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Vers un monde plus juste

Principes d'économie moderne (J. E. STIGLITZ)

nov. 2004      982 p.     25 €

    Le Stiglitz et Walsh est l'un des manuels d'économie les plus connus et les plus utilisés dans le monde. Les principes fondamentaux de la micro et de la macroéconomie modernes y sont exposés de façon simple et progressive, mais sans compromis sur la rigueur d'analyse et avec le souci constant d'établir les liens entre les analyses théoriques et le monde réel. De plus, et c'est une grande force de ce manuel, le lecteur est initié aux avancées les plus récentes de la discipline : économie de l'information, concurrence imparfaite et théorie des jeux, progrès technique, nouvelles théories de la croissance... Enfin, et le fait mérite d'être souligné dans un manuel écrit par des auteurs américains, un chapitre spécial est consacré à l'Europe. Chaque chapitre comporte des applications pratiques, des encadrés associés aux thèmes traités, une synthèse des principaux points à retenir et une série d'exercices. L'emploi de la couleur renforce encore la qualité pédagogique du texte. Cet ouvrage constitue un outil d'apprentissage exceptionnel tant pour les étudiants des 1er et 2e cycles que pour les personnes qui souhaitent acquérir une formation solide en économie ou se tenir informées des derniers développements de la science économique moderne.

                   Biographie de l'auteur
    Joseph E. Stiglitz, Professeur à l'Université Columbia, après avoir enseigné aux universités de Yale, Princeton, Oxford et Stanford. Lauréat du prix Nobel d'économie 2001, auteur ou éditeur (au sens anglo-saxon) de centaines d'articles et de livres scientifiques, notamment de Economics of trie Public Sector (Norton), manuel best-seller destiné aux étudiants de premier cycle. Joseph Stiglitz a occupé d'importantes fonctions comme président du Council of Economic Advisers, sous la présidence de Bill Clinton puis comme " économiste en chef " de la Banque mondiale. Carl E. Walsh, Professeur d'économie à l'Université de Californie Santa Cruz, après avoir enseigné aux universités de Princeton et d'Auckland (Nouvelle-Zélande). Le Professeur Walsh est connu pour ses recherches en économie monétaire et pour son manuel de second cycle Monetary Theory and Policy (MIT Press). II a exercé les fonctions d'économiste senior à la Banque fédérale de Réserve de San Francisco et a été chercheur invité dans les Banques fédérales de Réserve de Kansas City et de Philadelphie, ainsi qu'au Board of Governors de la Fed.


Le moment fraternité (Régis DEBRAY).

mars 2009    384 p.     21 €

  

   Contre l'individualisme triomphant, Régis Debray plaide pour une société nouvelle et meilleure dans «le Moment fraternité»

   Il est un bovarysme constant dans l'intelligentsia française consistant à imaginer le monde tel qu'il devrait être, tel que l'on aimerait qu'il soit. Extravagant idéalisme se heurtant à cette résistance qu est la nature des choses. Laquelle resurgit sous la plume de Régis Debray lorsqu'il rappelle l'étonnante vitalité de tous ces «nous» qui caractérisent le terreau de tout être ensemble. Ils constituent la nappe phréatique qui, sur la longue durée, sous-tend toute vie sociale. Si l'Etat est fatigué, si les corps intermédiaires institutionnels n'existent que sous forme de reliques, les «nous» reposent sur un sentiment d'appartenance indéniable.

   A l'encontre d'un supposé individualisme dont les penseurs de la série B font leurs choux gras, cette méditation sur la fraternité n'est pas sans rappeler ce que l'historien Philippe Ariès nommait les «petites collectivités», ces «groupes immédiats» qui, par sédimentations successives, assurent la solidité et la perdurance de toute vie sociétale. J'emploie à dessein ce terme. Car, au-delà ou en deçà d'un «social» trop rationnel, le «sociétal» est ce qui mobilise les affects, les rêves collectifs.

   Peut-être est-ce cela que Debray désigne sous le terme de «sacral»: une éthique primordiale, fondement de toute communauté naturelle et source originelle de toute société. Avec érudition, ce «Moment fraternité» nous rappelle qu'il faut savoir repérer les forces souterraines régissant l'histoire des peuples. Celle des émotions et des passions partagées, assurant a priori un lien bien plus irréfragable que toutes les justifications et légitimations rationalisées a posteriori.

   Au travers de la réaffirmation de tous ces «nous», de leur ordonnancement en une mosaïque à la fois complexe et cohérente, peut-être assistons- nous à l'émergence d'une socialité postmoderne. S'il emploie incidemment ce terme, ce n'est pas la préoccupation essentielle de Debray. Et pourtant, même si nous avons quelque difficulté, en France, à l'accepter, c'est bien la postmodernité naissante qui s'annonce avec le retour de termes tel celui de «fraternité». Par là s'esquisse le glissement d'une civilisation rationnelle vers une culture où l'instinct communautaire a sa part. Même si cela peut paraître paradoxal, tant il est difficile de se départir des habitudes de pensée, le primat de l'économique cède, peu à peu, la place à la primauté du spirituel.

   Voilà le cœur battant du livre. Il risque de déplaire, tant il est fréquent de préférer entendre ce dont on est déjà convaincu. Mais l'auteur, et sa lucidité roborative en porte témoignage, se moque bien de la «protestation belle âme». Et c'est heureux.

                         Michel MAFFESOLI   Nouvel Obs   n°2318   p.134

 (Suite)

L'insurrection qui vient.

128 p.       7€


    Rien ne manque au triomphe de la civilisation. Ni la terreur politique ni la misère affective. Ni la stérilité universelle. Le désert ne peut plus croître : il est partout. Mais il peut encore s'approfondir. Devant l'évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s'indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s'organisent. Le comité invisible est du côté de ceux qui s'organisent.

