 40 pour celle du charbon.

    Il y a un peu plus de six ans que le gouvernement a expulsé plus de 600 Bushmen de la réserve, mais il continue de nier une quelconque relation entre les projets d'exploitation minière et ces évictions.

    Le ministre de la faune et de la flore Kitso Mokaila s'est prononcé en faveur de l'exploitation minière à l'intérieur de la réserve, en affirmant que "cela a toujours été la politique du gouvernement du Botswana d'exploiter les mines là où il y a des minéraux. Le Botswana s'est construit grâce à l'exploitation minière. Ce sera une très bonne chose (que d'exploiter les mines dans la réserve)."

    Les Bushmen ont gagné un procès historique en 2006 par lequel la Haute Cour du Botswana confirma leur droit de retourner sur leurs terres au sein de la réserve et jugea leur expulsion “illégale et anticonstitutionnelle”. Mais le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de retourner dans la réserve, leur refusant l'accès à un puits qui est leur principale source d'eau et leur interdisant de chasser pour se nourrir. Pourtant, l'exploitation minière dans la réserve nécessitera le forage de plusieurs puits et créera un bouleversement immense tant pour les Bushmen que pour la faune et la flore.

    Survival a toujours été convaincue que les Bushmen ont été expulsés pour permettre l'accès de la réserve aux activités minières. L'organisation a mené une campagne d'envergure qui a poussé la compagnie De Beers à vendre sa concession minière au sein de la réserve à Gem Diamonds, pour un montant de 34 millions de dollars. Cette dernière compte mener ses activités minières dans la communauté bushman de Gope.

    Survival mène une campagne contre Gem Diamonds et Graff Diamonds qui détient 9% des parts de Gem. L'organisation a écrit à Victoria Beckham, Elizabeth Hurley et Naomi Campbell, qui apparaissent toutes les trois sur le site internet de Graff, leur demandant de renoncer à porter les diamants Graff tant que les Bushmen ne pourront pas rentrer chez eux, avoir accès à l'eau et chasser en toute liberté.

    Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré : " Ce n'est pas une coïncidence que le gouvernement du Botswana ait accordé plus de 100 licences d'exploitation à l'intérieur de la Réserve du Kalahari central depuis que les Bushmen en ont été expulsés, et qu'il ait fait en sorte qu'ils ne retournent pas sur leurs terres. Au regard du droit international, les Bushmen ont le droit d'être consultés pour ces opérations minières, mais comment peuvent-ils mener des discussions significatives concernant l'utilisation de leurs terres alors que le gouvernement les empêche d'y vivre?"
   Interrogez votre bijoutier sur la provenance de ses diamants et boycottez ceux qui voennent du Botswana.

OGM et santé (Gilles-Eric SERALINI).

                                    Extrait du site www.criigen.org

     G. E Séralini, vous affirmez que le développement des OGM en agriculture provoquera des morts et des maladies, pouvez-vous vous expliquer ?"

    Il existe des OGM pour la recherche dont l'objectif est de mieux comprendre la fonction des gènes, que ne verra jamais le grand public. Pour le reste, il convient de définir précisément ce que sont les OGM de première génération commercialisés. Il s'agit à 99% de plantes à pesticides : 28% secrètent dans le monde un insecticide (comme le maïs Bt), 71% ont été créés pour savoir absorber des doses importantes de désherbant sans mourir (ou y être insensibles, comme le soja au Roundup). Pour des raisons développées par ailleurs (OGM, Le Vrai Débat, Flammarion), ils servent essentiellement l'agriculture intensive, utilisant les pesticides, sans en faire l'économie, et en en consommant davantage dans certains cas. Ce sont des brouillons génétiques mal évalués pour leurs risques sur l'environnement et la santé publique, avec un manque de tests de nutrition et de toxicité chronique sur mammifères." " On dénombre déjà 20 000 morts par cancers et par an liés aux pesticides aux Etats Unis. Le problème de la toxicité des pesticides (et notamment de ceux qui sont associés aux OGM) est d'une autre ampleur pour la santé humaine que celui de la vache folle".

