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Vers un monde plus juste

Comment régler ses comptes avec l'argent? (Marie-Claude FRANCOIS-LAUGIER)

septembre 2004    251 p.   15 €

     Quelles sont vos relations personnelles à l'argent ? Que se passe-t-il quand, dans un couple, l'un veut faire payer l'autre ? Qu'est-ce que l'anorexie financière ? Peut-on lutter contre la compulsion d'achat ? Qu'est-ce que le syndrôme de la richesse subite ? Comment bien gérer son banquier ? Que vous en ayez beaucoup ou peu, il n'est pas toujours facile de régler ses propres comptes avec l'argent. Ce livre vous y aidera.

                           Biographie de l'auteur
    Marie-Claude François-Laugier est psychologue clinicienne et psychanalyste. Elle a exercé dans la banque et la haute finance pendant de nombreuses années.


Crédit coopératif .

   Vous voulez que votre argent soit utile tout en vous rapportant des intérêts , mais surtout qu'il ne serve pas à alimenter la masse financière de la spéculation au détriment des besoins fondamentaux de l'humanité?

 Le Crédit Coopératif est fait pour vous .  Il se met au service  de l'environnement, de l'éco-habitat, des énergies renouvelables, du commerce équitable ..... Ce sont des placements responsables .

  Pour plus de renseignements :   www.agiraveclecreditcooperatif.coop


Le microcrédit municipal.

 

 

Le Microcrédit personnel Paris Ile-de-France : qu'est-ce que c'est ?

 

Le Microcrédit personnel Paris Ile-de-France est un prêt destiné aux particuliers parisiens et franciliens qui souhaitent concrétiser un projet et dont les revenus modestes sont trop incertains pour leur permettre d’accéder aux prêts bancaires classiques.

Les projets devront s’inscrire dans une démarche personnelle et/ou d’amélioration du cadre de vie.

 Exemples :

  • Pour une recherche d’emploi : financement du permis de conduire, des frais de formation professionnelle, de l’achat d’un véhicule…
  • Pour l’installation dans un logement ou l’amélioration du confort de vie : financement d’un bien indispensable (chauffe-eau, électroménager de base…).
  • Pour faire face à un événement familial (divorce, décès…).

   Le montant prêté va de 300 € à 3 000 € (jusqu’à 5 000 € pour des cas exceptionnels).

   La durée va de 6 à 36 mois (jusqu’à 60 mois pour des cas exceptionnels). Cette durée sera calculée en fonction des ressources du demandeur et de la nature de son projet.

   Les intérêts sont de 4 % (pas de frais de dossier ni d’assurance, pas de frais en cas de remboursement anticipé).
Si vous habitez Paris, la moitié des intérêts vous sera reversée après remboursement de votre prêt.

   Le Microcrédit personnel n’a pas vocation à se substituer aux prêts à la consommation classiques ou aux dispositifs d’aide sociale. Il ne peut servir à combler des découverts, à racheter des dettes, ou à créer une entreprise.

   Exemple : pour un prêt de 2 500 €, d’une durée de 36 mois au taux annuel fixe (TEG) de 4 %, la mensualité est de 73,81 € (hors assurances facultatives) et le coût total du crédit est de 157,16 €. Offre sous réserve d’acceptation de votre dossier et du respect des conditions d’octroi et de taux définis pour ce prêt. Taux fixe de 4 %, en vigueur au 01/10/2008, susceptible d’être modifié sans préavis à compter du 30/09/2009.

01 44 61 65 55

microcredit-parisidf
@creditmunicipal.fr


Le microcrédit ( l'Adie ).

 www.adie.org                   fondatrice : Maria NOWAK

    L'Adie est une association qui aide des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur entreprise et leur propre emploi grâce au microcrédit.

   Elle a été créée en 1989 par Maria Nowak en adaptant à la France le principe du microcrédit. Particulièrement efficace dans le cadre de l'économie du tiers-monde, le microcrédit s'est développé de façon considérable en Asie, en Afrique et en Amérique Latine. Aujourd'hui des millions de personnes à travers le monde vivent de leur travail grâce à ce type de financement. Depuis une quinzaine d'années, le microcrédit se développe dans les pays industrialisés d'Europe et d'Amérique du Nord.

   L'Adie finance et accompagne les créateurs d'entreprise n'ayant pas accès au crédit bancaire, en particulier les chômeurs, les allocataires du RMI mais aussi les salariés précaires, dont les besoins de financement ne sont pas couverts par les banques. L'Adie vous permet ainsi de créer ou développer votre entreprise, qui peut prendre différentes formes : une entreprise individuelle, une SARL, une EURL, etc...

                            ADIE mode d'emploi

    Je souhaite créer ou développer mon entreprise. Je n'ai pas accès au crédit bancaire.

   2. Je contacte l'Adie. Un conseiller m'indique si je peux obtenir un microcrédit.

   3. L'Adie étudie ma demande et me fait part de la décision rapidement.

   4. L'Adie me propose un financement adapté à mon projet pouvant aller jusqu'à 10 000 €. Ce financement comprend : un microcrédit, des financements complémentaires (tels que le prêt d'honneur, EDEN, la prime régionale, le PCE, etc.) et, éventuellement, un prêt de matériel (véhicule, ordinateur, matériel de vente sur les marchés, ...).

   5. Je rembourse en fonction de mes capacités. Le montant des échéances est étudié avec l'Adie.

   6. L'Adie m'accompagne dans la création ou le développement de mon activité.

 (Suite)

Finance éthique (Michel ROUX).