  Ouvrage momentanément indisponible chez l’éditeur.

    Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d’un désastre. Les psychologues attestent d’inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d’une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l’acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l’implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d’une vague de cynisme de masse ; à tel point que l’on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l’existence même d’une quelconque « société ». Il y a une branche de la science économique - l’« économie non autistique » - qui s’attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue « science économique ». Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l’écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle.

   

 (Suite)

Uranium, la biographie (Tom ZOELLNER).

mars 2009     233 p.     21€

    Un élément pas comme les autres. À l'heure où - réchauffement climatique oblige - l'énergie nucléaire redevient fréquentable, les risques de prolifération de l'arme atomique n'ont jamais été aussi grands. Remis en bonne place sur l'agenda politique, l'uranium réaffirme son ambiguïté naturelle. Ayant parcouru la planète en quête des lieux où l'on extrait ou transforme le précieux métal, l'auteur remonte aux sources de cette ambiguïté, qui s'avère constitutive, puisque présente dès la découverte de l'uranium, quand on crut à ses merveilleuses vertus curatives. Il relate l'incroyable épopée de l'uranium des mines du Congo, qui finit par tomber sur Hiroshima, puis décrit la dangereuse situation géopolitique actuelle. L'uranium n'a jamais été un élément chimique comme les autres. Il n'est pas près de le devenir.

    Tom Zoellner est journaliste et écrivain. Il est l'auteur d'un livre sur le génocide du Rwanda et d'un livre (The Heartless Stone) sur la géopolitique du diamant.

    

 (Suite)

La corruption du meilleur engendre le pire (Ivan ILLITCH & David CAYLEY).

Actes Sud    2007    345 p.    26 €

    Ivan Illich (1926-2002) prétendait traiter en historien des questions que d'autres auraient adressé à des théologiens. Il reprochait à l'Église d'avoir institutionnalisé ce qui, par essence, est gratuit, et d'avoir instrumentalisé la charité. Il voyait dans cette perversion d'origine lointaine des institutions modernes comme l'Eglise, l'Ecole et l'Université, et ne cessa d'inciter le monde occidental à repenser celles-ci fondamentalement.
    A la fin de sa vie, dans ces entretiens accordés à David Cayley, il parle pour la première fois de la "corruption" du Nouveau Testament qui lui paraît le "péché originel" menant tout droit à la société de consommation, à la misère des autres, et à une relation aliénée entre les êtres.
    Ces entretiens constituent une sorte de "testament spirituel" qui éclaire l'ensemble de l'œuvre d'Ivan Illich. Il pose l'histoire du bon Samaritain et son acte de miséricorde spontanée - sans considération d'origine ni de religion - comme le véritable fondement d'une éthique capable d'unir au lieu de diviser.
Un essai d'une force et d'une perspicacité rares à l'heure où les différentes croyances s'affrontent et se combattent...

          Biographie de l'auteur
   David Cayley travaille à la radio canadienne. Il est l'auteur de plusieurs essais dont Entretiens avec Ivan Illich (Ballarmin, 1996).


Le microcrédit municipal.

 

 

Le Microcrédit personnel Paris Ile-de-France : qu'est-ce que c'est ?

 

Le Microcrédit personnel Paris Ile-de-France est un prêt destiné aux particuliers parisiens et franciliens qui souhaitent concrétiser un projet et dont les revenus modestes sont trop incertains pour leur permettre d’accéder aux prêts bancaires classiques.

Les projets devront s’inscrire dans une démarche personnelle et/ou d’amélioration du cadre de vie.

 Exemples :

  • Pour une recherche d’emploi : financement du permis de conduire, des frais de formation professionnelle, de l’achat d’un véhicule…
  • Pour l’installation dans un logement ou l’amélioration du confort de vie : financement d’un bien indispensable (chauffe-eau, électroménager de base…).
  • Pour faire face à un événement familial (divorce, décès…).

   Le montant prêté va de 300 € à 3 000 € (jusqu’à 5 000 € pour des cas exceptionnels).

   La durée va de 6 à 36 mois (jusqu’à 60 mois pour des cas exceptionnels). Cette durée sera calculée en fonction des ressources du demandeur et de la nature de son projet.

   Les intérêts sont de 4 % (pas de frais de dossier ni d’assurance, pas de frais en cas de remboursement anticipé).
Si vous habitez Paris, la moitié des intérêts vous sera reversée après remboursement de votre prêt.

   Le Microcrédit personnel n’a pas vocation à se substituer aux prêts à la consommation classiques ou aux dispositifs d’aide sociale. Il ne peut servir à combler des découverts, à racheter des dettes, ou à créer une entreprise.

   Exemple : pour un prêt de 2 500 €, d’une durée de 36 mois au taux annuel fixe (TEG) de 4 %, la mensualité est de 73,81 € (hors assurances facultatives) et le coût total du crédit est de 157,16 €. Offre sous réserve d’acceptation de votre dossier et du respect des conditions d’octroi et de taux définis pour ce prêt. Taux fixe de 4 %, en vigueur au 01/10/2008, susceptible d’être modifié sans préavis à compter du 30/09/2009.