     "Parmi les risques inhérents aux plantes transgéniques une théorie dénonce l'utilisation de promoteurs viraux (virus de la mosaïque du chou-fleur) comme étant susceptible d'entraîner la réactivation d'oncogènes ou de créer de nouveaux virus dans les espèces où il est introduit. J'ai rencontré un virologue qui m'a certifié que ceci était du pur délire puisque nous mangions fréquemment du virus de la mosaïque du chou-fleur sans incident particulier. Pour lui les phénomènes d'hétéro-encapsidation et de recombinaison ne sont pas spécifiques aux plantes transgéniques ; il s'agirait juste de savoir s'ils sont de nature différente ou se produisent à une autre fréquence. Le seul point méritant vraiment l'attention avec les plantes transgéniques résistantes à des maladies virales, est le problème du flux de gènes et de la possibilité de conférer un avantage compétitif à des cousines sauvages de la plante transformée. Partagez-vous cet avis ?

    "Le fait que nous mangions du chou-fleur (et éventuellement son virus) sans incident connu, qu'est-ce que cela a à voir avec l'instabilité génomique de la plante et la possibilité de création de nouveaux virus de plantes si tous les OGM en comportent ? On noie le poisson. Par contre la phrase commençant par " Pour lui " je suis d'accord. Il faut étudier la fréquence des recombinaisons avec les OGM, ce qui n'est pas fait. Donc il n'y a pas " Un seul point …

 (Suite)

Maïs Monsanto : l'Afrique du Sud récolte des champs stériles

Les fermiers de trois provinces sud africaines ont eu la désagréable surprise de découvrir des dizaines de milliers de plants de maïs stériles dans leurs champs. Le phénomène, qui s'étend sur 82 000 hectares, touche trois variétés différentes de semences achetées à la firme Monsanto. En apparence, les plantes sont en bonnes santé : ni malformation ni maladies ni parasite. Mais elles ne produisent pas ou peu de graines.
 (Suite)

Atlas du nouvel ordre mondial (Gérard CHALIAND).

17€

                                 Présentation de l'éditeur
    En cent cinquante pages et quarante cartes extrêmement simples, Gérard Chaliand renoue avec la tradition de ses célèbres atlas politiques et historiques qui ont formé des générations d’étudiants : une analyse limpide, un outil indispensable à quiconque s’intéresse un tant soit peu au monde dans lequel nous vivons.
Depuis son fameux Atlas stratégique publié pour la première fois il y a vingt ans chez Fayard, Gérard Chaliand s’est imposé par sa vision transversale et la clarté de ses explications. Diffusés auprès des spécialistes, des étudiants mais aussi du grand public, tous ses atlas sont devenus des références.

    Il a fallu la conjonction de deux événements majeurs pour que les rapports de force entre les pays du globe changent radicalement de nature. C’est alors, à l’aube du XXIe siècle, que le monde a changé de visage…
D’abord la chute de l’Empire soviétique, qui a permis à Georges Bush père d’entreprendre la première guerre en Irak. Puis l’attentat du 11 septembre 2001, qui a permis à Georges Bush fils de se retrouver les mains totalement libres pour imposer au monde l’impérium américain… L’impérium c’est : dire le droit pour le reste du monde, appliquer le droit sur l’ensemble de la planète, obliger le reste du monde à faire exécuter le droit.

    Expert mondialement reconnu en géostratégie, Chaliand montre comment, dans les vingt ans qui viennent, rien ni personne ne pourra faire obstacle à l’hégémonie américaine… Une démonstration lumineuse :
 – L’Union soviétique n’existe plus.
 – Incapable de se doter d’une identité politique et d’une puissance militaire, l’Europe a perdu tout pouvoir de s’opposer à brève échéance à la puissance américaine en dehors du domaine économique.
 – Le pôle asiatique est tétanisé par la menace de la future hégémonie de la Chine qui a besoin de vingt ans de stabilité intérieure pour forger sa puissance économique.
 – Le monde musulman est impuissant à dépasser ses conflits internes…

                   L'auteur vu par l'éditeur
   Considéré comme l’un des rares spécialistes mondiaux des groupes révolutionnaires armés, Gérard Chaliand a passé une grande partie de son existence à partager la vie des hommes et des femmes dans des villes surpeuplées, des jungles et des montagnes hostiles. Guerrier, aventurier, Gérard Chaliand est aussi un éminent universitaire qui enseigne en Europe et aux États-Unis. Il a écrit de nombreux ouvrages géopolitiques qui font autorité.