 éd. Revue Banque       159 p.      28€

       
    Présentation de la genèse de la finance éthique, de son rôle, de son contenu, de ses acteurs et de ses perspectives. Ethique et finance pourquoi, comment, pour quels enjeux, n'y a-t-il pas antinomie entre efficacité économique et développement respectueux ? L'ouvrage se propose d'apporter une réflexion nouvelle et pluridisciplinaire à l'évolution des modes de gouvernance de la sphère financière tout à la fois marqués par le processus irréversible de mondialisation et traversés par des aspirations de responsabilité sociale. Pour cela, il convient d'analyser les raisons de la promotion de l'éthique en finance, de relever les éventuels écarts entre le discours et les pratiques et d'identifier les fonctions réelles, au-delà des finalités affichées. La démarche de l'ouvrage se doit de s'interroger sur la place de l'éthique dans la finance et la mutation du système capitaliste. Cette interrogation, récemment mise en avant comme étant susceptible d'apporter une réponse plausible aux scandales qui ont agité l'économie et la finance, est pourtant plus ancienne et sans doute destinée à une plus large vocation. Appuyer l'action et la réflexion : comment agir dans l'incertitude tout en répondant sereinement des choix d'investissement de demain en milieux culturels et sociologiques différents ? Personne ne possède le monopole de l'éthique, cependant, entre l'investissement socialement responsable et l'épargne solidaire, des acteurs différents interviennent avec des perspectives et des méthodes spécifiques. Voici quelques défis que ce livre espère relever et soumettre à la sagacité des lecteurs : décideurs, épargnants, étudiants, universitaires ou professionnels de la finance, tous artisans d'une société viable et responsable.

                           Biographie de l'auteur
    Michel Roux, doyen de la Faculté de sciences économiques et de gestion de l'Université Paris 13, directeur de l'Institut universitaire professionnalisé de Banque/Finance et responsable de la mention des masters " Finance de la banque et de l'industrie ". Il est coordinateur du réseau IUP Banque/Finance/Assurance et appartient au laboratoire de recherche " le Centre d'économie Paris Nord " (CNRS, unité mixte de recherche n° 7115). Ses travaux portent sur le financement de l'innovation, la gouvernance et la responsabilité sociale de l'entreprise. Il publie régulièrement des articles dans la revue Banque stratégie et intervient dans des colloques et des conférences-débats portant sur l'évolution des pratiques bancaires.


Environnement: comment choisir ma banque?

 Guide "Environnement, Comment choisir ma banque? Pour le télécharger , allez sur le site

   http://www.amisdelaterre.org/L-environnement-un-critere-de.html

   Pour recevoir le format papier appelez les Amis de la Terre au 01 48 51 32 22

   30 septembre 2008,
   Par Yann Louvel

    Les Amis de la Terre publient aujourd’hui la version 2008-2009 de leur guide éco-citoyen « Environnement : comment choisir ma banque ? » , en partenariat avec la CLCV. L’association a analysé les impacts environnementaux et sociaux des différentes activités des grandes banques françaises afin d’informer les citoyens de l’utilisation qui est faite de l’argent qu’ils confient à leur banque, et les pousser à modifier leurs pratiques. Le guide révèle dans son classement trois groupes de banques distincts : la Nef et le Crédit Coopératif aux impacts positifs, la Banque Postale, la Banque Populaire, la Caisse d’Epargne et le Crédit Mutuel-CIC aux risques faibles à modérés, et le Crédit Agricole, la Société Générale et BNP Paribas, qui s’avèrent les plus risquées et pour lesquelles les Amis de la Terre formulent des recommandations précises.

    La publication du guide « Environnement : comment choisir ma banque ? 2008/2009 »  intervient un an et demi après la première version. Basé entre autres sur l’expertise de BankTrack, le réseau international d’ONG travaillant sur la finance dont les Amis de la Terre sont membres, le guide 2008-2009 confirme ce que son prédecesseur révélait déjà : de trop nombreuses banques françaises sont impliquées dans des projets controversés aux impacts sociaux et environnementaux lourds.

   

 (Suite)

Produire de la richesse autrement (collectif).

Produire de la richesse autrement 

Coordonné par Julie CHATEL et Florian ROCHAT

distribué en France par le Collectif des éditeurs indépendants (01 45 41 14 38)

 ou sur le site www.amazon.fr (5% de réduction, pas de frais de port)

 

      

    Cet ouvrage collectif publié par le CETIM (Centre Europe - Tiers Monde) permet d’approfondir les débats en cours sur les stratégies possibles pour accoucher d’un monde où chacun et chacune, collectivement et individuellement, soient acteurs et sujets d’un développement authentique, durable et au service de la totalité de la population mondiale et des besoins fondamentaux des êtres humains

    Quel point commun y-a-t-il entre les militantes du Cercle d’auto promotion pour un développement durable au Bénin, les piqueteros d’Argentine, les activistes du mouvement social de micro-épargne Nigera Kori au Bangladesh, les socios des coopératives Mondragón en Espagne, les ouvriers de l’usine récupérée Zanón en Argentine… ?

    Elles et ils sont investis dans une expérience d’économie sociale et solidaire collective, véritable laboratoire d’alternative sociale. On en recense des milliers. Souvent impulsées par la nécessité de survi­vre, elles existent et produisent autrement sans avoir nécessai­rement attendu une situation politique favorable.

    Elles font rarement la une des journaux alors qu’elles présentent des éléments positifs, voire subversifs, servant à la construction d’un monde plus solidaire et juste. Ce livre relate quelques-unes des ces pratiques relevées à travers le monde.

    Mais allons plus loin. Quel est le rapport de ces expériences à la mondialisation, à l’Etat, au pouvoir ? Peuvent-elles générer une croissance endogène ? Quels enseignements généraux tirer ? Quelle pourrait être une politique d’Etat favorisant le développement de l’économie sociale et solidaire ?

    Cet ouvrage donne des éléments de réponses qui ne manqueront pas de susciter l’intérêt du public à la recherche d’alternatives et d’autres modes de production et de consommation ou prêt à s’investir dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

  1. Produire de la richesse autrement
    Usines récupérées, coopératives, micro-finance,… les révolutions silencieuses
    PUBLICETIM N°31, 176 pages | 2008
    ISBN 978-2-88053-069-3
    Prix : 10 CHF | 6 €
    2008-12-2020:50:26

Monnaies régionales, de nouvelles voies vers une prospérité durable (B. LIETAER, M. KENNEDY).

