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Vers un monde plus juste

Penser l'après-crise (Jean-Pierre PAGE).

                                                              2009       134 p.       15 €

        Non, la crise que nous vivons n'est pas une simple affaire conjoncturelle. Notre monde aborde aujourd'hui une phase critique de son histoire, conduisant à une rupture dont les désordres écologiques, les crises financière et alimentaire et le creusement des inégalités sont des indices forts. Le défi auquel nous sommes confrontés exige désormais davantage qu'une régulation douce du processus de globalisation ou une adaptation du capitalisme. Cette grave crise systémique ne trouvera pas sa solution sans un changement profond de paradigme redonnant leur place à la solidarité et à la redistribution des ressources. Dans cet ouvrage concis et engagé, Jean-Pierre Pagé décrit comment le système économique mondial en est arrivé aux dérives qu'on lui connaît sous l'influence de la pensée néolibérale et comment cette dernière a fait oublier l'importance d'un projet de société. Il passe ensuite à l'action, énumérant les pistes d'une régénération possible. Sur les décombres d'une société dynamitée par une mondialisation capitaliste effrénée, il s'agit de reconstruire les fondements d'un fonctionnement harmonieux et équitable, projet dans lequel l'Europe devra jouer un râle crucial. Une analyse limpide, une réflexion indispensable sur la manière de concevoir l'avenir de notre monde.

                                        Biographie de l'auteur
    Economiste, Jean-Pierre Pagé étaye sa vision et sa conviction sur les leçons qu'il tire de son expérience dans la haute administration et de sa fréquentation des grandes organisations internationales. Christian de Boissieu, le préfacier, est président du Conseil d'analyse économique et processeur à l'université de Paris 1 (Panthéon Sorbonne).


Misère urbaine: la faim cachée (Collectif)

                                                               mai 2006    128 p.   29 €

      " Gonaïves en Haïti, Naplouse en Palestine, Oulan Bator en Mongolie, Kinshasa au Congo et Freetown en Sierra Leone, Buenos Aires en Argentine. C'est ce qu'illustrent les clichés des cinq photographes de l'Agence VU présents dans cet ouvrage, six métropoles aux populations blessées par la guerre, la misère ou l'effondrement économique. " Jean-Christophe Rufin     

    ACF poursuit depuis 25 ans son action contre la faim dans le monde. Durant les 3 dernières décennies, la faim a changé de visage et l'association en a été le témoin sur le terrain. Ainsi, dès ce début de XXIe siècle et pour la première fois de son histoire, la majorité de l'humanité vivra en milieu urbain. Un tournant dont les conséquences sont multiples, en particulier dans les pays les plus démunis, spoliés, ravagés par la guerre ou victimes des déséquilibres géopolitiques. Banlieues sans fin, bidonvilles, fractures sociales aggravées, inégalités géographiques et politiques croissantes : une des plus flagrantes mutations des visages de la faim est liée à la question urbaine. Au-delà des nouveaux enjeux que posent ces mutations à une association comme ACF, donner à voir et à comprendre ces nouvelles formes de misère et de famine, sensibiliser l'opinion à cette injustice fondamentale qu'est la faim dans un monde qui pourrait pourtant nourrir tous ses enfants, reste un devoir de témoignage. Ce que nul ne doit plus ignorer. En Mongolie, Cisjordanie, Haïti, Argentine, au Congo, ACF intervient contre ce fléau. Cinq photographes se sont rendus sur place pour accompagner ses missions.

 (Suite)

Le Plumpy'nut.

        
                  Cacahuète contre malnutrition
                  En Afrique, le Plumpy’nut vient au secours des enfants.
    L’arrivée du Plumpy’nut a révolutionné le traitement des enfants souffrant de malnutrition sévère. Fabriqué par la société française Nutriset, le petit sachet calorique, à base d’arachide et prêt à consommer, est largement utilisé en Afrique. Détails.
                                                          Mercredi 11 mai 2005, par Olivia Marsaud

             Plumpy’nut en anglais veut dire « cacahuète dodue ». Derrière ce nom rigolo se cache un aliment prêt à consommer qui a révolutionné le traitement des enfants malnutris. A base d’arachide, il ne nécessite ni préparation, ni dilution, ni cuisson : il suffit d’ouvrir le petit sachet de 92 grammes (qui compte 500 calories) et de le donner aux petits. Fabriqué en France par la société Nutriset, le Plumpy’nut est « essentiellement utilisé en Afrique », indique Isabelle Sanguet, directrice générale, attachée au commercial et au développement.

    « Avant Plumpy’nut, il n’existait que les laits en poudre pour traiter les malnutritions sévères », poursuit Isabelle Sanguet. « Ces laits fonctionnent très bien mais ils ont des limites. Ils doivent être utilisés exclusivement en centre de re-nutrition, ce qui représente une forte contrainte pour les parents. L’enfant doit être accompagné par un proche, il doit être ré-alimenté toutes les 2 heures et le traitement dure généralement 4 semaines. En plus, les laits demandent beaucoup de préparation et doivent être dilués dans de l’eau potable. »

                         Traitement à domicile

    Plumpy’nut réduit considérablement ces contraintes. C’est un produit similaire au niveau du protocole d’utilisation (réglementé par l’Organisation mondiale de la Santé, OMS) mais il est prêt à l’emploi. Plus besoin d’eau, les sachets peuvent être distribués directement à la famille ce qui permet un traitement à domicile. « Les mères peuvent travailler et en même temps soigner leurs enfants. On a vu des femmes avec leur nourrisson sur le dos dans les champs, s’arrêter de travailler pour leur donner Plumpy’nut. »

 (Suite)