Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

Vers un monde plus juste

Génocide des Indiens d'Amazonie.

         ‘Dernière étape d’un génocide annoncé’

    Les Indiens akuntsu d’Amazonie brésilienne viennent de perdre leur doyenne, Ururú. La tribu ne compte désormais plus que cinq membres dont le plus âgé, son frère Konibú, est dans un état critique.

    Altair Algayer, chef de l‘équipe de la FUNAI (le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien) chargée de la protection du territoire akuntsu, a fait valoir que ‘Ururú était une battante, une femme très forte qui a résisté jusqu’au dernier moment’.

    Ururú a été témoin du génocide de son peuple et de la destruction de sa forêt après l’installation d’éleveurs de bétail et de leurs hommes de main sur son territoire dans l’Etat de Rondônia. Dans les années 1960 et 1970, le gouvernement avait ouvert cet Etat à la colonisation, notamment avec la construction scandaleuse de la route BR 364.

   Ururú disparaît en emportant avec elle une grande part de la mémoire historique de son peuple. Bien que nous ne connaîtrons sans doute jamais dans toute son ampleur l’horreur qu’ont subie les Akuntsu durant ces cinquante dernières années, les survivants racontent que les membres de leurs familles ont été abattus par les fermiers qui détruisaient leurs maisons au bulldozer. Les deux hommes survivants, Konibú et Pupak, portent encore des traces de balles sur le corps.

     L’équipe de la FUNAI a retrouvé les traces des maisons détruites ainsi que des poteaux, des flèches, des haches et des débris de poterie que les fermiers avaient tenté de dissimuler.

    Lorsque la FUNAI entra en contact avec les Akuntsu en 1995, ils étaient sept. La fille cadette de Konibú a été tuée en janvier 2000 par un arbre qui s’est abattu sur sa maison.

    Les Akuntsu vivent aujourd’hui sur un territoire reconnu officiellement par le gouvernement brésilien et protégé par la FUNAI de l’invasion des fermiers voisins.

     Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘La disparition de Ururú, préfigure la dernière étape d’un génocide du XXIe siècle. Contrairement aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale ou aux meurtres de masse rwandais, le génocide des peuples indigènes se produit dans les régions les plus reculées du monde, à l’abri du regard et de la réprobation de l’opinion publique. Et même si ce génocide ne concerne que quelques individus, le résultat ultime est le même. C’est un peuple entier qui disparaît. Les peuples indigènes ne seront en sécurité que lorsque cette terrible injustice à leur égard sera élevée au même rang que l’esclavage ou l’apartheid’.

    Un récent film brésilien de Vincent Carelli, Corumbiara, retrace l’histoire des Akuntsu, de leurs voisins les Kanoê et de l’‘homme dans le trou’, dernier survivant de son groupe. Les Akuntsu figurent également dans la vidéo Survival Peuples isolés.


L'Arctique, terrain de jeu des trafiquants de drogue

«Le Canada doit persuader les États-Unis qu'un Far West le long de la plus vaste côte d'Amérique du Nord n'est dans l'intérêt d'aucun des deux pays», confie Michael Byers, professeur de droit international à l'université de Colombie-Britannique. Lire la suite l'article

Selon ce spécialiste de l'Arctique, le Grand Nord canadien est une porte ouverte à l'immigration clandestine, au terrorisme et aux organisations criminelles. Sans être inquiétés par les services d'immigration, «en octobre 2006, deux marins turcs sont descendus de bateau à Churchill (baie d'Hudson, NDLR) et ils ont acheté des billets de train pour Winnipeg. Le mois précédent, un Roumain avait mené son bateau de six mètres du Groenland jusqu'à l'île d'Ellesmere, au Canada», écrit Michael Byers dans un livre sur le rôle de son pays dans le monde ( Intent for a Nation. What's Canada for ? ).

Une immense frontière à surveiller.

Ces cas ne sont pas isolés. Les navires de croisière et de plaisance croisent de plus en plus souvent dans les eaux polaires, sans qu'Ottawa ait les moyens de surveiller leurs activités. Si le trafic maritime commercial demeure, lui, inexistant, les experts s'inquiètent en revanche des risques qui pourraient être liés à des cargos convoyés par des trafiquants d'armes ou des terroristes. L'ancien ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, a mis en garde Ottawa contre l'utilisation par des terroristes d'un passage du Nord-Ouest libre de glaces en été. De nombreux petits terrains d'aviation, réminiscences de la guerre froide, se trouvent le long de cette nouvelle autoroute maritime.

Un seul gendarme

Les défis de ce Grand Nord, plus vaste que l'Europe de l'Ouest, sont immenses. À peine 100 000 habitants vivent au nord du 60e parallèle. Jusqu'à cet été, un seul gendarme a été affecté aux tâches de renseignement criminel. La gendarmerie royale du Canada (GRC), préoccupée par la recrudescence de la criminalité, vient de nommer 30 officiers supplémentaires.


ONU: 23 millions de personnes souffrent de la faim dans la corne de l'Afrique

Des années de sécheresse et de guerre, ainsi que l'augmentation des prix alimentaires et la crise financière internationale, ont fragilisé encore plus la corne de l'Afrique où plus de 23 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, selon des experts de l'ONU réunis aujourd'hui mercredi.
 
Le programme alimentaire mondial (PAM) a besoin d'un milliard de dollars (668.400.000 euros) pour fournir une aide alimentaire dans les six prochains mois dans la région, notamment en Ethiopie, et en Somalie. Plus de la moitié des personnes concernées vivent en Ethiopie, dont quatre à cinq millions d'enfants de moins de cinq ans.
 
 

Le sommet sur la sécurité alimentaire: inefficace et cher

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe s'en prenant à ses "ennemis néocolonialistes", le dirigeant libyen Moammar Kadhafi et ses soirées romaines en compagnies de centaines de jeunes femmes, l'épouse du président tunisien Zine el Abidine Ben Ali créant un embouteillage pour aller faire du shopping Via Condotti: ces images de certains des dirigeants à Rome pour le sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire ont suscité les critiques de ceux qui estiment que ce grand raout dure trop longtemps, coûte trop cher, et ne sert à rien.
 

Deux heures à peine après son ouverture lundi, le sommet était déjà considéré comme un échec, les 192 pays participants refusant l'appel de l'ONU à s'engager financièrement pour soulager le sort d'un milliard d'affamés dans le monde.

Une décision "regrettée" par la puissance invitante, le directeur de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Jacques Diouf, qui n'a pas caché sa frustration.