 

   

    Le processus de mondialisation qui est en œuvre depuis une vingtaine d'années suscite autant l'assentiment que la méfiance. Il s'agit aujourd'hui non pas de savoir si la mondialisation est "bonne" ou "mauvaise", mais d'élaborer un modèle dans lequel tous les participants seraient gagnants. Se fondant sur le rôle que notre système monétaire joue dans ces dysfonctionnements, Bernard Lietaer et Margrit Kennedy démontrent que des organisations ayant une bonne connaissance des attentes au niveau local sont plus à même de remplir des missions sociales comme l'assistance aux enfants ou aux personnes âgées, la lutte contre le chômage... Ils militent pour que les initiatives de portée nationale ou européenne soient soutenues par l'introduction de monnaies régionales. Ce modèle de développement concret, crédible et cohérent, offre une contre-esquisse à la forme actuelle de la mondialisation, et permet de répondre aux attentes légitimes de ces milliards d'hommes qui, actuellement, n'en subissent que les conséquences négatives.

                           Biographie de l'auteur
    Bernard Lietaer a travaillé dans le domaine des systèmes monétaires pendant 30 ans. Il est l'auteur, entre autres, de Future of Money, traduit en 18 langues. Margrit Kennedy était la première femme professeur d'architecture et d'urbanisme en Allemagne, et la première à se spécialiser en techniques de construction écologique
.


La monnaie et ses mécanismes (Dominique PLIHON)..

éd. La Découverte   (Repères Essai Poche )

 

   Né en 1946, Dominique Plihon a obtenu le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris en 1969. En 1970, il est parti travailler aux États-Unis où il a produit et soutenu un doctorat en économie financière en 1974 à l'université de New York. Après avoir travaillé pour la Banque de France de 1974 à 1983, puis pour le Commissariat général du Plan jusqu'en 1988, il a réussi le concours de l’agrégation de l’enseignement supérieur en sciences économiques et est devenu professeur d'université.

   Sur le plan politique, après avoir longtemps milité à la CFDT et au PSU[1], et en particulier au sein de sa commission internationale, laquelle a donné naissance au CEDETIM, il s’est investi après 1998 dans l’organisation altermondialiste Attac. Il participe activement depuis 1999 à son conseil scientifique que présidait alors René Passet. Quand ce dernier s'est retiré en 2002, c'est sur sa demande qu'il lui a succédé à la présidence de cette instance essentielle de Attac.

    Activités actuelles  :  Dominique Plihon est professeur à l’université Paris XIII depuis 1992. Se rattachant au courant théorique de l'école de la régulation, il dirige au sein du Centre d'économie de l'université de Paris Nord (CEPN) le pôle spécialisé en économie financière. Il a été nommé au Conseil d'analyse économique en 2001 sous le gouvernement de Lionel Jospin et en a démissionné à l'arrivée de Raffarin en 2002. Il participe au conseil de rédaction du mensuel Alternatives économiques, a été co-rédacteur en chef de la revue Économie internationale du CEPII de 2001 à 2005 et publie régulièrement des articles dans l'hebdomadaire Politis.

 


Finance éthique (Michel ROUX).

revue Banque édition   28 €

     Présentation de la genèse de la finance éthique, de son rôle, de son contenu, de ses acteurs et de ses perspectives. Ethique et finance pourquoi, comment, pour quels enjeux, n'y a-t-il pas antinomie entre efficacité économique et développement respectueux ? L'ouvrage se propose d'apporter une réflexion nouvelle et pluridisciplinaire à l'évolution des modes de gouvernance de la sphère financière tout à la fois marqués par le processus irréversible de mondialisation et traversés par des aspirations de responsabilité sociale. Pour cela, il convient d'analyser les raisons de la promotion de l'éthique en finance, de relever les éventuels écarts entre le discours et les pratiques et d'identifier les fonctions réelles, au-delà des finalités affichées. La démarche de l'ouvrage se doit de s'interroger sur la place de l'éthique dans la finance et la mutation du système capitaliste. Cette interrogation, récemment mise en avant comme étant susceptible d'apporter une réponse plausible aux scandales qui ont agité l'économie et la finance, est pourtant plus ancienne et sans doute destinée à une plus large vocation. Appuyer l'action et la réflexion : comment agir dans l'incertitude tout en répondant sereinement des choix d'investissement de demain en milieux culturels et sociologiques différents ? Personne ne possède le monopole de l'éthique, cependant, entre l'investissement socialement responsable et l'épargne solidaire, des acteurs différents interviennent avec des perspectives et des méthodes spécifiques. Voici quelques défis que ce livre espère relever et soumettre à la sagacité des lecteurs : décideurs, épargnants, étudiants, universitaires ou professionnels de la finance, tous artisans d'une société viable et responsable.

                           Biographie de l'auteur
    Michel Roux, doyen de la Faculté de sciences économiques et de gestion de l'Université Paris 13, directeur de l'Institut universitaire professionnalisé de Banque/Finance et responsable de la mention des masters " Finance de la banque et de l'industrie ". Il est coordinateur du réseau IUP Banque/Finance/Assurance et appartient au laboratoire de recherche " le Centre d'économie Paris Nord " (CNRS, unité mixte de recherche n° 7115). Ses travaux portent sur le financement de l'innovation, la gouvernance et la responsabilité sociale de l'entreprise. Il publie régulièrement des articles dans la revue Banque stratégie et intervient dans des colloques et des conférences-débats portant sur l'évolution des pratiques bancaires.

 (Suite)

Les fonds de partage.

 

   -Définition

Les fonds de partage ne sont pas obligatoirement investis dans l’économie sociale et solidaire ni sur des valeurs éthiques. Le plus souvent ils sont investis sur les marchés obligataires ou monétaires classiques. La notion de partage implique que l’investisseur renonce à une partie du rendement engendré par ces fonds au profit de projets d’insertion ou de lutte contre l’exclusion.

