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Vers un monde plus juste

Combat pour une idée:...J. P. MASCHI

                                                       avril 2005       549 p.       26,50 €

     Au milieu des années soixante le docteur Maschi prend conscience de l'existence d'une nouvelle forme de pollution qu'il dénomme POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE. Pour ce médecin généraliste de Nice, cette pollution, due à la prolifération, dans les pays industrialisés, des machines, des appareils produisant ou utilisant l'électricité, provoque une lente et progressive électrocution des organismes humains et joue un rôle important dans les maladies dites de civilisation : affections rhumatismales, cardiaques, neurologiques.
     Il met alors au point une thérapeutique consistant en conseils d'hygiène générale pour éviter les agressions électriques et en applications locales de minéraux, identiques à ceux utilisés depuis des siècles dans les stations thermales. À partir de 1967 il fait suivre ce traitement à des rhumatisants et des malades atteints de sclérose en plaques. Très rapidement les résultats dépassent les espérances du médecin. En 1968, quand il veut fournir aux Autorités Médicales des explications sur cette pollution et sur sa thérapeutique, ses ennuis commencent. Ils vont l'entraîner dans une aventure hors du commun qui durant près de trente ans, va l'opposer au Conseil de l'Ordre des Médecins et au Ministère de la Santé. Dans ce livre, le docteur Maschi donne des explications, faciles à comprendre, sur la pollution électromagnétique, sa thérapeutique et la sclérose en plaques.

     Il narre aussi les principales péripéties de son affaire, maintes fois évoquées par l'ensemble de la presse française depuis 1968, et n'hésite pas à reproduire de très nombreux documents mettant nommément en cause une centaine de personnes : onze Ministres de la Santé, des Conseillers de l'Ordre des Médecins, des Conseillers d'Etat, des Professeurs de Médecine, des hommes politiques. Tout au long de ces années, le médecin a été farouchement défendu par ses malades, satisfaits de suivre une thérapeutique sans danger, très simple d'emploi et peu onéreuse. Ce " témoignage vécu " fournit la preuve qu'il n'est pas facile de faire reconnaître une idée scientifique nouvelle qui, tout à la fois, met en cause une partie de nos conditions de vie et des théories médicales classiquement admises. C'est un véritable cri d'alarme lancé par le docteur Maschi contre la pollution électromagnétique car, étant incolore, inodore, insonore, impalpable et indolore elle peut toucher tous les habitants des pays industrialisés, sans qu'ils s'en rendent compte, ses effets ne se faisant sentir qu'après plusieurs années d'exposition.


Mon petit manuel d' expériences d'écologie.

éd. Auzou,    2 007,   46 p.    8,90€ 

   Faire des expériences en s'amusant ! Fabriquer un moulin à eau, une éolienne, constituer un herbier, créer du biogaz, laver de l'eau sale : des expériences simples et variées, expliquées pas à pas pour apprendre à protéger la planète. Les chercheurs en herbe vont adorer !

  


Pays en développement : inquiétudes sur l'impact sanitaire de la crise économique mondiale

A une semaine du prochain sommet du G8, l'association des Amis du Fonds mondial Europe s'inquiète du retentissement de la crise économique sur les systèmes de santé des pays en développement et sur les financements internationaux des grands programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et de promotion de la santé maternelle et infantile. Participant à une réunion qui s'est tenue à Paris, mercredi 1er juillet, l'économiste français Jean-Paul Moatti, qui travaille notamment dans le cadre des programmes de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS), estime que 'la situation est terriblement angoissante : la moitié des 69 pays en développement qui traitent 3,5 millions de malades du sida arriveront au bout des financements disponibles à la fin 2010'. 'Si la pompe n'est pas réamorcée, ce sera terrible pour ces pays où l'essentiel des dépenses de santé sont assurées par les ménages', estime l'économiste, qui cite le cas du Cameroun, où plus de la moitié des malades sont sous traitement anti-VIH : 'Au 1er janvier 2010, ce pays n'aura plus un sou pour mettre de nouveaux patients sous traitement.' Le renforcement de l'aide internationale est donc d'autant plus crucial que 'le pic de l'impact de la crise est encore devant nous', affirme M. Moatti.

Plus d’un milliard d’enfants dans des zones de conflits armés

L’impact des conflits armés sur les enfants et les adolescents n’a jamais été aussi néfaste qu’aujourd’hui. Les guerres ont des répercussions sur le quotidien des jeunes mais aussi sur leur avenir.


En 1996, Graça Machel publiait son Étude sur l’impact des conflits armés sur les enfants. Dans cet état des lieux, l’ardente défenseuse des droits des mineurs, pointe du doigt l’insuffisante protection des millions d’enfants victimes de la guerre. Plus de 10 ans après, l'Unicef et la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, rendent public un nouveau rapport. Un constat : des succès remarquables accomplis depuis 1996… mais encore beaucoup de chemin à parcourir.

Au fil des années, la communauté internationale a développé un solide cadre de protection juridique et des normes internationales pour empêcher le recrutement d’enfants dans les conflits armés et assurer leur réintégration dans la société civile. Les enfants restent tout de même meurtris par ces situations de guerre. Ils sont affectés par la prolifération des armes de petit calibre et des groupes armés mais aussi par les mines terrestres et les engins non explosés, ainsi que par le terrorisme et les mesures anti-terrorisme. Certains sont recrutés comme combattants, d’autres sont visés lors d’attentats contre des écoles ou des hôpitaux. Filles et garçons sont vulnérables et il n’est pas rare que le viol soit utilisé comme arme de guerre.
Le nouveau rapport Machel estime qu’aujourd’hui plus d’un milliard de jeunes de moins de 18 ans vivent dans un pays ou un territoire affecté par un conflit armé. Soit près d’un sixième de la population mondiale totale. Parmi ces jeunes, plus de 18 millions sont déplacés ou réfugiés. Et environ 300 millions ont moins de 5 ans.

Des conséquences à long terme 

La guerre viole toujours les droits de l'enfant : droit à la vie, droit de vivre dans une famille unie, d'être protégé de toute violence et maltraitance, de recevoir une aide humanitaire. Les conflits armés ont également des conséquences sur la santé et sur l’éducation de ces enfants. Les enfants des pays en guerre sont plus susceptibles d’être privés d’école ou de ne pas avoir accès à l’eau potable que les enfants vivant dans un pays en paix. Maladies et malnutrition sont aussi les conséquences des conflits armés. Sans école, sans des soins appropriés, les enfants qui grandissent dans ce contexte chaotique auront donc moins de chances que les autres de devenir des adultes jouant un rôle constructif dans la société. Les guerres mettent leur avenir en danger.
 
« Des progrès ont été accomplis dans l'amélioration, au plan international, de la protection juridique des enfants dans les conflits armés, a affirmé Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. Les enfants que la guerre a privés de leur enfance ne devraient pas subir également la perte de leur avenir.» Etats, institutions des Nations unies et société civile sont donc appelés à redoubler d’efforts pour protéger les enfants des conflits armés.