L'ONU demandait aux Etats de consacrer 17% de leurs budgets d'aide internationale au développement agricole, une enveloppe estimée en tout à 44 milliards de dollars

Aucun des dirigeants du groupe des huit pays les plus industrialisés de la planète n'assiste au sommet, hormis Silvio Berlusconi, qui lui est chez lui... "Il y a un décalage très net entre ce que disent les gouvernements, au moins ceux des riches, et ce qu'ils font", déplorait Flavio Valente, un militant participant au sommet parallèle des ONG.

Mardi, la salle n'était pas comble lorsque Robert Mugabe s'en est pris mardi aux "interventions hostiles" de ses "ennemis néocolonialistes", responsables selon lui de la débâcle économique zimbabwéenne. Dans le plus grand silence, il a défendu sa réforme agraire, qui ont plongé la population zimbabwéenne dans la famine.

Les principaux responsables zimbabwéens font l'objet de sanctions, leurs avoirs sont gelés et ils n'ont pas le droit de voyager. Une interdiction qui ne s'applique pas aux sommets de l'ONU. Du coup Mugabe a assisté à plusieurs sommets de la FAO. Selon la presse italienne, il était accompagné d'une délégation de plus de 60 personnes, la plupart sur la liste des sanctions, et profitant de l'occasion pour venir en Europe...

Mugabe "se balade autour du monde en assistant à des conférences onusiennes, et bien entendu en profitant de la nourriture qu'une bonne partie de sa population ici gratte au fond des casseroles", a dénoncé John Makumbe, politologue à l'Université du Zimbabwe. "C'est un voyage de shopping, en profitant de l'ONU pour aller en Europe". 

Souveraineté alimentaire Que fait l'Europe? (ATTAC)

                      

juin 2009    106 p.   7 €

    2013, fin de la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne? Très bien, pourrait-on se dire. Car après tout, ses dégâts sociaux, environnementaux et sur les pays du Sud ne justifient peut-être pas les 50 milliards annuels de cette politique européenne. Mais c'est vite oublier que la PAC, fondée il y a 50 ans, avait d'autres objectifs: assurer la sécurité alimentaire, la stabilité des marchés et des prix raisonnables pour les paysans comme pour les consommateurs. Pour cela, il fallait mettre en place une régulation forte des marchés au niveau européen. A qui profite à présent son démantèlement, sur fond de libéralisation des marchés agricoles? Aux pays exportateurs les plus riches, qui ont contraint les pays pauvres à supprimer leurs protections aux frontières, tout en versant des subventions massives à leur agriculture exportatrice. Aux multinationales, qui peuvent maintenant s'approvisionner à moindre coût. 2008 aura été marquée par la crise mondiale des prix alimentaires et les " révoltes de la faim ".

    L'Union européenne n'en est-elle pas une des premières responsables, elle qui se tient aux avant-postes de l'OMC, de la Banque mondiale, du FMI, chantres de la dérégulation des marchés agricoles? Le démantèlement de la PAC est une des pièces centrales de ce jeu mortifère. Le mythe néolibéral est à bout de souffle. Il ne peut résoudre les graves crises planétaires qu'il a créées. Refonder la PAC en faveur d'une agriculture paysanne, écologique et pourvoyeuse d'emplois et d'une alimentation de qualité pour tout le monde: ce n'est pas une utopie, c'est une nécessité, face aux crises alimentaire, écologique et économique. Des alternatives crédibles existent : elles impliquent le respect du droit de souveraineté alimentaire et une régulation internationale des échanges, basées sur la solidarité et la préservation des ressources naturelles.


l'incidence grave de la crise économique sur la sécurité alimentaire

    La crise économique et financière mondiale a accru la crise alimentaire dans les pays en développement, affectant la sécurité alimentaire de plus d'un milliard de personnes dans le monde, a constaté le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un rapport conjoint publié le 14 octobre 2009.

    L'avancée de la faim déclenchée par la crise économique mondiale a eu pour effet de réduire de façon drastique le pouvoir d'achat des plus pauvres dans les pays en développement, a déclaré Tamara Kummer, la porte-parole du PAM. Un constat qui le rapport, révèle la fragilité du système alimentaire mondial et requiert une réforme urgente.

   En Asie et dans le Pacifique, on estime que 642 millions de
personnes souffrent de faim chronique ; en Afrique sub-saharienne, 265millions ; en Amérique Latine et dans les Caraïbes, 53 millions ; au Proche-Orient et en Afrique du Nord, 42 millions ; et dans les pays développés, 15 millions, précise le rapport de la FAO sur la faim : « l'Etat de l'insécurité alimentaire 2009, produit conjointement avec le PAM.

    Dans ce document, publié en prélude à la Journée mondiale de l'alimentation, qui sera célébrée le 16 octobre 2009, les deux agences onusiennes préconisent pour sortir de la crise une approche de consolidation et de développement. Il s'agit d'intensifier les opérations humanitaires d'urgence mais aussi s'attaquer sur le long terme aux problèmes d'insécurité alimentaire, a déclaré Tamara Kummer. D'où la nécessité pour les leaders de ce monde de faire de la question de l'insécurité alimentaire qui sévit à travers le monde, une priorité internationale, a-t-elle ajouté. 


Côte d'Ivoire: culture du jatropha,danger pour la sécurité alimentaire

    Face à l'engouement pour la jatrophaculture en Côte d'Ivoire, le gouvernement préconise la prudence puisque toutes les techniques de son fonctionnement ne sont pas encore maitrisées et pourraient fragiliser la sécurité alimentaire.

    Guillaume Zabi, inspecteur général de l'environnement estime qu'il serait nécessaire de prendre des précautions au regard de l'intérêt suscité par la culture du jatropha surtout que cette plante tend à rivaliser avec les cultures vivrières.

    Alors que la fièvre du jatropha monte, il n' y a pas de bousculades pour acheter les premières récoltes. Ce qui menace davantage la sécurité alimentaire, d'où l'interpellation de Latto N'Guia, 1er Vice-président du Conseil général d'Adzopé aux autorités ivoiriennes pour réguler la production et organiser la filière.

    L'impact des cultures destinées à la production des biocarburants était également au centre d'une rencontre organisée en juin dernier à Abidjan par la FAO et la Convention Ramsar pour la conservation et l'utilisation durable des terres humides. Au cours de ces assises, les participants parmi lesquels Dr Aboua Gustave, chercheur et président du comité d'organisation ont recommandé notamment une harmonisation régionale des politiques en matière de biocarburants pour aider les producteurs de jatropha à tirer profit de son exploitation sans compromettre la sécurité alimentaire des populations.