   Ces fonds sont donc généralement peu risqués (monétaire ou marché de taux), mais n’ont pas vocation à être rentables, puisqu’une partie du rendement est redistribué.

    Faim et développement est le premier et le plus connu des fonds de partage.

    Objectif

    Les fonds de partage sont une forme de don indolore : au lieu de réaliser un don à partir de son patrimoine actuel, ces fonds permettent de redistribuer une partie des gains futurs engendrés par le placement de son patrimoine.

    Ils s’adressent à des investisseurs soucieux de soutenir la cause qu’ils contribuent à financer, sans attente de rentabilité. Ces produits peuvent vous permettre de compléter d’autres pratiques de solidarité comme le dons, le bénévolat ou le volontariat…

    Produits

    Les fonds de partage se décomposent en deux sous-groupes :
- -Les fonds de partage basés sur des produits financiers classiques. Leur distinction par rapport à ces produits classiques est l’abandon d’une partie du revenu. Ces produits financiers sont détaillés dans une rubrique ci-après.
- -Les fonds de partage basés sur des OPCVM généralement obligataires ou monétaires

www.econo-ecolo.org

 (Suite)

Fonds éthiques: fiscalité et performance.

 Fiscalité

    Il  n’y a pour l’instant pas d’avantages fiscaux spécifiques en France sur ce type d’investissement. Comme tout OPCVM, les produits sont imposables à l’impôt sur le revenu après abattement, de même que les plus-values lors des cessions de parts.

    Néanmoins, la plupart d’entre eux sont éligibles au Plan d’Epargne en Actions et possèdent les avantages fiscaux de ce dernier.

 Performance

Performance identique aux indices traditionnels

    Il existe un préjugé chez certains selon lequel les placements socialement responsables seraient moins rentables que les placement traditionnels : l’engagement à respecter des critères non financiers serait préjudiciable à leur rentabilité.

    Tout d’abord, le critère financier n’est pas absent de la sélection des valeurs des fonds éthiques. L’objectif est de battre le marché sur le long terme.

    Par opposition à ce préjugé, des études démontrent le lien positif entre les investissements réalisés pour l’amélioration des normes environnementales par une entreprise et ses résultats financiers accrus (diminution de la consommation d’énergie ou de matières premières…). De même, les efforts entrepris sur l’amélioration des conditions de travail permettent de réduire les accidents du travail et de diminuer l’absentéisme, voire de motiver ses collaborateurs et donc d’augmenter la productivité.

    Le concept sous-jacent est qu’une entreprise socialement responsable devrait se développer de manière durable et offrir des niveaux de performances supérieurs.

    Une étude de l’université de Harvard, « Corporate Gouvernance and Equity Prices » en juillet 2001, met en évidence une relation forte entre la gouvernance d’entreprise et le niveau de rentabilité. Les travaux portant sur 1 500 entreprises cotées montrent qu’à une insuffisante prise en compte des droits des actionnaires est associée un faible niveau de profits et des pertes de capital. Cette étude porte néanmoins essentiellement sur les relations entre l’entreprise et ses actionnaires, ce qui correspond à une définition de l’investissement responsable essentiellement anglo-saxone.

    De nombreuses études publiées dans la littérature spécialisée montrent que le rendement des stratégies d’investissement durable ne s’écarte pas significativement de celui des stratégies traditionnelles. De plus, les risques des deux stratégies sont tout aussi élevés. Les portefeuilles d’investissement durable contenant sensiblement plus de valeurs de croissance et petite capitalisation, des différences peuvent survenir sur un horizon court ou moyen terme.

    Les analyses démontrant notamment que le DSI 400 a été globalement plus performant que le S&P500 ne permettent pas de conclure à une différence significative au sens statistique du terme lorsque les historiques de cours sont retraités du niveau de risque.

    De manière individuelle, il est très difficile de tirer des conclusions sur la performance des fonds car la plupart d’entre eux sont trop récents. Vous trouverez sur le site SRI in progress, la performance des fonds français.

    Pour conclure cette partie sur la performance, nous avons concentré l’essentiel de notre discours sur la performance financière, il va sans dire que la performance sociale et environnementale est généralement forte dans ce type d’investissement.

 Commission de gestion

    Pour être complètement transparent, si la performance des indices durables peut être considérée identique aux indices classiques, la gestion de ces fonds peut revient un peu plus cher que celle de fonds actions classiques dans la mesure où des frais de gestion sont rétrocédés aux agences de notation : 0,12 % pour Arese par exemple. Ces frais garantissent l’indépendance et la crédibilité du processus de gestion par des contrôles périodiques dans les fonds.

    Il est à noter que ces frais pourraient à terme disparaître puisque le projet d’agence européenne de Nicole Notat prévoit le paiement des frais non pas par les investisseurs mais par les entreprises notées.

 

 (Suite)

Une dérive du microcrédit.

 

Le microcrédit sert-il à enrichir les pauvres… ou les riches ?

   Grosse colère de Muhamad Yunus, le fameux prix Nobel de la paix 2006, à propos des dérives de la microfinance et du microcrédit. Cet été, il participait à un sommet sur le sujet à Bali, et en a profité pour asséner quelques vérités simples. Le microcrédit a été inventé pour sortir les pauvres des griffes des usuriers. Si les micro-prêteurs facturent des taux d’intérêt énormes, ils ne font pas partie de la famille.

   Au passage il annonçait la création, avec Chuck Waterfield, l’un des experts les plus respectés dans le domaine, d’un site consacré à ces fameux taux d’intérêt, pour « promouvoir la transparence des prix ». A vrai dire, il était temps.

   Depuis 2005, année du prix Nobel de la paix pour Yunus, le paysage de la microfinance change à toute allure. De grandes banques, des grands fonds d’investissement se sont aperçus que la microfinance pouvait être un investissement très rentable, car, dans certains cas, on prête très cher aux pauvres ; et les pauvres remboursent très bien (car ils ne peuvent pas faire autrement). D’où quelques abus sidérants.

