Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Vers un monde plus juste

Un enfant meurt toutes les six secondes

    En l’an 2000, les États membres de l’ONU se sont engagés sur huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), à atteindre d’ici à 2015. L’objectif numéro 1 était la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim dans le monde. Il s’agissait de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population souffrant de la faim.

    Dans son rapport d’étape 2009, publié lundi 6 juillet, l’ONU constate que les « grands progrès dans la lutte contre la pauvreté et la faim commencent à ralentir, voire à s’inverser à cause des crises économiques et alimentaires mondiales ». Entre 1990 et 2005, la proportion de gens qui ont faim est passée de 20 % à 16 %. Mais cette tendance s’est inversée en 2008 et la proportion de gens qui ont faim est revenue à 17 %.

    En Asie de l’Est, hors la Chine, la proportion de gens qui ont faim n’a jamais baissé, passant même de 8 % en 1990-1992 à 13 % en 2008. En Afrique et en Océanie, une baisse avait été amorcée mais cette proportion a de nouveau augmenté en 2008.

    Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, 1,20 milliard de personnes sont victimes de la faim. Dans le monde en développement, la proportion d’enfants de moins de 5 ans souffrant d’insuffisance pondérale n’a baissé que de 5 points de 1990 à 2007, passant de 31 à 26 %.

    D’après les chiffres 2007 de l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, 143 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, c’est-à-dire d’une carence en vitamines ou en sels minéraux, provoquant au minimum un retard de croissance. Plus précisément, 20 millions sont victimes de malnutrition aiguë sévère, un état de santé qui peut entraîner la mort s’il se prolonge.

    Chaque minute environ, dix enfants meurent des suites de carences alimentaires, soit un enfant toutes les six secondes. Ce qui représente 5 millions de décès par an. La malnutrition représente au moins 30 % de la mortalité infantile dans le monde.

Le travail des enfants en question (Jean-Maurice DERRIEN).

                                                        juin 2008        520 p.       44,00 €

      Le travail des enfants pose encore question. Pour les " négationnistes " : " le travail des enfants n'existe pas ; de toute façon, il n'est pas dangereux ". Pour les " abolitionnistes " : il faut et il suffit de faire appliquer les lois nationales et internationales pour éliminer totalement le travail des enfants. Entre ces deux intégrismes, y a-t-il place pour les réalistes ? Ils constatent que le travail des enfants existe dans tous les pays en développement ; qu'il est dangereux pour leur santé, leur sécurité, leur éducation, leur avenir ; qu'il les prive de tous leurs droits. Ils sont conscients que les enfants sont contraints de travailler par la pauvreté ; par leur environnement culturel et religieux ; par les carences de l'école et des institutions étatiques. Peut-on résoudre cette contradiction ? Pour tenter d'y répondre, cet ouvrage propose de se poser, dans l'ordre, sept questions à propos des enfants travailleurs : Quelle démarche adopter ? Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Que font-ils ? Que risquent-ils ? Pourquoi travaillent-ils ? Et enfin : Que faire ? Une démarche pédagogique de résolution de problème.

                      Biographie de l'auteur
    Né en 1943 en Bretagne, Jean-Maurice Derrien est docteur en études africaines et diplômé en sciences sociales du travail. Il a été inspecteur du travail pendant 24 ans en France et, pendant 12 ans, expert du Bureau international du travail (BIT) à Genève en charge de programmes en matière de travail des enfants et d'inspection du travail.


C'est vert et ça marche! (Jean-Marie PELT)

Poche     mai 2009      6 €

                    Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons relever les défis du futur.
      Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible.

                    Biographie de l'auteur
   Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. Il a notamment publié chez Fayard De l'Univers à l'être, Le Jardin de l'âme, Les Langages secrets de la nature, La Loi de la jungle et La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains.


La faim touche un milliard d’individus

    Les pays riches et émergents réunis dans le cadre du G8 à L’Aquila discuteront vendredi 10 juillet de l’impact de la crise économique sur les pays pauvres, une urgence alors que la faim progresse partout dans le monde.

    Il y a un an, des « émeutes de la faim » éclataient dans 38 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique centrale et du Sud. Le monde prenait brutalement conscience de l’importance de l’insécurité alimentaire et des risques afférents pour la stabilité du Sud. À la suite de quoi 42 chefs d’État et de gouvernement se rassemblaient à Rome en juin 2008 lors d’une conférence exceptionnelle. La déclaration finale jugeait « urgent » de relancer la production agricole et alimentaire. Les pays riches promettaient une aide de 15 milliards d’euros.

    Un an plus tard, seulement 10 % des promesses ont été versés. La question de l’alimentation a beau figurer à l’agenda du G8 cette semaine, la crise économique a chassé la crise alimentaire. Celle-ci s’aggrave pourtant. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre de personnes sous-alimentées – qui consomment moins de 2 100 calories quotidiennes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé – a dépassé le milliard d’individus, selon les estimations de la FAO, le fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dévoilées à la mi-juin.

    La faim progresse partout. L’Asie, région la plus peuplée du monde, compte le plus grand nombre d’individus sous-alimentés (642 millions), soit une hausse de 10,5 % entre 2008 et 2009. L’Afrique subsaharienne, qui a connu une progression légèrement supérieure (+ 11,8 %), demeure le continent le plus touché en proportion, avec 32 % d’habitants victimes de la faim (265 millions). Mais les plus fortes hausses sont recensées dans les pays développés (+ 15,4 %, soit 15 millions), le Proche-Orient et l’Afrique du Nord (13,5 %, soit 45 millions) et enfin l’Amérique latine et les Caraïbes (12,8 %, 53 millions).

         Les céréales deux fois plus chères qu’il y a quatre ans

     C’est une tendance de fond. « La faim avait reculé jusque dans les années 1995-1996, malgré la croissance démographique, avant de repartir à la hausse au début des années 2000 », observe Mehdi Drissi, porte-parole de la FAO. L’augmentation régulière du prix des denrées alimentaires, conjuguée à la flambée du prix du pétrole, ont entraîné une paupérisation croissante des familles, le pic de la crise débouchant l’an dernier sur les « émeutes de la faim ». Un an plus tard, d’excellentes récoltes ont fait baisser la courbe des matières premières agricoles à la Bourse, sans que cela se répercute sur les marchés locaux.
 (Suite)