Dommages collatéraux : La face obscure de la "guerre contre le terrorisme" (Seymour HERSH)

           

       mai 2006      619 p.   8,10 € (en Poche)

     Seymour Hersh est une légende du journalisme d'investigation. Depuis trente-six ans, par des enquêtes exemplaires, il a été l'empêcheur de tourner en rond de tous les présidents qui se sont succédés à la Maison Blanche. Dans Dommages collatéraux, Seymour Hersh dévide pour nous l'écheveau des manipulations et des manœuvres qui ont conduit du Word Trade Center à Abou Ghraib. Nourri par les nombreuses confidences de " sources " haut placées, le récit de Seymour Hersh nous plonge au cœur même du pouvoir américain. Qu'il soit question des agissements de la " Cabale ", le petit groupe de néo-conservateurs qui a manigancé la guerre d'Irak, du rapport confidentiel de 2002 dénonçant les tortures à Guantanamo Bay, préfiguration directe d'Abou Ghraib, ou encore de l'opération Anaconda pendant laquelle les GI, par l'incompétence de leur commandement, ont laissé filer Oussama Ben Laden... Est-il nécessaire de préciser que pas une des informations de Seymour Hersh n'a été démentie par l'administration, sa seule réponse étant : " Seymour Hersh est un menteur " ? Ce livre se lit comme un antidote de la désinformation.

                      Biographie de l'auteur
    Après avoir été indépendant et avoir travaillé de longues années pour le New York Times, Seymour Hersh est aujourd'hui grand reporter au New Yorker. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et a reçu le prix Pulitzer.


Bidoche : L'industrie de la viande menace le monde (Fabrice NICOLINO)

septembre 2009      385 p.      21 €

     Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j'ai changé d'avis et de goût. Derrière une côte de boeuf, j'ai fini par voir un boeuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon... On peut parler d'un choc, immense et lent. L'histoire que je vais vous raconter est une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n'était inévitable. Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour " fabriquer " de la " matière " à partir d'êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-ils aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l'industrie de la bidoche est-elle dotée d'une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? A la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l'élevage industriel ?

    Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d'antibiotiques et d'hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique ? Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n'a rien d'évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. A la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d'une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent.

                                 Biographie de l'auteur
    Fabrice Nicolino est journaliste. II est notamment l'auteur avec François Veillerette du best-seller Pesticides, révélations sur un scandale français.


Un milliard d'affamés : Il est urgent de changer la donne !

La communauté internationale a déjà raté de nombreuses occasions de s'engager dans une voie responsable pour faire face à l'enjeu alimentaire mondial : elle ne doit pas manquer l'échéance du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire du 16 au 18 novembre prochain, à Rome, et les étapes qui le précèdent, en particulier les négociations sur les contours du « Partenariat mondial pour l'alimentation » pendant la Semaine Mondiale de l'Alimentation, du 12 au 18 octobre 2009.

C'est une véritable remise à plat des politiques prônées jusqu'à présent qui s'impose. Considérées sous l'angle du droit à l'alimentation, les politiques agricoles, commerciales, énergétiques et de coopération devront être profondément remises en cause, repensées, réorientées. C'est le sens des recommandations formulées par le CCFD-Terre solidaire dans le rapport « Responsabilité alimentaire mondiale : l'Union européenne et les Etats-Unis doivent changer la donne », fruit du travail combiné que mènent ensemble les organisations catholiques de développement au sein de la CIDSE, un réseau international de 16 organisations européennes et américaines, et de l'expertise de l'Institut des politiques agricoles et commerciales (IATP).

Ce rapport s'adressent en particulier aux dirigeants de l'Union Européenne et des Etats-Unis, afin qu'ils assument leurs responsabilités. Rappelons hélas qu'en 1974, en 1996, de tels sommets avaient déjà donné lieu à de belles déclarations non suivies d'effets. En 2000, la communauté internationale s'engageait encore une fois, avec le premier Objectif du millénaire pour le développement, à diviser par deux le nombre d'affamés d'ici 2015. Annonces stériles, faute d'une volonté de mise en œuvre sérieuse. Les pauvres, eux, ne se nourrissent pas de mots...

Cela fait bientôt 50 ans que le CCFD-Terre solidaire s'est érigé pour combattre le scandale de la faim dans les pays en développement. Pour accompagner des organisations locales qui, là-bas, œuvrent au jour le jour sur le terrain afin que le droit de chacun à l'alimentation devienne réalité. Pour mobiliser ici l'opinion et les décideurs en faveur de politiques à même de faire face à ce défi... Un demi-siècle ponctué de petites victoires en faveur des petits producteurs et de l'agriculture familiale, ceux là mêmes qui paradoxalement constituent aujourd'hui plus des deux-tiers des personnes sous-alimentées. Les grands oubliés des politiques publiques. 

Mais pour lutter contre le fléau de la faim, les progrès obtenus à l'échelle locale ou nationale ne suffisent pas. C'est à l'échelle mondiale que des politiques cohérentes et volontaristes permettront aujourd'hui d'assurer le droit à l'alimentation de chaque être humain, et demain de répondre aux besoins alimentaires de 9 milliards d'êtres humains.

Si la vague des « émeutes de la faim » est retombée au sein du petit écran, la situation reste dramatique dans les pays en développement, où les prix des denrées alimentaires de base restent très élevés (contrairement à l'évolution des marchés mondiaux).
La barre symbolique du milliard de personnes souffrant de la faim vient d'être dépassée. Une personne sur six dans le monde ! Et le contexte actuel n'offre guère de perspectives réjouissantes : des prix agricoles sur le marché international durablement hauts, une crise économique mondiale qui détruit des millions d'emplois et ampute le pouvoir d'achat des ménages, des activités agricoles déjà perturbées par le changement climatique, etc. Jamais l'urgence d'une réponse coordonnée et volontariste de la communauté internationale n'a été aussi vive.

