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Vers un monde plus juste

A Freetown, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone met fin à sa mission

     Au coeur d'une capitale mise à mal par onze années de guerre civile (1991-2002), les magistrats du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) s'apprêtent à boucler leurs valises. 

     Le 25 octobre, les juges ont rendu leur dernier jugement à Freetown contre trois chefs du Front révolutionnaire uni (RUF), "l'un des groupes rebelles les plus brutaux des temps modernes", affirme Joseph Kamara, le procureur. En plus de sept ans, le tribunal spécial, établi par l'ONU à la demande du gouvernement, a jugé huit hauts responsables de la guerre civile.

    Condamnés en appel à des peines de 25 à 52 ans de prison, les chefs du RUF, Issa Sesay, Morris Kallon et Augustine Gbao, ont été reconnus coupables de "crimes contre l'humanité" pour avoir transformé des gamins en soldats, massacré ou amputé des civils, pillé les mines de diamant, et forcé des filles à épouser des rebelles. Enlevées à leurs parents, souvent massacrés, elles étaient promises aux chefs de guerre en "cadeau" pour leur zèle au combat.

     Un témoin, protégé par le pseudonyme TF1-314, avait à peine 10 ans lorsqu'elle fut capturée et violée par plusieurs hommes. Enrôlée dans une "small girls unit", elle a été mariée à Scorpion, un petit chef rebelle. "J'étais dans sa maison et je devais tout faire pour lui. Je devais faire la cuisine, laver ses vêtements. Et lorsque la nuit tombait, je devais avoir des relations sexuelles", avait-elle raconté aux trois juges - un Sierra-Léonais et deux magistrats internationaux à la cour. Les tâches ménagères accomplies, elle était entraînée au maniement des armes.

 (Suite)

André Gorz : Un penseur pour le XXIe siècle de Christophe (Fourel et Collectif )

février 2009      239 p.      18 €

     Philosophe autodidacte d'origine autrichienne né à Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Satire, André Gorz est l'un des grands penseurs de la critique sociale du XXe siècle. Il a choisi de nous quitter à l'automne 2007 en compagnie de sa femme Dorine. L'acuité de sa pensée et la perspicacité de ses analyses prennent un nouveau relief aujourd'hui, tandis que l'économie mondiale est confrontée à l'une des crises les plus importantes de son histoire. Mais, pour André Gorz, l'enjeu n'est pas tant la sortie de cette crise, que la sortie du capitalisme lui-même. Sa pensée a influencé la gauche dans toute l'Europe. En France, bien sûr, sa terre d'adoption depuis 1949, où sa critique du capitalisme a longtemps accompagné le mouvement syndical, mais également en Allemagne et dans les pays scandinaves, où elle a souvent servi de socle théorique à l'action des mouvements écologistes. La clôture de son œuvre autorise désormais l'exercice de l'interprétation et sa situation, plus générale, dans l'histoire de la pensée.

    Cet ouvrage, hommage à un philosophe d'exception, rassemble les contributions d'auteurs qui ont tous connu André Gorz et côtoyé de près sa production intellectuelle. Il montre l'ampleur et la pertinence de l'œuvre, présentant et discutant les nombreuses thématiques qu'elle a abordées : l'écologie politique, la place du travail et du temps choisi, la critique du capitalisme, le revenu d'existence, etc. Invitant un large public à le découvrir, ou à le redécouvrir, l'ouvrage laisse enfin la parole à Gorz lui-même, à travers trois textes inédits.

                  Biographie de l'auteur
    Christophe Fourel, directeur général de l'Agence nouvelle des solidarités actives, président de l'association des lecteurs d'Alternatives économiques.


Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus ( Omar BA )

avril 2009     256 p.     18 €

     Nous tenons à remercier ici tous ceux et celles qui, ayant lu Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus, nous manifestent un soutien chaleureux.
     Je veux faire comprendre aux jeunes d'Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.

    Omar Ba en a rêvé pendant vingt ans : l'Europe, c'est pour des millions de jeunes Africains un eldorado fantasmatique. Qu'il faut atteindre à tout prix. En s'arrachant aux siens.

    Après un périple de trois ans, au péril de sa vie, il a fini par atteindre la France. Toutes ses illusions s'effondrent. Il ne trouvera rien des fausses images d'abondance qui circulent en Afrique.

                                Biographie de l'auteur

     A 29 ans, l'auteur, étudiant en sociologie et travaillant dans une ONG, conseille aux jeunes de son continent d'origine : « Si vous croyez que l'Europe est la solution à vos problèmes, ne venez pas ! Rêvez plutôt d'Afrique ! »


La crise de trop - Reconstruction d'un monde failli (Frédéric LORDON)

 
 
 
 
 
      Alors même qu'elle n'a pas encore épuisé ses développements propres, la crise financière s'est déjà dépassée elle-même. Elle s'est dépassée économiquement en une récession meurtrière. Elle s'est dépassée politiquement car le dérèglement financier finit par apparaître pour ce qu'il est vraiment : le symptôme d'un dérèglement d'une tout autre nature et d'une tout autre échelle. C'est un modèle d'ensemble qu'une sorte de " catalyse par les points extrêmes " rend d'un coup visible, et surtout odieux. Comment la société a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels niveaux d'inégalités ? Pourquoi a-t-il fallu atteindre le point d'obscénité de l'enrichissement de la finance pour produire enfin une mise en question ? Quelles forces ont oeuvré si longtemps à installer et défendre pareille configuration du capitalisme ? Et aussi, maintenant, quelles sont les voies de sortie, à quelles transformations radicales faut-il procéder ? Le livre fait des propositions. De la refonte totale des structures bancaires en un " système socialisé du crédit " jusqu'au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat - celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage -, il s'agit de saisir l'opportunité historique d'une nouvelle donne ", seule à même de dénouer une crise sociale extrême.