01 44 61 65 55

microcredit-parisidf
@creditmunicipal.fr


La cyberguerre (Nicolas ARPAGIAN).

mars 2009    251 p.     26 €

    Quarante ans après la création d'Internet, le réseau des réseaux appartient désormais à l'arsenal de tous les Etats, groupements d'activistes, entreprises ou individus qui contribuent à cette nouvelle forme de conflit où l'information constitue à la fois un support d'action et un actif sensible qu'il convient de maîtriser. La capacité à participer à cette cyberguerre, et à s'en prémunir, est aujourd'hui une des composantes majeures d'une stratégie de sécurité et de puissance pour une collectivité nationale. Cet ouvrage donne les clés pour comprendre les enjeux stratégiques de cet Internet, qui fait partie de notre vie quotidienne. Il explique utilement la manière dont les gouvernements, les multinationales et les militants de tous bords le mettent à contribution pour mener leurs opérations de déstabilisation. Rédigé par un spécialiste des questions d'influence, il rend accessibles au plus grand nombre les tenants et les aboutissants de ces cyberguerres qui se déroulent sous les yeux de l'opinion publique mondiale. À lire, pour ne plus rien ignorer de la réalité de ce nouveau visage de la guerre économique, politique et militaire.

                      Biographie de l'auteur
    Nicolas Arpagian est rédacteur en chef de la revue Prospective Stratégique et coordonnateur des enseignements "Stratégies d'influence et Lobbying" à l'IERSE. Auditeur de l'IHEDN et de l'INHES, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tels Pour une stratégie globale de sécurité nationale avec Eric Delbecque (2008, Dalloz) et Liberté, Egalité... Sécurité (2007, Dalloz).


La puissance des pauvres (Majid RAHNEMA, Jean ROBERT).

                                                     Actes Sud    2008    289 p.    22,80 €

     Dans son précédent ouvrage. Quand la misère chasse la pauvreté Majid Rahnema entendait montrer que l'économie moderne, en éradiquant la pauvreté conviviale- un mode de vie millénaire - a eu une part prépondérante dans la multiplication de nouvelles formes de misère. Dans cet essai. Majid Rahnema et Jean Robert, tous les deux proches d'Ivan Illich, s'emploient, tantôt à travers un échange de dialogues, tantôt par une réflexion commune. à dresser un état des lieux et à rechercher les causes profondes des malaises qui rongent toutes les sociétés de marché. Pour eux, si la pauvreté continue d'être codifiée en termes d'aide ou de calculs économiques abstraits - le pauvre extrême est défini par un revenu de un dollar par jour - des formes toujours plus pernicieuses de misère élargiront sans cesse l'abîme entre nantis et miséreux. Aussi bien, les voies de l'espérance passent par la redécouverte par chacun de sa propre puissance d'agir. Constatant l'échec des certitudes établies et des fausses solutions qu'elles engendrent, les auteurs en appellent à divers intercesseurs, à la recherche d'outils nécessaires à une autre lecture du monde et de ses devenirs révolutionnaires. Ils dialoguent tour à tour avec ces grands morts que sont Spinoza, Gandhi, Foucault et Deleuze, mais aussi avec des vivants multiples tels que les zapatistes du Mexique, les Sans-Terre du Brésil, les Indiens du mouvement Janadesh, et d'autres encore, moins connus, multitudes en train d'ouvrir de nouveaux possibles.

     Biographie de l'auteur
    Diplomate et ancien ministre. Majid Rahnema a représente l'Iran à l'ONU. Ancien membre du Conseil exécutif de l'Unesco, il se consacre. depuis plus de vingt ans au problème de la pauvreté. Il a publié Quand la misère chasse la pauvreté (Actes sud, 2007, Babel n°660). Jean Robert, architecte, historien des techniques et enseignant à Guernavaca (Mexique) a cotraduit les entretiens d'Ivan Illich et David Cayley, la corruption du meilleur engendre le pire (Actes Sud, 2007) Il est l'auteur du Temps que l'on nous vole (Seuil, 1980), et en collaboration avec Jean-Pierre Dupuy, de La trahison de l'opulence (PUF, 1976).


Pétrole, la fête est finie (Richard HEINBERG).

                                                              éd. demi Lune    380 p.   20 €

   Basé à Santa Rosa en Californie, Richard HEINBERG écrit depuis des années sur les questions de ressources énergétiques ainsi que sur la dynamique du changement culturel. Il est mondialement reconnu comme l’un des principaux et des meilleurs communicants sur la question du pic pétrolier.
    Journaliste, conférencier et membre du principal corps enseignant du New College of California où il dispense un cours sur « La culture, l’écologie et la collectivité durable », il a une demi-douzaine de livres à son actif, (dont Powerdown et celui-ci, véritable livre de référence sur le sujet) qui lui ont valu plusieurs récompenses et le rôle de principal communicant au sein de l’ASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier).

          DÉGRISANT

    [Le livre de Richard HEINBERG, The Party’s Over est le premier ouvrage complet sur le pic pétrolier que j'ai lu. Il est complet au sens où il ne se cantonne pas aux seuls aspects techniques du problème, mais en aborde toutes les dimensions économique, sociale, géopolitique et philosophique. Avec The Long Emergency, le livre de James Howard KUNSTLER, Pétrole, La fête est finie ! constitue la meilleure introduction à la question du Peak Oil. Je le recommande particulièrement aux jeunes - disons aux moins de 40 ans - qui n'ont jamais entendu parler du pic pétrolier, ou qui n'y croient pas. La lecture du livre de Richard Heinberg changera leur vie.]

       - Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l’Environnement


    Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. La plupart des observateurs, y compris ceux issus des milieux de la finance pourtant qualifiés jusqu’à présent d’« optimistes », conviennent que nous avons atteint le pic de production globale. Désormais, même si les pays industrialisés entament une conversion à des sources d’énergies alternatives, ils auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière fut différente de l’époque médiévale.