La FAO répète régulièrement la capacité de la planète à nourrir la population mondiale, aujourd'hui et demain : au-delà des défis agronomiques (produire plus, produire mieux) la faim est avant tout une question politique. Parce que les affamés souffrent d'un manque d'investissement dans l'agriculture de plus en plus marqué ; de politiques publiques de soutien au développement agricole et rural déficientes, voire simplement supprimées après les ajustements structurels ; de règles commerciales instaurant une concurrence « libre et non-faussée » entre pays riches et pauvres, entre agri-managers et petits paysans ; d'une mainmise  de plus en plus forte par les grandes firmes multinationales et les acteurs financiers sur les marchés agricoles non seulement mondiaux, mais aussi locaux ; d'une concentration croissante des ressources naturelles ou monétaires entre les mains de quelques-uns plutôt que pour l'intérêt général...

La France et l'Europe ne peuvent avoir un rôle de spectatrices. Pas plus qu'elles ne peuvent se permettre d'être donneuses de leçons, étant donnée leur part de responsabilité dans ces véritables « recettes assassines ».

Le Sommet mondial de novembre prochain constitue une étape cruciale au cours de laquelle les chefs d'Etat et de gouvernement auront l'opportunité de passer des paroles aux actes : la mise en œuvre du droit à l'alimentation comme fondement de leurs politiques serait un tournant historique ; et l'émergence d'une véritable gouvernance au sein d'un Partenariat mondial pour la sécurité alimentaire, cohérent et inclusif, un préalable pour cette mise en œuvre.

Il y a urgence ! Comme l'a rappelé le rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l'alimentation, « si rien n'est fait de décisif, le nombre d'affamés continuera à croître. Nous pouvons changer cela en faisant les bons choix. Si nous échouons, nous partagerons alors la responsabilité de la continuation de cette situation inacceptable ».


Le nouveau classement des paradis fiscaux

    Le nouveau classement des paradis fiscaux par le réseau Tax Justice Network met en évidence les limites de l'action du G20 contre l'opacité financière

    Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il voulu y croire en voyant fondre rapidement les listes noire et grise de « territoires non-coopératifs » établies par l'OCDE. Sauf que les critères servant à l'OCDE pour dresser ses listes ne suffisent pas, loin s'en faut, à définir ce qu'est un paradis fiscal. Autrement dit, ce n'est pas parce que la liste grise se vide qu'il n'y a plus de paradis fiscaux ! Une majorité des Français n'est d'ailleurs pas dupe, seuls 37% d'entre eux jugeant la liste officielle « fiable et complète ».
    Preuve en est le classement de 60 pays et territoires publié ce jour par le Tax Justice Network (TJN), réseau international d'experts et d'associations auquel participe activement en France la Plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. Fruit d'un colossal travail mené sur plusieurs années, ce classement est établi à partir d'un indice combinant le degré d'opacité, évalué à partir de 12 critères, au poids des différentes places financières dans l'économie mondiale. Il montre que des territoires comme l'Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les Îles Caïmans ou Jersey, aujourd'hui sur la liste blanche de l'OCDE, constituent pourtant des places financières centrales pour les acteurs à la recherche d'opacité.

    L'indice de TJN évalue plusieurs aspects cruciaux que l'OCDE ne prend pas en compte, notamment :

    - Le rôle des trusts, ces mécanismes prête-noms, grande spécialité anglo-saxonne, qui permettent de masquer donneurs d'ordre et détenteurs de fonds, faute d'un registre ouvert aux autorités de contrôle comme il en existe en France pour les fiducies.

    - L'exigence d'une coopération fiscale automatique et multilatérale. Le critère de l'OCDE - signer 12 conventions d'échange de renseignements fiscaux à la demande - est une exigence beaucoup trop laxiste, comme en atteste la sortie de Monaco de la liste grise après que ce territoire ait signé des conventions avec une dizaine d'autres paradis fiscaux. TJN estime que dans l'attente d'un accord multilatéral, au moins 60 conventions doivent être signées pour que la coopération bénéficie aussi aux pays en développement, principales victimes de l'évasion fiscale. Il évalue aussi le type d'échange de renseignements selon qu'il se fait « à la demande » du fisc étranger, avec de nombreuses justifications, ou de manière automatique.

    - L'importance de la coopération judiciaire et de la mise en place effective des lois anti-blanchiment, seules à même de permettre une traque efficace de l'argent du crime et de la corruption.
Pour la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires, c'est sans doute dans le « top ten » des territoires opaques identifiés par Tax Justice Network que se concentre, à l'échelle mondiale, l'argent sale et celui de l'évasion fiscale. C'est là qu'il faut chercher, en particulier, les centaines de milliards qui manquent chaque année dans les budgets des pays en développement, comme dans ceux des pays développés. Faute d'obtenir une réelle transparence de la part de ces territoires, mais aussi de la part des acteurs qui y opèrent, le combat engagé contre les paradis fiscaux restera vain. Ainsi, l'exigence de transparence envers les banques françaises ne saurait être limitée à leur activité dans les territoires de la seule liste grise de l'OCDE. C'est dans l'ensemble des territoires opaques que banques et multinationales doivent faire la preuve qu'elles n'ont rien à cacher.


Montecristi ( Jean-Noël Pancrazi)

janvier 2009    132 p.    12,90 €

       Montecristi est le récit d'une saison en enfer. Tout commence la nuit de Noël, en République dominicaine. Le narrateur est seul à la terrasse d'un hôtel de la petite ville de Montecristi, tout près de la frontière haïtienne, où il s'est installé, un an auparavant, après avoir quitté Paris et ses amis. Montecristi aurait pu être pour lui un lieu idéal d'exil, il en découvre l'envers : bagarres, assassinats, passeurs sans scrupule exploitant la misère des émigrés clandestins. Mais surtout, il comprend que l'eau de la mer, dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de la ville, est empoisonnée par des fûts toxiques déposés là, une nuit, en secret, par des cargos américains. Ces déchets irradient la population, déciment les pêcheurs et tuent Chiquito, le petit cireur de chaussures auquel il s'était attaché. L'auteur s'était promis de révéler ce scandale, il le fait aujourd'hui avec ce roman.

                                                          Biographie de l'auteur
     Jean-Noël Pancrazi est l'auteur de plusieurs romans et récits, parmi lesquels Les quartiers d'hiver, Madame Arnoul et Tout est passé si vite


Paysans malgaches et accaparement des terres

     Les paysans appellent aux citoyens Malgaches d’agir ensemble face à ce nouveau système de néocolonialisme.