                        Biographie de l'auteur
     Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS ; ses travaux portent sur le capitalisme financiarisé. Il développe également un programme de recherche spinoziste en sciences sociales. Derniers ouvrages publiés : Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme (dir), Presses de Sciences Po, 2008 ; Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d'agir, 2008.

Avant qu'il ne soit trop tard (Pr Dominique BELPOMME)

                                                    février 2007      302 p.     19 €

    " Qu'on scrute le ciel, qu'on regarde la Terre, qu'on analyse les problèmes de santé, tous les clignotants scientifiques sont au rouge..." Tel est le constat du Pr Dominique Belpomme et du millier de personnalités scientifiques ayant signé l'Appel de Paris, une déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique. Cancers, malformations congénitales, stérilités, allergies, maladies dégénératives du système nerveux sont en très grande partie liés à la pollution de notre environnement, alors que l'apparition de nombreuses épidémies infectieuses telles que le sida, la maladie de chikungunya ou la grippe aviaire sont la conséquence directe ou indirecte des activités humaines. L'humanité pourra-t-elle se dégager du piège dans lequel elle s'est progressivement enfermée ?

    Aujourd'hui, l'enfance et même l'espèce humaine sont en danger si nous continuons à polluer l'environnement et à détruire la planète Terre comme nous le faisons. Malheureusement, ce message n'est pas entendu, alors même que des solutions existent. Ce livre propose un programme d'union nationale axé sur la préservation de notre santé et de l'environnement, et s'achève sur une lettre ouverte à l'adresse des femmes et des hommes politiques pour les exhorter à agir, avant qu'il ne soit trop tard.

                   Biographie de l'auteur
    Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à l'université Paris-V, exerce à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, préside l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC) et la Société européenne de santé environnementale. Il a déjà publié Ces maladies créées par l'homme (Albin Michel, 2004) et Guérir du cancer ou s'en protéger (Fayard, 2005).


La crise globale : On achève bien les classes moyennes, et on n'en finit pas d'enrichir les élites (J. M. QUATREPOINT)

 

 

      La crise des subprimes ? C'est la faute des banques. La bulle Internet ? C'est la faute de la spéculation. Les fermetures d'usines et les délocalisations ? C'est la loi de l'économie. Le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre ? Ils n'ont bien sûr rien à voir avec le développement exponentiel des transports et le mouvement brownien des marchandises aux quatre coins de la planète. Les hausses vertigineuses des matières premières ? C'est la faute des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Bref, d'une demande qui explose.

      À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement  à posteriori. Mais jamais, au grand jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas... globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu'il s'agit bien d'une crise globale. Elle est la conséquence des dérives d'un processus entamé, voilà près de trente ans, lorsque le capitalisme anglo-saxon a décidé de revenir aux sources du libéralisme et de s'imposer aux quatre coins du monde.

      Dans les années quatre-vingt-dix, l'alliance sinoaméricaine, Internet et la financiarisation de l'économie ont fait croire au triomphe définitif de la mondialisation. Trop rapide, trop forte, trop brutale, elle a débouché, après le 11 septembre 2001, sur une sorte de spirale infernale, une fuite en avant des pays occidentaux dans une économie de la dette. Les Anglo-Saxons ont joué les apprentis sorciers. Jean-Michel Quatrepoint écrit le roman de cette globalisation qui se voulait heureuse et qui tourne au fiasco pour les Occidentaux.

                   Biographie de l'auteur
     Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de L'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Économiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans.


Trois leçons sur la société post-industrielle ( Daniel Cohen )

septembre 2006    90 p.   10,50 €

    La société industrielle liait un mode de production et un mode de protection. Elle scellait ainsi l'unité de la question économique et de la question sociale. La " société post-industrielle ", elle, consacre leur séparation et marque l'aube d'une ère nouvelle. Daniel Cohen analyse ici les ruptures qui ont conduit le capitalisme du XXIe siècle à la destruction méthodique de cet héritage : innovations technologiques, révolution financière, transformations des modes d'organisation du travail, mondialisation des échanges... En examinant les logiques à l'œuvre dans ces bouleversements, ces " trois leçons " aident à comprendre les défis du monde à venir.

                                         Biographie de l'auteur
    Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et directeur du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP). Il est également membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre et éditorialiste associé au journal Le Monde.


Manuel de survie par temps de crise ( Yves Couprie)

mars 2009    358 p.    7 €

     Ce guide pratique est le reflet d'une nouvelle attitude face à la surconsommation et la baisse du pouvoir d'achat. Passerelle entre les bonnes vieilles traditions et les nouvelles technologies, il remet à l'honneur les recettes de nos grand-mères et s'adresse à tous les lecteurs soucieux d'environnement. De nos jours, dépenser moins est un signe de débrouillardise contre la vie chère, pour vivre mieux en achetant mieux. Citoyen consommateur, camarade contribuable, ménagère fauchée et étudiant dans le besoin, voici un nouveau modèle économique! A portée de toutes les bourses.

