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Vers un monde plus juste

Bâtir des villes durables (Jean-Marie BEAUPUY).

                                                      novembre 2008      223 p.       23 €

      L'explosion des villes est un sujet connu de tous : en 2025, les 2/3 de la population mondiale vivront en ville. Il est grand temps de trouver des moyens d'accompagner le développement de ces villes, développement qui ne peut être que durable. Jean-Marie Beaupuy explique ici les outils mis à la disposition des acteurs de la ville pour promouvoir un développement urbain durable. Il aborde entre autre les enjeux et les défis de la gouvernance locale, les solutions apportées en terme de bonnes pratiques et de financements européens pour 2007-2013. Il donne de nombreux exemples pour sept sujets essentiels : démographie, mobilité, logement, étalement urbain, environnement, compétitivité et innovation, intégration sociale. Il s'agit là d'une véritable boîte à outils à l'attention de tous les acteurs de la ville, du citoyen à l'élu. L'auteur, fort de 30 ans d'expérience dans ce domaine, apporte ici des réponses concrètes et des solutions applicables à ce sujet ô combien actuel.

                    Biographie de l'auteur
    Conseiller général de la Marne de 1979 à 2004, Jean-Marie Beaupuy est conseiller municipal de Reims depuis 1983 (dont Adjoint au Maire de 1983 à 1995, puis de 2001 à 2008). Elu député européen en 2004, il est membre titulaire de la commission parlementaire pour le développement régional. Il est l'auteur de différents rapports au Parlement européen sur la dimension urbaine et la Gouvernance. En 2005, Jean-Marie Beaupuy crée avec l'appui de plusieurs députés européens l'Intergroupe Urban-Logement qu'il préside.


Aucun problème ne peut être résolu sans....

Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré.

Albert  EINSTEIN


La lutte biologique (collectif)

avril 2009    188 p.    43 €

    Les pesticides créent une pollution qui s'étend aux nappes phréatiques et au contenu de nos aliments. Ils sont néfastes à la santé et ils nuisent à la faune sauvage et aux équilibres biologiques. De plus, la résistance acquise par certains ravageurs tend à rendre les pesticides inopérants. D'autres solutions pour protéger les cultures de façon durable s'imposent donc. La lutte biologique en est une. Elle consiste à utiliser des organismes vivants ou leurs produits pour lutter contre d'autres organismes considérés comme nuisibles. L'ouvrage se focalise sur la protection des plantes cultivées et des animaux de ferme contre les arthropodes nuisibles (insectes et acariens) et les adventices (mauvaises herbes). Il présente et analyse les différentes techniques en distinguant successivement ; les moyens de lutte biologique ne faisant pas appel à des auxiliaires utilisation d'extraits végétaux, lutte variétale, confusion sexuelle, lutte autocide ; les moyens faisant appel à des auxiliaires : microorganismes, organismes phytophages, prédateurs, nématodes, parasitoïdes.

                Biographie des auteurs
    Bernard PINTUREAU, Chercheur UMR INRA/INSA Lyon. Simon GRENIER, Chercheur UMR INRA/INSA Lyon. Hugues MOURET, Directeur Association Arthropologia. Marie-Hélène SAUGE, Chercheur INRA, Avignon. Benoît SAUPHANOR, Ingénieur INRA, Avignon. René SFORZA
, Chercheur USDA-ARS-European Control Laboratory. Patrick TAILLIEZ, Chercheur UMR INRA/Univ. Montpellier 2. Anne-Nathalie VOLKOFF, Chercheur UMR INRA/Univ. Montpellier 2.


"L'alimentation peut réduire le risque de cancer de 20 à 50 %"

    Le professeur Serge Hercberg est directeur de recherche à l'Inserm et spécialiste d'épidémiologie de la nutrition. Il a coordonné l'étude publique Nutrinet, une étude menée sur Internet destinée à mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé en France. Dans un chat sur le Monde.fr, il défend l'idée qu'une alimentation équilibrée peut réduire les risques de cancer.
    Quelle est l'importance du lien entre environnement et cancer ? Sortant des querelles de chiffres, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu, jeudi 2 juillet, un avis et des recommandations sur cette question controversée. L'Agence plaide pour une logique de précaution et demande que soit pris en compte le risque lié à l'ensemble des expositions, et non pas uniquement le danger avéré de telle ou telle substance.

    Chiffres et controverses. Tandis que le plan national santé environnement (PNSE) 2004-2008 indiquait que de "7 % à 20 % des cancers seraient imputables à des facteurs environnementaux", un groupe de travail de l'Académie de médecine et du Centre international de recherche sur le cancer affirmait en 2007 : "Le nombre de cancers liés à la pollution de l'eau, de l'air et de l'alimentation est faible en France. De l'ordre de 0,5 %, il pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution de l'air atmosphérique étaient confirmés."