    Dans Pétrole, la fête est finie !, Richard HEINBERG replace cette transition décisive dans son contexte historique. Il démontre comment l’industrialisation s’est développée sur la base de la maîtrise de l’énergie fossile ; à quel point la compétition pour le contrôle de l’accès au pétrole fut centrale dans la géopolitique du XXe siècle ; comment enfin les tensions provoquées par l’amenuisement des ressources énergétiques au XXIe siècle entraîneront des guerres de prédation au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique du Sud. Il anticipe l’impact probable de la déplétion du pétrole ainsi que celui de toutes les énergies alternatives. Prédisant un chaos certain à moins que les États-Unis, premier consommateur mondial, ne consentent à rejoindre les autres pays pour mettre en place un programme global de conservation et de partage, il recommande par ailleurs une « chute contrôlée » susceptible d’ouvrir la voie à une société plus modérée, moins gourmande en énergie et durable.

    Plus lisible que les autres livres traitant de la question, cette version mise à jour de l’ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d’alarme. Mais il s’agit aussi d’un recueil riche en idées positives à différents niveaux. La communauté internationale, les collectivités locales, les individus, tous doivent maintenant agir concrètement afin d’affronter dans les meilleures conditions possibles la « fin de la fête » et ce livre explique comment faire, de façon admirablement claire et honnête.

    Citation de la page 174:
    Au bout du compte, nous connaîtrons avec certitude le moment du pic de production pétrolière mondiale après que celui-ci aura eu lieu : au cours d’une année, nous remarquerons une augmentation rapide des prix à la pompe, et en observant les chiffres de production des années précédentes, nous nous apercevrons qu’ils sont en baisse. Il est possible que la décennie suivante soit une période de « plateau » durant laquelle les récessions économiques engendreront des baisses de demande en énergie, ces dernières masquant temporairement la tendance


Le sucre et la faim (Robert LINHART).

2003     95 p.    8 €

     Une amnistie vient d’être promulguée au Brésil et l’ex-gouverneur de l’Etat de Pernambouc, Miguel Arraes, rentre à Récife en septembre 1979 après quinze ans d’exil. A cette occasion, Robert Linhart part enquêter dans les régions sucrières du Nord-Est brésilien : comment les ouvriers agricoles ont-ils vécu ces années de dictature ? Où en est le mouvement paysan ?

    Exode des paysans vers les bidonvilles. Progression de la faim avec la monoculture sucrière. Travail des enfants. Vingt-trois ans après sa parution, ce livre n’a malheureusement rien perdu de son actualité.

 (Suite)

Les paradis fiscaux (Christian CHAVAGNEUX, Ronen PALAN).

                                                                    122 p.        9,50 €

    Alternatives économiques. "Sur la base d'analyses solidement étayées, Christian Chavagneux et Ronen Palan établissent que les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, une "infrastructure essentielle de la finance internationale". [...] De quoi donner toute la mesure intellectuelle et politique de ce phénomène." Alternatives internationales. "Un petit livre utile pour appréhender le fonctionnement des paradis fiscaux, leur histoire (un chapitre passionnant), savoir qui les utilise et comment, et comprendre pourquoi il est si difficile de les éliminer." Les Échos. " Éden des délinquants ou récompense des élus, entreprises et individus? Un des grands mérites de ce petit livre clair et informatif est de montrer l'ambiguïté des paradis fiscaux, peu étudiés et à la réputation sulfureuse." Revue Idées. "Clair et précis, distrayant sans jamais sacrifier l'analyse et la rigueur au spectaculaire, il s'agit d'un très bon livre sur un sujet souvent sous-estimé."

        Biographie des auteurs
    Christian Chavagneux est rédacteur en chef adjoint du mensuel Alternatives économiques, rédacteur en chef de la revue L'Économie politique et chercheur associé au Centre for Global Political Economy de l'Université de Sussex.
    Ronen Palan est professeur de relations internationales et chercheur au Centre for Global Political Economy à l'Université de Sussex. Il est cofondateur de la Review of International Political Economy.

 (Suite)

Devenons écocitotens (Frédéric LISAK, Frédéric PILLOT).

34 p.    4,50 €  (www.plumedecarotte.com)

    Où va l'eau qui passe dans ma maison ? Que faire pour aider la nature dans mon jardin ? Puis-je agir contre la pollution de l'air dans ma ville. En suivant les aventures de Julien, Lisa et Magyd, pars à la découverte de ton environnement proche. Apprends, questionne, construis, expérimente, agis... Bref tout ce qu'il faut pour, comme eux, devenir un véritable écocitoyen junior !

 


Le technoscientisme (M. ATTEIA).

                                                                   494 p.      29,90 €

   Aux idéologies athées qui ont tenté au XXe siècle de soumettre le monde à leur empire, s'est substituée sans transition une idéologie beaucoup plus subtile qui, aujourd'hui, surplombe le monde et l'assujettit à un nouvel ordre : le technoscientisme. Celui-ci est né de l'incroyable développement scientifique et technique qui a ébloui les terriens. Cette idéologie s'est affirmée, imposant son projet de maîtrise et de domination de la nature via la mathématisation du réel. Et c'est dans l'entité planétaire qu'est la Ville que la religion technoscientiste est vénérée avec le plus de ferveur. Unies par un réseau de relations multiples de plus en plus serré, les grandes cités de notre planète sont soumises à la férule du technocapitalisme, hybridation du capitalisme et de la technoscience, dernier avatar du capitalisme. Assises de la société technoscientiste, la bio-ingénierie et l'industrie nucléaire imposent une loi d'airain à tous les êtres humains et créent pour tous des nuisances de plus en plus graves qui menacent la vie des générations à venir. Les idéaux humanistes de paix, de justice sociale et de liberté régressent partout. L'auteur examine ici, avec son regard de philosophe et de mathématicien, le nouvel " ordre " mondial. Il montre comment la Ville est devenu un monde de plus en plus totalitaire, tendu dans la démesure vers la création d'un homme- dieu. Il appelle à refuser le fatalisme et à résister sans faiblesse à l'idéologie dominante.