L'illusion économique (Emmanuel TODD)

 

392 p.       7,60 €      1999

                                              L'Expansion
         Tonique refus mondialiste
    Les économistes ne lisent pas assez les démographes et les anthropologues. Le degré d'adhésion des classes dirigeantes d'une nation au libre-échangisme est inversement proportionnel à l'évolution de leur niveau culturel : plus celui-ci baisse, plus les thèses mondialistes prospèrent. Non seulement l'ouverture des frontières commerciales s'est plutôt traduite par un tassement de la croissance mondiale, mais elle a en plus favorisé un retour spectaculaire des inégalités au sein des nations développées. La construction européenne façon Maastricht exprime un saut irréaliste dans l'idéologie, fruit combiné d'une utopie monétaire qui nie l'existence des diversités nationales et d'une utopie libre-échangiste, masque emprunté par une élite malthusienne pour défendre son idéal inégalitaire.

    Voilà, schématiquement résumée, la pensée tonique et tonitruante d'Emmanuel Todd, aussi féroce pour Jacques Delors que pour Jacques Chirac, aussi remonté contre Paul Krugman, l'économiste à la mode outre-Atlantique, qu'irrespectueux pour The Economist, trop anglais pour avoir le droit de tirer le premier sur les Français. Même si l'on ne partage pas sa conviction que rien ne s'explique en économie sans le recours à l'analyse des structures familiales, on appréciera la lecture de ce pamphlet. Quant à le critiquer sur le fond, on s'en gardera bien, de peur de passer pour un de ces pseudo-intellectuels français dont l'emprise idéologique sur la société vaudrait celle des dirigeants brejnéviens sur l'ex-URSS. --Henri Gibier-- 

                                               

 (Suite)

7 millions de travailleurs pauvres: la face cachée des temps modernes (J. COTTA).

19 €

     Plus de 7 millions de salariés perçoivent un salaire inférieur à 722 euros par mois et se trouvent dans l'incapacité de se nourrir, de se loger ou de s'habiller décemment, de même que leur famille. Plus de 12 millions ont moins de 843 euros de revenu mensuel. Plus de 3 sans domicile fixe sur 10 ont un boulot à temps complet, partiel ou précaire, gagnent souvent entre 900 et 1300 euros, et cherchent pourtant soir après soir où dormir... Entre la moitié et les deux tiers des femmes qui travaillent ont un contrat au sigle étrange - CES, CIE, CEC... -, touchent moins de 750 euros par mois, ont un enfant, vivent seules ou avec un conjoint au chômage et forment 90 % des familles monoparentales... Nous voilà dans le monde des travailleurs pauvres! Alors que jamais le pays n'a été aussi riche - le PIB est en progression constante depuis les années 1990 -, la précarité s'est développée sur un mode exponentiel. En dix ans, l'intérim a augmenté de 130 %, le nombre de CDD de 60 %, les CDI de seulement 2 %. Plus d'un million de personnes bénéficient du RMI, plus de 500000 de l'allocation solidarité. Cela n'arrive qu'aux autres? Erreur! Tout le monde peut être concerné du jour au lendemain après un drame personnel, un événement familial, un licenciement... Au cours de cette enquête, dans la lignée du Peuple d'en bas de Jack London ou de Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell, Jacques Cotta a rencontré des personnes qui le savent bien: André, ancien prof surdiplômé, Éric, assureur autodidacte, Jean-François, boucher charcutier, Yves, coiffeur dans la marine reconverti sur la terre ferme, Étienne, informaticien recyclé dans le gardiennage, Roland, manutentionnaire, Jean, jardinier... Autant de travailleurs dont on n'aurait jamais soupçonné, au premier abord, qu'ils pouvaient être touchés par cette nouvelle pauvreté. Ils avaient une famille, une maison, pignon sur rue, et ils ont tout perdu. Le sujet dérange. Hommes politiques et médias n'en parlent que rarement. Tout au plus comptabilise-t-on, en hiver, les morts de froid, en les présentant comme des "SDF", sans autre précision. Puis l'information est reléguée au second plan. Le thème sera sans doute au cœur des débats dans la perspective des élections de 2007. L'occasion, donc, de poser quelques questions à ceux qui nous gouvernent ou qui en ont l'ambition ...