                                 Biographie de l'auteur
     Ecrivain et journaliste, Yves Couprie a collaboré pendant quinze ans au Guide du routard. Désormais chroniqueur, consultant, producteur, critique gastronomique et grand reporter, il est l'auteur de nombreux guides pratiques, d'un roman policier (Cabale équatoriale, Hachette, 2000) et de plusieurs best-sellers, dont un Guide de l'Internet.


Le capitalisme d'héritiers (Thomas PHILIPPON)

2007      109 p.    10,50

     Contrairement à certaines idées reçues, les Français accordent plutôt plus d'importance au travail que les autres Européens, et les rigidités du droit et de la fiscalité ne peuvent expliquer, à elles seules, ni l'apparition ni la persistance du chômage de masse.
    La crise française est d'abord le fruit de relations sociales marquées par l'insatisfaction et la méfiance. Souvent associée à un syndicalisme de contestation, cette situation est aussi le résultat d'un "capitalisme d'héritiers" aux pratiques managériales conservatrices et frustrantes pour les salariés. Le capitalisme français peine en effet à promouvoir les plus créatifs et les plus compétents, et tend à privilégier l'héritage et la reproduction sociale dans le recrutement de ses élites. Issu d'une histoire longue et complexe, il a aujourd'hui un coût économique très lourd et largement sous-estimé. 

                             Biographie de l'auteur
    Thomas Philippon est économiste. Il enseigne l'économie financière à la Stern School of Business (New York University - États-Unis). Ses recherches portent sur la macro-économie, le marché de l'emploi, la finance et l'organisation des entreprises.


Le marché noir de la bombe : Enquête sur la prolifération nucléaire ( Bruno Tertrais )

                                                         septembre 2009     260 p.     18 €

     Pendant longtemps, l'arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsqu' Israël, puis l'Inde, se sont également dotés de l'arme atomique. Le Pakistan s'est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l'un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe. Il a offert ses services à l'Iran, à la Corée du Nord, mais aussi à l'Irak, à la Libye et sans doute à d'autres. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien suscite, au Moyen-Orient, à la fois l'envie et la crainte. Qui sera le prochain domino du grand jeu nucléaire ? L'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie et la Turquie sont des candidats potentiels. Mais alors que le Pakistan s'enfonce dans la crise, Ben Laden s'intéresse également à l'atome...

     Bruno Tertrais travaille depuis plus de dix ans sur ce dossier. II a eu accès aux documents les plus sensibles et à des témoignages essentiels. Avec Le Marché noir de la Bombe, il lève le voile sur les secrets de la prolifération nucléaire. Dans ce livre où la réalité dépasse parfois la fiction, il explique comment la CIA a réussi à pénétrer le " réseau Khan " après avoir longtemps fermé les yeux sur ses trafics. Il décrit les ramifications du complexe atomique ; pakistanais et analyse avec lucidité le risque de terrorisme nucléaire.

                          Biographie de l'auteur
    Bruno Tertrais est spécialiste des questions internationales. Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, il a été membre, en 2007-2008, de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la Commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne. Il est notamment l'auteur de La Guerre sans fin (Éd. du Seuil, 2004), du Dictionnaire des enjeux internationaux (Éd. Autrement, 2006), de L'Anne nucléaire (Presses universitaires de France, 2007) et il a dirigé l'Atlas militaire et stratégique (Éd. Autrement, 2008).


Nauru, l'île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde (Luc FOLLIET )

 

juin 2009    148 p.    12 €

       Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un Etat en ruine, une île littéralement dévastée. C'est le récit de cet incroyable effondrement qu'a entrepris Luc Folliet.

    Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce " cadeau de Dieu ", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel Etat et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s'épuise.

    Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des Etats les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y " exporter " ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.

              Biographie de l'auteur

   Luc Folliet est journaliste indépendant et documentariste.


Taxe TOBIN: du nouveau?

    

       Déjà quatre jours, et toujours aucune réaction à la hauteur d’ATTAC et de la gauche altermondialiste !

    Vendredi, on a appris que douze Etats ont donné leur accord pour instaurer une taxe de type Tobin sur les transactions financières.

    Soit un prélèvement de 0,0005 %, équivalent mathématiquement, selon Les Echos de vendredi 23 et samedi 24 octobre 2009, à un apport de 30 milliards d’euros par ans qui pourrait être destiné à l’aide au développement ou contre le changement climatique.