                      Biographie de l'auteur
    Docteur en mathématiques appliquées, Marc Atteia est professeur de mathématiques à l'Université de Toulouse, à la retraite. II a créé et dirigé un laboratoire de mathématiques tourné vers les applications. Il a mené une longue carrière militante (K de " résistance ") : antimilitariste, antinucléaire dans le cadre de plusieurs associations telles qu'aujourd'hui le Réseau Sortir du nucléaire, Amnesty International, le Mouvement pour la défense de la Paix et des libertés (MDPL). 


Le Cruiser: dire non.

       Pesticides: une campagne d'Agir pour l'Environnement contre le Cruiser soutenue par le MDRGF
    Quatre-vingt pour cent des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes. S'il fallait donner une valeur monétaire à ce service écologique, il serait estimé à 153 milliards d'euros, presque 10% de la valeur de la production agricole mondiale destinée à la consommation humaine. Mais depuis quelques années le sort des abeilles est devenu inquiétant : leur taux de surmortalité atteint 30 à 35%, taux anormalement élevé qui atteint dans certains cas 50% de pertes hivernales. Sur le banc des accusés : multiplication des substances chimiques et des pesticides dans l'environnement, présence de parasites, effets désastreux des monocultures, ravages du frelon asiatique, impact du changement climatique etc. 
 

     la campagne sur le site d'APEMalgré cet effondrement alarmant, le ministre de l'Agriculture a ré-autorisé en décembre 2008 le Cruiser, un insecticide de traitement des semences de maîs, mortel pour les abeilles et hautement toxique pour les oiseaux et l'environnement, fabriqué par la firme Syngenta, l'un des leaders mondiaux sur le marché des pesticides. Cette seconde autorisation court jusqu'au 15 mai 2009, juste après les semis de maîs, et risque d'être reconduite pour 2010. Pourtant, nos voisins allemands, italiens et slovènes ont suspendu l'homologation de ce produit suite aux mortalités catastrophiques des abeilles au printemps 2008. En autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l'Agriculture privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques. ..

    La présentation complète de la campagne sur le site d'Agir pour l'Environnement :

    http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c30.htm


Désinfection de l'eau.

                                                      www.antenna-france.org

    Antenna-Wata® est un appareil de potabilisation mis au point et breveté par Antenna Technologies.
Il fonctionne sur le principe de l’électrolyse de l’eau salée (25 g de sel par litre) et produit une solution de chlore actif concentrée à 6 g/l.
    En une heure, l’appareil produit un litre de solution concentrée qui permet de potabiliser jusqu’à 4.000 litres d’eau.
En 10 heures, il permet donc de potabiliser 40.000 litres d’eau soit la quantité journalière nécessaire à une population de 2.600 personnes (norme OMS = 15 l/ jour / pers)
    Il suffit de disposer d’une source électrique de 12 V (panneau solaire, batterie de voiture, chargeur de batterie).
    Le boîtier ne mesure que 13 cm (30 cm avec ses tiges électrodes) et pèse 180 g. Il peut donc être transporté partout et fonctionner en totale indépendance. (Voir sur le site la photo de l'appareil).

    Il est utilisé à grande échelle avec succès dans un programme du PNUD en République Démocratique du Congo depuis bientôt 2 ans et a permis de réduire de moitié les maladies hydriques telles que le choléra.
Des programmes sont en préparation au Niger, au Mali et au Burkina-Faso.


L'économie de proximité, moteur d'un nouveau projet de société (Pierre MARTIN).

sept. 2008    286 p.    22 €

        Qui a entendu parler de l'économie de proximité autrement qu'à travers des anecdotes ? L'ambition de ce livre est non seulement de demander qu'on la prenne au sérieux, mais surtout de construire autour d'elle un projet de société qui permettrait de résoudre des grands problèmes de notre temps et de retisser du lien social dans notre pays. Les grandes mutations que nous allons vivre, notamment sous l'effet des crises écologique et énergétique, vont nous contraindre à changer nos modes de vie et à repenser notre modèle de développement. En cette période de transition décisive pour les décennies à venir, ce livre défend la conviction que l'économie de proximité peut être l'un des moteurs de ces mutations.

    Pierre Martin a choisi de prendre la parole afin d'ouvrir un débat vital pour notre avenir. En conviant de nombreux experts à réfléchir avec lui, il invite la société française à repenser les rapports entre local et global en revalorisant l'ancrage sur les territoires et en affirmant qu'il n'y a pas de contradiction, encore moins d'exclusion, entre économie de proximité et économie mondialisée. Bien au contraire : l'un des défis que nous avons devant nous consistera à réinventer l'articulation entre ces deux pans de l'économie pour, tout simplement, mieux vivre


L'humanité disparaîtra, bon débarras ! (Yves PACCALET)

éd. j'ai lu   4,80 € 

 

                                     Présentation de l'éditeur
    " Je conçois mal que l'évolution darwinienne, qui ne s'encombre ni de morale, ni de finalité, ni de "dessein intelligent" ait pu favoriser une espèce aussi envahissante, nuisible, mal embouchée et peu durable. " Il n'y a pas d'autre conclusion possible : bientôt fini le règne de l'Homme, cet animal borné qui se prétend intelligent mais qui ne cesse d'anéantir son milieu naturel et massacre ses semblables. Dans cet essai écologique, provoquant et teinté d'humour noir où il imagine treize scénarios catastrophes, le naturaliste Yves Paccalet dresse un véritable réquisitoire contre l'humanité. La conclusion est sans appel.

                                        Biographie de l'auteur
    Yves Paccalet. Philosophe, écrivain, journaliste, naturaliste, scénariste, il a participé dès 1972 à l'odyssée sous-marine de Cousteau. Auteur de nombreux articles et ouvrages, il réalise également des émissions de radio et des séries documentaires pour la télévision. L'humanité disparaîtra, bon débarras ! a obtenu le prix du Pamphlet 2006.

