Après nous le déluge ? (Gilles-Eric SERALINI et Jean-Marie PELT).*

2008 194 p. 7 €
"Notre existence s'avère essentiellement menacée par nos modes de vie. Si nous n'y prenons pas garde, nous perdrons la richesse et la beauté des conditions exceptionnelles de la vie terrestre… A partir de quels niveaux d'atteinte du milieu naturel, vie humaine comprise, serons-nous dans un processus irréversible de disparition de la vie ?"
Voici la question cruciale posée par Jean-Marie Pelt, botaniste de renom et Gilles -Eric Seralini, biologiste nucléaire qui invitent à partager leurs inquiétudes sur l'état de la Terre et leurs interrogations sur le rôle de la science tant dans le bilan des atteintes à la biodiversité, dans l’épuisement des ressources naturelles, que dans les voies proposées pour remédier à ces désastres.
Après nous le déluge ? Nous sommes peu nombreux, quelques voix dispersées, à dénoncer le massacre du vivant. Il est grand temps que le cercle s’élargisse. L’urgence nous dicte aujourd’hui de vous livrer notre expérience de biologistes pour que vous puissiez juger de la situation : votre situation d’êtres humains bientôt incapables de léguer à leur descendance une planète en bonne santé. Peut-être même incapables de léguer la vie telle que nous la connaissons. Une vie immensément belle, mais infiniment plus rare et fragile que ce que nous croyons. Une vie agressée par les pollutions chimiques, génétiques, et par la disparition accélérée de milliers d’espèces. Une vie menacée par notre usage du monde. Nos sociétés, nos économies se sont développées à partir de l’axiome d’une Terre inépuisable, corvéable à merci. La Terre en avait vu d’autres... Seulement, il ne s’agit plus de problèmes d’hygiène ou de microbes, que la science est parvenue, grosso modo, à juguler - du moins dans les pays riches. Nous devons affronter l’épuisement des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, sols arables, forêts) et une transformation radicale des milieux et des êtres : une transformation peut-être irréversible. Alors, arrêtons de nous leurrer en imaginant que la science trouvera bien, un jour, une solution ! Car que font-ils, les scientifiques, notamment les biologistes ? Sont-ils à ce point aspirés par leurs microscopes et leurs éprouvettes qu’ils n’aient pas conscience de l’urgence ? Cette urgence, elle est nôtre, parce que nous sommes des amoureux de la vie. Cette urgence, nous voulons que vous la fassiez vôtre.
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28 Décembre 2008 à 17:31 dans
- Penser notre monde.