                                        Biographie de l'auteur
    Journaliste, Jacques Cotta a collaboré à Radio France, à divers supports de presse écrite ainsi qu'à plusieurs émissions de télévision (Droit de réponse, Envoyé spécial ... ). Réalisateur de nombreux films d'investigation, dont Front national: la nébuleuse, récompensé par un 7 d'Or, il est actuellement en charge de la série de documentaires Dans le secret de... sur France 2.

 (Suite)

Où sont les psychiatres? (J. Cl. GUILLEBAUD).

                   "Où sont les psychiatres?"

    "A certains niveaux, la rapacité financière relève, sinon de la folie, du moins d'une addiction symptomatique.
    Sur les ondes, en définitive , on ne parle que de ça. Jour après jour, l'argent, la gagne, le benéf sont au centre des informartions et des commentaires. Profits des grandes entreprises, pactoles distribués aux patrons, prébenbes...multiples et variés : tout cela finit par constituer un nuage toxique qui s'infiltre peu à peu jusqu'au derniers recoins du discours public. Il accompagne de ses cliquetis de tiroir-caisse la désesperance alentour. Paradoxe : plus les démunis sont atteints et qu'enfle dans nos pays une grosse colère, plus la goinfrerie des "gagnants" nous est racontée, montrée, filmée.
    A ce " bling-bling" obcène, on oppose des arguments fondés sur la morale (" c'est indécent, etc..") ou sur l'idéologie (" la lutte des classes est oujours là" etc..). Les deux répliques sont légitimes, mais sont-elles suffisantes? Pas si sûr. Aujourd'hui , en effet, ce sont plutôt les psychiatres qu'il faudrait appeler à la rescousse.
Passé un certain seuil, la rapacité financière n'est pas très différente d'une pathologie capable de générer, y compris chez les adultes intelligents, des conduites immatures. En d'autres termes, la fascination pour le profit cesse d'être une conduite raisonnable pour frôler, sinon la folie, du moins l'addiction symptomatique.

 (Suite)

La cuisson solaire pour débutants (Roger BERNARD).

96 p.       5,90 €

     Comment utiliser l’énergie solaire pour faire cuire ses aliments de la façon la plus naturelle qui soit et sans pollution?
    Avec ce petit livre pratique comprenant des modèles simples à réaliser, vous saurez construire rapidement un ou plusieurs appareils de cuisson, simplement avec du carton et de la feuille d’aluminium!
Nul besoin d’un diplôme, la réalisation de ces appareils est vraiment d’une simplicité enfantine...
   De cette façon, parents et enseignants découvriront, avec leurs enfants et leurs élèves, que l’énergie solaire... ça marche! 

                                                              Biographie de l'auteur.

   Ex maître de conférences à l’université de Lyon. Expériences sur la cuisson solaire depuis 1974. A introduit le concept de cuiseur “panel”, appareil en carton alumisé, pliable et peu coûteux.
    Principales publications :
       Le soleil à votre table (Ed. Silence 1987)
       Construisez votre cuisinière solaire  (Ed. Silence, 1997)
       La cuisson solaire facile (Jouvence 1999)


Martin Luther King : citations N°1.

   L'obscurité ne peut pas chaser l'obscurité  

seule la lumière le peut.

La haine ne peut pas chasser la haine

seul l'amour le peut.

Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m'aimer

mais il est important qu'elle lui interdise de me lyncher.

La haine trouble la vie; l'amour la rend harmonieuse;

la haine obscurcitla vie, l'amour la rend lumineuse.

Citations recueillies sur le site : unjourmartinlutherking.com


Le bisphénol A (suite).

     

    Nouvelles données sur le Bisphénol A : il favorise le développement d’un cancer spécifique de l’enfant, le neuroblastome. Nouvelle importante car le cancer de l’enfant progresse régulièrement de 1% en Europe depuis 30 ans selon une étude du CIRC parue en 2004. 

    Deux autres études montrent un effet sur le développement neurologique. L'une porte sur le rat et l'autre sur le singe. Elles montrent des effets à des doses plus faibles que la DJA (Dose Journalière Autorisée). Ce sont là des arguments de poids qui devraient amener l’AFSSA, et son homologue européenne, à revoir leurs positions et à informer Mme Bachelot. 