L'aide publique au développement (Guillaume OLIVIER).

 

        La mondialisation s'accélère et l'on peut aujourd'hui constater que les mécanismes économiques et financiers ont laissé sur la touche des populations entières. L'aide publique au développement ne semble pas avoir rempli ses missions et n'a pas permis d'atténuer les déséquilibres Nord/Sud. En s'appuyant sur l'analyse approfondie des chiffres et de ce qui existe en matière d'aide publique au développement, Guillaume Olivier en dresse un bilan parfois inquiétant mais jamais pessimiste. Le constat de l'insuffisance et de l'inadaptation de l'aide publique au développement débouche sur une série de propositions : respect des droits élémentaires inscrits dans les chartes internationales - à la vie, aux soins, à l'éducation-, organisation de l'accès de tous à ces biens, construction d'une nouvelle solidarité internationale... Autant de nouvelles priorités pour l'aide publique au développement.

    Ingénieur et économiste du développement, Guillaume Olivier a participé à de nombreux projets de développement en Afrique des Grands Lacs et en Afrique Subsaharienne.


Echappées vertes (Lionel ASTRUC).

                                                                    160 p.       19 €

    Faites-vous plaisir : choisissez des vacances écologiques ! Détendez-vous, bougez en plein air, découvrez la nature ou même engagez-vous comme écovolontaire, tout est possible ! Dans tous les cas, oubliez votre voiture, mangez bio, dormez dans un environnement sain... Bref, refaites-vous une santé ! Lionel Astruc a sélectionné plus de 30 propositions de vacances écologiques en France : gîtes, roulottes, yourtes, randonnées avec des animaux, découverte de l'écologie, missions d'écovolontariat... Son objectif : vous faire découvrir de bonnes adresses, et, surtout, vous permettre de devenir un vrai " écotouriste " grâce à sa grille de critères écologiques qui vous guidera pour faire les bons choix.

                     Biographie de l'auteur
    Lionel Astruc est journaliste et photographe, spécialisé dans la protection s de l'environnement. H enquête sur les filières de produits "responsables" (alimentation bio, mode éthique, écotourisme...), en France et dans le monde. Ses reportages ont été publiés dans L'Express, Libération, Santé magazine ou Trek Magazine et ont fait l'objet de plusieurs livres.


Guerre dans la R.D.C.

      République démocratique du Congo (RDC) : le Conseil de sécurité de l'ONU doit poser des actes concrets et forts

   14 mai 2009        

       Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU se rendra à Goma et à Kinshasa du 18 au 19 mai 2009. Relayant les demandes de leurs partenaires engagés dans le développement et la défense des droits humains en RDC, des organisations françaises membres du REFAC[1] réaffirment leur appel en faveur d'un rétablissement de la sécurité et de la fin des exactions à l'encontre des populations civiles à l'Est du pays. S'adressant tout particulièrement à la France, qui assume le leadership de cette mission, elles rappellent les priorités suivantes pour parvenir à une solution politique du conflit qui perdure à l'Est de la RDC.

     Depuis la fin de l'opération conjointe[2], nos partenaires font état du redoublement de la violence armée des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à l'encontre des populations civiles de la province du Nord-Kivu. Alors que se prépare en ce moment une vaste opération militaire conjointe[3] entre la MONUC (Mission de l'Organisation des Nations-unies en RDC) et les Forces armées de la RDC (FARDC), nous faisons part de notre inquiétude sur les risques de voir à nouveau les populations civiles victimes de représailles.
    Envisagée seule, l'option militaire contre les groupes armés ne saurait permettre d'aboutir à une paix durable. Aussi, dans un souci de protection des populations civiles, nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à privilégier le dialogue politique pour résoudre le conflit en prenant les mesures suivantes:

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La grande désillusion (Joseph STIGLITZ).

Livre de Poche      407 p.      6;50 €

    Vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz démissionna avec fracas de son poste en 2000. Auréolé d'un Prix Nobel d'économie reçu en 2001, il fait ici le procès des politiques prônées par le Fonds monétaire international. Pour faire face à la crise financière en Asie, pour faciliter la transition en Russie ou pour sauver des pays lourdement endettés, c'est toujours la même thérapeutique libérale qui est appliquée : privatisations, rigueur budgétaire et ouverture des marchés. Ces "solutions archaïques et inadaptées, sans tenir compte des effets qu'elles auraient sur les habitants des pays", sont imposées sans débat préalable, à partir d'une conception dogmatique de l'économie : la supériorité du marché et de la concurrence.
    Avec pédagogie et sur un ton incisif, Stiglitz décrit avec moult anecdotes comment les grands argentiers ont contribué à façonner l'économie mondiale, et dénonce leurs décisions davantage fondées sur les intérêts des pays riches que sur ceux des pays "aidés". S'il ne remet pas en cause pour autant la mondialisation, "potentiellement capable d'enrichir chaque habitant de la planète en particulier les plus pauvres", il réclame une réforme en profondeur du fonctionnement des institutions internationales, pour mettre fin à ce "consensus de Washington" dont l'échec est patent. --Gery Dumoulin

                           Présentation de l'éditeur
    Joseph Stiglitz s'en prend dans ce livre au libéralisme et aux grandes institutions financières (FMI, Banque mondiale) qui prétendent agir au service de la communauté internationale. « La libéralisation a été programmée par les pays occidentaux pour les pays occidentaux », écrit-il.
    Il dénonce également l'institution même du FMI et son mode de fonctionnement, observé de l'intérieur. L'auteur ne manque pas non plus d'insister sur le rôle prépondérant joué par les États-Unis dans ce processus d'appauvrissement.
    Une dénonciation d'un retentissement considérable compte tenu des fonctions occupées par l'auteur pendant plusieurs années.