                     De l'ONG à la bourse

   L’histoire qui provoque un débat violent dans l’univers de la microfinance est celle de Compartamos. Cette ancienne ONG a développé des programmes au début des années 90 pour faire des microcrédits aux femmes pauvres de la banlieue de Mexico. Puis, « pour assurer son développement » comme le justifiaient ses dirigeants, s’est transformée en société commerciale en 2000. Puis, se développant très vite, elle a demandé un agrément pour devenir une banque. Ses dirigeants ont introduit la société en bourse à Mexico et à New York en avril 2007 : la rentabilité était telle que la demande excédait 13 fois l’offre et qu’elle était valorisée près de 2 milliards de dollars par le marché.

             Des taux d'intérêts à plus de 100%

   Aussitôt, les cadres dirigeants de l’institution de microfinance ont vendu les actions qu’ils avaient souscrit, faisant au passage une plus value de 300 pour 1 : ils vendaient 300 dollars en 2007 des actions qu’ils avaient achetées 1 dollar en 2000 ! Sidérant.

   Aucune entreprise, même une start up ambitieuse, ne parvient aussi vite à une telle valorisation en bourse. Et ce qui est scandaleux c'est que cette rentabilité est directement liée à l’activité de Compartamos, qui a constamment prêté à plus de 100 % de taux d’intérêt à des femmes pauvres et n’a jamais réajusté ses conditions alors que l’évolution de ses performances le lui permettait. Il n'y a au Mexique aucune loi limitant le niveau des taux d'intérêts.

   Ce qui est doublement scandaleux c'est que les cadres dirigeants de l’entreprise ont vendu leurs parts, c'est-à-dire qu’ils ont sorti de la société des centaines de millions de dollars et l’ont donc appauvrie en ne gérant son développement qu’en vue de leur profit personnel... Enfin, pour l’avenir, le plus inquiétant est qu’il n’y a pas eu unanimité pour condamner un tel comportement. Bien sûr, les « hyper libéraux » comme le Wall Street Journal se contentent de dire que « c’est le marché » qui doit dicter les taux d’intérêt.

   Silence et gêne

   Mais même dans l’univers de la microfinance, on sent depuis cet événement une sorte de gêne. De la part du CGAP par exemple, qui regroupe les grands donateurs privés et publics, et qui n’a pas condamné clairement l’opération.

   Ainsi, la microfinance, dite "de marché", est entrée dans la dure contrainte de la rentabilité à tout prix, comme le dénonce une étude de l'Organisation internationale du travail. Elle risque bien de profiter aux riches actionnaires du Nord, plutôt qu’aux pauvres clients du Sud.

 (Suite)

Collisions (Marc LEBRETON).

éd. Lignes de repères           19 €

    La finance moderne, de plus en plus sophistiquée, est dans sa bulle. Non seulement elle oublie très largement l'économie réelle (voir la crise des " subprimes " !), mais elle néglige aussi les développement durable et relations Nord Sud. Il est temps de redonner son vrai sens à la finance ! Tel est le propos de ce livre, à la fois savant, ludique (citations, illustrations,...) et provoquant (ton, prise de positions, métaphores sur le thème de l'eau...). Le livre joue avec les collisions, matérialisées par les boules de billard, entre plusieurs univers : la finance moderne, l'économie traditionnelle africaine, la planète et les impératifs du développement durable. Spécialiste de la finance, épris d'Afrique, l'auteur sait surtout rendre son argumentation solide, en multipliant jeux de mots et références multiples. Il esquisse un ensemble de solutions, dont l'initiative " entreprise éthique ", dite ENTHIC.

                                   Biographie de l'auteur
   Préfaces de Marc Renaud, Président de la société de gestion IBI-AM, et de Gaoussou Drabo, ancien Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies du Mali. Marc Lebreton est le Président et Fondateur de la société OTC Conseil, spécialisée dans les métiers de la finance. Entrepreneur, il contribue également au développement d'entreprises en Afrique, mettant en œuvre les principes ENTHIC qu'il préconise.

 (Suite)

Ashoka : comment participer ?

 

Investir dans Ashoka

     Accueil > fr > Ashoka > Vous engager 
    

    Ashoka fonctionne depuis sa création sur des fonds exclusivement privés. Elle s’emploie par ailleurs à développer des synergies entre le monde des affaires et celui des Entrepreneurs Sociaux.

    Vous souhaitez participer au développement de l’Entrepreneuriat Social ? Vous souhaitez aider des hommes et des femmes à développer leurs projets ?

    Soyez vous aussi des acteurs du changement social en :

    Apportant votre soutien financier à Ashoka*

     Offrant vos compétences (à Ashoka et aux Entrepreneurs Sociaux que nous soutenons).

    Une 40aine de chefs d’Entreprise, associés de grands cabinets de conseil et banquiers d’affaires investissent déjà dans Ashoka en France et offrent leur temps et leurs compétences.

    N’hésitez pas à nous contacter !

ASHOKA FRANCE

19, rue François 1er - 75008 Paris

 Tel : 01 40 76 71 37
 Fax 01 40 69 15 51
 e-mail :
france@ashoka.org

www.ashoka.fr - - www.ashoka.org

    * Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % de leur montant, dans la limite de 20 % du revenu net imposable. En effet, Ashoka est une association loi de 1901.


  

On ne prête pas qu'aux riches (Maria NOWAK).

 

16 €

 

                                           Présentation de l'éditeur
    L'affirmation " on ne prête qu'aux riches " a fait son temps. Le succès du microcrédit le prouve. Dans le monde, 60 millions de personnes sont sorties de l'exclusion et de la misère grâce au microcrédit. En France, des milliers d'entreprises ont été créées grâce à des prêts qui ne dépassent pas 5 000 euros. Quand on prête de l'argent aux exclus du système bancaire, non seulement ceux-ci retrouvent le goût de l'initiative et la confiance en eux-mêmes, mais ils remboursent mieux que les autres. Prêter aux démunis ne relève plus de la charité publique mais de l'activité financière. Pour y arriver, les militants de la microfinance ont dû briser d'extraordinaires préjugés. Aujourd'hui, cette nouvelle perspective - et sa réussite - permet de sortir du débat sans issue opposant un État providence, qui n'est pas en mesure de protéger tout le monde, à la logique brutale du capitalisme.
 