    (Rappelons ici notre position particulière : Une mauvaise taxe Tobin peut récolter des fonds publics, un peu comme les taxes sur les casinos ou les rejets polluants, mais une bonne Taxe Tobin devrait dans l’idéal ne rien rapporter du tout, puisqu’elle instaurerait de l’anticapitalisme radical en acte, dissuadant effectivement et éradiquant complètement un certain type de flux hyper-spéculatifs devenus ainsi non rentables. Ceci à condition évidemment de hausser nettement le seuil dérisoire de 0,0005 % et d’accompagner cette offensive revendicatrice par d’autres mesures telles que le blocus bancaire des paradis fiscaux, la création d’une monnaie mondiale de référence non spéculative, d’une Cour internationale permanente réprimant les « crimes économiques et écologiques contre l’Humanité », d’un traité international conduisant progressivement à un smic universel contre le dumping chinois, à une sécurité sociale transnationale qui serait financée par des ajustements douaniers redistributeurs, d’un dispositif de transparence électronique contre la corruption, toutes mesures proposées depuis quinze ans par le « Mouvement des possibles » de « Nantes Est Une Fête ».)

    Les membres de ce tout nouveau « club Tobin » sont donc, depuis vendredi dernier : France, Allemagne, Royaume-Uni, Japon, Espagne, Italie, Belgique, Brésil, Sénégal, Autriche, Chili, Norvège. Bref, les premières puissances du monde capitaliste sauf, pour l’instant, les Etats-Unis.

    La faisabilité de la taxe Tobin aurait été validée par une étude de la Banque mondiale et de HSBC, douze années après le premier Réveillon du 1er mai devant la Bourse de Paris en 1997, pour la Taxe Tobin et contre les paradis fiscaux, et onze ans après la création d’ATTAC l’année suivante.

 (Suite)

La dernière bulle (Jean-Michel QUATREPOINT)

 septembre 2009     245 p.     16,90 €

    Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers fait faillite. La bombe des subprimes éclate au grand jour. Le krach financier se propage à l'ensemble de l'économie, plongeant le monde dans une crise globale, encore plus grave que celle de 1929. Largement responsables des dérives du capitalisme, banquiers et financiers ont réclamé sans vergogne l'aide des contribuables et des États pour sauver le système. Des trillions de dollars sont généreusement distribués par la Fed et les banques centrales. Moins d'un an après le krach, Wall Street et les financiers se sont refaits, ils s'octroient de faramineux bonus et cherchent par tous les moyens à relancer la machine à spéculer. On a nationalisé leurs pertes pour qu'ils puissent reprivatiser leurs profits.

    Ils sont pour une bonne part à l'origine de l'explosion des dettes publiques et de la formation d'une nouvelle, d'une dernière bulle dont ils s'emploient à tirer le maximum de profits. Jean-Michel Quatrepoint, qui annonçait dès l'été 2008 la crise globale, raconte comment le lobby financier c'est-à-dire Wall Street, les grandes banques et la Réserve fédérale américaine ont lié les mains de Barack Obama, afin d'éviter toute réforme en profondeur du système. Il décrypte le jeu dangereux de ce lobby des lobbies qui ne pense qu'à ses intérêts et nous a fabriqué une fausse reprise.

                  Biographie de l'auteur
    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Economiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans. Son livre La Crise globale (Mille et une nuits, 2008) a reçu le Prix de l'Excellence Économique 2009.


Guerres d'Aujourd'hui - Pourquoi ces conflits ? Peut on les résoudre ? (sous la direction de Sara DANIEL)

octobre 2008    464 p.   25 €

    Afghanistan, Darfour, Colombie, Géorgie, Israël-Palestine, Irak, Iran, Liban, Tibet... Pourquoi ces guerres ? Qui en sont les acteurs ? A l'heure où Internet nous submerge d'informations contradictoires, les chercheurs les plus prestigieux de Sciences Po, du CNRS, du Collège de France, de New York University, mais aussi des diplomates et des spécialistes internationaux de la résolution de conflits, partent de l'actualité qui fait la " une " des journaux pour nous l'expliquer, simplement. Et surtout, pour la première fois, ils osent nous proposer leurs solutions pour en finir avec ces conflits. Et si ces guerres d'aujourd'hui n'étaient pas inéluctables ?

                                 Biographie de l'auteur
    Sara Daniel est grand reporter au service étranger du Nouvel Observateur.

   de Barnett Rubin (Auteur), Robert Malley (Auteur), Henry Laurens (Auteur), Ghassan Salamé (Auteur), Lakhdar Brahimi (Auteur), Pierre Jean Luizard (Auteur), Bernard Hourcade (Auteur), Hubert Védrine (Préface), Pierre Hassner (Postface), Sara Daniel (Sous la direction de)


Amérak (Adrien JAULMES)

août 2009     140 p.     14 €
   
     Une affiche annonce un séminaire d'aide psychologique destiné à aider les soldats à faire face au stress : " N'abandonne jamais un camarade à terre. Aucun rendez-vous n'est nécessaire, seulement un esprit ouvert ", explique le préambule. " Lundi : gérer sa colère. Mardi : gérer son stress. Mercredi : travailler en équipe. Jeudi : résolution des conflits. Vendredi : technique de relaxation. Et, en nouveauté, prévention du suicide et rééducation post-traumatique. ". Des piles de Stars & Stripes sont en libre-service. La une du journal de l'armée américaine annonce la mise en service d'un nouveau gilet pare-balles, " offrant plus d'ergonomie et une meilleure protection ".

                        Biographie de l'auteur
     La guerre d'Irak est le premier conflit postmoderne. Pour ce voyage dans un univers absurde, Adrien Jaulmes a emporté avec lui un manuel de survie : Alice au pays des Merveilles.
    Né en 1970, Adrien Jaulmes, grand reporter au Figaro, est lauréat du Prix Albert Londres et du Prix Bayeux des Correspondants de guerre.