    Le RES sera reçu par la directrice de l’AFSSA, Mme Briand, le 7 mai prochain. Et c'est évidemment le point que nous allons aborder avec elle : Comment se fait-il que l’AFSSA ne respecte pas les règles de bonnes pratiques en matière d’évaluation des risques ?
 

    Ces règles prévoient que l’on définisse les normes en prenant les effets chez l’animal, et en appliquant la règle qui veut que le nourrisson soit plus sensible que l’adulte, et l’espèce humaine plus sensible que le rat ou la souris.

    Le site Rue 89 a commencé à donner une explication : plusieurs membres du comité qui a pris la décision sont en situation de conflit d’intérêt évident. Quand on travaille pour Arkema, fabricant de polycarbonate, première source de Bisphénol A, il y a manifestement un conflit d’intérêt. L’article L1323-9 du Code la Santé Publique indique « Les membres des commissions et conseils siégeant auprès de l’agence ne peuvent [...] prendre part ni aux délibérations, ni aux votes de ces instances s’ils ont un intérêt direct ou indirect à l’affaire examinée». La délibération de l'AFSSA concernant le Bisphénol A doit donc être annulée.  

    La décision de la Mairie de Paris d’abandonner les biberons à base de BPA montre que la société a compris qu’il est invraisemblable de continuer à intoxiquer quasiment tous les nourrissons avec un perturbateur endocrinien comme le BPA.  

    Ce n’est qu’une première étape, car la contamination de l’enfant se fait par sa mère, comme le montrent des dizaines d’études menées chez le rat, la souris et le singe. On n’arrive pas à imprégner 93 % de la population (comme c'est le cas aux Etats-Unis) sans que les sources soient multiples.
    C’est aujourd’hui la priorité : une contamination zéro.

      Signez la pétition présentée sur ce site!


Boules de lavage.

      Pour laver votre linge efficacement sans aucun détergent, voici un produit révolutionnaire : la boule de lavage!

    Ecologique, mais aussi économique, la boule de lavage est composée uniquement de céramiques naturelles dans une sphère en plastique non toxique. Elle a été conçue scientifiquement pour nettoyer le linge sans utiliser de détergent.

    Comparé à un processus de lavage normal, la boule de lavage  diminue a de multiples avantages :
 - Bien-être : plus aucun effet secondaire ou allergie dues aux résidus de détergents dans les vêtements et le linge.
 - Antibactérien : supprime les micro-organismes pathogènes pour un linge propre, sain, et sans mauvaise odeur.
 - Economique : plus besoin de détergents (environ 1000€ d'économie en 3 ans, gain d'électricité (lavage à 50° maximum pour tout le linge, même le blanc).
 - Ecologique : sans phosphate, la boule de lavage préserve l'eau et les nappes phréatiques.
 - Préserve les couleurs et l'élasticité des tissus : la boule préserve le linge de la décoloration et de l'oxydation, causées habituellement par le chlore en dilution dans l'eau.

   (boutiques diététiques, internet, foires...)

 (Se méfier des boules peu chères, en général des contrefaçons "made in China". Compter environ 30 à 40 €)


Découvrir les vraies richesses, pistes pour vivre plus simplement (Pierre PRADERVAND).

éd. Jouvence      14,90 €

                                                     Pierre Pradervand nous invite à jeter un nouveau regard sur l'argent, le temps et le travail. Il présente des pistes pour vivre un projet de vie cohérent. Il montre avec clarté et humour qu'il existe des alternatives aux aberrations de la société de consommation. 

                                    L'auteur vu par l'éditeur
    Pierre Pradervand est fondateur des ateliers "Vivre autrement", a exercé, au cours d'une carrière de plus de trente ans, des métiers aussi divers que sociologue, journaliste, responsable de programmes de développement, consultant international et formateur d'adultes. Engagé pour la création d'un monde plus juste, solidaire et convivial, Pierre Pradervand poursuit simultanément une recherche qui vise à surmonter la dichotomie entre vie spirituelle et vie active.

A lutter avec les mêmes armes que ton ennemi...NIETSZCHE .

"A lutter avec les mêmes armes que ton ennemi, tu deviendras comme lui ".