Pensée d'une "sauvage".

   

    Une vieille sage Wintu du nord de la Californie a dit:

    "Les Blancs se moquent de la terre, du daim, ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, chassons le gibier, nous mangeons toute la viande. Lorsque nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout. Nous secouons les glands et les pommes de pin des arbres, mais nous n'utilisons que le bois mort. L'Homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit "Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal!"; mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à la racine. Il scie les arbres, cela leur fait mal.

Les Indiens ne font jamais de mal; alors que l'Homme blanc démolit tout.  Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit: "Arrête, tu me fais mal!", mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu.

    Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'Homme blanc? Partout ou il la touche, il laisse une plaie!


Embarquement pour Citerre (Marie MARTIN-PECHEUX).

347 p.        19€

      Thomas, un homme d'aujourd'hui, qui a su tirer parti du système économique et financier pour vivre à son aise, se retrouve projeté dans un futur de 50 ans qu'il peine à comprendre. Toutes les bases économiques et sociétales ont été radicalement transformées. Ni communisme, ni capitalisme, le modèle est tout autre et une jeune professeur d'économie va être son guide dans ce nouveau monde bien plus attrayant... Lecteurs, si vous croyez qu'il n'existe que deux formes de modèle économique viable, ce qu'on nous rabâche depuis toujours, jetez-vous sur cette fiction qui s'appuie sur des travaux bien réels de spécialistes avertis. Il y a quelque chose de " pourri " au royaume du libre-échange, chacun d'entre nous le pressent sans pouvoir forcément mettre les mots justes sur ses faiblesses ni pouvoir formuler d'alternatives crédibles. Or tout cela n'est que de la poudre aux yeux, réveillez-vous !

                  Biographie de l'auteur
    Fondatrice du Mouvement Citerrien (Citoyens de la planète Terre), Marie Martin-Pécheux a également participé au développement de théories économiques alternatives, telles que l'écosociétalisme. Fortement engagée pour un autre monde, créatrice de la Bioéconomie Organique, (Coup de cœur 2008 du Grand Prix des Idées Durables) elle anime plusieurs sites internet.


La fin du management (Gary HAMEL).

avril 2008     249 p.     23 e

   Gary Hamel est de retour ! dans ce nouvel opus, il remet en cause les principes mêmes du management actuel, qui empêchent l'entreprise de s'adapter au contexte mouvant d'aujourd'hui et démontre la nécessité d'inventer le management 2.0. Sans jamais édicter de recettes prêtes à l'emploi, il analyse le succès d'entreprises pionnières en matière d'innovation managériale, et propose un processus d'innovation permanente qui permet d'identifier et de contester de l'intérieur les dogmes établis et de trouver, au cas par cas, les meilleures réponses.

                  Biographie de l'auteur
    Gary Hamel enseigne à la Harvard Business School et à la London Business School. Conférencier réputé, il est le fondateur et directeur de Strategos, cabinet spécialisé en stratégie d'entreprise. Il est notamment le coauteur du best-seller La conquête du futur. Bill Breen est cofondateur de la prestigieuse revue Fast Company.

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La discrimination vue par les Indiens.

   

    Face à nos sociétés de plus en plus discriminantes, l'Indien, au contraire, discrimine et hiérarchise fort peu. Selon Jean-Patrick Costa (L'Homme-Nature ou l'alliance avec l'univers, ed. sang de la Terre, 2000), fin observateur et ami des Indiens d'Amazonie, aux questions du type "Quelle est la plus jolie femme de ton village?" ou encore "quelle est la nourriture que tu préfères?", la plupart des Indiens semble bien embarassée pour répondre. Beaucoup le font après un certain temps d'hésitation: "toutes".  Une manière d'être qui atténue la compétition  entre eux. Même observation chez les Hopis d'Amérique du nord où les matches de football se terminent invariablement  par des matches nuls, issue qui satisfait le public et qui exclut les empoignades de fin de match...


 


Drôle de planète (François DAUPHIN).

61 p.      10 €

   Si Rousseau était notre contemporain, c’est sans nul doute avec lui que l’héroïne en herbe de François Dauphin aurait fait sa promenade. Mais elle ne perd pas au change avec son bavard de père: à peu près tous les sujets actuels sont abordés: de la théorie de l’évolutionnisme jusqu’à la gestion politique des problèmes écologiques, en passant par les problèmes pédagogiques que peuvent rencontrer les parents face à un certain obscurantisme de l’éducation nationale. Un foisonnement de questions et de doutes dans lequel bien des familles se retrouveront.

    La petite Elisa est heureuse, son papa est là pour le week-end. Maman est en villégiature en Espagne. Tous les deux vont pourvoir converser librement pendant toute la promenade. Mais bien vite, la petite fille s’avère intarissable, pose des questions et nous fait part des ses réflexions sur le monde des adultes d’aujourd’hui … qu’elle ne comprend pas.

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Dynamique diversité.

Qui sommes-nous ?

www.dynamique-diversité.fr

Pour Dynamique Diversité une deuxième année d’existence, et une rentrée 2008 dans la continuité mais avec aussi quelques changements.

    À part une newsletter élargie. Fini le temps où elle n’évoquait que les questions abordées par le Club Entreprises. La recherche-action y fait son entrée. L’occasion de faire le point sur les travaux que mène Dounia Bouzar, assistée par Kader Makhlouf dans les entreprises et dans les institutions. L’année 2007 nous a permis de définir, identifier et défrîcher nos thématiques. L’année 2008 a pour objectif de mettre en place des solutions opérationnelles pour faire avancer la prise en compte de la diversité et permettre son application concrète

    > Unité d’équipe et management de la diversité culturelle et religieuse. Le sentiment d’appartenance des salariés à leur entreprise et la cohésion constituent le socle de la réussite. L’équipe doit allier deux aspects qui peuvent être antagonistes : la diversité des individus qui la composent et l’unité d’action. Car la diversité des individus qui la composent est un gage d’efficacité à condition que l’unité d’action soit préservée. Y’a-t-il des différences qui mettent en danger cet équilibre ? Il y a discrimination lorsque la subjectivité du recruteur fait foi et remplace la vérification et l’évaluation habituelle des compétences.