    A l'inverse, le cancérologue Dominique Belpomme, avançait en 2004 qu'on pouvait "considérer que 80 % à 90 % des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement".

    Progression inquiétante. Selon une expertise réalisée à la demande de l'Afsset par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l'incidence de la plupart des cancers a progressé en France entre 1978-2000. C'est le cas en particulier pour neuf localisations : lymphomes malins non hodgkiniens (ganglions), cancers de la peau, du côlon, du poumon, du foie, du rein, de la thyroïde, et surtout de la prostate et du sein.

    Entre 1980 et 2005, l'incidence des cancers s'est accrue de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. Une augmentation qui, selon les experts, ne s'explique pas seulement par la démographie et les progrès du dépistage.

    Cancérogènes avérés ou possibles. Pour son nouvel avis, l'Afsset s'est appuyé sur ce rapport de l'Inserm consacré aux liens entre environnement et localisations cancéreuses les plus fréquentes. La plupart des cancers ont une origine multifactorielle.

    Certains facteurs sont des cancérogènes avérés (tabac, alcool, vieillissement, certains aliments…) et, parmi les facteurs environnementaux, on retrouve aussi des cancérogènes avérés ou probables (amiante, radiations, métaux lourds, travail posté avec perturbation des rythmes biologiques…).

    Pour d'autres facteurs, le caractère cancérogène est débattu (pollution atmosphérique, pesticides, solvants, champs électromagnétiques, etc.).

    Agir et limiter les risques. "Il ne faut pas attendre d'avoir des certitudes pour agir", résume le professeur Gérard Lasfargues, qui dirige les travaux d'expertise en santé environnement à l'Afsset. L'Agence recommande de renforcer les actions sur les agents dont le rôle cancérogène est encore débattu afin de réduire le plus possible les expositions.

    "La priorité doit être accordée aux personnes cumulant des expositions professionnelles et environnementales, comme par exemple les intérimaires et les sous-traitants", insiste le Pr Lasfargues.

    L'Afsset souhaite sortir de l'approche binaire selon laquelle un agent est cancérogène (parce qu'il provoque des mutations génétiques) ou non. Selon elle, il faut privilégier les recherches visant à comprendre les mécanismes d'action et à élucider la toxicité d'une substance et ses interactions possibles avec d'autres agents.

    "Nous pourrons améliorer les connaissances sur les expositions et les marqueurs d'exposition grâce notamment à des registres pour lesquels il est indispensable d'accroître les moyens", souligne le Pr Lasfargues.

    Enfin, l'Afsset estime indispensable de compléter l'épidémiologie – principale manière de rendre compte des effets cancérogènes des facteurs environnementaux – par d'autres disciplines : la toxicologie, mais aussi l'"expologie" ou l'étude des expositions à de faibles doses et à des âges sensibles de la vie, notamment in utero ou chez les personnes âgées.

    LiLi : Bonjour, je me suis inscrite à l'étude Nutrinet et j'aurais aimé savoir concrètement comment un lien peut être établi entre ce que l'on mange et notre état de santé à long terme, car il peut se passer des années avant d'avoir un cancer ou une maladie cardiaque. Surtout si vous interrogez aussi des personnes jeunes.
    Serge Hercberg : En fait, on utilise un grand nombre de sujets (500 000 personnes), on souhaite avoir près de la moitié qui ont plus de 45 ans, et le nombre est suffisant pour que, avec une surveillance de cinq ans, on soit dans des conditions statistiques suffisantes pour établir le lien entre les comportements alimentaires et l'incidence des cancers. L'avantage d'Internet, c'est de disposer d'informations précises sur la consommation des principaux groupes d'aliments. Nous utilisons une table de composition qui permet également de calculer les apports en nutriments : vitamines, minéraux, oméga 3, polyphénols, etc. Et donc de pouvoir croiser les apports dans ces nutriments et le risque de cancer ou de maladie cardiovasculaire, de diabète, d'obésité, etc. C'est pour cela qu'il faut pouvoir avoir un très grand nombre de volontaires.

    Hypocondriaque n°1 : L'alimentation a elle seule peut-elle causer des cancers ?

    Serge Hercberg : La réponse est non. Les cancers sont des maladies multifactorielles dans lesquelles interviennent des facteurs génétiques, hormonaux, biologiques, environnementaux, et dans ceux-ci, l'alimentation est un facteur.  En revanche, c'est un facteur sur lequel il est possible d'agir. On n'est pas capable de modifier les facteurs génétiques – on ne peut pas choisir son grand-père ou sa grand-mère –, mais on peut réguler le contenu de son assiette et ainsi avoir la possibilité non pas d'éviter le cancer, mais de diminuer son risque. Certaines études estiment que cette réduction du risque peut se situer entre 20 et 50 %, ce qui est déjà considérable.
 (Suite)