Cyberaction:les déchets

    
    Cyber @ction 329  L'incinération des déchets réchauffe notre climat

    Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
    http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=447

    Sur-développée dans notre pays, l'incinération est un vrai gaspillage énergétique dont l'impact sur le réchauffement climatique n'est pas pris en compte : nos députés peuvent agir lors de la loi de finances 2010.

    Les 130 usines d'incinération françaises (le plus grand parc européen) rejettent annuellement environ 5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2,3 millions de voitures.1 

    L'énergie issue des incinérateurs, que les industriels présentent comme une « énergie verte » est en réalité en partie d'origine fossile, provenant notamment des plastiques produits à partir de pétrole. Considérer l'incinération comme une source d'énergie renouvelable est contraire aux réalités scientifiques. Ainsi, quelle que soit l'utilisation de cette énergie (électricité et/ou chaleur), les émissions dues à l'incinération contribuent à l'effet de serre, en plus des pollutions chimiques qu'elles génèrent. 

    La loi de finances 2009 a introduit une taxe générale sur les activités polluantes (Tgap) pour les déchets entrant dans un incinérateur, reconnaissant l'impact négatif sur l'environnement de ce mode de traitement. Par contre, cette taxe ne prend pas en compte l'impact de l'incinération sur le changement climatique. 

    Parce que les déchets brûlés sont des émetteurs net de gaz à effet de serre (GES) comme le fuel, le gaz ou le charbon,

    Parce que l'incinération freine le développement d'une gestion alternative des déchets fondée sur la prévention, le recyclage, la méthanisation et le compostage, meilleures options pour réduire les gaz à effet de serre issus des déchets, 

    Dans le cadre du projet de loi de finances 2010, nous demandons aux parlementaires de : 

    Supprimer les aides financières actuelles allouées à l'incinération
Soutenir l'introduction d'une Contribution Climat Energie (CCE) imposée aux usines d'incinération de déchets. 

    Cyberaction proposée par le CNIID et soutenue par le RAC (Réseau action climat)
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

    COMMENT AGIR ?

    Sur le site
    Cette cyber @ction est signable en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=447

Stop aux paradis fiscaux!

     Dans une vidéo, Éva Joly explique pourquoi elle a signé l'appel « Stop paradis fiscaux ».

    Interviewée par l'équipe de la campagne « Stop paradis fiscaux » / le 19 octobre 2009, Éva Joly députée européenne Europe Écologie, explique les raisons de son engagement et pourquoi la mobilisation citoyenne est plus que jamais nécessaire pour lutter contre les paradis fiscaux.
    Voir la vidéo de l'interview d'Éva Joly sur Dailymotion
   
http://www.dailymotion.com/video/xavmf1_eva-joly-signe-lappel-stop-paradis_news.


    Plus d'infos sur le site Stop paradis fiscaux:

    http://www.stopparadisfiscaux.fr.


 (Suite)

Si vous choisissiez une vie sans tabac

     Cette campagne de communication anti-tabac, développée dans les 27 Etats membres de lUnion européenne, porte sur les thèmes de la prévention, de la cessation et du tabagisme passif. HELP est considérée aujourdhui comme LA marque antitabac européenne.

    Une campagne contributive et participative

      Une démarche qui met en lumière, avec humour parfois, la grande volonté dont font preuve les européens pour vivre sans tabac

    Le concept 2009 2010 : « Quelle est ton astuce ? » : + de 600 astuces et conseils filmés et diffusés sur le site internet, help-eu.com.

    Une campagne média évaluée dans les 27 pays de  l'Union : étude IPSOS (post test) de la campagne 2009 : des résultats en forte progression.

    Après le succès de la campagne virale Nicomarket (récompensée par 9 prix), la Commission européenne choisit le mode « webserie» pour sensibiliser les jeunes européens aux méfaits du tabac en utilisant leurs codes et les grandes tendances du web : «HELPERS», une série animée participative qui développe des astuces assez radicales et toujours décalées.

                   Source : www.help-eu.com


Conscience et environnement (Pierre RABHI)

                                                      septembre 2008    233 p.     10 €

     Avec l'ère de la techno-science, de la productivité et de la marchandisation sans limite, l'on ne voit plus dans la terre et les végétaux qu'une source de profit financier. Ce pillage du bien commun de l'humanité est représentatif d'une civilisation qui a donné à la matière minérale, au lucre et à l'avidité humaine les pleins pouvoirs sur le Vivant et les vivants que nous sommes. Pourtant, notre lien à la terre est si intime, si vital que rien ne peut le résilier. La conscience et l'entendement devraient permettre à l'humain de comprendre, de ressentir, de s'enchanter de cet ordre et donc de le respecter et d'en prendre soin avec humilité et compassion. Notre responsabilité à l'égard de nous-même et de nos semblables inclut la responsabilité à l'égard de tout ce phénomène extraordinaire qu'on appelle la Vie.

                                                                                      Biographie de l'auteur
     Pierre Rabhi, agriculteur bio, est un ardent défenseur de la biodiversité et des solutions écologiques. Ecrivain, il a publié plusieurs livres dont Du Sahara aux Cévennes et, avec Nicolas Hulot, Graines de possibles.