    > Liberté de culte ou radicalisme religieux : les enjeux de sécurité. La relation à l’islam dans un contexte international tendu, déstabilise un certain nombre de managers, démunis de repères pour évaluer ce qui est de l’ordre de la liberté de culte et ce qui relève du dysfonctionnement du radicalisme. C’est la relation que le salarié entretient avec la religion qui pose problème et non l’appartenance confessionnelle en elle-même. Il est donc nécessaire de comprendre et d’évaluer la nature du lien au religieux ou à toute autre idéologie lorsque celle-ci entrave la bonne marche de l’entreprise.

    > Diversité des fournisseurs. La relation grand groupe / PME apparaît comme le champ émergent de la responsabilité sociale. Pourtant, les grands groupes ont encore peu intégré le souci de diversité aux sein de leur réseau de fournisseurs. Veiller à créer des conditions de concurrence équitable permettant aux jeunes entreprises d’entrer sur le marché et de grandir, est créateur de valeur ajoutée et de compétitivité. Dans le prolongement du Pacte PME, Dynamique Diversité propose de construire des outils à destination des responsables achats.

    > Potentiel versus compétences. La lutte contre les discriminations place la compétence comme seul critère de recrutement et réfute, à juste titre les préjugés liés au nom, à la couleur ou au territoire. Favoriser la diversité, celle des parcours et des expériences, suppose également d’aller au devant de potentiels en débordant le cadre, plus facilement repérable, de l’identification des compétences (études, type d’écoles, diplôme obtenu, stages, etc.) Le gain pour l’entreprise ? La perspective de stimuler sa dynamique interne par l’apport de personnes motivées. Ces parcours atypiques ou valorisés par d’autres formes d’expériences (autodidactes, créativité, développement de projets personnels, engagement dans une association, capacité d’adaptation) sont souvent dépositaires d’une valeur ajoutée (connaissance de langues, voire de cultures peu enseignées). La complémentarité des expériences et des intérêts sont en mesure d’apporter un souffle nouveau à l’entreprise. Quatre thématiques. Certaines déjà au stade de pouvoir proposer des solutions opérationnelles, des expérimentations, de la formation. D’autre encore dans le défrichage. Quatre thématiques propres à promouvoir la diversité. Parce que devant cet enjeu, les entreprise se trouvent face à des impératifs de changement. Et parce que la diversité est une composante essentielle de nos sociétés et de la modernité.

Hélène Ganzmann


L'environnement à la croisée des savoirs (Sébastien HAUGER).

éd. Vuibert    314 p.   39 €

     Cet ouvrage propose une synthèse originale des réponses que l'on peut apporter aujourd'hui aux grandes questions qui concernent l'environnement et les rapports - effectifs, symboliques ou culturels - que nous entretenons avec lui. Partant du constat simple que l'environnement concerne de nombreuses branches du savoir, de jeunes chercheurs issus tant des sciences fondamentales que des sciences humaines ont ici confronté leurs connaissances et le fruit de leurs travaux pour proposer un éclairage original qui s'efforce de saisir à la fois l'unité et la spécificité de la problématique environnementale. Dans un langage scientifiquement rigoureux et néanmoins accessible à tous, loin du "politiquement correct", des partis pris idéologiques ou de la vision souvent trop pessimiste des médias, les auteurs exposent leurs idées, leurs préoccupations et leurs réflexions critiques, sans tabous ni volonté moralisatrice. Pourquoi placer ainsi l'environnement à la croisée des savoirs? Parce que, devant l'ampleur de la crise environnementale, nous sommes contraints de faire des choix. Leur nature et leur portée seront d'autant mieux comprises qu'elles auront été éclairées selon des perspectives et des méthodes différentes. À cette diversité des approches correspond également une diversité des réponses qui, si elle insiste sur l'étendue de notre responsabilité, accroît d'autant celle de notre liberté.


Chroniques du ciel et de la terre (Hubert REEVES).

200 p.            17 €

    " Quel mauvais sort semble avoir été jeté sur l'espèce humaine ? Pour quelles raisons son impact sur la nature est-il si profondément dévastateur et si difficile à transformer en action positive ? Mais "là où il y a danger, croît aussi ce qui sauve", écrivait le poète allemand Hölderlin. L'espoir naît aujourd'hui d'une conscience rapidement croissante de la gravité de la situation et des efforts vigoureux pour panser les blessures de la planète. Peut-être nous épargneront-ils de figurer un jour sur la liste des espèces disparues. L'avenir de la vie sur Terre est éclairé par les connaissances que, grâce au travail des scientifiques depuis des siècles, nous avons accumulées sur notre monde. Les galaxies et les atomes nous permettent de mieux comprendre, et, peut-être, de mieux maîtriser notre destin. "  Hubert REEVES


Le changement climatique expliquée à ma fille (Jean-Marc JANCOVICI).

                                                                           85 p.     7 €

    Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu'il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète - ce qu'ils ne trouvent pas encore à l'école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer: habitat. transports, alimentation, métiers. façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale? Si rien n'est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination, et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les " drogués du pétrole " que sont les parents d'aujourd'hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre peut y contribuer.

                  Biographie de l'auteur
    Ancien élève de l'Ecole polytechnique, Jean-Marc Jancovici est Ingénieur-conseil et enseignant.