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Vers un monde plus juste

Le développement durable (Gabriel WACKERMANN).

  

                                                             août 2008    496 p.    29,50 €     éd. ellipses

    Traiter du développement à l'heure actuelle constitue à la fois une saisissante illustration de la complexité socio-spatiale croissante de notre planète et une démarche destinée à montrer combien l'euphorie induite par la croyance en un progrès indéfini consécutive à la révolution scientifique et technique a incité les hommes à l'insouciance dans leur recours aux ressources de la Terre. Depuis l'ère industrielle, le gaspillage des matières premières et des sources d'énergie, la consommation peu réfléchie de l'espace ont donné lieu à un développement socio-économique désordonné.

    Nous sommes aujourd'hui dans une situation de carence alarmante : les actions anthropiques ont perturbé l'environnement à un point tel que d'urgents changements de comportement sont désormais indispensables pour lutter contre les répercussions des agressions contre les écosystèmes, paysages, cycles de l'eau et du climat ; l'artificialisation urbanistique inconsidérée a accéléré la crise ; l'aménagement dans une optique surtout productiviste a fait faillite. Les peuples et leurs responsables sont tenus de mettre en place, dans une optique à long terme, des mesures de maîtrise environnementale et sociétale permanente, respectant la diversité, elle-même garantie par une démarche éthique. Passer à un développement fondé sur la préservation des richesses naturelles et anthropiques est devenu une ardente nécessité.

    Le présent ouvrage s'adresse aux candidats aux concours, aux étudiants en géographie et en sciences sociales. Au moment où le terme " développement durable " apparaît à tort et à travers dans les médias et les discussions de nature politique ou sociétale, il est utile que le grand public puisse se faire une opinion sereine sur une question qui engage l'avenir de tout habitant du globe. Ce livre est donc destiné aux citoyens responsables, soucieux de l'orientation que prennent les affaires publiques, dans la mesure où les décisions prises aujourd'hui et demain sont primordiales pour la survie de l'humanité et capitales pour la génération montante.

    Le collectif d'auteurs spécialisés qui a participé à la rédaction de cette publication, a mis l'accent tant sur les éléments d'unicité que sur l'extrême diversité et complexité de la problématique soulevée, ainsi que sur le rôle géopolitique déterminant joué désormais par la vision d'un développement dit durable à l'échelle planétaire. Les approches proposées au lecteur doivent faciliter la prise de conscience des principaux aspects de la question et des difficultés majeures qui y sont liées.


Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester (P. GEVAERT).

oct. 2006   269 p.   17,80 €

    " Le monde ne va pas bien, mais il va et, s'il va, il ira encore demain. ", ainsi pense la majorité des gens. Pourtant la réalité n'est pas si optimiste, quand on sait qu'en moins d'un siècle, les humains en sont arrivés à détériorer ses richesses indispensables - l'air, l'eau, les sols, les forêts, le climat -, et que ceux qui avaient la charge de l'environnement naturel, sont presque tous partis avec leur savoir faire. Qui va prendre la place de ces courageux paysans, artisans et autres gardiens de la terre ? Est-il possible de transformer ce malheur en bonheur ? C'est à ces inquiétudes que répond l'auteur de ce livre décrit par Pierre Rabhi dans sa préface comme l'une " de ces personnalités trop rares auxquelles le qualificatif d'homme d'expérience s'applique parfaitement ". Essentiellement technologique, notre civilisation actuelle fonctionne avec un pétrole abondant.

   Or, chacun sait aujourd'hui que ce temps est révolu à brève échéance. Cet ouvrage lance un réel cri d'alarme pour exhorter tous ceux qui veulent rester vivants à prendre conscience des réalités. Il ne s'agit plus de " déclarer la guerre " à la faim dans le monde, au terrorisme, au chômage, aux maladies... mais de changer l'ensemble de notre société viciée et responsable de tous ces maux. L'auteur, homme de terrain et de conviction, propose un véritable programme de survie, notamment alimentaire. Retrouver un lieu de vie à la campagne, non pas seulement pour le calme, l'herbe verte et les chants d'oiseaux, mais surtout pour soigner la nature, panser ses blessures, nourrir les générations présentes et futures, et retrouver la convivialité et l'entraide qui naissent aussitôt que la vie reprend du sens. Un ouvrage qui s'inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles de nos sociétés : préserver notre environnement pour les générations futures.