    La FTM/CPM (Firaisankinan’ny Tantsaha eto Madagasikara/Coalition Paysanne deMadagascar) tient à exprimer ces inquiétudes sur l’accaparement incessantes des terres malgaches par des firmes internationales. Sachant que le cas de l’accès de l’industrie Sud Coréenne DAEWOO à la terre reste encore floue et sans une déclaration officielle de la part du gouvernement Malgache sur l’annulation de l’installation de cette société. Une fois encore est venue s’installer la société VARUN. Les peuples malgaches courent vraiment de graves dangers surtout les paysans. Deux régions en sont victimes concernant l’implantation de VARUN : Sofia et Atsinanana.

    Ces derniers temps, la FTM/CPM a réalisé des fora régionaux sur la Souveraineté Alimentaire dans les régions Itasy, Atsinanana et Sofia en partenariat avec la Fondation de France. La souveraineté Alimentaire consiste au droit des paysans d’avoir une dignité de vie saine sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental. La mise en place de la Souveraineté Alimentaire dépend fortement de l’accès des paysans aux cinq ressources fondamentales de l’agriculture telles que l’eau, la terre, l’accès à la microfinance, l’accès au marché et aux technologies appropriées. Dans ces fora, un des points qui reviennent de régions en régions est l’engloutissement des grandes firmes internationales des terres des paysans. La situation du contrat entre l’Etat Malgache et l’industrie Sud Coréenne DAEWOO a été remise en question. Malheureusement, les réponses officielles et transparentes n’apparaissent jamais. De plus, le cas de l’accaparement des treize plaines par l’industrie VARUN a été aussi cité dans la région Sofia. Un témoignage de paysan a affirmé que des résistances ont déjà eu lieu avec la collaboration des Maires de quelques communes, des Chefs Fokontany et des paysans. Ces derniers ont boycotté la signature du contrat.

   Ainsi, devant toute cette situation la FTM/CPM fait appel aux autorités locales, régionales et nationales de collaborer pour la défense des paysans qui s’y trouvent mais pour la protection des terres malgaches qui sont d’une valeur patrimoniale très importante pour nous peuples malgaches et pour le respect de notre droit, à l’arrêt immédiate de la signature du contrat entre l’Etat Malgache et la Société VARUN. De même nous demandons une déclaration officielle de l’Etat Malgache à l’annulation du contrat entre l’Etat Malgache et la Société DAEWOO.

    La FTM/CPM sollicite aux futurs responsables de la quatrième République que Madagascar n’est pas à vendre, nous demandons le droit des peuples malgaches à la terre surtout que 73% des malgaches survivent en dépend de l’agriculture familiale.

    Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !


Vers une nouvelle définition des produits non-OGM

Dans un avis présenté mardi, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) préconise que ne puissent être considérés "sans OGM", que les produits alimentaires contenant moins de 0,1% d'ADN transgénique. Le gouvernement a alors annoncé qu'il allait préparer sur la base de cet avis, un décret définissant un nouvel étiquetage.

Mis en place en avril dernier, le HCB a été saisi par le gouvernement en juin afin qu'il fasse des propositions pour la définition de produits "sans OGM". Dans son avis publié mardi, il fait la distinction entre les filières végétales et animales et propose que pour les végétaux, la mention "sans OGM" soit réservée aux produits contenant moins de 0,1% d'ADN transgénique, "seuil le plus bas techniquement réalisable garantissant à la fois le respect du consommateur et la fiabilité des transactions".Pour les produits issus d'animaux tels que le lait, la viande ou le fromage, le HCB recommande que la mention "nourri sans aliments OGM" ou "issu d'animaux nourris sans aliments OGM" soit réservée aux produits provenant d'animaux nourris avec des aliments contenant également moins de 0,1% d'ADN transgénique.Concernant enfin les produits issus de l'apiculture, le comité estime que la mention sans OGM devrait être fondée sur une distance minimale entre le rucher et les cultures d'OGM.Le HCB a été créé par la loi sur les OGM de juin 2008 relative à "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM". Cette loi précise que la définition des produits "sans OGM" se comprend par référence à la définition communautaire. Mais en attendant cette définition européenne, le seuil doit être défini par voie réglementaire.Dans un communiqué, les ministères de l'Écologie, de l'Économie, de la Recherche et de l'Agriculture ont déclaré que "le gouvernement préparera un projet de décret définissant l'étiquetage des produits provenant des filières sans OGM afin de permettre au consommateur et au producteur d'exercer leur libre choix".

 


Journalistes verts poursuivis.

     
        Reporters sans frontières au rapport (vert)
    L’ONG publie aujourd’hui un rapport sur les journalistes poursuivis parce qu’ils ont dénoncé des crimes environnementaux.

Il n’y a pas que sous les balles et dans le sillon des chars qu’on risque sa peau. Reporters sans frontières publie aujourd’hui un rapport et conte l’histoire de quelques journalistes menacés, condamnés ou blessés parce qu’ils avaient dénoncés des crimes environnementaux.

    “Lai Baldé, journaliste guinéen, vit sous la menace. Tamer Mabrouk, blogueur égyptien, fait l’objet d’une procédure judiciaire. Le journaliste russe Grigory Pasko a passé quatre années en prison. Son confrère ouzbek, Solidzhon Abdurakhmanov, vient d’être condamné à dix ans de prison”. Le rapport publié aujourd’hui par Reporters sans frontières (RSF) commence par une longue litanie de victimes. Leur point commun ? “Ils enquêtent ou ont enquêté sur des sujets liés à l’environnement dans des pays où il est dangereux de le faire. ”

    Comme la corruption ou les bavures militaires, les entorses à l’environnement embarrassent aujourd’hui les gouvernements aux quatre coins du monde. “Ces questions sont devenues des enjeux stratégiques notamment pour les nations qui dépendent énormément de leurs ressources en matières premières. D’autant que du bon respect de l’environnement dépend aussi l’aide des pays riches, décrypte Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF. Alors aujourd’hui dans ces pays, on risque sa peau pour en parler. ”

    La révélation ne date pas d’hier mais les cas se multiplient depuis quelques années. “On en voit au Brésil, au Cambodge, au Congo. Mais de loin, les cas les plus fréquents sont en Russie“, souligne M. Julliard. Ainsi de l’histoire de Grigory Pasko, emprisonné quatre ans pour avoir dénoncé le versement de déchets nucléaires dans la mer du Japon (voir témoignage). Ailleurs, d’autres ont pris dix ans pour avoir rapporté l’assèchement d’une mer, des coups pour un projet d’autoroute traversant une forêt ou ont été kidnappé pour s’être attaqué à la déforestation. Des menaces d’autant plus graves qu’elles attaquent des journalistes en devoir d’information, souligne le rapport. “Pour préserver la nature, il faut en premier lieu établir un diagnostic précis de l’état des ressources et de la façon dont elles sont employées. Grâce à ce travail d’analyse – auquel la presse participe largement – les décideurs politiques peuvent ensuite fixer les normes qui s’imposeront aux acteurs économiques et aux populations.”