NIETSZCHE

 


L'agriculture naturelle (Masanobu FUKUOKA).

                                                                2004     326 p.     22 €

    Imaginez ce qu'est l'agriculture sans fertilisants, herbicides chimiques, compost... Fukuoka a appris à ne pas demander l'impossible à la nature et il obtient, en retour, des rendements incroyablement élevés. Au lieu de s'efforcer d'en faire toujours un peu plus, il a recherché le moyen d'en faire moins, de mettre fin aux travaux inutiles et, cependant, sa terre s'enrichit d'année en année. Il a réduit ses coûts, ses équipements et, moyens techniques au strict minimum, pour s'en tenir à une économie indépendante propre à préserver un cycle naturel plus sain et plus équilibré. Il nous offre l'image stimulante d'une terre convenablement gérée, pierre angulaire d'une société de suffisance, de permanence, et permettant l'auto-régénération.

              Biographie de l'auteur
    Masanobu Fukuoka est une des rares personnes à avoir consacré plus de cinquante années de sa vie à l'agriculture, considérée comme une voie d'accomplissement spirituel. Plus rare encore, en cette époque de spécialisation outrancière, est sa manière de saisir l'ensemble des relations réciproques, existant entre tous les aspects de la société humaine et la nature. Célébré comme " Lao Tseu des temps modernes " par ses compatriotes, pour sa sagesse paradoxale, il retourne aux sources mêmes des traditions agricoles, tout en étant à l'avant-garde de la civilisation postindustrielle. Il renverse les idées préconçues et les réductions rationalistes du monde, pour nous faire découvrir les racines d'un mode de vie sain et authentique, nous fournissant les preuves de la vérité qu'il avance par sa pratique de l'agriculture.


Esclavage d'après Khalil GIBRAN.

  "J'ai suivi l'homme de Babylone à Paris, de Ninive à New York. J'y ai vu l'empreinte de ses chaînes sur le sable à côté de celle de ses pas, et j'ai entendu les vallées et les forêts renvoyer l'écho des plaintes de ceux qui nous ont précédés.

   Je suis entré dans des châteaux, des temples et des universités et je me suis arrêté au pied des trônes, des autels et des chaires. J'y ai vu l'ouvrier esclave du commerçant, le commerçant esclave du soldat, le soldat esclave du gouverneur, le gouverneur esclave du roi, le roi esclave du religieux, le religieux esclave de l'idole et l'idole n'est autre que du limon de la terre façonné par les démons en une statue dressée sur une colline de crânes.

   Je suis entré dans les demeures des riches puissants et dans les huttes des pauvres faibles, je me suis arrêté dans les alcôves ornées de pièces d'ivoire  et de plaques d'or et dans les gîtes hantés par le désespoir et la mort. J'y ai vu les nourrissons téter l'esclavage en même temps que le lait, les garçons apprendre la soumission avec leur alphabet, les jeunes filles porter les vêtements de la servilité et les femmes se coucher sur le lit de l'obéissance.

   J'ai suivi les nouvelles générations depuis les rives du Gange jusqu'aux édifices de Londres, en passant par les berges de l'Euphrate, le delta du Nil, le mont Sinaï, les ruelles de Constantinople, les agoras d'Athènes et les églises de Rome. J'y ai vu l'esclavage s'avancer avec les cortèges sacrificiels qu'on lui dédiait en l'appelant dieu. J'ai vu que l'on versait vins et parfums sur ses pieds en l'appelant roi, que l'on brûlait l'encens devant ses statues en l'appelant prophète, que l'on se prosternait devant lui en l'appelant loi, que l'on faisait la guerre en son nom en l'appelant patriotisme, que l'on se soumettait à son désir en l'appelant Ombre de Dieu sur terre, que l'on brûlait les maisons et démolissait les immeubles selon sa volonté en l'appelant fraternité et égalité, que l'on se démenait à son service en l'appelant finances et affaires."

  D'après Khalil GIBRAN poète libanais  (1 883- 1 931)  "Les Tempêtes " Le Caire  1 920.



Nourrir l'humanité.