Ecologie, communauté et style de vie ( Arne Naess)

décembre 2008    376 p.    22 €

      Ecologie, communauté et style de vie est le livre le plus emblématique du mouvement de la deep ecology. Arne Næss y présente sous une forme rassemblée les grands principes de sa philosophie environnementale, l'Ecosophie T: un système éthique cohérent d'inspiration spinoziste dans lequel la valeur des choses est jugée indépendamment de leur utilité. Næss met aussi en relief l'incapacité de presque toutes les grandes philosophies à penser la nature de manière conséquente. Contre les conceptions purement objectives, subjectives ou phénoménales de la réalité, il propose une lecture relationnelle et gestaltiste du monde et exprime en toute clarté les bases fondamentales et révisables de son système dont il conçoit la norme la plus haute sous le nom de " réalisation de Soi ! ". Sous ce terme laissé volontairement vague, il entend l'activité selon laquelle les besoins et les désirs individuels s'accordent avec la reconnaissance du caractère fondamental de toute vie. Arne Næss déploie ce système selon une dynamique logique jusqu'au niveau des recommandations les plus concrètes.

     Réflexions théoriques, jugements de valeur et maximes pratiques se répondent donc au sein de cet ouvrage qui entend lutter contre ce qui nous mine encore aujourd'hui: le développement d'une société techno-industrielle qui détériore les conditions de vie actuelles et futures de toutes les espèces, la nôtre y compris. Déjà traduit en cinq langues, cet ouvrage fondateur, qui propose pour la réflexion écologiste en France des bases métaphysiques qu'elle attend encore, n'a rien perdu de son actualité et présente une voie pleine de promesses pour échapper à la catastrophe vers laquelle nous continuons de courir.

                   Biographie de l'auteur
    Philosophe norvégien, figure historique du mouvement de la deep ecology, qu'il fonde dans les années 1970, Arne Næss (1912) est internationalement reconnu comme l'un des rares penseurs de l'écologie à avoir exercé une influence décisive sur des milliers d'activistes dans le monde ainsi que sur le cours général des politiques publiques en matière d'environnement. Ecologie, communauté et style de vie est son premier livre traduit en français.


Fête de la nuit noire

Samedi 24 octobre 2009, aidez-nous à fêter la nuit noire !

    Qui n’a jamais éprouvé un sentiment de plénitude à la vue du scintillement de la voûte étoilée ? Un sentiment de mystère dans l’obscurité, qui recèle bien des beautés secrètes ?

    >> Découvrez la carte de France interactive des sorties, animations et villes participantes !

    Destiné au grand public, le Jour de la Nuit est une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé et à la pollution lumineuse. Fort de ses 17 partenaires ancrés partout sur le territoire français, le Jour de la Nuit est une initiative originale et ouverte à tous qui se veut mobilisatrice et festive. Grâce à des activités diverses mises sur pied partout en France, l’évènement permet la découverte ludique de la faune et de la flore et l’observation des étoiles avec des astronomes avertis. Par l’implication de nombreuses villes qui s’engageront à éteindre une partie de l’éclairage public, nous sommes tous invités à renouer le lien avec une nuit préservé et à profiter de ses paysages magiques et fascinants.

    Le Jour de la Nuit se déroulera le samedi 24 octobre prochain, jour du changement d’heure et date des Nuits galiléennes*, alors que se déroule actuellement l’année mondiale de l’astronomie. A quelques semaines du Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague, tous les participants au Jour de la Nuit s’impliqueront donc dans une grande marche vers la préservation de la nuit, de la nature, du climat et de l’environnement.

     Pourquoi un Jour de la Nuit ?

     Depuis quelques années, la nuit est confrontée à la montée d’une pollution lumineuse issue d’une généralisation de l’éclairage nocturne. En dix ans, le nombre de points lumineux a augmenté de 30 % en France et s’élève à plus de 8,7 millions de points. Or cet éclairage artificiel perturbe la faune nocturne, faisant déserter certaines espèces des régions urbaines, fait disparaître le ciel étoilé, au grand dam d’astronomes en quête de sites d’observation.

    Cette pollution lumineuse alourdit également la facture écologique en gaspillant beaucoup trop d’énergie. Pour lutter contre les changements climatiques, et ce à quelques semaines du Sommet de Copenhague, il est nécessaire de revenir vers une utilisation plus raisonnée de l’énergie et donc de l’éclairage artificiel.

    Le Jour de la Nuit, c’est donc une façon de découvrir la biodiversité nocturne et de retrouver le plaisir d’observer le ciel étoilé pour attirer l’attention sur ces enjeux. En participant à cette grande action symbolique et participative, les différents acteurs, collectivités locales, associations, gestionnaires d’espaces naturels et citoyens, s’impliquent donc dans une grande marche vers la préservation de la nuit, de la nature, du climat et de l’environnement.

    * Pour le 400ème anniversaire de l’observation du ciel par Galilée, les "Nuits galiléennes" coordonnées par l’Association Française d’Astronomie proposent à tous d’observer Jupiter et ses satellites. Les 23 et 24 octobre 2009, le public sera accueilli partout dans les clubs et associations d’astronomie.