                      Biographie de l'auteur
    Pierre Gevaert, né en 1928, auteur de deux ouvrages L'avenir sera rural et L'exode urbain... est-il pour demain ? a créé la société Lima en 1957, qui est devenue le leader européen de la fabrication des produits alimentaires biologiques. A partir de 1979, il joue un rôle important dans l'organisation de la filière " bio ". Ses travaux serviront de base à l'élaboration des réglementations officielles. En 1993, il est l'initiateur d'un éco-village dans le Lot-et-Garonne. A soixante-dix-sept ans, il sillonne encore les villages du Sénégal pour encourager la renaissance des traditions ancestrales : compostage, protection contre l'érosion des sols... en y associant des techniques écologiques modernes : électricité éolienne, cuisson solaire, etc.


Exxon aurait financé des recherches remettant en cause le réchauffement climatique

Exxon Mobil Corporation, la première compagnie pétrolière mondiale, a financé en 2008 des recherches remettant en cause le réchauffement climatique. Dans son édition du 1er juillet, le quotidien britannique  The Guardian rappelle que les comptes d'Exxon Mobil montrent qu'en 2008, la compagnie a participé à hauteur de 75 000 dollars aux recherches du NCPA – National Center for Policy Analys, situé à Dallas (Texas) –, de 50 000 dollars à celles de l'Heritage Foundation et de 245 000 dollars à celles de l'American Enterprise Institute for Public Policy Research, toute deux situées à Washington. Ces différents lobbies sont connus pour leur positions très sceptiques vis-à-vis du réchauffement climatique.
 

Cité par The Guardian, Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche sur les changements climatiques et l'environnement de la London School of Economics, considère que le NCPA comme l'Heritage Foundation ont publié des informations "inexactes et trompeuses sur les changements climatiques". Le NCPA déclare notamment sur son site Internet que "si les causes et les conséquences de la tendance au réchauffement climatique sont encore inconnues, le coût des actions visant à réduire sensiblement les émissions de CO2 serait très élevé et entraînerait le déclin économique, l'accélération de la destruction de l'environnement, et n'aurait que peu d'effet sur le réchauffement global, quelle que soit sa cause".

"L'ANNÉE 2008 EST PLUS FROIDE QUE L'ANNÉE 2007"

De son côté, l'Heritage Fondation publiait, à l'occasion de la conférence sur le réchauffement climatique de décembre 2008 réunissant 190 pays à Poznan (Pologne), un mémorandum dans lequel elle remettait en cause le principe même du protocole de Kyoto. "Un nombre croissant de preuves scientifiques mettent en doute la menace du réchauffement climatique, notamment le fait que l'année 2008 est plus froide que l'année 2007", écrivait alors Ben Lieberman, analyste principal des politiques de l'énergie et l'environnement pour l'Heritage Foundation.

The Guardian rappelle pourtant qu' Exxon avait admis, dès mai 2008, que son soutien à des groupes de pression qui remettent en question les changements climatiques entravait les actions visant à lutter contre le réchauffement. La compagnie affirmait alors son intention de couper les fond de plusieurs de ces lobbies pour ne plus détourner l'attention sur les nécessaires recherches en matière d'énergie propre.

Et malgré tout, selon l'agence AP, Exxon Mobil, comme les autres compagnies pétrolières, a encore augmenté de manière importante ses dépenses en matière de lobbying au cours du premier trimestre 2009. L'agence de presse chiffre à 44,5 millions de dollars les sommes déjà investies à Washington par les différents lobbies pétroliers en seulement trois mois, contre 129 millions de dollars sur l'ensemble de l'année 2008.

Avec 9,3 millions de dollars investis, Exxon Mobil a déjà multiplié par trois ses dépenses par rapport à 2008. Selon AP, les compagnies pétrolières et les raffineurs cherchent notamment à limiter le coût de l'impact de la politique de Barack Obama sur le réchauffement climatique.