                                          Biographie de l'auteur
   Depuis près de vingt ans, Maria Nowak se bat sur le terrain et auprès des décideurs financiers et publics pour développer le microcrédit. Et les résultats sont probants. Elle est la présidente fondatrice de L'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) et du Réseau européen de la microfinance.

Les SEL qu'est-ce que c'est ?

 

 Dans de nouvelles formes d'échange innovantes (monnaie locale complémentaire)

   Ces formes d'économie solidaire font appel à des concepts monétaires d'utilisation locale, à la fois différents du concept de monnaie tel qu'il est pratiqué dans le cadre du capitalisme libéral et proche de lui dans la mesure où il s'agit de monnaies privées. En effet leur création n'est pas soumise à l'accord d'un organisme unique et étatique. Une particularité est toutefois que ces instruments de paiement sont décrits comme « gratuits » (i.e. leur prêt n'est pas soumis à l'intérêt) et « libres »

                                                               Les SEL

   Parmi les actions relevant de ce type d'économie à monnaie complémentaire, il y a en tout premier lieu les Systèmes d'échanges locaux, ou SEL (en anglais LET's:Local Exchange Trading Systems). Certains d'entre eux, tel que le Barter's Club ou Ithaca aux États-unis sont parfaitement intégrés au système capitaliste majoritaire, payent des taxes sur leurs échanges, et proposent même une conversion de leur monnaie propre en monnaie nationale.

   L'intérêt de ces SEL ou LET's est de favoriser les échanges commerciaux locaux, en suppléant par leur monnaie locale le manque ou le coût de l'argent national. Le fait que les échanges au sein de ces réseaux ne soient en général pas soumis au régime fiscal national, car il n'y a pas de réel décompte des valeurs échangées, incite parfois les autorités locales à penser que certains échanges s'apparentent à de l'évasion fiscale. Parallèlement, certaines entreprises estiment que les SEL sont un système de concurrence déloyale, pour les mêmes raisons (pas de charges sur les « salaires » versés en monnaie complémentaire, pas de taxes sur les échanges, etc). Par conséquent, les SEL sont généralement tolérés par les administrations fiscales, à condition de rester de modestes structures d'entraide citoyenne.

   Historiquement, les systèmes à monnaie complémentaire ont été plusieurs fois appliqués par des communautés sous autorités officielles (communes, cantons, ou leurs équivalents à l'étranger, par exemple Lignières en Berri (France, 1956); Marans (France, 1958); Wörgl (Autriche, 1933); Schwanenkirchen (Allemagne,1931)). À chaque fois cependant, les États concernés ont fait cesser l'expérience, malgré l'amélioration ressentie par les populations dans leur capacités à commercer, en constatant ce qui était à leur yeux une fraude fiscale (manquement aux paiements des droits et taxes sur le travail).

    Toutefois, le concept renaît périodiquement, et en Allemagne en 2004, il existe une dizaine de monnaies régionales, avec jusqu'à l'équivalent de 20 000 euros en circulation pour une seule valeur. La Bundesbank regarde ces monnaies d'un œil encore bienveillant, ce qui incite certaines caisses d'épargne (p. ex. la Sparkasse de Delitzsch-Eilenburg en Saxe) à rechercher des partenaires commerciaux intéressés à l'émission d'une monnaie complémentaire qui serait gérée par la caisse elle-même.

Autres projets de monnaie


Le SOL, qu'est-ce que c'est ?

 

  

Economie
Le Sol : une Monnaie solidaire d’éducation populaire

 

    L’idée du projet Sol est née dans la lignée des réflexions engagées autour du rapport « reconsidérer la richesse », de Patrick Viveret, et de la proposition lancée dans ce rapport d’une "expérimentation d’une monnaie sociale incitatrice de comportements civiques solidaires et écologiquement responsables".

    En 2004, la possibilité de répondre à un appel d’offres du Fonds Social Européen, dans le cadre du programme Equal a permis de lancer cette expérimentation sur cinq régions françaises (Bretagne, Nord pas de Calais et Île de France, Rhône Alpes et Alsace), avec l’appui de quatre entreprises de l’économie sociale( MACIF, MAIF, Crédit Coopératif et Chèque Déjeuner) et des Conseils Régionaux des régions concernées.

     Le SOL est un outil pour développer des échanges qui ont du sens. Il se donne des objectifs ambitieux : 
   -développer une économie à valeur ajoutée écologique et sociale, en s’interrogeant sur ce qui est produit consommé et échangé 
   -contribuer à remettre l’économie au rang de moyen et non de fin 
   -et contribuer à la valorisation du potentiel d’échange de chacun et à faire reconnaître que la richesse est produite par chacun.

    Le SOL est donc une carte à puce pour contribuer au développement de l’économie locale, sociale et solidaire

    Par une carte de fidélité qui permet de cumuler des points SOL et les réutiliser pour régler une partie de ses achats dans le réseau des partenaires SOL.

    Elle rend visibles et reconnaît la valeur de tous les comportements solidaires, éco-logiques et citoyens. Plusieurs fonctions sont définies : Échanger en temps, entre personnes ou entre associations ; accéder à des services proposés sous forme d’échange-temps ; valoriser la participation à la vie locale, encourager les actions solidaires sur un territoire.

    Les collectivités territoriales, CCAS, comités d’entreprise peuvent également utiliser la carte SOL pour renforcer leurs politiques.