    Or, ces journalistes sont souvent peu soutenus par les populations locales, effrayées à l’idée de perdre leur emploi dans des entreprises trop polluantes. Ils sont donc souvent peu ou pas défendus, leurs histoires peu médiatisées. RSF s’est promis d’y remédier “Quand les journalistes s’attaquent à des problèmes économiques ou politiques, on peut se dire qu’ils cherchent le scoop, concède Jean-François Julliard. Mais là ils traitent des questions d’intérêt général. Ils oeuvrent pour le bien de l’humanité ! ”

    A lire aussi dans Terra eco :
   - 4 ans de prison pour avoir enquêté sur les déchets nucléaires

 


A marche forcée, les oubliés de la croissance chinoise ( Samuel BOLLENDORF )

 

120 pages     Editeur : Textuel    (22 mai 2008)     45 €
    Le monde célèbre aujourd'hui le miracle de la Chine engouffrée dans l'économie de marché. Derrière la vitrine officielle, trois quarts des paysans vivent en dessous du seuil de pauvreté et sont contraints de migrer clandestinement à l'intérieur de leur propre pays. Exploités à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux, dans les mines de charbon meurtrières ou dans les ateliers du monde, ces migrants fuient des campagnes millénaires dévastées par les pollutions industrielles où les populations se meurent en silence sous les pressions de gouvernements locaux corrompus. Samuel Bollendorff enquête sur une Chine à marche forcée, miroir d'une économie mondiale qui s'emballe. 
 (Suite)

La situation en Guinée examinée par le Procureur de la CPI

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a confirmé jeudi qu'il procédait à un examen préliminaire de la situation en Guinée sur la base d'informations selon lesquelles des crimes relevant de la compétence de la Cour auraient été commis lors d'événements récents.

 

La Guinée est un État Partie au Statut de Rome depuis le 14 Juillet 2003. En conséquence, la CPI a compétence à l'égard des crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou du crime de génocide pouvant être commis sur le territoire de la Guinée ou par ses ressortissants, y compris les meurtres de civils et des violences sexuelles.

 

Le Bureau du Procureur a pris connaissance d'allégations graves concernant les événements du 28 Septembre 2009 à Conakry et a reçu des informations relatives à ces événements conformément à l´Article 15 du Statut de Rome. Un examen préliminaire de la situation a été immédiatement engagé afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la CPI ont été perpétrés.

 

« Des informations que nous avons reçues, des images que j'ai vues, il apparaît que des femmes ont été violées ou en tout cas brutalisées sur la pelouse du stade de Conakry, apparemment par des hommes en uniforme qui ont même utilisé leur arme », a déclaré Fatou Bensouda, Procureure adjointe de la CPI. « Tout ceci est révoltant, insoutenable. Cela ne doit plus jamais se reproduire et les responsables devront rendre des comptes ».

 

Les situations en Afghanistan, en Colombie, en Côte d'Ivoire, en Géorgie, au Kenya et en Palestine font également l'objet, parmi d'autres, d'un examen préliminaire de la part du Bureau.

 

Le Bureau du Procureur mène en ce moment des enquêtes à propos de quatre situations : la République démocratique du Congo, le Nord de l'Ouganda, la région du Darfour au Soudan et la République centrafricaine. Tous ces pays restent, à des degrés divers, engagés dans des conflits dont les victimes ont un besoin urgent de protection.

 

La Cour pénale internationale est une juridiction indépendante et permanente qui mèn


Vingt-sept questions d'économie contemporaine - (Philippe Askenazy et Daniel Cohen)

août 2009     90 p.   10,50 €

     L'économie, matière vivante s'il en est, serait-elle réservée aux spécialistes et condamnée à l'hermétisme ? " Non " répondent les économistes parmi les plus éminents, réunis autour de Philippe Askenazy et Daniel Cohen. Ils le montrent et le démontrent dans ce livre singulier qui procède tout autant d'un dictionnaire du quotidien, d'un traité pratique que d'un manuel intelligent d'économie. Des limites du système de retraites français aux liens entre guerre et commerce dans les relations internationales en passant par la rente nucléaire, les faiblesses de la grande distribution ou les crises financières, les auteurs analysent les fils qui relient la vie économique à l'ensemble de la société. Les thèmes abordés dans cette somme plongent le lecteur dans un univers enfin plus intelligible, loin des débats d'initiés.

                                             Biographie des auteurs
    Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'Ecole d'économie de Paris et directeur adjoint du CEPREMAP. Il est l'auteur de Les Désordres du travail. Enquête sur le nouveau productivisme (Seuil, 2004).

     Daniel Cohen est professeur à l'Ecole normale supérieure, vice-président de l'Ecole d'économie de Paris et directeur du CEPREMAP. Il est l'auteur, dans la collection " Pluriel ", de La Mondialisation et ses ennemis.


Les bobards économiques (Hervé NATHAN, Nicolas PRISSETTE )

 

 

avril 2009      205 p.     15,90 €

       La crise vient des Etats-Unis... Et si c'était faux? A y regarder de plus près, la France est, elle aussi, coupable. Depuis plus de dix ans, une série de décisions politiques - de droite comme de gauche - ont précipité le pays dans une spirale infernale. Travailler plus pour gagner plus? Les chiffres des heures supplémentaires, la mesure phare de Nicolas Sarkozy, sont faux. Les milliards d'euros de baisses d'impôts engagés depuis Lionel Jospin? Ils n'ont servi à rien. La France gagnante dans la mondialisation? Un déni d'experts. Des biocarburants dans toutes les pompes? C'était une imposture. Des stock-options pour encourager les patrons? Un scandale dénoncé par la Cour des comptes. Etc. Ce livre raconte pour la première fois l'histoire réelle de douze bobards économiques, de leur conception jusqu'à leur fiasco, en dévoilant le dessous des cartes.

          Biographie des auteurs
     Hervé Nathan est rédacteur en chef du service "Economie-social" à Marianne. Il a travaillé auparavant à Libération et à la Tribune.

   Nicolas Prissette est chef-adjoint du service "Economie" au Journal du dimanche, après avoir été à la Tribune et au Revenu.


Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus ( Omar BA )

avril 2009     256 p.     18 €

     Nous tenons à remercier ici tous ceux et celles qui, ayant lu Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus, nous manifestent un soutien chaleureux.
     Je veux faire comprendre aux jeunes d'Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.

    Omar Ba en a rêvé pendant vingt ans : l'Europe, c'est pour des millions de jeunes Africains un eldorado fantasmatique. Qu'il faut atteindre à tout prix. En s'arrachant aux siens.

    Après un périple de trois ans, au péril de sa vie, il a fini par atteindre la France. Toutes ses illusions s'effondrent. Il ne trouvera rien des fausses images d'abondance qui circulent en Afrique.

                                Biographie de l'auteur

     A 29 ans, l'auteur, étudiant en sociologie et travaillant dans une ONG, conseille aux jeunes de son continent d'origine : « Si vous croyez que l'Europe est la solution à vos problèmes, ne venez pas ! Rêvez plutôt d'Afrique ! »


La crise de trop - Reconstruction d'un monde failli (Frédéric LORDON)

 
 
 
 
 
      Alors même qu'elle n'a pas encore épuisé ses développements propres, la crise financière s'est déjà dépassée elle-même. Elle s'est dépassée économiquement en une récession meurtrière. Elle s'est dépassée politiquement car le dérèglement financier finit par apparaître pour ce qu'il est vraiment : le symptôme d'un dérèglement d'une tout autre nature et d'une tout autre échelle. C'est un modèle d'ensemble qu'une sorte de " catalyse par les points extrêmes " rend d'un coup visible, et surtout odieux. Comment la société a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels niveaux d'inégalités ? Pourquoi a-t-il fallu atteindre le point d'obscénité de l'enrichissement de la finance pour produire enfin une mise en question ? Quelles forces ont oeuvré si longtemps à installer et défendre pareille configuration du capitalisme ? Et aussi, maintenant, quelles sont les voies de sortie, à quelles transformations radicales faut-il procéder ? Le livre fait des propositions. De la refonte totale des structures bancaires en un " système socialisé du crédit " jusqu'au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat - celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage -, il s'agit de saisir l'opportunité historique d'une nouvelle donne ", seule à même de dénouer une crise sociale extrême.

                        Biographie de l'auteur
     Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS ; ses travaux portent sur le capitalisme financiarisé. Il développe également un programme de recherche spinoziste en sciences sociales. Derniers ouvrages publiés : Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme (dir), Presses de Sciences Po, 2008 ; Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d'agir, 2008.

La crise globale : On achève bien les classes moyennes, et on n'en finit pas d'enrichir les élites (J. M. QUATREPOINT)

 

 

      La crise des subprimes ? C'est la faute des banques. La bulle Internet ? C'est la faute de la spéculation. Les fermetures d'usines et les délocalisations ? C'est la loi de l'économie. Le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre ? Ils n'ont bien sûr rien à voir avec le développement exponentiel des transports et le mouvement brownien des marchandises aux quatre coins de la planète. Les hausses vertigineuses des matières premières ? C'est la faute des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Bref, d'une demande qui explose.

      À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement  à posteriori. Mais jamais, au grand jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas... globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu'il s'agit bien d'une crise globale. Elle est la conséquence des dérives d'un processus entamé, voilà près de trente ans, lorsque le capitalisme anglo-saxon a décidé de revenir aux sources du libéralisme et de s'imposer aux quatre coins du monde.

      Dans les années quatre-vingt-dix, l'alliance sinoaméricaine, Internet et la financiarisation de l'économie ont fait croire au triomphe définitif de la mondialisation. Trop rapide, trop forte, trop brutale, elle a débouché, après le 11 septembre 2001, sur une sorte de spirale infernale, une fuite en avant des pays occidentaux dans une économie de la dette. Les Anglo-Saxons ont joué les apprentis sorciers. Jean-Michel Quatrepoint écrit le roman de cette globalisation qui se voulait heureuse et qui tourne au fiasco pour les Occidentaux.

                   Biographie de l'auteur
     Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de L'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Économiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans.


Trois leçons sur la société post-industrielle ( Daniel Cohen )

septembre 2006    90 p.   10,50 €

    La société industrielle liait un mode de production et un mode de protection. Elle scellait ainsi l'unité de la question économique et de la question sociale. La " société post-industrielle ", elle, consacre leur séparation et marque l'aube d'une ère nouvelle. Daniel Cohen analyse ici les ruptures qui ont conduit le capitalisme du XXIe siècle à la destruction méthodique de cet héritage : innovations technologiques, révolution financière, transformations des modes d'organisation du travail, mondialisation des échanges... En examinant les logiques à l'œuvre dans ces bouleversements, ces " trois leçons " aident à comprendre les défis du monde à venir.

                                         Biographie de l'auteur
    Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et directeur du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP). Il est également membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre et éditorialiste associé au journal Le Monde.


Le capitalisme d'héritiers (Thomas PHILIPPON)

2007      109 p.    10,50

     Contrairement à certaines idées reçues, les Français accordent plutôt plus d'importance au travail que les autres Européens, et les rigidités du droit et de la fiscalité ne peuvent expliquer, à elles seules, ni l'apparition ni la persistance du chômage de masse.
    La crise française est d'abord le fruit de relations sociales marquées par l'insatisfaction et la méfiance. Souvent associée à un syndicalisme de contestation, cette situation est aussi le résultat d'un "capitalisme d'héritiers" aux pratiques managériales conservatrices et frustrantes pour les salariés. Le capitalisme français peine en effet à promouvoir les plus créatifs et les plus compétents, et tend à privilégier l'héritage et la reproduction sociale dans le recrutement de ses élites. Issu d'une histoire longue et complexe, il a aujourd'hui un coût économique très lourd et largement sous-estimé. 

                             Biographie de l'auteur
    Thomas Philippon est économiste. Il enseigne l'économie financière à la Stern School of Business (New York University - États-Unis). Ses recherches portent sur la macro-économie, le marché de l'emploi, la finance et l'organisation des entreprises.


Le marché noir de la bombe : Enquête sur la prolifération nucléaire ( Bruno Tertrais )

                                                         septembre 2009     260 p.     18 €

     Pendant longtemps, l'arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsqu' Israël, puis l'Inde, se sont également dotés de l'arme atomique. Le Pakistan s'est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l'un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe. Il a offert ses services à l'Iran, à la Corée du Nord, mais aussi à l'Irak, à la Libye et sans doute à d'autres. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien suscite, au Moyen-Orient, à la fois l'envie et la crainte. Qui sera le prochain domino du grand jeu nucléaire ? L'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie et la Turquie sont des candidats potentiels. Mais alors que le Pakistan s'enfonce dans la crise, Ben Laden s'intéresse également à l'atome...

