La permaculture (Au petit colibri).
QU’EST-CE QUE LA PERMACULTURE ?
(présentation pour des novices en écologie)
Sur l'Ecolieu Au PETIT COLIBRI nous définissons la Permaculture en 5 points :
1/ C’est une vision globale et écologique du monde dont l’objectif est « l’intégration de l’activité humaine de façon durable au sein de l’espace naturel qu’elle préserve ».
2/ C'est aussi une éthique : prendre soin de la terre, prendre soin des hommes, partager/échanger/redistribuer, et chercher à limiter son impact.
3/ Elle invite à développer une qualité essentielle : l’observation avant l'action.
4/ Elle est aussi composée d'un « pot commun » : ressource d’inspiration et d’échange commune dans laquelle sont mises en avant la coopération et la responsabilité individuelle autant que collective sur la prise en main de nos vies.
5/ Des techniques de conceptions (design) pour concevoir des lieux et des relations en harmonie.
Développement des 5 points :
1- La permaculture est avant tout une vision globale et écologique du monde qui inclut à la fois tous les domaines de notre vie et la planète entière. Pour la permaculture tout est en interaction de près ou de loin.
Le but de la permaculture est « l’intégration de l’activité humaine de façon durable au sein de l’espace naturel qu’elle préserve ».
2- C’est aussi une démarche définie avec une éthique :
- prendre soin des hommes
- prendre soin de la terre
- partager, échanger, redistribuer
- et chercher à limiter son impact : comme les consommations inutiles, polluantes, etc – certains pratiquent la recherche de « la simplicité ».
3- C’est aussi une démarche qui développe une qualité essentielle : « l’observation »
Observer la situation, comprendre, apprendre avant d’agir ou chercher le bon moment pour agir ou encore prendre le temps de sentir une meilleure action, « l’action juste ». Parfois on constate après un temps d’observation qu’il n’y avait finalement pas besoin d’agir, çà n’est bien sûr pas toujours le cas.
4 – La permaculture est aussi en quelque sorte définie par son « pot commun » : c’est là que l’on retrouve toutes les techniques que chacun développe et met au partage avec les autres. Les personnes, chaque permacultureur, peuvent aussi être elles-mêmes ressources pour d’autres.
Bill Mollison fondateur de la permaculture est souvent cité pour l’énorme travail qu’il a apporté et certaines de ses techniques sont fondamentales. Fukuoka fondateur de l’Agriculture Naturelle est aussi souvent cité car son agriculture est bien en phase avec la démarche de la permaculture. Mais chacun est libre de créer, d’innover son agriculture, sa technique de construction de maison, sa façon d’éduquer ses enfants, etc : la permaculture nous invite avant tout à la responsabilité individuelle, à l'ouverture d'esprit et à la créativité. Mais il s’agit tout autant d’avoir à l’esprit que nous faisons partie d’une communauté d’êtres humains « qu’on le veuille ou non » et même d’une communauté d’êtres vivants au sens large (arbres, insectes, ...). Notez qu’au-delà d’avoir conscience des conséquences de nos actes sur les autres, il s’agit aussi de comprendre que l’autre est une ressource et que je peux être une ressource pour lui : dans ce partage se trouve un effet bénéfique au-delà de ce que chacun pouvait faire ou imaginer individuellement. C’est ce que certains appellent « la loi de la synergie ».
5 – La permaculture est aussi fondamentalement une science du « design ». Qu’il s’agisse de concevoir une ferme, un jardin, sa maison ou de repenser un village, d’imaginer de nouvelles relations avec d’autres dans son entreprise, il s’agit chaque fois de concevoir, de choisir des solutions, de les poser sur un plan, comme un arbre ou une haie sur le plan d’un jardin, et de le faire en pensant à favoriser des relations bénéfiques entre chaque partie dans une vision globale écologique.
Dans le pot commun on trouve des outils qui sont pour certains à la base de la permaculture de Bill Mollison : comme la méthode du design systémique, le zonage, ou des repères clefs comme « chaque fonction doit être réalisée par au moins 3 façons ou éléments différents » « chaque élément doit participer à plusieurs fonctions » pour augmenter l’efficacité du système.
Le design en permaculture est aussi fondamentalement une démarche évolutive, on pourrait dire « réflective » : une fois les premières actions démarrées elles peuvent nous montrer des erreurs ou révéler des potentiels. Ainsi même nos objectifs peuvent évoluer dans le temps si bien que c’est avant tout la recherche d’harmonie qui nous guide et non pas l’idée de départ qui parfois même disparaît bien qu’elle ait été à l’initiative. Voilà pourquoi en permaculture une autre clef est « l’apprentissage en action » plutôt qu’apprendre uniquement avant l’action et de se figer sur cette action. De ce fait on reste vivant, notre projet est vivant, il n’est plus représenté par une ligne droite mais par une spirale montante dont chaque boucle revient un peu dans la précédente, phase réflective, avant de repartir vers l’avant avec une nouvelle recherche, de nouveaux objectifs, un design modifié.
Pour conclure :
La permaculture nous invite à la responsabilité individuelle tout en souhaitant offrir un lieu commun de méthodes et d’outils pour développer, concevoir des lieux et des relations en harmonie dans ce grand tout en inter-action permanente qui se vit sur notre planète.
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28 Mars 2009 à 22:51 dans
- Alter c'est super.