     En proposant une monnaie complémentaire, le SOL vient réinterroger notre représentation de la monnaie et des outils possibles pour développer les échanges. Et la construction collective de cet outil d’échange nous amène à véritablement dessiner, avec les différents acteurs concernés, les contours d’un monde plus solidaire. Cette interrogation sur la monnaie amène alors chacun à se poser des questions sur le système monétaire actuel, questions souvent gardées dans l’opacité la plus totale : comment se crée la monnaie, qui a pouvoir de création monétaire, comment se gèrent les systèmes monétaires, quel en est le contrôle démocratique ?

    Ainsi le SOL est également un outil d’éducation populaire pour une réappropriation démocratique de la monnaie.

www.sol-reseau.coop

 



L'argent et nous, André-Jacques HOLBECQ.

    Depuis le début du XIXe siècle, aube de l'ère industrielle, les connaisances et les techniques n'ont cessé de progresser, surtout depuis l'introduction et la généralisation de l'informatique ainsi que de la numérisation toute récente, dont l'impact sur nos modes de vie ne saurait encore être apprécié. C'est pourquoi il est important de réaliser qu'au moment où vous lisez ces lignes, nous avons la connaissance, les ressources et les moyens de satisfaire l'ensemble des besoins au moins essentiels de tous les habitants de la planète. Si la réalité et tout autre, puisque la misère ne cesse de s'étendre et de s'aggraver, ce n'est pas faute de savoir produire, mais faute de s'être adapté à notre nouvel environnement, celui de l'abondance matérielle. Pourquoi ? parce que la conscience humaine, repassée durant des siècles au fer de la pénurie en a gardé le pli, de sorte que même dans l'abondance matérielle, elle est gouvernée par la PEUR et ses conséqunces comportementales. [......]

   Comme un enfant trop gâté, lorsque notre aisance matérielle devient telle que non seulement notre survie est assurée mais que le surplus entre dans nos vies, il se produit un basculement progressif vers plus d'abstraction de l'esprit, un glissement dans notre représentation de la valeur : ce qui compte alors au premier chef c'est l'argent. Quand on n'a plus besoin de choses matérielles pour survivre, nos critères de valeur passent de la richesse réelle à la richesse symbolique. On peut se lasser d'accumuler les choses, mais comme la peur de manquer est toujours présente plus ou moins consciemment, on est toujours poussé à amasser et à dominer, et c'est dans l'argent, symbole de toutes nos peurs et de tous nos désirs que vient se loger notre intérêt.

   A cet instant, l'argent serviteur est promu au rang de maître. De simple outil de mesure et d'échange, il devient LA PREMIERE MARCHANDISE convoitée pour le potentiel d'acquisitions qu'il représente et l'impression de sécurité qu'il procure.

André-Jacques HOLBECQ   "Un regard citoyen sur l'économie" éd. Yves MICHEL  p. 226-227.


Les cigales (Pascale Dominique RUSSO).

éd. Yves MICHEL   Coll. Economie     13€

    Cet ouvrage décrit les principes de création et de fonctionnement des CIGALES et rappelle les grands évènements qui ont marqué l’histoire de ces clubs d’investissement très particuliers qui promeuvent, dans un cadre légal et classique, un économie alternative, de proximité, solidaire et respectueuse de l’environnement. Un ouvrage de Pascale Dominique Russo publié aux Editions Yves Michel.

    Les CIGALES sont un exemple concret d’utilisation adaptée des règles et des structures économiques classiques dans un but d’économie solidaire et alternative.

 (Suite)

Une banque solidaire : La NEF.

  

L'entreprise coopérative : un projet de société

    En choisissant le statut de coopérative, la Nef s’est volontairement placée dans le courant des entreprises de l’économie sociale dont le fonctionnement répond à un certain nombre de principes.
 
   Nées au siècle dernier pour apporter des solutions à l’émergence de nouvelles situations de pauvreté et de précarité, elles poursuivent l’objectif d’un projet utopique de société alternative basé sur la coopération des individus.

La démarche coopérative

  • Un engagement initial : mettre l’homme au centre, en lieu et place du capital. De cet engagement découle la rémunération limitée du capital. 
  • Deux objectifs principaux : la satisfaction des besoins de tous et l’éducation libératrice de la personne. 
  • Une démarche fondée sur la non-violence, qui pense simultanément les objectifs et les moyens pour y parvenir.  

Les principes fondamentaux

  • Liberté : ce sont la libre adhésion des coopérateurs et son corollaire la libre sortie.
  • Égalité : il s’agit de l’exercice de la démocratie à travers le partage du pouvoir politique basé sur le principe « une personne = une voix », indépendamment de l’apport en capital. 
  • Fraternité : au sens de solidarité entre les membres et envers les générations futures. Le caractère non partageable des réserves constituées sur les excédents de gestion est un élément essentiel de la solidarité intergénérationnelle.

  • Une résonance européenne


    L’action de la Nef s’inscrit au cœur d’un réseau européen de banques éthiques rassemblés au sein de la Fédération Européenne des Banques Ethiques et Alternatives.

    Toutes s’inspirent d’un modèle de développement humain et social dans lequel la production et la distribution de richesses sont fondées sur des valeurs de solidarité et de responsabilité vis-à-vis de la société, en vue de la réalisation du bien commun.

      La Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète, reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef.


Finansol ou l'épargne solidaire.

  Finansol (de la Banque Populaire ) est le site  des finances solidaires: placements solidaires et investissements solidaires. Pour en savoir plus:

www.finansol.org

 


Une banque durable; (Triodos Bank ).

    Cette banque ne souffre pas de la conjoncture actuelle tout simplement parce que depuis sa création elle n'a investi que dans l'économie réelle et dans des projets qui respectent l'environnement et  font preuve de responsabilité sociétale. Elle propose les mêmes produits qu'une banque classique. C'est une banque transparente : le Triodos Magazine informe sur les projets soutenus par la banque.

  Il s'agit de  Triodos Bank.

    Pour plus de renseignements  www.triodos.be


Rendre la création monétaire à la société civile .