Manuel de communication nonviolente (Lucy LEU)

200 p.     15 €

     Le célèbre livre de Marshall Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), a révélé le pouvoir d'un nouveau type de relation avec les autres. Ces relations - famille, amis, collègues, étudiants, enseignants, etc.- possèdent un potentiel immense de transformation positive et de renouveau, y compris pour soi-même, pour peu que l'on accède à une communication de qualité, compréhensive, respectueuse et authentique. Cet ouvrage est un manuel d'accompagnement pour mieux comprendre et appliquer les outils de Marshall Rosenberg, mentalement, en paroles et en actions. Il propose au lecteur des exercices pratiques pour chaque chapitre des Mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), et fournit des outils précieux pour appliquer la méthode de Communication NonViolente dans sa vie : faire face à la colère, résoudre les conflits, améliorer ses relations et les vivre dans une relation plus compassionnelle. Il peut être utilisé individuellement ou lors de travaux de groupes ou de formation. 

                                   Biographie de l'auteur
    Lucy Leu est l'ancienne présidente du Center of NonViolent Communication (CNVC), une organisation internationale qui propose des séminaires de communication dans trente pays, y compris en France. Elle dirige maintenant le Freedom Project, qui fait entrer dans les prisons les formations de la Communication NonViolente, pour aider à la réinsertion des détenus


Le grand truquage : Comment le gouvernement manipule les statistiques (Lorraine DATA)

 

mai 2009      180 p.     13 €

     Maîtriser l'information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais, depuis quelques années, la manipulation des chiffres s'est amplifiée. L'objectif du président de la République est désormais de contrôler au plus près l'information économique et sociale afin de justifier sa politique. Pour le collectif d'auteurs à l'origine de cet ouvrage, la coupe est pleine : travaillant au coeur des organismes chargés de produire les données statistiques servant notamment à évaluer les effets de l'action gouvernementale dans divers domaines - pouvoir d'achat, emploi, chômage, heures supplémentaires, lutte contre la pauvreté, école, immigration, délinquance...-, ils n'admettent pas ces manipulations des chiffres.

    Multipliant les exemples précis, ils mettent au jour les procédés utilisés par le gouvernement : publications sur des thèmes " sensibles " annulées ou reportées, sélection de chiffres censés flatter l'action présidentielle, modification des indicateurs rendant compte de l'action gouvernementale, dénigrement de la qualité des données de ses propres services lorsqu'elles ne lui sont pas favorables, voire démantèlement plus ou moins discret des organismes chargés de la statistique publique. La volonté collective des auteurs est de donner à tous les citoyens les clés leur permettant une lecture critique des informations concernant la nature et les résultats de la politique gouvernementale, afin de restaurer les conditions d'un réel débat démocratique. 

                         Biographie de l'auteur
    Lorraine Data est le pseudonyme d'un collectif de fonctionnaires issus de la statistique et de la recherche publiques, dont la plupart sont tenus à l'obligation de réserve.


L'Irlande sans OGM.

    Bientôt une Irlande officiellement sans OGM ?

    Le gouvernement irlandais vient de déclarer publiquement qu’il allait proclamer son pays en entier « Zone sans OGM » et qu’il souhaitait « optimiser l’avantage compétitif de l’Irlande comme pays sans OGM en introduisant un logo volontaire »sans OGM« , à l’instar de ce que le gouvernement allemand a mis en place ».
Il ne s’agit pour l’instant que d’une déclaration politique, car le gouvernement n’a pas évoqué le dépôt de la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne, clause qui interdirait précisément la culture du maïs Mon810, la seule plante transgénique autorisée à la culture dans l’UE.


La crise Je me marre !!! (Album) (GABS)

juin 2009     79 p.     12 €

     La crise est là et y'en aura pour tout le monde! Mais la faute à qui? Experts, analystes et financiers, ils avaient pourtant tout prévu, non? En attendant, la crise a bon dos; ça licencie à tout va d'un côté et ça "parachute doré" de l'autre. Heureusement, les mêmes qui nous ont mis dedans l'ont promis en grande pompe, plus jamais ça : on va moraliser, créer de nouvelles règles. Vive la crise donc, c'est l'occasion de changer, et surtout, pas de crise de confiance! Ce n'est pas le moment d'en rajouter, bien au contraire, gardons le moral et op-ti-mi-sons en attendant la sortie... de la crise!


Le changement climatique expliqué à ma fille ( Jean-Marc Jancovici)

janvier 2009     84 p.    7 €
Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu'il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète - ce qu'ils ne trouvent pas encore à l'école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer: habitat. transports, alimentation, métiers. façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale? Si rien n'est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination, et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les " drogués du pétrole " que sont les parents d'aujourd'hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre peut y contribuer.

Biographie de l'auteur
Ancien élève de l'Ecole polytechnique, Jean-Marc Jancovici est Ingénieur-conseil et enseignant.