Nourrir l'humanité : les grands défis de l'agriculture du XXIe siècle

Bruno PARMENTIER,   préface d'Edgard PISANI

éd.  La Découverte

 

     Nourrir les Français ? La tâche est relativement facile depuis qu'a disparu la malédiction millénaire qui rendait chacun inquiet de sa subsistance quotidienne. Nourrir l'humanité ? Un défi bien plus complexe face au scandale des 850 millions de personnes qui ne peuvent manger à leur faim et aux trois milliards d'humains supplémentaires qu'il faudra nourrir en 2050. Cela frise l'impossible, alors que la planète va manquer d'eau, de terre et d'énergie, et que nous devrons affronter les effets de nos inconséquences actuelles : réchauffement de la planète, pollution, érosion, perte de la biodiversité... Dans ce livre sont présentés tous les aspects de ce gigantesque défi, sans doute le plus important du XXIe siècle et pour lequel l'agriculture sera à nouveau appelée à occuper le devant de la scène. Sont ainsi exposées très pédagogiquement les questions de l'avenir des subventions agricoles au sein d'un commerce " mondialisé ", des rapports de l'agriculture avec l'agro-industrie et la grande distribution, du risque de crises sanitaires de grande ampleur, de l'extension de la production d'OGM, mais aussi de l'émergence de nouveaux pays exportateurs (Chine, Brésil), etc. Un ouvrage aussi complet qu'accessible, qui passionnera agriculteurs et urbains, citoyens et décideurs.

                   Biographie de l'auteur
    Bruno Parmentier est ingénieur des Mines et économiste. Après une carrière dans la presse et l'édition, il a rejoint en 2002 le milieu agricole en prenant la direction d'une école d'ingénieurs en agriculture.



Les jardins auto-fertiles.

    Les jardins auto-fertiles,  qu'est-ce que c'est?

www.vegeculture.net/comment/

    Les jardins autofertiles consistent en des aménagements visant la culture de fruits et légumes en recréent un écosystème diversifié où les processus naturels sont mis à contribution.

      Historique et influences

    Le concept de jardins autofertiles a vu sont apparition au Québec il y a environ 8 ans, alors que la française Émilia Hazelip venait enseigner sa méthode de jardins synergétiques. Depuis, plusieurs des centaines de personnes ont suivis de telles formations et de nombreux ateliers sont constamment offerts (voir références et formation).
    Le travail d'Émilia visa à adapter des méthodes de cultures, telle l'agriculture sauvage de Masanobu Fukuoka, à un climat tempéré. Néanmoins, la première source d'inspiration est la nature elle-même, à savoir, comment une écosystème non perturbé fonctionne-t-il?
    Parmi les grandes influences, on retrouve :
  • Agriculture biologique (écologie, importance de la matière organique et de la vie dans le sol, absence de produits chimiques)
  • Permaculture (système intégré et étendu, interactions entre les éléments, les zones)
  • Agro-foresterie / jardin forestier (les couches de végétation, l'importance des arbres)
  • Biodynamie (autonomie de l'organisme-agricole, les influences subtiles, le respect des cycles)
    Concrètement, plusieurs individus ont contribué, par leurs observations, expériences et recherches à développer la méthode des jardins autofertiles que nous connaissons actuellement. Les recherches scientifiques sur le fonctionnement du sol, des plantes et des écosystèmes apportent également constamment de nouvelles confirmations (par ex. la recherche sur les mycorhizes et le non travail du sol à l'institut Rodale).
  
 (Suite)

Noix de lavage indiennes.

    

entre 8 et 10 € le kg. 

     LES NOIX DE LAVAGE permettent de réaliser des lavages quotidiens efficaces tout en préservant l’environnement. Le linge reste doux et les couleurs sont préservées.

    LES NOIX DE LAVAGE proviennent de l’arbre Savonnier (Sapindus Mukorossi) poussant en Inde, Pakistan et Népal. Utilisées par les populations locales, les fruits du savonnier produisent de la saponine, substance naturelle protégeant l’arbre contre les insectes. Dans le lave-linge, les noix libèrent la saponine qui entre en émulsion avec l’eau et nettoie le linge tout comme une lessive usuelle !
La saponine est un agent lavant naturel et écologique et a un rôle aussi d’adoucissant naturel !

    Les noix sont biodégradables à 100 %, écologiques, renouvelables, économiques, efficaces. Elles ne provoquent pas d’allergies et conviennent pour le linge des enfants.