 

   Les solutions préconisées pour résoudre misère, épuisement des ressources, pollutions, chômage, violence, etc. se heurtent invariablement à la quantité d'argent que l'on y consacre. Le
capitalisme néo-libéral n'a qu'une réponse : la "croissance" ! Or, elle aggrave les problèmes et conduit à l'impasse... Existe-t-il donc une
alternative crédible ? Philippe Derudder explore une piste méconnue : la réappropriation du pouvoir de création monétaire pour que l'argent, au lieu de limiter les hommes devienne l'allié de leur réalisation. Le langage simple et vivant de ce texte rend le sujet accessible à tous. La démonstration
s'articule en trois points : d'abord comprendre des notions de base. Exemple : l'émission de monnaies porteuses d'intérêts par des banques privées etc. s'appuyer ensuite sur des expérimentations historiques rassemblées ici et mises en perspective : monnaies fondantes en Europe, les SELs, l'Argentine, l'Ithaca Hours, les BARTERs,... enfin, une expérience originale, pour aider la société et l'entreprise à s'ouvrir à une dynamique plus respectueuse de l'individu, de l'intérêt collectif et de l'écologie planétaire sans pour autant bouleverser
leur équilibre. Se réapproprier notre pouvoir de création monétaire apparaît comme une solution efficace à une planète vivable pour les générations à
venir.

                              Biographie de l'auteur
   Ancien chef d'entreprise (grande taille), Philippe Derudder l'a quittée volontairement pour mettre sa vie en cohérence avec ses valeurs. Il est consultant et anime des séminaires sur l'économie alternative.
Auteur de "Les aventuriers de l'abondance" aux Éditions Yves Michel.


Qu'est-ce que la richesse ?

 

 

mars 2000    423 p.   9 €

    La richesse d'un pays se mesure par son produit intérieur brut, somme des biens et services produits annuellement. C'est à cette conception trop matérielle "sans doute archaïque" que s'attaque Dominique Méda. Une société est aussi riche d'une forte cohésion sociale ou d'un niveau d'éducation et de protection sociale élevé. Or, le "coup de force de l'économie", et du libéralisme en particulier, a été de réduire le bien-être collectif à la somme des enrichissements particuliers. Ainsi, les entreprises ne contribuent pas toujours à l'augmentation de l'utilité sociale, en dégradant l'environnement par exemple. Mais repenser notre vision de la richesse implique de modifier celle du travail. C'est une activité parmi d'autres dont il faut réduire la place en "réorganisant les temps sociaux". On pourra ainsi promouvoir les "activités culturelles, politiques, amicales, familiales et amoureuses", qui ne sont pas comptabilisées mais qui participent à la vie démocratique et au renforcement des liens sociaux.

    Au carrefour de l'économie et de la philosophie politique, l'auteur propose de "civiliser la société" en définissant un projet collectif pour l'avenir et introduit ainsi un peu d'utopie dans nos sociétés techniciennes et dépolitisées. --Gery Dumoulin

                             La Vie Financière
    L'argent ne fait pas le bonheur
Faut-il vivre les yeux rivés sur le taux de croissance du produit intérieur brut ? Celui-ci suffit-il à faire de nous des sociétés vraiment riches ? Qu'est-ce qu'une société vraiment riche ? L'auteur ne prétend pas apporter les réponses, mais, en sociologue averti, il dresse un constat : nos comportements et nos modes de vie sont contraints par la force des représentations qu'ont forgées pour nous les économistes. Ce qui importe, c'est ce qui est productif. Mais alors, comment donner de la valeur à des activités qui ne sont productives de rien, ou seulement de relations, de sens, de qualité de la vie ? Large débat que seuls les écologistes osent aborder, et encore, en tenant sur la productivité un discours très prudent.
    En fait, en analysant la richesse, l'auteur relance un vieux débat : qu'est-ce que le capital ? Est-ce seulement le capital foncier, mobilier, immobilier ? N'est-ce pas aussi l'éducation, la santé, les droits sociaux, le développement politique ? Quels modèles mathématiques nous permettent de mesurer sa progression ou sa régression ?
    "Doit-on construire une matrice qui recenserait et évaluerait l'ensemble des richesses naturelles, les traduirait en prix de marché et suivrait leur évolution ? " Jusqu'à présent, ces machines infernales à évaluer le bonheur n'ont guère fait leurs preuves. Mais la problématique est relancée en Europe. --Gérard Négréanu--
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


Mais où va l'argent ?

Mais où va l'argent?

Marie-Louise  DUBOIN

éd.  du SEXTANT

     D'où vient l'argent ? Quel est son rôle ? Qui décide de la création monétaire ? Comment le crédit est-il attribué ? Ces questions, peu soulevées tant l'argent et son omniprésence nous semblent naturels, méritent de l'être. Car qui sait aujourd'hui qu'il suffit d'une simple écriture pour créer du crédit ex nihilo et que cet énorme pouvoir est aux mains d'organismes d'intérêts privés ? Que même l'État s'est privé de cette possibilité de financement dans l'intérêt général ? L'auteur, proche des milieux altermondialistes, préconise une nouvelle économie de distribution où la monnaie, limitée aux besoins réels, serait consommée comme une marchandise. En soulevant, avec une bonne dose d'humour, ces sales questions d'argent qui nous concernent tous, ce livre iconoclaste remet les pendules à l'heure. Ouf !

                            Biographie de l'auteur
    Marie-Louise Duboin dirige La Grande Relève, revue fondée en 1935. Elle a publié Les Affranchis de l'an 2000 aux éditions Syros en 1984. René Passet, professeur émérite de sciences économiques à la Sorbonne, a été président du conseil scientifique d'ATTAC.


Argent solidaire.

La loi de finance 2008 prévoit désormais pour les investisseurs épargnants solidaires de déduire de leur ISF 75% des montants investis dans une PME solidaire . Sont rendues éligibles à cette déduction :

La Nef

Autonomie et Solidarité

les Cigales

Garrigues et IES