L'Empire, la démocratie, le terrorisme : Réflexions sur le XXIe siècle ( Eric Hobsbawn et Lydia Zaïd )

février 2009     180 p.     19,90 €

     Quel regard porter sur le XXe siècle et qu'attendre du XXIe Dans ce nouvel ouvrage, Eric J. Hobsbawm, auteur du best-seller international L'Âge des extrêmes, se penche sur les grandes questions qui animent les débats de ces dernières années. Qu'est-ce que la guerre et qu'est-ce que la paix au XXIe siècle ? Faut-il regretter la disparition du monde bipolaire ? Comment les changements politiques et militaires survenus depuis l'effondrement de l'Union soviétique pèsent-ils sur l'équilibre géostratégique mondial ? Comment résoudre aujourd'hui les défis sociaux et environnementaux ? Comment comprendre les mutations de l'Etat-nation : est-il encore capable de contrôler l'ordre public à une époque marquée par la montée des violences ? Comment appréhender le regain de force du nationalisme ? Quel avenir peut-on prévoir pour la démocratie ? Et le terrorisme, comment y faire face ? Parallèlement, et de manière plus spécifique, Eric J. Hobsbawm pose son regard pénétrant sur le Proche-Orient, la guerre en Irak et les ambitions américaines. Autant de questions stimulantes que l'auteur passe au crible de ses analyses.

                         Biographie de l'auteur
    Historien de réputation internationale, né en 1917, Eric J. Hobsbawm est l'auteur notamment de  L'Ere des révolutions: 1789-1848 (Hachette), L'Ere du capital (Hachette), L'Ere des empires: 1875-1914 (Hachette), Nations et nationalismes depuis 1780: programme, mythe, réalité (Gallimard), Les Enjeux du XXIe siècle (Complexe, 2000), Franc-tireur : autobiographie (Hachette, 2007), L'Âge des extrêmes (André Versaille éditeur, 2008).


Les civils dans la guerre : Identifier et casser les logiques de violence ( Hugo Slim et Odile Ferrard )

septembre 2009     372 p.    29 €

     Cet ouvrage traite des souffrances infligées aux civils dans la guerre en général et des raisons pour lesquelles ils en sont la cible. La plupart des sévices endurés par les populations pendant les conflits armés sont délibérément commis contre elles, quand bien même le droit international est censé préserver leur immunité dans de telles circonstances. Massacres, viols, déportations, famines ou maladies en sont les principales expressions, comme le détaille avec profondeur l'auteur, témoin de nombreux conflits contemporains au titre de délégué humanitaire.

     Reposant également sur l'histoire et des considérations philosophiques, Les civils dans la guerre décrypte les principales motivations à l'origine des persécutions. L'auteur s'arrête notamment sur les ambiguïtés que prend souvent le statut de civil en temps de guerre, et comment elles suscitent l'hostilité de nombres de belligérants. Contre tout angélisme, cet ouvrage jette les bases d'une réflexion appelée à restaurer l'impunité des civils. De nombreuses pistes théoriques et concrètes sont ici convoquées pour inverser une logique qui piétine dans le sang la dignité humaine.

                      Biographie de l'auteur
    Hugo Slim est un spécialiste internationalement reconnu du travail humanitaire et de la protection des civils en temps de guerre. Il a notamment travaillé pour Save the children et l'ONU au Soudan, en Ethiopie et dans les Territoires occupés, ainsi que comme conseiller pour la Croix-Rouge britannique. Il a été chercheur au Centre pour le dialogue humanitaire à Genève de 2003 à 2007. Il est aujourd'hui associé à l'Oxford lnstitute for Ethics, Law and Armed Conflict.


L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II ( Erik Orsenna)

octobre 2008      411 p.

    " Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Dans l'espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l'Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l'Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations... J'ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la limite des glaciers. J'ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J'ai écouté d'innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein cœur du désert ? Peu à peu, j'ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J'ai vu s'aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j'ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J'ai vu des illusions et des férocités à l'œuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter. Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ? "


Violence envers les enfants

                     Bâtir un environnement protecteur

    Dans le monde, 300 millions d'enfants seraient victimes de violence, d'exploitation et de maltraitance, en particulier dans le cadre des pires forme de travail effectué par des enfants, dans des communautés, des écoles et des institutions ; au cours des conflits armés ; et en raison de pratiques nocives telles que la mutilation génitale féminine/excision et à cause du mariage des enfants. Des millions d'autres enfants, qui n'ont pas encore subi ces violences, restent dépourvus d'une protection appropriée.

    La protection des enfants contre la violence, l'exploitation et la maltraitance fait partie intégrante de la protection de leurs droits à la survie, à la croissance et au développement. Notre Plan stratégique à moyen terme ainsi que notre Plan stratégique pour la protection de l'enfance soulignent l'engagement de l'UNICEF de protéger les enfants.  Nos interventions se fondent sur les Engagements de base de l'organisation, la Convention relative aux droits de l'enfant,  la Déclaration du Millénaire et de nombreux accords internationaux sur les droits de l'homme.

    L'UNICEF plaide en faveur de la création d'un environnement protecteur pour les enfants et soutient une telle création, en partenariat avec des gouvernements, des organismes nationaux et internationaux, y compris le secteur privé, et la société civile. Parmi les éléments d'un environnement protecteur et permettant aux pays, aux communautés et aux familles de prévenir la violence, l'exploitation et la maltraitance, figurent les systèmes nationaux de protection de l'enfant, les pratiques sociales de protection et la propre autonomisation des enfants, allant de pair avec une surveillance et un contrôle sérieux.