    Conseils d’utilisation : placez 4 à 6 demi-noix déjà coupées dans le petit sachet en coton fourni (issu de l’agriculture biologique) et mettez-le dans le lave-linge. Ces noix peuvent être utilisées 2 fois à 40° et 1 fois au-delà de 60°. Ne pas rajouter d’adoucissant.

    1 Kg de noix de lavage vous permettra de faire entre 100 et 150 machines suivant la saleté de votre linge. 2 sachets vides en coton sont offerts.

  En boutiques bio, foires...


Les manses agricoles.

   Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF)

manse : durant le haut Moyen Âge en France, unité familiale d’exploitation agricole.

   Mentionnée dans les rares documents carolingiens (en particulier les polyptyques) évoquant la structure foncière des terres agricoles, la (ou le) manse est la propriété éminente d’un puissant, laïc ou religieux. Elle comprend, outre le bâti et dépendances, les terres cultivées ou en friche. Les manses libres sont la jouissance des paysans disposant d’un train de culture (attelage et araire, voire charrue) et se situent au-dessus des manses serviles, de plus petite taille, dont les utilisateurs dépendent de la location des outils.

   La diversité des manses — par le statut, la superficie et la composition (d’un seul tenant dans l’Ouest et le Centre, ou éclatés en parcelles entre Loire et Rhin) — tient sans doute à leur création ; elles sont souvent issues d’une initiative privée hors du contrôle administratif. Au IXe siècle, les manses commencent à s’effriter : elles sont divisées en demi et en quart de manses en Île-de-France ; à l’inverse, dans le village de Villance (Ardennes) ravagé en 892 par une incursion normande, les moines ne parviennent à réattribuer que deux manses sur la quinzaine libérée.

   La manse est une unité de compte fiscale dont dérivent les feux sous les Capétiens. Elle constitue la transition entre deux systèmes d’exploitation agricoles : la villa romaine et la seigneurie féodale (...). Remplacée par la tenure, la manse n’est plus qu’un souvenir linguistique après le XIIe siècle (masure parisienne, mas provençal).


100 gestes pour la planète (Nathalie FONTREL, Yann BRETT).

novembre 2001     123 p.

     Et si vous vous équipiez d'un chauffe-eau solaire ? Et si vous choisissiez plus souvent de prendre une douche plutôt qu'un bain ? Et si vous étiez plus vigilant sur votre consommation d'électricité ou de papier ? Vous préserveriez davantage les ressources naturelles, votre confort n'en souffrirait guère et vous réaliseriez, de surcroît, des économies d'argent... De votre domicile à votre lieu de vos vacances, de votre bureau à votre voiture, ce guide passe en revue toutes les occasions qui vous permettent de gaspiller moins et de préserver un peu plus votre environnement. En un mot, d'être un éco-citoyen, responsable et soucieux de son cadre de vie. Un petit livre vert futé pour pratiquer l'écologie au quotidien 

     Nathalie Fontrel est journaliste à France Inter et France Info. Spécialiste des questions d'environnement, elle est en charge des chroniques "Planète environnement" et "Planète mer" de France Info. 

        Yann Brett est journaliste. Il collabore à la revue Environnement Magazine.



Habitat sain et sans allergène (Paul de HAUT).

      9 €

   Après avoir recensé les risques d'allergie et de maladies dues à la maison et les produits toxiques au quotidien, l'auteur, Paul de Haut explique comment y remédier et par quoi les remplacer

    Nous passons plus de douze heures par jour dans nos intérieurs et avons le sentiment de nous y trouver en totale sécurité. Pourtant, l'air que nous respirons est parfois un véritable danger pour notre santé : champs électromagnétiques, émanations de gaz, composés organiques volatils, produits ménagers toxiques. Autant de pollutions nocives à notre santé. Pour une maison saine et sûre, l'auteur nous explique comment reconnaître la toxicité d'un intérieur et nous dévoile toutes les solutions alternatives écologiques, pour respecter notre santé et notre environnement

 (Suite)

Le crime d'après Khalil GIBRAN.

  "Le crime est soit un synonyme de besoin soit le symptôme d'une maladie."

 Khalil GIBRAN  (1 883- 1 931)  "Le Sable et l'écume" 1 926.