     Bruno Tertrais travaille depuis plus de dix ans sur ce dossier. II a eu accès aux documents les plus sensibles et à des témoignages essentiels. Avec Le Marché noir de la Bombe, il lève le voile sur les secrets de la prolifération nucléaire. Dans ce livre où la réalité dépasse parfois la fiction, il explique comment la CIA a réussi à pénétrer le " réseau Khan " après avoir longtemps fermé les yeux sur ses trafics. Il décrit les ramifications du complexe atomique ; pakistanais et analyse avec lucidité le risque de terrorisme nucléaire.

                          Biographie de l'auteur
    Bruno Tertrais est spécialiste des questions internationales. Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, il a été membre, en 2007-2008, de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la Commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne. Il est notamment l'auteur de La Guerre sans fin (Éd. du Seuil, 2004), du Dictionnaire des enjeux internationaux (Éd. Autrement, 2006), de L'Anne nucléaire (Presses universitaires de France, 2007) et il a dirigé l'Atlas militaire et stratégique (Éd. Autrement, 2008).


Nauru, l'île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde (Luc FOLLIET )

 

juin 2009    148 p.    12 €

       Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un Etat en ruine, une île littéralement dévastée. C'est le récit de cet incroyable effondrement qu'a entrepris Luc Folliet.

    Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce " cadeau de Dieu ", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel Etat et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s'épuise.

    Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des Etats les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y " exporter " ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.

              Biographie de l'auteur

   Luc Folliet est journaliste indépendant et documentariste.


La dernière bulle (Jean-Michel QUATREPOINT)

 septembre 2009     245 p.     16,90 €

    Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers fait faillite. La bombe des subprimes éclate au grand jour. Le krach financier se propage à l'ensemble de l'économie, plongeant le monde dans une crise globale, encore plus grave que celle de 1929. Largement responsables des dérives du capitalisme, banquiers et financiers ont réclamé sans vergogne l'aide des contribuables et des États pour sauver le système. Des trillions de dollars sont généreusement distribués par la Fed et les banques centrales. Moins d'un an après le krach, Wall Street et les financiers se sont refaits, ils s'octroient de faramineux bonus et cherchent par tous les moyens à relancer la machine à spéculer. On a nationalisé leurs pertes pour qu'ils puissent reprivatiser leurs profits.

    Ils sont pour une bonne part à l'origine de l'explosion des dettes publiques et de la formation d'une nouvelle, d'une dernière bulle dont ils s'emploient à tirer le maximum de profits. Jean-Michel Quatrepoint, qui annonçait dès l'été 2008 la crise globale, raconte comment le lobby financier c'est-à-dire Wall Street, les grandes banques et la Réserve fédérale américaine ont lié les mains de Barack Obama, afin d'éviter toute réforme en profondeur du système. Il décrypte le jeu dangereux de ce lobby des lobbies qui ne pense qu'à ses intérêts et nous a fabriqué une fausse reprise.

                  Biographie de l'auteur
    Jean-Michel Quatrepoint est journaliste. Après onze ans passés au Monde, il a dirigé les rédactions de l'Agefi, de La Tribune et du Nouvel Economiste. Il a été le patron de la Lettre A pendant quinze ans. Son livre La Crise globale (Mille et une nuits, 2008) a reçu le Prix de l'Excellence Économique 2009.


Guerres d'Aujourd'hui - Pourquoi ces conflits ? Peut on les résoudre ? (sous la direction de Sara DANIEL)

octobre 2008    464 p.   25 €

    Afghanistan, Darfour, Colombie, Géorgie, Israël-Palestine, Irak, Iran, Liban, Tibet... Pourquoi ces guerres ? Qui en sont les acteurs ? A l'heure où Internet nous submerge d'informations contradictoires, les chercheurs les plus prestigieux de Sciences Po, du CNRS, du Collège de France, de New York University, mais aussi des diplomates et des spécialistes internationaux de la résolution de conflits, partent de l'actualité qui fait la " une " des journaux pour nous l'expliquer, simplement. Et surtout, pour la première fois, ils osent nous proposer leurs solutions pour en finir avec ces conflits. Et si ces guerres d'aujourd'hui n'étaient pas inéluctables ?

                                 Biographie de l'auteur
    Sara Daniel est grand reporter au service étranger du Nouvel Observateur.

   de Barnett Rubin (Auteur), Robert Malley (Auteur), Henry Laurens (Auteur), Ghassan Salamé (Auteur), Lakhdar Brahimi (Auteur), Pierre Jean Luizard (Auteur), Bernard Hourcade (Auteur), Hubert Védrine (Préface), Pierre Hassner (Postface), Sara Daniel (Sous la direction de)


Amérak (Adrien JAULMES)

août 2009     140 p.     14 €
   
     Une affiche annonce un séminaire d'aide psychologique destiné à aider les soldats à faire face au stress : " N'abandonne jamais un camarade à terre. Aucun rendez-vous n'est nécessaire, seulement un esprit ouvert ", explique le préambule. " Lundi : gérer sa colère. Mardi : gérer son stress. Mercredi : travailler en équipe. Jeudi : résolution des conflits. Vendredi : technique de relaxation. Et, en nouveauté, prévention du suicide et rééducation post-traumatique. ". Des piles de Stars & Stripes sont en libre-service. La une du journal de l'armée américaine annonce la mise en service d'un nouveau gilet pare-balles, " offrant plus d'ergonomie et une meilleure protection ".

                        Biographie de l'auteur
     La guerre d'Irak est le premier conflit postmoderne. Pour ce voyage dans un univers absurde, Adrien Jaulmes a emporté avec lui un manuel de survie : Alice au pays des Merveilles.
    Né en 1970, Adrien Jaulmes, grand reporter au Figaro, est lauréat du Prix Albert Londres et du Prix Bayeux des Correspondants de guerre.

L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II ( Erik Orsenna)

octobre 2008      411 p.

    " Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Dans l'espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l'Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l'Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations... J'ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la limite des glaciers. J'ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J'ai écouté d'innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein cœur du désert ? Peu à peu, j'ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J'ai vu s'aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j'ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J'ai vu des illusions et des férocités à l'œuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter. Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ? "